QCM : Introduction à la médecine nucléaire — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique décrit le mieux la médecine nucléaire ?

Une méthode de biologie moléculaire sans administration de traceur
Une imagerie anatomique reposant uniquement sur les rayons X
Une imagerie fonctionnelle ou moléculaire reposant sur des radiopharmaceutiques
Une technique chirurgicale utilisant des ultrasons ciblés

Une imagerie fonctionnelle ou moléculaire reposant sur des radiopharmaceutiques

Explication

La médecine nucléaire est une spécialité d’imagerie fonctionnelle ou moléculaire fondée sur l’administration de radiopharmaceutiques. Les autres propositions ne correspondent pas à cette définition.

2. Quel énoncé distingue correctement le volet diagnostique du volet thérapeutique en médecine nucléaire ?

Le diagnostic dépend du type d’émission, tandis que le traitement vise à délivrer une dose à une cible tumorale
Le diagnostic utilise uniquement des molécules non radioactives, tandis que le traitement utilise la TDM
Le diagnostic est réservé aux os, tandis que le traitement est réservé à la thyroïde
Le diagnostic repose sur l’implantation de microsphères, tandis que le traitement repose sur la gamma-caméra

Le diagnostic dépend du type d’émission, tandis que le traitement vise à délivrer une dose à une cible tumorale

Explication

En diagnostic, l’acquisition dépend de l’émission du radionucléide, alors qu’en thérapeutique l’objectif est d’apporter une dose de rayonnement à une cible tumorale. Les autres réponses inversent ou déforment ces rôles.

3. Dans un radiopharmaceutique, quel rôle joue le vecteur ?

Produire le signal radioactif mesuré
Cibler une fonction ou un organe spécifique
Remplacer le radionucléide lors de l’acquisition
Augmenter uniquement la durée d’examen

Cibler une fonction ou un organe spécifique

Explication

Le vecteur est la molécule spécifique qui cible l’organe ou le processus biologique visé. Le signal provient au contraire du marqueur radioactif.

4. Parmi les éléments suivants, lequel est un marqueur radioactif cité ?

Protéine ciblante
18F
Glucose
Iode

18F

Explication

Le 18F fait partie des isotopes radioactifs cités comme marqueurs. Le glucose et l’iode sont donnés comme exemples de vecteurs, pas de marqueurs.

5. Quelle modalité d’acquisition est associée à une émission gamma ?

TEP couplée à IRM
Radiographie conventionnelle
Gamma-caméra couplée à TDM
TEP seule sans couplage

Gamma-caméra couplée à TDM

Explication

L’émission gamma est exploitée avec une gamma-caméra, souvent couplée à la TDM. La TEP est réservée aux émissions de type béta+.

6. Quelles acquisitions peuvent être réalisées avec une gamma-caméra couplée à TDM ?

Seulement dynamique
Seulement statique
Uniquement des acquisitions de perfusion
Statique, dynamique et balayage

Statique, dynamique et balayage

Explication

La gamma-caméra couplée à TDM peut réaliser des acquisitions statiques, dynamiques et des balayages. Les autres options sont trop restrictives.

7. Quelle affirmation décrit le mieux la radiothérapie interne vectorisée ?

Des molécules spécifiques transportent un radionucléide émetteur bêta vers une cible tumorale
Une source externe remplace tout vecteur moléculaire
Un scanner TDM délivre directement la dose thérapeutique
Des microsphères d’yttrium-90 sont implantées pour une irradiation locale

Des molécules spécifiques transportent un radionucléide émetteur bêta vers une cible tumorale

Explication

La RIV repose sur des molécules vectorisées couplées à un émetteur bêta pour atteindre une cible tumorale. L’implantation de microsphères correspond à la radiothérapie interne sélective.

8. Quelle est la base de la radiothérapie interne sélective ?

La délivrance d’un faisceau externe focalisé
L’utilisation exclusive d’un marqueur gamma pour l’imagerie
L’injection d’un traceur non radioactif suivi d’une TEP
L’implantation de microsphères radioactives, notamment à l’yttrium-90

L’implantation de microsphères radioactives, notamment à l’yttrium-90

Explication

La RIS repose sur des microsphères radioactives implantées, avec l’yttrium-90 comme exemple cité. Elle se distingue ainsi de la RIV, qui utilise des molécules vectorisées.

9. Quel radionucléide est cité pour le traitement des thyroïdes en radiothérapie interne vectorisée ?

18F
111In
99mTc
131I

131I

Explication

Le 131I est explicitement associé au traitement des thyroïdes. Les autres isotopes cités relèvent surtout d’exemples de marquage diagnostique.

10. Quel couple radionucléide-indication est correctement associé ?

123I pour la radiothérapie interne sélective
18F pour l’implantation de microsphères
177Lu-DOTA-OCTREOTATE pour les tumeurs neuroendocrines
99mTc pour les métastases osseuses

177Lu-DOTA-OCTREOTATE pour les tumeurs neuroendocrines

Explication

Le 177Lu-DOTA-OCTREOTATE, appelé LUTHATERA®, est cité pour les tumeurs neuroendocrines. Les autres associations ne correspondent pas aux indications données.

11. Quel type de source radioactives est surtout associé à un risque de contamination ?

Les sources non scellées
Les détecteurs à scintillation
Les générateurs X
Les sources scellées

Les sources non scellées

Explication

Les sources non scellées peuvent contaminer et exposent à un risque de contamination interne et externe. Les sources scellées limitent surtout la dispersion et l’exposition externe.

12. Dans quel contexte le risque de contamination interne et externe est-il mentionné ?

La gamma-caméra couplée à TDM
L’ostéodensitométrie
Le secteur in vivo lié au marquage cellulaire
La gestion des déchets radioactifs

Le secteur in vivo lié au marquage cellulaire

Explication

Le secteur in vivo, notamment dans le marquage cellulaire, est associé à un risque de contamination interne et externe. Les déchets et certains équipements sont surtout reliés à l’exposition externe.

13. Quel élément filtre le rayonnement avant sa détection par la gamma-caméra ?

Le collimateur
Le marqueur radioactif
Le générateur X
Le dosimètre passif

Le collimateur

Explication

Le collimateur filtre le rayonnement avant détection dans la gamma-caméra. C’est un élément essentiel de la formation de l’image.

14. À quoi servent les sondes peropératoires en médecine nucléaire ?

À préparer l’activité avant injection
À détecter des ganglions sentinelles pendant l’intervention
À mesurer le débit de dose en zone contrôlée
À réaliser le contrôle qualité du marquage

À détecter des ganglions sentinelles pendant l’intervention

Explication

Les sondes peropératoires sont utilisées pendant l’opération pour repérer les ganglions sentinelles. Le contrôle qualité du marquage relève du radiochromatographe.

15. Que mesure principalement un contaminamètre ?

Un taux de comptage en cps
Un débit de dose en μSv/h
La dose cumulée du personnel
L’activité injectée en MBq

Un taux de comptage en cps

Explication

Le contaminamètre mesure un taux de comptage, utilisé pour vérifier l’absence de contamination. Le radiamètre, lui, mesure le débit de dose.

16. Quel instrument est utilisé pour mesurer l’activité préparée avant administration ?

L’activimètre
Le dosimètre opérationnel
Le contaminamètre
Le radiamètre

L’activimètre

Explication

L’activimètre sert à mesurer l’activité préparée avant administration, en particulier au laboratoire chaud. Les autres appareils mesurent la dose, le débit de dose ou le taux de comptage.

17. Quel processus d’interaction est dominant pour des photons de basse énergie, typiquement en dessous de 200 keV ?

La création de paire
L’effet photoélectrique
La diffusion cohérente uniquement
L’effet Compton

L’effet photoélectrique

Explication

L’effet photoélectrique est dominant aux basses énergies, avec un seuil indiqué autour de 200 keV. L’effet Compton devient surtout important à des énergies intermédiaires.

18. Quelle condition est nécessaire à la création de paire électron-positon ?

La présence d’un collimateur
Une énergie inférieure à 200 keV
Un passage obligé par un détecteur à gaz
Une énergie supérieure à 1022 keV

Une énergie supérieure à 1022 keV

Explication

La création de paire nécessite une énergie supérieure à 1022 keV. Le collimateur ou le type de détecteur ne conditionnent pas ce seuil physique.

19. Quels sont les trois éléments de base d’un détecteur en médecine nucléaire ?

Un capteur, un système d’amplification et un système d’affichage
Une sonde, un générateur X et un écran de contrôle
Un collimateur, un marqueur et un radiamètre
Un blindage, une seringue et un dosimètre

Un capteur, un système d’amplification et un système d’affichage

Explication

Un détecteur combine un capteur, une amplification du signal et un affichage. C’est l’organisation fondamentale décrite pour ces dispositifs.

20. Que peut indiquer un spectromètre dans le contexte des détecteurs ?

La dose absorbée uniquement
La durée d’exposition du personnel
Le taux de contamination surfacique
L’énergie des particules détectées

L’énergie des particules détectées

Explication

Le spectromètre est la chaîne d’affichage qui renseigne sur l ენერგie des particules détectées. La dose et la durée d’exposition relèvent d’autres dispositifs ou d’autres grandeurs.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Introduction à la médecine nucléaire.

Médecine nucléaire — définition ?

Imagerie ou traitement avec radiopharmaceutiques.

Radiopharmaceutique — rôle ?

Cible l’organe ou la fonction biologique.

Vecteur — exemple ?

Iode, glucose.

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