QCM : Psychologie clinique et psychanalyse — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quel espace problématique la psychologie clinique prend-elle place ?

Entre les comportements instinctifs, la maturation biologique et l’adaptation progressive de l’organisme
Entre les découvertes techniques, les calculs expérimentaux et la reproduction contrôlée des phénomènes
Entre la souffrance du sujet, son questionnement et les réponses thérapeutiques d’une époque
Entre les lois générales, les mesures statistiques et les prédictions concernant les populations

Entre la souffrance du sujet, son questionnement et les réponses thérapeutiques d’une époque

Explication

La psychologie clinique se construit dans les tensions entre la souffrance vécue, la réflexion du sujet sur lui-même et les formes thérapeutiques disponibles à une époque. La production de connaissances générales relève plutôt de la démarche scientifique que de l’attention clinique au sujet singulier.

2. Pourquoi une connaissance générale de l’être humain ne permet-elle pas de comprendre entièrement un individu ?

Parce que les individus ne présentent aucun trait commun avec les autres êtres humains
Parce qu’un individu singulier ne se réduit pas aux caractéristiques générales de l’espèce humaine
Parce que la compréhension individuelle dépend principalement de la reproduction des phénomènes observés
Parce que les connaissances générales concernent surtout les comportements instinctifs des animaux

Parce qu’un individu singulier ne se réduit pas aux caractéristiques générales de l’espèce humaine

Explication

Un savoir général décrit des propriétés communes, mais il ne rend pas compte à lui seul de l’histoire et de la singularité d’une personne. Confondre généralité et compréhension individuelle revient à négliger ce qui distingue chaque sujet.

3. Quelle différence caractérise le soin animal par rapport au soin humain ?

Le soin animal repose sur des connaissances professionnelles, tandis que le soin humain dépend principalement de réflexes biologiques
Le soin animal concerne la protection des petits, tandis que le soin humain se limite aux pratiques médicales
Le soin animal repose sur des comportements instinctifs, tandis que le soin humain est transformé par le langage et la culture
Le soin animal apparaît avec la culture, tandis que le soin humain demeure organisé par des conduites innées

Le soin animal repose sur des comportements instinctifs, tandis que le soin humain est transformé par le langage et la culture

Explication

Chez l’animal, le soin comprend des conduites instinctives comme nourrir, protéger ou toiletter. Chez l’humain, le langage et la culture transforment ces conduites et leur donnent une dimension subjective et sociale.

4. Que désigne la néoténie dans le développement humain ?

Une adaptation culturelle qui supprime les besoins de protection pendant l’enfance
Une prématuration qui prolonge la dépendance de l’enfant envers l’Autre
Une acquisition du langage qui intervient après l’indépendance biologique de l’enfant
Une maturation instinctive qui conduit rapidement l’enfant vers l’autonomie

Une prématuration qui prolonge la dépendance de l’enfant envers l’Autre

Explication

La néoténie désigne la prématuration humaine et la dépendance prolongée qui en découle durant l’enfance. Elle se distingue d’un développement animal plus directement orienté vers l’autonomie par les conduites instinctives.

5. Quelle transformation caractérise le soin chez l’être humain ?

Il demeure instinctif, se transmet biologiquement et s’organise sans médiation culturelle
Il se subjective, se professionnalise et se construit dans un rapport à l’Autre lié à un savoir
Il devient principalement technique, se détache du langage et s’exerce indépendamment de toute relation
Il se réduit à une protection familiale, sans évolution vers des pratiques sociales spécialisées

Il se subjective, se professionnalise et se construit dans un rapport à l’Autre lié à un savoir

Explication

Le soin humain est transformé par la culture : il se dialectise dans le rapport à l’Autre, devient subjectif et peut se professionnaliser en s’appuyant sur un savoir. Le réduire à une conduite instinctive méconnaît précisément cette transformation culturelle.

6. Quel objectif définit le mieux la science moderne ?

Transmettre des connaissances conformes à une autorité reconnue, même lorsqu’elles ne sont pas vérifiées
Produire des connaissances certaines, vérifiées et vérifiables pour décrire et expliquer les phénomènes
Comprendre les expériences singulières en privilégiant leur signification personnelle et leur contexte
Interpréter les phénomènes selon des croyances partagées afin de préserver leur valeur culturelle

Produire des connaissances certaines, vérifiées et vérifiables pour décrire et expliquer les phénomènes

Explication

La science moderne vise des connaissances vérifiées et vérifiables permettant de décrire, d’expliquer, de prévoir et parfois de reproduire les phénomènes. Une connaissance acceptée par autorité sans procédure de vérification ne répond pas à cette exigence scientifique.

7. Lorsqu’elle étudie un phénomène complexe, quelle opération la science moderne privilégie-t-elle ?

Elle l’interprète comme une réalité culturelle dont la signification varie selon chaque sujet
Elle le rapporte à une expérience singulière qui résiste aux procédures de mesure
Elle le rend mesurable, calculable, prévisible, reproductible et manipulable
Elle le préserve dans sa totalité afin d’éviter toute réduction par les instruments scientifiques

Elle le rend mesurable, calculable, prévisible, reproductible et manipulable

Explication

La science moderne réduit le complexe à des propriétés pouvant être mesurées, calculées, prévues, reproduites et manipulées. Cette orientation permet la vérification expérimentale, mais elle ne saisit pas nécessairement toute la dimension de la parole humaine.

8. Que fait le doute méthodique chez Descartes ?

Il rejette toute possibilité de connaissance afin de préserver l’incertitude comme principe final
Il remplace l’examen rationnel par l’observation des conduites mesurables et reproductibles
Il met provisoirement en doute ce qui peut l’être pour identifier ce qui résiste au doute
Il accepte les vérités transmises par l’autorité lorsqu’elles semblent compatibles avec l’expérience

Il met provisoirement en doute ce qui peut l’être pour identifier ce qui résiste au doute

Explication

Le doute méthodique suspend provisoirement les certitudes susceptibles d’être contestées afin de trouver un point résistant au doute. Il ne constitue donc pas un refus définitif de connaître, contrairement à la position sceptique radicale.

9. Quelle distinction oppose la science moderne à la psychologie dans leur rapport au sujet ?

La science moderne étudie la singularité du sujet, tandis que la psychologie transforme les expériences en lois générales
La science moderne privilégie la parole personnelle, tandis que la psychologie cherche à produire des mesures indépendantes
La science moderne écarte le sujet producteur pour viser des énoncés objectifs, tandis que la psychologie s’intéresse au sujet
La science moderne dépend de l’interprétation du chercheur, tandis que la psychologie exclut toute dimension subjective

La science moderne écarte le sujet producteur pour viser des énoncés objectifs, tandis que la psychologie s’intéresse au sujet

Explication

La science moderne cherche à produire des énoncés objectifs et généralisables en écartant le sujet qui les produit, alors que la psychologie prend le sujet pour objet d’intérêt. La réduction scientifique au mesurable ne correspond donc pas à l’attention psychologique portée à la subjectivité.

10. Quelle caractéristique distingue principalement la clinique médicale de la recherche de connaissances généralisables ?

Elle décrit les maladies en fonction de leur évolution et de leurs mutations.
Elle privilégie l’étude expérimentale des causes communes à plusieurs maladies.
Elle examine chaque patient au cas par cas, au plus près de son expérience de la maladie.
Elle regroupe les patients selon des catégories statistiques afin d’établir des lois générales.

Elle examine chaque patient au cas par cas, au plus près de son expérience de la maladie.

Explication

La clinique médicale se déroule au chevet du malade et considère chaque patient comme un cas différencié. La recherche généralisable vise plutôt des connaissances applicables à un ensemble de situations.

11. Un médecin regroupe plusieurs symptômes observés chez un patient afin d’identifier une maladie : quelle démarche mobilise-t-il principalement ?

L’étiologie, qui recherche les causes de la maladie.
La nosographie, qui décrit l’évolution des maladies.
La sémiologie, qui étudie les signes de la maladie.
Le pronostic, qui prévoit l’issue probable de la maladie.

La sémiologie, qui étudie les signes de la maladie.

Explication

La sémiologie étudie les signes et les symptômes, qui peuvent être regroupés pour reconnaître une pathologie. L’étiologie porte plutôt sur les causes de la maladie.

12. Dans quel ordre général s’organise la démarche clinique médicale après l’observation d’un malade ?

Établir le diagnostic, rechercher l’étiologie, formuler le pronostic, puis mettre en œuvre un traitement.
Décrire la maladie, classer le patient, formuler le pronostic, puis rechercher les symptômes.
Formuler le pronostic, observer les signes, classer la maladie, puis rechercher son étiologie.
Rechercher l’étiologie, appliquer un traitement, établir le diagnostic, puis décrire l’évolution.

Établir le diagnostic, rechercher l’étiologie, formuler le pronostic, puis mettre en œuvre un traitement.

Explication

La démarche médicale comprend successivement le diagnostic, l’étude étiologique, le pronostic et la mise en œuvre d’un ou plusieurs traitements. Les autres séquences mélangent ces étapes ou remplacent certaines d’entre elles par des opérations différentes.

13. Pourquoi la psychiatrie apparaît-elle comme une clinique distincte de la médecine organique ?

Elle se limite à classer les comportements selon des critères administratifs et sociaux.
Elle se constitue face à des phénomènes psychiques que la médecine organique ne parvient pas à expliquer.
Elle reprend les méthodes de la médecine somatique pour traiter les lésions physiques.
Elle se développe pour perfectionner l’étude anatomique des organes responsables des maladies corporelles.

Elle se constitue face à des phénomènes psychiques que la médecine organique ne parvient pas à expliquer.

Explication

La psychiatrie naît des échecs de la médecine organique devant des phénomènes psychiques inexplicables dans le cadre de la physique. La médecine somatique vise principalement les atteintes du corps, ce qui ne suffit pas à rendre compte de ces phénomènes.

14. Quelle transformation caractérise la psychiatrie au XIXe siècle dans sa manière de considérer les personnes dites « folles » ?

Elle les considère comme atteintes de maladies et parle d’aliénation mentale.
Elle les décrit comme des sujets guéris par la seule correction de leur conduite.
Elle les considère comme des individus à enfermer en raison d’une faute morale.
Elle les rattache principalement à des lésions corporelles observables par la physique.

Elle les considère comme atteintes de maladies et parle d’aliénation mentale.

Explication

Au XIXe siècle, la psychiatrie médicalise la folie en considérant ces personnes comme malades et en utilisant la notion d’aliénation mentale. Les conceptions antérieures les traitaient davantage comme des « fous » à enfermer ou à corriger.

15. Quelle opposition caractérise le rapport de la psychiatrie et de la psychanalyse au sujet étudié ?

La psychiatrie privilégie la subjectivité, tandis que la psychanalyse reprend le modèle des maladies organiques.
La psychiatrie étudie les conduites verbales, tandis que la psychanalyse classe les maladies corporelles.
La psychiatrie et la psychanalyse adoptent toutes deux une conception homogène du fonctionnement psychique.
La psychiatrie reste liée à la médecine organique, tandis que la psychanalyse s’intéresse à la subjectivité vécue.

La psychiatrie reste liée à la médecine organique, tandis que la psychanalyse s’intéresse à la subjectivité vécue.

Explication

La psychiatrie demeure héritière de la médecine organique, alors que la psychanalyse cherche à comprendre ce que vit subjectivement chaque personne. L’idée d’une conception homogène du champ psychologique contredit la distinction entre ces approches.

16. Que désigne principalement le terme « psychopathologie » dans son usage contemporain ?

Les théories qui définissent le fonctionnement psychique.
Les signes corporels permettant de diagnostiquer une affection organique.
Les maladies psychiques considérées comme des entités médicales.
Les traitements destinés à modifier les comportements pathologiques.

Les théories qui définissent le fonctionnement psychique.

Explication

Aujourd’hui, la psychopathologie désigne des théories portant sur le fonctionnement psychique. Son sens ancien renvoyait davantage aux maladies psychiques elles-mêmes.

17. Comment la clinique de la psychologie étudie-t-elle les sujets concernés ?

Elle mesure leurs symptômes corporels sans intégrer leur propre parole.
Elle observe leurs comportements et leurs conduites en tenant compte de ce qu’ils peuvent dire.
Elle recherche les causes organiques des troubles en écartant les conduites observables.
Elle classe leurs propos selon des catégories sans examiner leurs comportements.

Elle observe leurs comportements et leurs conduites en tenant compte de ce qu’ils peuvent dire.

Explication

La clinique psychologique associe l’observation des comportements et des conduites à la prise en compte de la parole des sujets. Réduire l’examen aux signes corporels négligerait précisément la dimension subjective considérée par cette clinique.

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Qu'est-ce que la psychologie clinique étudie?

Les failles et tensions entre souffrance, questionnement et réponses thérapeutiques.

Pourquoi le savoir général sur l'être humain est-il insuffisant?

Il ne rend pas compte de chaque individu personnellement.

Comment évoluent les maladies et formes de souffrance?

Elles évoluent avec les mœurs de chaque époque.

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