QCM : Introduction aux maladies neuro-musculaires et stratégies thérapeutiques — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qu’une maladie neuro-musculaire ?

Une atteinte de l’unité motrice, primitive ou secondaire
Une atteinte exclusive du cortex cérébral
Une maladie strictement articulaire
Une inflammation limitée aux tendons

Une atteinte de l’unité motrice, primitive ou secondaire

Explication

Les maladies neuro-musculaires correspondent à une atteinte de l’unité motrice, qui peut toucher le motoneurone, le nerf, la jonction neuro-musculaire ou le muscle. Elles ne se limitent donc pas au cerveau ni aux seules articulations.

2. Quelle structure de l’unité motrice est classiquement en cause dans la myasthénie ?

La moelle osseuse
Le ligament croisé
Le cervelet
La jonction neuro-musculaire

La jonction neuro-musculaire

Explication

La myasthénie est une atteinte de la jonction neuro-musculaire, c’est-à-dire de la transmission entre nerf et muscle. Le cervelet ou les ligaments ne font pas partie de l’unité motrice.

3. Quel mode de transmission correspond à une transmission par l’ADN mitochondrial porté par la mère ?

Transmission récessive liée à l’X
Transmission maternelle mitochondriale
Transmission autosomique dominante
Transmission autosomique récessive

Transmission maternelle mitochondriale

Explication

La transmission mitochondriale est maternelle, car l’ADN mitochondrial transmis à l’enfant provient des mitochondries de la mère. Les autres modes relèvent du génome nucléaire.

4. Dans une transmission autosomique dominante, quelle affirmation est correcte ?

Seuls les garçons peuvent être atteints
Deux allèles mutés sont nécessaires pour être malade
La maladie ne se transmet que par la mère
Un seul allèle muté peut suffire à faire apparaître la maladie

Un seul allèle muté peut suffire à faire apparaître la maladie

Explication

En autosomique dominante, la présence d’un seul allèle atteint peut entraîner la maladie. La nécessité de deux allèles mutés caractérise plutôt le mode autosomique récessif.

5. Qu’est-ce qu’une dystrophinopathie ?

Une maladie du cartilage articulaire
Une neuropathie exclusivement sensitive
Une atteinte inflammatoire des tendons
Une myopathie liée à une anomalie de la dystrophine

Une myopathie liée à une anomalie de la dystrophine

Explication

Les dystrophinopathies sont des myopathies liées à une anomalie de la protéine dystrophine, avec notamment les formes de Duchenne et de Becker. Elles ne correspondent ni à une atteinte tendineuse ni à une neuropathie sensitive.

6. Quelle différence distingue principalement la forme de Duchenne de la forme de Becker ?

La dystrophine est présente en excès dans Duchenne et absente dans Becker
Les deux formes ont la même quantité de dystrophine
La dystrophine est absente dans Duchenne et présente en faible quantité dans Becker
Duchenne touche seulement les filles alors que Becker touche seulement les garçons

La dystrophine est absente dans Duchenne et présente en faible quantité dans Becker

Explication

La différence clé est la quantité de dystrophine : elle est absente dans Duchenne et simplement présente en faible quantité dans Becker. Cette distinction explique la sévérité plus importante de Duchenne.

7. Quel signe clinique est particulièrement évocateur de la dystrophinopathie de Duchenne chez un garçon ?

Une marche sur la pointe des pieds avec hypertrophie des mollets
Une douleur thoracique isolée
Une atteinte uniquement des mains
Une perte auditive brusque

Une marche sur la pointe des pieds avec hypertrophie des mollets

Explication

La marche digitigrade, surtout associée à une hypertrophie des mollets, est un signe d’alerte classique de Duchenne. Les autres propositions ne sont pas des signes typiques décrits pour cette maladie.

8. Quel élément fait partie du mode de transmission de la dystrophinopathie de Duchenne ?

Une transmission autosomique dominante
Une transmission maternelle mitochondriale
Une transmission récessive liée au chromosome X
Une transmission uniquement environnementale

Une transmission récessive liée au chromosome X

Explication

La dystrophinopathie de Duchenne est liée à une transmission récessive liée à l’X, ce qui explique la fréquence de l’atteinte chez les garçons. Elle n’est pas transmise selon un mode mitochondriale ou autosomique dominant.

9. Quelle caractéristique décrit le mieux la myasthénie ?

Une fatigabilité musculaire fluctuante liée à la jonction neuro-musculaire
Une atteinte strictement sensorielle
Une destruction primaire des os longs
Une contracture permanente sans variation

Une fatigabilité musculaire fluctuante liée à la jonction neuro-musculaire

Explication

La myasthénie est un trouble de la transmission neuromusculaire responsable d’une fatigue et d’une faiblesse fluctuantes. Elle n’est ni une maladie osseuse ni une atteinte strictement sensitive.

10. Quel signe est typiquement évocateur d’une myasthénie acquise ?

Une fièvre prolongée
Un ptosis fluctuant
Une raideur articulaire fixe
Une perte de vision brutale

Un ptosis fluctuant

Explication

Le ptosis fluctuant fait partie des signes classiques de myasthénie, souvent associé à une diplopie. La raideur articulaire fixe ou la fièvre ne sont pas des signes évocateurs de cette maladie.

11. Quelle affirmation décrit le mieux une myosite auto-immune ?

Une atteinte de la jonction neuro-musculaire d’origine génétique
Une maladie musculaire liée exclusivement à la dystrophine
Une inflammation musculaire d’origine auto-immune et non héréditaire
Une dégénérescence du motoneurone entraînant une paralysie progressive

Une inflammation musculaire d’origine auto-immune et non héréditaire

Explication

Les myosites auto-immunes correspondent à une inflammation du muscle d’origine auto-immune et non héréditaire. Les autres propositions décrivent d’autres maladies neuro-musculaires.

12. Quel sous-type fait partie des myosites idiopathiques regroupées dans ce cours ?

Dystrophinopathie de Becker
Amyotrophie spinale infantile
Charcot-Marie-Tooth
Myosite à inclusions sporadique

Myosite à inclusions sporadique

Explication

La myosite à inclusions sporadique fait partie des myosites idiopathiques citées. Les autres réponses correspondent à des maladies différentes, notamment neuro-musculaires ou neuropathiques.

13. Quel est l’objectif principal d’un appareillage de fonction ?

Corriger définitivement la croissance osseuse
Immobiliser systématiquement le segment atteint
Maintenir longtemps une articulation pour prévenir une déformation
Permettre la réalisation d’une tâche en compensant une fonction déficiente

Permettre la réalisation d’une tâche en compensant une fonction déficiente

Explication

Un appareillage de fonction est porté pour réaliser l’action ciblée malgré le déficit, par exemple pendant la marche. À l’inverse, un appareillage de posture est porté plus longtemps pour prévenir une déformation.

14. Quel exemple correspond à un appareillage de fonction ?

Une attelle suro-pédieuse nocturne
Un corset thoraco-lombaire
Un releveur de pied
Un corset-siège

Un releveur de pied

Explication

Le releveur de pied est donné comme exemple d’appareillage de fonction, car il aide à accomplir la marche. Les corsets et les attelles nocturnes relèvent plutôt des appareillages de posture.

15. Quel est le rôle principal d’un appareillage de posture ?

Remplacer la fonction musculaire de façon temporaire
Être porté longtemps pour prévenir ou limiter une aggravation posturale
Servir surtout à renforcer volontairement un muscle
Être porté uniquement pendant l’effort pour améliorer une action précise

Être porté longtemps pour prévenir ou limiter une aggravation posturale

Explication

Un appareillage de posture se porte sur une durée prolongée afin de prévenir l’apparition ou l’aggravation d’une posture anormale. Il ne vise pas principalement la réalisation d’une action ponctuelle.

16. Quel exemple illustre un appareillage de posture ?

Un corset-siège
Un bracelet métacarpien
Une orthèse d’opposition du pouce
Un releveur de pied

Un corset-siège

Explication

Le corset-siège est cité comme exemple d’installation de posture, notamment chez l’enfant non ou mal-marchant. Les autres propositions sont des appareillages de fonction.

17. Quelle mesure est recommandée pour prévenir l’aggravation d’une luxation neurologique de hanche ?

Éviter toute mise en charge des membres inférieurs
Limiter la surveillance si la douleur disparaît
Mettre systématiquement un corset avant toute atteinte
Favoriser la posture en abduction et la verticalisation

Favoriser la posture en abduction et la verticalisation

Explication

La prévention repose sur une posture en abduction avec verticalisation afin d’aider à couvrir la tête fémorale. Le corset n’est pas la mesure de référence pour la hanche.

18. Quelle affirmation concernant la prévention de la scoliose est correcte ?

La chirurgie est toujours le premier traitement de prévention
Un corset est systématiquement indiqué dès qu’un enfant est à risque
La verticalisation aggrave nécessairement la courbure rachidienne
Un corset peut être utilisé pour limiter l’aggravation, mais pas en prévention si la scoliose n’est pas présente

Un corset peut être utilisé pour limiter l’aggravation, mais pas en prévention si la scoliose n’est pas présente

Explication

Le cours précise qu’on n’utilise pas de corset en prévention avant qu’une scoliose soit présente, mais qu’il peut aider à limiter son aggravation. La chirurgie n’est pas systématique d’emblée.

19. Quel est un effet attendu de la verticalisation chez l’enfant ?

Supprimer la nécessité de tout suivi
Favoriser la minéralisation osseuse grâce à la mise en charge
Provoquer une fonte musculaire par décharge prolongée
Remplacer totalement la kinésithérapie

Favoriser la minéralisation osseuse grâce à la mise en charge

Explication

La mise en charge en position debout assistée favorise la minéralisation osseuse. La verticalisation complète peut aider, mais elle ne remplace pas le suivi ni les autres soins.

20. Quelle organisation posturale correspond à la verticalisation décrite ici ?

Mise en charge du seul membre supérieur pour améliorer l’équilibre
Hanches en abduction, genoux, chevilles, pieds et tronc alignés en position debout assistée
Tronc fléchi, hanches rapprochées et pieds en varus pour stabiliser
Position assise prolongée sans appui des membres inférieurs

Hanches en abduction, genoux, chevilles, pieds et tronc alignés en position debout assistée

Explication

Le verticalisateur vise une posture globale en charge avec abduction des hanches, contrôle des genoux, des chevilles, des pieds et du tronc. Les autres propositions ne correspondent pas à l’objectif décrit.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Introduction aux maladies neuro-musculaires et stratégies thérapeutiques.

Maladies neuro-musculaires — définition ?

Atteintes de l’unité motrice, primitives ou secondaires.

Unité motrice — composantes ?

Motoneurone, nerf, jonction, muscle.

Transmission mendélienne — schémas ?

Autosomique dominant, récessif, lié à X.

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