Accident vasculaire cérébral (AVC) : interruption brutale de la circulation sanguine dans le cerveau, entraînant un déficit neurologique focal. Selon Romain Carrillon (cours IDE DU REA 2025-2026), l’AVC se manifeste par une perte soudaine de fonction neurologique en lien avec une interruption de la vascularisation cérébrale, nécessitant une prise en charge urgente.
AVC ischémique : forme la plus fréquente, représentant 80 % des AVC, causée par une obstruction artérielle (athéromateuse, embolique ou post-dissection traumatique). Il résulte d’un blocage du flux sanguin dans une artère cérébrale, menant à une zone de tissu cérébral privé d’oxygène.
AVC hémorragique : représentant 20 % des AVC, caractérisé par une rupture d’un vaisseau sanguin dans le cerveau. Il comprend deux types : les hémorragies intra-parenchymateuses (15 %) et les hémorragies méningées (5 %).
Accident ischémique transitoire (AIT) : épisode de déficit neurologique focal, de courte durée, sans lésion cérébrale permanente, souvent considéré comme un signe d’alerte d’un AVC potentiel.
Thrombophlébite cérébrale : inflammation et caillot dans une veine cérébrale, pouvant entraîner une interruption de la circulation sanguine, mais distincte de l’AVC par sa localisation et son mécanisme.
L’AVC correspond à une urgence neurologique caractérisée par une interruption brutale de la circulation sanguine dans le cerveau, entraînant un déficit neurologique focal. La majorité des AVC (80 %) sont ischémiques, dus à une obstruction artérielle (athéromateuse, embolique ou dissection). La minorité (20 %) sont hémorragiques, dues à une rupture vasculaire, comprenant les hémorragies intra-parenchymateuses (15 %) et méningées (5 %). Les signes d’alerte incluent une faiblesse ou un engourdissement d’un membre, une asymétrie faciale, un trouble de la parole ou de la compréhension, une diminution ou perte de la vision, un trouble de l’équilibre ou de la marche, ainsi que, plus rarement, un trouble de conscience ou de déglutition. La détection précoce repose sur le score FAST / VITE, et la prise en charge doit être immédiate, avec un appel au SAMU et une évacuation rapide vers une unité neuro-vasculaire.
L’AVC est une urgence neurologique définie par une interruption brutale de la vascularisation cérébrale, avec une distinction fondamentale entre l’AVC ischémique, causé par une obstruction artérielle, et l’AVC hémorragique, dû à une rupture vasculaire.
Accident ischémique transitoire (AIT)
AUTEUR (date) : déficit neurologique transient, d’apparition soudaine, qui disparaît en moins de 24 heures, sans preuve d’infarctus cérébral à l’imagerie.
Hémorragie intra-parenchymateuse
Hémorragie localisée dans le tissu cérébral lui-même, résultant d’une rupture vasculaire dans le parenchyme cérébral.
Hémorragie méningée
Hémorragie située dans l’espace sous-arachnoïdien ou sous-dural, souvent liée à une rupture d’anévrisme ou à un traumatisme.
Dissection traumatique
Lésion de la paroi artérielle suite à un traumatisme ou geste chirurgical, provoquant un dédoublement ou une rupture de la paroi vasculaire, pouvant entraîner un AVC.
Embolie gazeuse
Obstruction artérielle par des bulles de gaz, souvent lors de manipulations chirurgicales ou traumatismes.
Embolie graisseuse
Obstruction par des gouttelettes de graisse, généralement suite à une fracture ou intervention chirurgicale orthopédique, pouvant causer un AVC.
Les AVC ischémiques peuvent être causés par plusieurs mécanismes : athérome, embolie ou dissection traumatique.
Les AVC hémorragiques se divisent en deux types principaux :
Des formes particulières existent :
Les dissections vertébrales et carotidiennes sont des causes spécifiques, souvent liées à certains gestes chirurgicaux ou traumatismes, pouvant entraîner un AVC par dissection de la paroi vasculaire.
Les différents types d’AVC ont des étiologies variées : athérome, embolie ou dissection traumatique pour les ischémiques, et hémorragies intra-parenchymateuses ou méningées pour les hémorragiques. La reconnaissance des formes particulières comme l’embolie gazeuse ou graisseuse, ou les dissections, est essentielle pour une prise en charge adaptée.
Déficit neurologique focal brutal : Apparition soudaine d’un déficit neurologique localisé, sans cause évidente autre qu’un AVC, en l’absence d’hypoglycémie. Tout déficit neurologique focal brutal en l’absence d’hypoglycémie est considéré comme un AVC jusqu’à preuve du contraire.
Score F.A.S.T : Outil simplifié pour reconnaître rapidement un AVC. Il se base sur trois signes clés :
Score V.I.T.E : Autre score d’évaluation rapide, incluant :
Asymétrie faciale : Signes cliniques d’un déficit moteur ou sensitif touchant un côté du visage, souvent visible par une déviation ou faiblesse d’un côté du visage.
Trouble de la parole : Difficulté à parler (dysarthrie, aphasie) ou trouble de la compréhension du langage, indiquant une atteinte du cortex langagier.
Trouble de la compréhension : Incapacité à comprendre le langage parlé ou écrit, témoignant d’une atteinte neurologique spécifique.
Tout déficit neurologique focal brutal, sauf hypoglycémie, doit faire évoquer un AVC jusqu’à preuve du contraire. Les signes clés pour le repérer sont :
D’autres symptômes possibles incluent :
Le score F.A.S.T, basé sur le visage, l’incapacité et la parole, facilite la reconnaissance rapide de ces signes pour une prise en charge urgente.
Il est crucial de reconnaître rapidement les signes d’alerte tels que faiblesse, asymétrie faciale ou troubles de la parole pour déclencher une prise en charge immédiate d’un AVC. Le score F.A.S.T permet une évaluation simplifiée et efficace en situation d’urgence.
Score NIHSS : Quantifie précisément le déficit neurologique en évaluant plusieurs domaines (motricité, langage, vision, etc.). Il est corrélé à la taille de l’infarctus. AUTEUR (date) : mesure du déficit neurologique.
Dextro capillaire : Se réfère à la localisation du patient en termes de latéralité cérébrale, indiquant si le déficit est du côté droit ou gauche, ce qui peut guider l’évaluation clinique.
Bilan hémodynamique : Ensemble des mesures pour évaluer la stabilité circulatoire, comprenant la tension artérielle, la fréquence cardiaque, la saturation en oxygène, etc.
Bilan biologique (NFP, coagulation, ionogramme) : Analyses sanguines initiales essentielles pour évaluer la glycémie, la coagulation, et l’équilibre ionique, indispensables avant toute intervention.
ECG : Enregistrement électrique du cœur pour détecter d’éventuelles anomalies cardiaques ou arythmies, pouvant influencer la prise en charge.
Il est impératif de noter l’heure d’apparition des symptômes ou la dernière évaluation normale pour déterminer la fenêtre thérapeutique. Le score de Glasgow, bien que simple, évalue la conscience mais est inadapté pour détecter des déficits focaux isolés. Le score NIHSS permet une quantification précise du déficit neurologique et est corrélé à la taille de l’infarctus. Le bilan initial doit comprendre la glycémie, la tension artérielle bilatérale, les constantes respiratoires, l’ECG et le bilan biologique. La pose d’une voie veineuse périphérique avec administration de soluté iso-osmotique est recommandée, le patient étant à jeun.
L’évaluation rapide et précise de l’état neurologique et général du patient, notamment par le score NIHSS et la mesure de la conscience, est essentielle pour orienter la prise en charge immédiate. La réalisation d’un bilan complet dès l’admission permet d’adapter rapidement le traitement.
Tomodensitométrie cérébrale (TDM) sans injection : Examen d’imagerie utilisant les rayons X pour visualiser rapidement le cerveau sans injection de produit de contraste. Elle permet de différencier un AVC hémorragique d’un AVC ischémique en phase initiale.
Imagerie par résonance magnétique (IRM) : Technique d’imagerie utilisant des champs magnétiques et des ondes radio pour obtenir des images détaillées du cerveau. Elle est particulièrement utile pour détecter les zones d’ischémie ou de pénombre.
TDM de perfusion : Variante de la TDM qui évalue la circulation sanguine cérébrale en injectant un produit de contraste, permettant d’identifier la zone de pénombre ischémique et de mesurer la perfusion cérébrale.
Mismatch diffusion/perfusion : Concept basé sur l’analyse simultanée des images de diffusion (qui montre l’infarctus constitué) et de perfusion (zone en souffrance mais récupérable). Il permet d’identifier la zone d’infarctus et la pénombre ischémique.
Zone de pénombre ischémique : Zone du cerveau en hypoperfusion, encore récupérable, située autour de l’infarctus constitué. Elle représente la zone à risque de progression si aucune intervention n’est réalisée.
Contre-indications à l’IRM : Situations où l’IRM ne peut être réalisée, notamment en cas de pacemaker, corps métallique intra-oculaire, stent récent ou valve cardiaque ancienne, en raison des risques liés au champ magnétique.
La TDM cérébrale sans injection constitue l’examen initial pour différencier un AVC hémorragique d’un AVC ischémique, étant rapide et accessible. En cas de suspicion d’AVC mais d’aspect normal à la TDM, il est crucial de compléter l’évaluation par une IRM ou une TDM de perfusion en urgence, afin d’identifier précocement la zone en souffrance.
Le concept de mismatch diffusion/perfusion est essentiel pour localiser la zone d’infarctus constituée et la pénombre ischémique. La zone d’infarctus correspond à la zone irréversible, tandis que la pénombre est la zone en hypoperfusion récupérable, ce qui guide la stratégie thérapeutique.
L’IRM est contre-indiquée en cas de pacemaker, corps métallique intra-oculaire, stent récent ou valve cardiaque ancienne, en raison des risques liés au champ magnétique. La rapidité de l’imagerie est cruciale pour décider des traitements de revascularisation, notamment la thrombolyse ou la thrombectomie.
L’imagerie cérébrale, en particulier la TDM initiale et l’IRM ou la TDM de perfusion, est essentielle pour confirmer le diagnostic, différencier les types d’AVC, et orienter rapidement la stratégie thérapeutique, notamment en identifiant la pénombre ischémique récupérable.
Thrombolyse intra-veineuse (Actilyse tPA) : Technique de reperfusion consistant à administrer un agent thrombolytique, le tissu plasminogène activateur (tPA), par voie intraveineuse pour dissoudre le thrombus occlusif responsable de l’AVC ischémique. Elle est indiquée dans les AVC précoces (<4h30min) avec critères stricts d’inclusion et exclusion.
Thrombectomie mécanique : Procédure endovasculaire visant à retirer le thrombus occlusif des gros vaisseaux cérébraux à l’aide d’outils spécifiques. Elle est réservée aux occlusions de gros vaisseaux et en cas de contre-indication à la thrombolyse.
Contre-indications à la thrombolyse : Risques majeurs tels que la transformation hémorragique, notamment en cas de saignements récents, hypertension non contrôlée, ou autres critères stricts d’éligibilité.
Coils retrievers : Dispositifs métalliques déployés dans le vaisseau pour saisir et retirer le thrombus lors d’une thrombectomie mécanique. Ils permettent de rétablir rapidement la perfusion.
Stent retrievers : Stents déployés dans le vaisseau occlus, qui se dilatent pour capturer le thrombus, puis sont retirés pour rétablir la circulation. Utilisés lors de thrombectomies pour occlusions de gros vaisseaux.
Fenêtre thérapeutique : Période durant laquelle la thrombolyse ou la thrombectomie est réalisable avec efficacité optimale. Elle peut être étendue selon le mismatch et l’imagerie, notamment en cas de perfusion cérébrale encore viable.
La thrombolyse est indiquée dans les AVC ischémiques précoces, idéalement dans un délai de moins de 4h30min, sous réserve de critères stricts d’inclusion et exclusion. Elle consiste à administrer un tPA par voie intraveineuse pour dissoudre le thrombus, mais comporte des risques majeurs, notamment la transformation hémorragique et d’autres complications comme l’œdème de reperfusion ou la ré-occlusion précoce. Un contrôle systématique par imagerie à 24h est essentiel pour surveiller la survenue de saignements ou autres complications.
La thrombectomie mécanique est réservée aux occlusions de gros vaisseaux, surtout en cas de contre-indication à la thrombolyse ou si celle-ci est inefficace. Elle utilise des dispositifs comme les coils retrievers ou les stent retrievers pour retirer le thrombus. La procédure nécessite souvent une sédation ou une anesthésie, en fonction de l’état du patient.
La fenêtre thérapeutique peut être étendue en fonction du mismatch (différence entre la zone d’ischémie et la zone de pénombre) et de l’imagerie, permettant une prise en charge plus tardive dans certains cas. La surveillance post-thrombolyse inclut la gestion de la tension artérielle (PAS 130-160mmHg), la prévention des complications hémorragiques, et le contrôle neurovégétatif.
La maîtrise des indications, contre-indications et modalités de la thrombolyse et de la thrombectomie est essentielle pour optimiser la récupération neurologique et limiter les risques liés à ces traitements de reperfusion. La sélection rigoureuse du patient et la surveillance attentive sont clés pour leur succès.
Transformation hémorragique
Œdème cérébral malin
AUTEUR (date) : L’œdème cérébral malin est une complication grave caractérisée par une augmentation rapide du volume cérébral due à un œdème étendu, pouvant entraîner une compression des structures vitales.
Ré-occlusion précoce
AUTEUR (date) : La ré-occlusion précoce correspond à la reformation d’un thrombus ou à la reprise de l’obstruction vasculaire peu après une reperfusion, souvent dans les premières 24 heures.
Risque épileptique post-AVC
AUTEUR (date) : Le risque épileptique post-AVC concerne la survenue de crises épileptiques suite à une lésion cérébrale, sans prophylaxie systématique.
ACSOS (agressions cérébrales secondaires d’origine systémique)
AUTEUR (date) : Les ACSOS regroupent des perturbations systémiques comme hypertension, hypotension, hypoxémie, hypercapnie, hyperthermie, pouvant aggraver ou compliquer l’état neurologique.
Surveillance NIHSS
AUTEUR (date) : La surveillance NIHSS est une évaluation standardisée du déficit neurologique, réalisée toutes les 1-2 heures durant 24-48 heures pour détecter rapidement toute évolution.
Les complications fréquentes après AVC incluent la transformation hémorragique, l’œdème cérébral et la ré-occlusion. La transformation hémorragique survient lorsque l’hémorragie se développe dans une zone initialement ischémique, pouvant aggraver le déficit neurologique. L’œdème cérébral malin, caractérisé par une augmentation rapide du volume intracrânien, peut nécessiter un volet décompressif en cas d’ischémie étendue pour éviter une compression des structures vitales. La ré-occlusion précoce, survenant généralement dans les premières 24 heures, doit être surveillée de près pour adapter rapidement le traitement. La surveillance en unité neuro-vasculaire doit inclure une évaluation régulière du NIHSS toutes les 1-2 heures pendant 24 à 48 heures, ainsi qu’un monitoring hémodynamique et respiratoire strict. La gestion des ACSOS (hypertension, hypotension, hypoxémie, hypercapnie, hyperthermie) doit être rigoureuse, leur contrôle étant essentiel pour limiter les risques de complications. La prophylaxie antiépileptique n’est pas systématique, car le risque de crises post-AVC n’est pas toujours élevé.
Une surveillance rigoureuse, incluant une évaluation neurologique régulière et le contrôle strict des paramètres systémiques, est essentielle pour détecter précocement et prévenir les complications vitales post-AVC.
| Critère | AVC Ischémique | AVC Hémorragique |
|---|---|---|
| Définition | Obstruction artérielle (athérome, embolie, dissection) | Rupture d’un vaisseau sanguin (hémorragie intra-parenchymateuse ou méningée) |
| Pourcentage | 80 % | 20 % |
| Types principaux | Athérome, embolie, dissection traumatique | Hémorragie intra-parenchymateuse (15 %), méningée (5 %) |
| Signes d’alerte | Faiblesse, engourdissement, troubles de la parole, asymétrie faciale, troubles visuels, équilibre | Même signes que l’ischémique, souvent plus brutaux, avec signes de compression ou de déviation |
| Mécanismes | Obstruction par athérome, embolie, dissection | Rupture vasculaire, trauma, anévrisme |
| Types d'AVC | Définition | Causes principales |
|---|---|---|
| AVC ischémique | Obstruction du flux sanguin dans une artère cérébrale | Athérome, embolie (gazeuse, graisseuse), dissection traumatique |
| AVC hémorragique | Rupture d’un vaisseau sanguin dans le cerveau | Hypertension, rupture d’anévrisme, trauma |
Teste tes connaissances sur Introduction à l'AVC et sa prise en charge avec 7 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quel est le rôle principal de la survenue d’un AVC dans la clinique ?
2. Quelle est la caractéristique principale qui différencie les deux types d'hémorragies cérébrales ?
Mémorisez les concepts clés de Introduction à l'AVC et sa prise en charge avec 13 flashcards interactives.
AVC — définition ?
Interruption brutale de la circulation sanguine cérébrale avec déficit neurologique.
Types d'AVC — principaux ?
Ischémique (80 %) et hémorragique (20 %).
Signes d'alerte — exemples ?
Faiblesse, asymétrie faciale, troubles de la parole, troubles visuels.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches