Fiche de révision : Introduction aux Troubles Cognitifs et Neuropsychologiques

Plan du Cours

  1. Handicap cognitif
  2. Troubles de la mémoire
  3. Fonctions exécutives
  4. Apraxies
  5. Négligence spatiale
  6. Agnosies
  7. Aphasie
  8. Troubles vésico-sphinctériens
  9. Handicap psychique

1. Handicap cognitif

Notions clés & Définitions

  • Handicap cognitif : Dysfonctionnement des activités cognitives (intellectuelles et émotionnelles) entraînant une altération des capacités à agir, apprendre et s’adapter, impactant la vie sociale. Il est souvent qualifié d’« invisible » car non visible extérieurement. AUTEUR (date) : caractérise une situation de handicap liée aux dysfonctionnements des activités mentales.

  • Handicap visible : Atteintes motrices, du langage, de l’ouïe ou de la vision, facilement perceptibles. AUTEUR (date) : distinction avec le handicap invisible.

  • Handicap invisible : Séquelles cognitives, neuropsychologiques, psychiatriques, comportementales ou psycho-affectives, souvent non perçues par autrui ou la personne elle-même (anosognosie). AUTEUR (date) : caractérise une situation où le handicap n’est pas immédiatement visible.

  • Étiologies principales du handicap cognitif : Causes responsables de troubles cognitifs et comportementaux, notamment les accidents vasculaires cérébraux et les traumatismes crâniens. D’autres causes incluent les anoxies, encéphalites, tumeurs, syndromes extrapyramidaux, maladies neurodégénératives (ex : maladie d’Alzheimer). AUTEUR (date) : liste des principales étiologies.

  • Anosognosie : Absence de conscience ou de reconnaissance du handicap cognitif par la personne elle-même, compliquant la prise en charge. AUTEUR (date) : constitue une forme de handicap invisible.

Points essentiels

  • Le handicap cognitif résulte de dysfonctionnements des activités mentales, affectant la capacité à agir, apprendre et s’adapter, avec un retentissement fonctionnel et social important. Il peut être visible ou invisible, ce dernier étant souvent associé à des séquelles neuropsychologiques, psychiatriques ou comportementales.

  • Après une lésion cérébrale, les déficits neurologiques dépendent de la région atteinte : visibles (motricité, langage, ouïe, vision) ou invisibles (cognitifs, neuropsychologiques, psychiatriques, psycho-affectifs). La distinction est essentielle pour la prise en charge.

  • Les principales causes de troubles cognitifs sont les AVC, traumatismes crâniens, anoxies, encéphalites, tumeurs, maladies neurodégénératives. La reconnaissance des étiologies permet d’orienter la rééducation et l’accompagnement.

  • La notion d’anosognosie souligne que certains patients ne prennent pas conscience de leur handicap, ce qui peut freiner leur participation aux thérapies et leur réadaptation.

À retenir

Le handicap cognitif, souvent invisible, résulte de dysfonctionnements des activités mentales liés à diverses causes neurologiques, impactant la vie quotidienne et sociale, avec une importance particulière à la conscience du handicap (anosognosie).

2. Troubles de la mémoire

Notions clés & Définitions

  • Amnésies : troubles de la mémoire caractérisés par une incapacité partielle ou totale à se souvenir d’événements passés ou à former de nouveaux souvenirs, souvent liés à des lésions cérébrales (voir section 1).
  • Mémoire à court terme : capacité à conserver une information consciente pendant une durée limitée, généralement quelques secondes à une minute, avec un empan de chiffres/mots de 7 (voir section 1).
  • Mémoire à long terme : capacité de stocker des informations sur une période prolongée, avec une capacité illimitée, comprenant plusieurs types : perceptive, épisodique, sémantique, procédurale (voir section 1).
  • Mémoire épisodique : mémoire des événements personnels avec leur contexte spatio-temporel, permettant l’acquisition et le rappel d’événements vécus (voir section 1).
  • Processus de la mémoire épisodique : encodage (initialisation de l’information), stockage (maintien dans la mémoire), récupération (rappel de l’information) ; une défaillance de l’un de ces processus peut causer une amnésie (voir section 1).
  • Structures cérébrales impliquées : hippocampe, thalamus, amygdale, fornix, circuit de Papez, essentiels au fonctionnement de la mémoire épisodique (voir section 1).

Points essentiels

  • Les troubles de la mémoire, ou amnésies, peuvent être rétrogrades (perte d’événements avant la lésion) ou antérogrades (impossibilité de former de nouveaux souvenirs après la dommage) (voir section 1).
  • La mémoire à court terme se distingue par sa capacité limitée (empan de 7) et sa durée courte, contrairement à la mémoire à long terme, qui a une capacité illimitée et une durée prolongée.
  • La mémoire épisodique dépend de processus spécifiques : l’encodage, le stockage et la récupération, qui peuvent être défaillants dans diverses pathologies.
  • L’évaluation des troubles de la mémoire épisodique peut se faire via le MMS ou des tests spécifiques de mémoire visuelle, immédiate et différée.
  • Les structures cérébrales comme l’hippocampe jouent un rôle central dans la mémoire épisodique, et leur atteinte est souvent associée à des amnésies.

À retenir

Les troubles de la mémoire, notamment les amnésies, résultent souvent d’une défaillance des processus d’encodage, de stockage ou de récupération, impliquant principalement l’hippocampe et le circuit de Papez.

3. Fonctions exécutives

Notions clés & Définitions

  • Fonctions exécutives : Fonctions cognitives élaborées permettant le comportement orienté vers un but, impliquant la planification, l’inhibition, la flexibilité, le contrôle et la régulation des activités. AUTEUR (date) : "elles interviennent dans la gestion des tâches complexes et non routinières".
  • Inhibition : Capacité à supprimer ou à contrôler des réponses automatiques ou inappropriées pour s’adapter à une situation donnée.
  • Planification : Processus mental permettant d’organiser et de structurer une série d’actions pour atteindre un objectif précis.
  • Localisation anatomique principale : Développement des fonctions exécutives au niveau du lobe frontal gauche, notamment dans les structures préfrontales et sous-corticales.
  • Syndrome dysexécutif : Ensemble de troubles cognitifs et comportementaux liés à une atteinte des fonctions exécutives, caractérisés par des difficultés à initier, organiser, inhiber ou ajuster le comportement. AUTEUR (date) : "il se manifeste par une désorganisation, une impulsivité ou une rigidité mentale".
  • Méthodes d’évaluation : Tests neuropsychologiques comme la BREF (Dubois, 2000), TMT A et B, qui permettent d’explorer les processus de conceptualisation, flexibilité, programmation, inhibition et attention.

Points essentiels

  • Les fonctions exécutives sont essentielles pour le comportement adaptatif, la résolution de problèmes et la gestion de tâches complexes.
  • Elles regroupent plusieurs processus : inhibition, planification, contrôle, flexibilité mentale, et sont principalement localisées dans le lobe frontal gauche, en particulier dans les structures préfrontales et sous-corticales.
  • Leur atteinte, notamment dans le syndrome dysexécutif, entraîne des difficultés à initier, maintenir ou ajuster un comportement face à des situations nouvelles ou conflictuelles, impactant la réussite de la réadaptation.
  • L’évaluation clinique repose sur des tests neuropsychologiques : la BREF (Dubois, 2000) explore la conceptualisation, la flexibilité, la programmation, la sensibilité à l’interférence et le contrôle inhibiteur. Le TMT A et B évaluent respectivement la vitesse de traitement et la flexibilité cognitive.
  • La localisation des lésions dans le cortex frontal ou les structures sous-corticales est associée à ces troubles, avec des conséquences cliniques variées selon la gravité et la localisation.

À retenir

Les fonctions exécutives sont des processus cognitifs complexes, principalement localisés dans le lobe frontal gauche, indispensables à la gestion des comportements adaptatifs et à la réussite des activités non routinières, dont leur déficit conduit à un syndrome dysexécutif aux conséquences cliniques variées.

4. Apraxies

Notions clés & Définitions

  • Apraxie : Trouble de la réalisation des gestes sans qu'il existe de troubles moteurs, sensitifs, ou d’autres déficits neurologiques explicatifs, souvent lié à une atteinte cérébrale. AUTEUR (date) : définition issue du contenu source.
  • Apraxie idéomotrice : Difficulté à exécuter des gestes symboliques ou pantomimes d’utilisation d’objets, comme saluer ou téléphoner, malgré une motricité intacte. AUTEUR (date) : mentionnée dans le contenu source.
  • Apraxie idéatoire : Trouble dans la séquence d’utilisation d’objets, empêchant la réalisation correcte d’actions complexes comme allumer une bougie ou fermer une enveloppe. AUTEUR (date) : mentionnée dans le contenu source.
  • Apraxie constructive : Trouble visuo-constructif où la personne voit un désordre spatial dans la reproduction de figures ou formes. AUTEUR (date) : mentionnée dans le contenu source.
  • Apraxie de l’habillage : Difficulté à comprendre le sens des vêtements ou à réaliser les gestes nécessaires pour s’habiller, trouble non gestuel mais spatial corporel et extra corporel. AUTEUR (date) : mentionnée dans le contenu source.
  • Localisation fréquente : Les lésions responsables d’apraxie se situent majoritairement dans l’hémisphère gauche, mais peuvent aussi être bilatérales ou bipariétales. AUTEUR (date) : mentionnée dans le contenu source.

Points essentiels

  • Les apraxies surviennent souvent après une lésion de l’hémisphère gauche (50% des lésions gauches sont apraxiques), moins fréquemment dues à des lésions droites (<10%).
  • Elles peuvent résulter d’affections acquises telles que AVC, traumatisme crânien, ou maladies neurodégénératives comme Alzheimer.
  • La distinction entre apraxies gestuelles (idéomotrice, idéatoire, mélokinétique) et non gestuelles (apraxie constructive, de l’habillage) est essentielle pour le diagnostic et la rééducation.
  • La prise en charge est généralement assurée par des ergothérapeutes, notamment pour diagnostiquer et traiter ces troubles.
  • Les apraxies non gestuelles incluent des troubles comme l’apraxie constructive (désordre visuo-spatial) et l’apraxie de l’habillage (difficulté à comprendre ou réaliser l’habillage).
  • La localisation des lésions est souvent dans l’hémisphère gauche, région temporale, pariétale, ou sous-corticale.
  • La cause principale est souvent une pathologie acquise (AVC, trauma), mais peut aussi résulter de maladies dégénératives ou de lésions bilatérales.

À retenir

Les apraxies sont des troubles spécifiques de la réalisation des gestes liés à une lésion cérébrale, principalement dans l’hémisphère gauche, et nécessitent une évaluation précise pour une rééducation adaptée.

5. Négligence spatiale

Notions clés & Définitions

  • Hémi-négligence spatiale unilatérale : Perte de conscience ou d’attention concernant l’espace situé du côté opposé à une lésion cérébrale, entraînant une réduction des capacités perceptives, motrices, attentionnelles et représentationnelles dans cet espace. AUTEUR (date) : définition centrée sur la perte de conscience de l’espace opposé à la lésion.
  • Caractéristiques : La négligence se manifeste par une réduction des capacités perceptives, motrices, attentionnelles dans l’espace négligé, pouvant être centrée sur l’espace ou sur l’objet. La négligence peut être centrée sur l’espace ou sur l’objet.
  • Localisation anatomique : Principalement liée à des lésions dans l’hémisphère droit, notamment au niveau de la région temporale, du lobe pariétal, ou sous-cortical. Ces lésions altèrent la conscience de l’espace opposé à la lésion.
  • Différenciation : La négligence centrée sur l’espace concerne la perception de l’environnement global, tandis que celle centrée sur l’objet concerne la reconnaissance ou l’attention portée à un objet spécifique, indépendamment de sa position spatiale.
  • Caractère pathologique : La négligence est souvent qualifiée d’handicap « invisible » car elle n’est pas toujours perçue par le patient ou l’entourage, mais elle impacte significativement la réadaptation et la vie quotidienne.

6. Agnosies

Notions clés & Définitions

  • Agnosie : Trouble de la reconnaissance sensorielle où le sujet perçoit le stimulus mais ne peut l’interpréter logiquement, sans déficit majeur des autres fonctions cognitives. AUTEUR (date) : définition générale du trouble de reconnaissance sensorielle.

  • Prosopagnosie : Cas particulier d’agnosie, trouble spécifique de la reconnaissance des visages connus, caractérisé par une incapacité à reconnaître les visages par la perception visuelle, tout en conservant la reconnaissance par d’autres indices (voix, démarche, silhouette). AUTEUR (date) : critères de la prosopagnosie, notamment l’absence de déficits visuels perceptifs de bas niveau et de détérioration cognitive globale.

  • Critères de la prosopagnosie : absence de déficits visuels perceptifs de bas niveau, absence d’altération cognitive globale, préservation de la reconnaissance par d’autres indices et voies sémantiques. AUTEUR (date) : critères définissant la prosopagnosie, selon le contenu source.

Points essentiels

  • Les agnosies se manifestent par une incapacité à reconnaître des stimuli sensoriels spécifiques (visuels, auditifs, tactiles) malgré une perception sensorielle intacte. Elles ne résultent pas d’un déficit moteur, sensitif ou d’une déficience intellectuelle.

  • La reconnaissance sensorielle implique une perception correcte du stimulus, mais une défaillance dans l’interprétation ou l’identification. Par exemple, une personne peut voir un objet mais ne pas reconnaître ce qu’il est (agnosie visuelle).

  • La prosopagnosie est une agnosie visuelle spécifique, souvent liée à une lésion dans la région fusiforme du cerveau (aire fusiforme des visages). Elle peut être isolée ou associée à d’autres troubles de reconnaissance sensorielle.

  • La distinction entre agnosie et autres troubles cognitifs est essentielle : l’agnosie ne concerne pas la mémoire, le langage ou la motricité, mais uniquement la reconnaissance sensorielle.

  • La reconnaissance par d’autres voies ou indices (voix, démarche, silhouette, nom) est souvent préservée dans la prosopagnosie, ce qui permet d’identifier la personne malgré l’incapacité à reconnaître son visage.

À retenir

Les agnosies sont des troubles spécifiques de la reconnaissance sensorielle, où la perception est intacte mais l’interprétation est défaillante, la prosopagnosie étant un exemple précis de cette dissociation, caractérisée par une incapacité à reconnaître les visages connus sans déficit visuel de bas niveau ni altération cognitive globale.

7. Aphasie

Notions clés & Définitions

  • Aphasie : Trouble de la compréhension et de la formulation du langage verbal, résultant d’une lésion du système nerveux central. Elle peut être d’expression, de compréhension, ou mixte. AUTEUR (date) : "L’aphasie est une perturbation du langage liée à une atteinte cérébrale." (source)
  • Aphasie d’expression : Difficulté à produire un discours fluide et grammatical, tout en conservant la compréhension. Elle résulte souvent de lésions dans l’hémisphère gauche, notamment dans les régions de Broca.
  • Aphasie de compréhension : Incapacité à comprendre le langage oral ou écrit, souvent liée à des lésions dans les zones de Wernicke.
  • Évaluation de l’expression orale : Analyse du langage spontané, dénomination, répétition, lecture à voix haute. Elle permet d’identifier le type d’aphasie et la gravité.
  • Évaluation de la compréhension orale et écrite : Tests d’ordres simples et complexes, appariement mot/image, pour mesurer la capacité à comprendre le langage oral et écrit.
  • Étude de l’expression écrite : Analyse de l’écriture spontanée, narration, copie, dictée, pour évaluer la production écrite et repérer d’éventuelles aphasies ou troubles associés.

Points essentiels

  • L’aphasie résulte d’une lésion du système nerveux central, souvent dans l’hémisphère gauche, affectant les réseaux du langage. Elle peut être classée en aphasie d’expression, de compréhension ou mixte, selon la zone lésée.
  • L’évaluation repose sur plusieurs modalités : langage spontané, dénomination, répétition, lecture à voix haute, compréhension orale et écrite, et expression écrite. Ces tests permettent de préciser le type d’aphasie et son impact fonctionnel.
  • La prise en charge privilégie la rééducation orthophonique, qui doit être précoce et intensive. Elle inclut la rééducation de la production orale, de la compréhension, ainsi que des activités écrites. L’entourage doit être formé pour faciliter la communication.
  • La différenciation entre aphasie et troubles de la mémoire est essentielle pour orienter la rééducation. L’étude des praxies bucco-faciales permet également d’évaluer la motilité volontaire des organes de la parole.
  • La communication non verbale et les aides techniques (ex : synthétiseurs vocaux) peuvent compléter la prise en charge pour améliorer la qualité de vie du patient.

À retenir

L’aphasie est un trouble du langage central dont l’évaluation précise guide une rééducation adaptée, essentielle pour préserver ou restaurer la communication et l’autonomie du patient.

8. Troubles vésico-sphinctériens

Notions clés & Définitions

  • Sphincter strié : Muscle volontaire entourant l’urètre, sous contrôle du système nerveux volontaire, permettant la contraction et la relaxation pour la continence urinaire.
  • Système nerveux autonome : Partie du système nerveux responsable de la régulation involontaire des fonctions viscérales, notamment la contraction du muscle lisse de la vessie et du sphincter lisse.
  • Contrôle central de la miction : Processus neurologique impliquant le cortex moteur préfrontal, qui relâche ou contracte le sphincter strié et régule la sensation de remplissage vésical pour permettre ou inhiber la miction.
  • Col vésical : Partie de la vessie située à l’entonnoir, contenant le sphincter lisse, qui participe à la continence en se contractant ou se relâchant lors de la miction.
  • Appareil vésico-sphinctérien : Ensemble anatomique comprenant la vessie, le sphincter lisse, le sphincter strié, l’urètre et la prostate chez l’homme, assurant la continence urinaire sous contrôle nerveux.
  • Troubles vésico-sphinctériens (non traité ici) : Dysfonctions liées à la miction, telles que l’incontinence, l’obstruction ou la rétention, résultant d’altérations neurologiques ou anatomiques.

Points essentiels

  • La miction physiologique dépend d’un équilibre entre le remplissage vésical, la sensation de besoin, et le contrôle volontaire du sphincter strié, sous l’influence du système nerveux central et autonome.
  • La capacité vésicale normale est atteinte lorsque la vessie peut contenir une quantité suffisante d’urine, généralement entre 300 et 500 ml, sans provoquer de sensation de besoin immédiat.
  • La contraction du muscle lisse de la vessie, sous contrôle du système nerveux autonome, provoque la vidange lorsque le contrôle volontaire du sphincter strié est relâché.
  • La régulation de la miction implique une coordination précise entre le cortex préfrontal, le centre pontique de la miction, et la moelle épinière, permettant une miction volontaire ou inhibée.
  • Les troubles vésico-sphinctériens peuvent résulter d’une dysfonction du système nerveux central, périphérique ou musculaire, entraînant incontinence, rétention ou autres dysfonctionnements.
  • La prostate chez l’homme participe passivement à la continence en modérant le flux urinaire, notamment lors de l’atteinte du col vésical ou du sphincter.

À retenir

Les troubles vésico-sphinctériens résultent d’un déséquilibre entre la sensation de remplissage, le contrôle volontaire et la coordination neuromusculaire, sous l’influence du système nerveux central et autonome.

9. Handicap psychique

Notions clés & Définitions

  • Handicap psychique : Selon la loi du 11/02/2005, toute limitation d’activités ou restriction de participation à la vie en société subie par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions psychiques, mentales ou cognitives, constitue un handicap. Il s’agit d’un handicap souvent invisible, lié à des troubles neuropsychologiques ou psychiatriques, qui impactent la vie quotidienne et la participation sociale.
  • Troubles psychiatriques et neuropsychologiques : Dysfonctionnements des structures cérébrales entraînant des altérations cognitives (mémoire, attention, fonctions exécutives) et comportementales, souvent associés à des troubles de l’émotion ou du comportement, constituant une composante majeure du handicap psychique. Selon l’OMS, le handicap psychique est une des premières causes de handicap.
  • Altérations du fonctionnement cérébral : Modifications du fonctionnement neuronal, telles que la diminution de la vitesse de traitement de l’information, difficultés de concentration, altérations mnésiques, observées notamment dans le trouble du spectre de la schizophrénie, où 70 à 80% des patients présentent ces déficits. Ces dysfonctionnements sont liés à des modifications anatomiques ou fonctionnelles du cerveau, comme la mémoire verbale à long terme, la fluence verbale ou le fonctionnement exécutif.
  • Handicap invisible : Troubles cognitifs ou psychiatriques qui ne sont pas perceptibles par autrui ou même par la personne elle-même (anosognosie), mais qui entraînent des perturbations significatives dans la vie quotidienne, la réinsertion sociale, professionnelle et familiale. La reconnaissance de ce handicap est essentielle pour la mise en place d’une réhabilitation adaptée.
  • Réhabilitation psychosociale : Ensemble d’actions visant à favoriser l’autonomie et l’indépendance des personnes souffrant de troubles psychiques, dans une optique de parcours de rétablissement, en leur permettant de retrouver un rôle social et professionnel. Selon ****(auteur, date)**, cette approche repose sur une participation active du patient dans ses soins et la transformation plutôt que la simple restitution de la santé.

Points essentiels

  • Le handicap psychique, reconnu par la loi de 2005, inclut toute limitation ou restriction liée à des troubles psychiatriques ou neuropsychologiques, souvent invisibles, mais ayant un impact majeur sur la vie quotidienne.
  • Les altérations neurocognitives, telles que celles observées dans la schizophrénie, touchent principalement la mémoire, les fonctions exécutives et l’attention, et sont présentes dès le premier épisode, souvent plus stables que les symptômes positifs ou négatifs.
  • La cognition sociale, comprenant la théorie de l’esprit, la perception des émotions et les connaissances sociales, est également altérée dans le trouble du spectre de la schizophrénie, contribuant au handicap social.
  • Les restrictions de participation incluent l’impossibilité de maintenir un emploi, des difficultés dans la vie familiale ou sociale, et l’accès limité à certains soins ou logements. La notion de rétablissement insiste sur une attitude proactive, une participation active aux soins, et une transformation personnelle.
  • La réhabilitation psychosociale, en tant qu’approche thérapeutique, vise à renforcer l’autonomie et l’intégration sociale, en utilisant des outils variés et une approche multidisciplinaire.
  • La reconnaissance du handicap psychique comme un handicap à part entière permet une meilleure adaptation des dispositifs d’accompagnement, notamment via la MDPH, et une meilleure prise en compte dans la société.

À retenir

Le handicap psychique, souvent invisible, résulte d’altérations neuropsychologiques et psychiatriques impactant la cognition et le comportement, nécessitant une approche de réhabilitation centrée sur le parcours de rétablissement et l’autonomie.

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions ClésDéfinition / FonctionÉtiologies / StructuresAuteurs / Références
Handicap cognitifHandicap visible vs invisibleDysfonctionnement des activités mentales impactant la vie socialeAVC, traumatismes, neurodégénératives(Auteur, date)
AnosognosieAbsence de conscience du handicapSéquelles neuropsychologiques(Auteur, date)
Troubles de la mémoireMémoire à court termeConservation limitée (7 éléments)Structures hippocampe, circuit de Papez(Auteur, date)
Mémoire épisodiqueSouvenirs personnels, contexteHippocampe, thalamus(Auteur, date)
Fonctions exécutivesInhibition, planificationGestion des comportements complexesCortex frontal, structures préfrontales(Auteur, date)

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre handicap visible (motricité, langage) et invisible (cognitif, neuropsychologique).
  2. Confusion entre amnésie rétrograde (perte d’événements passés) et antérograde (impossibilité de former de nouveaux souvenirs).
  3. Sous-estimer le rôle central de l’hippocampe dans la mémoire épisodique.
  4. Confondre les processus de mémoire (encodage, stockage, récupération) et leur localisation cérébrale.
  5. Ignorer que l’anosognosie complique la prise en charge du handicap cognitif.
  6. Confondre fonctions exécutives avec d’autres fonctions cognitives (ex : attention, mémoire).
  7. Oublier que le syndrome dysexécutif implique des troubles de l’initiation, de la flexibilité et de l’inhibition.
  8. Confondre les étiologies du handicap cognitif (AVC, traumatismes, neurodégénératives).
  9. Négliger l’importance des tests neuropsychologiques (ex : BREF, TMT) pour évaluer les fonctions exécutives.
  10. Confondre la mémoire à court terme avec la mémoire de travail (souvent assimilée).

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de Perroux sur la croissance et ses implications en neuropsychologie.
  2. Identifier les différences entre handicap visible et invisible, en précisant leurs causes et manifestations.
  3. Expliquer le rôle de l’hippocampe dans la mémoire épisodique et les conséquences de ses lésions.
  4. Distinguer amnésie rétrograde et amnésie antérograde, avec exemples cliniques.
  5. Définir et décrire les processus d’encodage, de stockage et de récupération de la mémoire.
  6. Connaître les principales structures cérébrales impliquées dans la mémoire à long terme (hippocampe, circuit de Papez).
  7. Définir le handicap cognitif et ses principales causes (AVC, traumatismes crâniens, maladies neurodégénératives).
  8. Expliquer la notion d’anosognosie et ses implications en rééducation.
  9. Décrire les fonctions exécutives et leur localisation anatomique (cortex frontal, structures préfrontales).
  10. Identifier les principaux troubles du syndrome dysexécutif.
  11. Connaître les outils d’évaluation des fonctions exécutives (BREF, TMT A et B).
  12. Comprendre l’impact des troubles des fonctions exécutives sur la gestion des activités quotidiennes.

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1. Quelle structure cérébrale est principalement impliquée dans la mémoire épisodique ?

2. Quelle est la cause principale de l'aphasie ?

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Handicap cognitif — définition ?

Dysfonctionnement mental impactant l'action et l'adaptation.

Handicap visible — exemples ?

Troubles moteurs, langage, ouïe, vision.

Handicap invisible — caractéristiques ?

Séquelles cognitives ou neuropsychologiques non perçues extérieurement.

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