QCM : Psychose et idées délirantes — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne principalement le facteur de risque génétique dans la survenue d’une psychose ?

Un mode d’apparition toujours brutal du délire
Une adhésion totale au contenu délirant
Une transmission familiale qui augmente la probabilité de développer le trouble
Une infection virale contractée pendant l’adolescence

Une transmission familiale qui augmente la probabilité de développer le trouble

Explication

Les facteurs génétiques correspondent à une transmission familiale qui accroît le risque de psychose, comme le montrent les études familiales et de jumeaux. Les autres propositions décrivent des facteurs environnementaux ou des caractéristiques cliniques du délire.

2. Quel effet la systématisation d’un délire a-t-elle le plus souvent sur la conviction du patient ?

Elle rend la conviction plus cohérente et plus résistante à la critique
Elle supprime entièrement la participation affective
Elle limite le délire à un seul domaine de la vie
Elle transforme le délire en hallucination sensorielle

Elle rend la conviction plus cohérente et plus résistante à la critique

Explication

La systématisation donne au délire une cohérence interne qui le rend plus crédible et plus difficile à remettre en question. Elle ne le limite pas à un secteur et ne le transforme pas en hallucination.

3. Quelle proportion de l’évolution d’un épisode psychotique bref suit, selon la règle des trois tiers, vers une psychose chronique ?

La quasi-totalité des cas
Les deux tiers des cas
La moitié des cas
Un tiers des cas

Un tiers des cas

Explication

La règle des trois tiers indique qu’un tiers des épisodes évolue vers une psychose chronique. Les autres tiers correspondent à une guérison ou à un trouble bipolaire.

4. En quoi les hallucinations acoustico-verbales diffèrent-elles des hallucinations visuelles ?

Les premières traduisent une interprétation erronée, alors que les secondes résultent d’un automatisme mental
Les premières sont toujours intrapsychiques, alors que les secondes sont limitées aux perceptions olfactives et gustatives
Les premières correspondent à des sensations corporelles, alors que les secondes relèvent d’une conviction délirante de persécution
Les premières sont des voix perçues comme extérieures, alors que les secondes concernent des perceptions sans réalité objective de formes ou d’objets visuels

Les premières sont des voix perçues comme extérieures, alors que les secondes concernent des perceptions sans réalité objective de formes ou d’objets visuels

Explication

Les hallucinations acoustico-verbales sont des voix perçues comme extérieures au patient, tandis que les hallucinations visuelles concernent des perceptions visuelles sans réalité objective. La sensation corporelle correspond plutôt aux hallucinations cénesthésiques.

5. Quelle est la fonction principale de l’organisation délirante dans l’évaluation clinique d’un délire ?

Distinguer une hallucination auditive d’une hallucination visuelle
En préciser la cohérence interne et l’étendue dans la vie du patient
Identifier l’origine génétique d’une psychose
Mesurer la durée exacte d’un épisode psychotique bref

En préciser la cohérence interne et l’étendue dans la vie du patient

Explication

L’organisation délirante sert surtout à décrire comment le délire se structure et jusqu’où il envahit la vie du sujet, notamment sous forme de réseau ou de secteur. Elle n’a pas pour fonction de distinguer les types d’hallucinations ni d’évaluer la génétique.

6. En quoi les facteurs génétiques et les facteurs environnementaux diffèrent-ils dans le risque de schizophrénie ?

Les facteurs génétiques concernent uniquement les infections néonatales, tandis que les facteurs environnementaux se limitent aux études de jumeaux
Les facteurs génétiques correspondent surtout à l’urbanicité, tandis que les facteurs environnementaux reposent sur les antécédents familiaux
Les facteurs génétiques protègent de la schizophrénie, alors que les facteurs environnementaux en réduisent la fréquence
Les facteurs génétiques traduisent une vulnérabilité héréditaire, tandis que les facteurs environnementaux incluent l’urbanicité, le cannabis, la migration et les traumatismes infantiles

Les facteurs génétiques traduisent une vulnérabilité héréditaire, tandis que les facteurs environnementaux incluent l’urbanicité, le cannabis, la migration et les traumatismes infantiles

Explication

Les facteurs génétiques augmentent le risque par l’hérédité et les études familiales ou de jumeaux, alors que les facteurs environnementaux comprennent notamment l’urbanicité, le cannabis, la migration et les traumatismes infantiles. Les autres propositions inversent ou confondent ces deux catégories.

7. Quel est le rôle principal des idées délirantes dans le cadre d’un trouble psychotique ?

Altérer le contenu de la pensée en imposant une conviction fausse
Provoquer uniquement des troubles du langage écrit
Rendre la perception sensorielle plus précise
Supprimer complètement la mémoire autobiographique

Altérer le contenu de la pensée en imposant une conviction fausse

Explication

Les idées délirantes correspondent à une conviction fausse, non partagée et résistante au raisonnement, qui altère le contenu de la pensée. Elles constituent un symptôme central de la psychose, et non un trouble isolé de la mémoire ou du langage.

8. Chez un patient convaincu d’être contrôlé par une force extérieure et décrivant ses pensées comme imposées, quel mécanisme délirant faut-il reconnaître ?

Un automatisme mental
Un mécanisme interprétatif
Un mécanisme intuitif
Une hallucination visuelle

Un automatisme mental

Explication

L’automatisme mental correspond à l’impression que les pensées ou les actes sont dictés par une force extérieure, avec vécu d’influence ou de vol de la pensée. Un mécanisme interprétatif repose au contraire sur une conclusion erronée tirée d’un fait objectivable.

9. Quel type de délire se caractérise par une conviction d’être trompé, avec une organisation en secteur et une évolution souvent insidieuse ?

Le syndrome de référence
Le délire érotomaniaque
Le délire de jalousie
Le délire d’interprétation

Le délire de jalousie

Explication

Le délire de jalousie repose sur la conviction délirante d’être trompé et s’organise classiquement en secteur. Le délire d’interprétation, lui, repose surtout sur l’interprétation erronée de faits comme preuves d’un préjudice.

10. À qui attribue-t-on l’origine étymologique du terme « schizophrénie », issu de l’idée de « fractionnement de l’esprit » ?

À Kraepelin
À Freud
À Bleuler
À Pinel

À Bleuler

Explication

Le terme renvoie à l’idée de « schizein » et « phrèn », et il est classiquement attribué à Bleuler dans la nosographie de la schizophrénie. Kraepelin a surtout décrit la démence précoce, pas l’étymologie du terme.

11. Quelle mesure constitue la base de la prise en charge d’une psychose pour assurer une surveillance et une stabilisation rapides ?

La réassurance simple en consultation
La seule psychothérapie de soutien
L’arrêt immédiat de tout traitement
L’hospitalisation

L’hospitalisation

Explication

L’hospitalisation permet une surveillance étroite et un traitement intensif, surtout en phase aiguë. La psychothérapie seule ou la simple réassurance ne suffisent pas à stabiliser rapidement un épisode psychotique.

12. Quel mécanisme délirant correspond à une conclusion erronée tirée d’un fait objectivable, comme interpréter un bruit de micro-ondes comme une surveillance ?

L’imagination délirante
L’interprétation délirante
L’intuition délirante
L’automatisme mental

L’interprétation délirante

Explication

L’interprétation délirante part d’un élément réel pour en tirer une conclusion fausse. L’automatisme mental, lui, renvoie plutôt à des pensées ou actions vécues comme imposées de l’extérieur.

13. Dans la prise en charge d’une psychose, quel examen doit systématiquement être réalisé pour éliminer une cause organique cérébrale ?

Une radiographie du thorax
Un dosage des anticorps antipsychotiques
Une électroencéphalographie seule
Une IRM cérébrale

Une IRM cérébrale

Explication

L’IRM cérébrale fait partie du bilan indispensable pour rechercher une origine organique des troubles psychotiques. L’EEG peut être utile, mais il ne remplace pas l’imagerie cérébrale.

14. Chez un patient qui ne reconnaît pas le caractère anormal de ses symptômes et présente une conviction fausse, quel élément permet le mieux de conclure à une psychose ?

Une humeur triste sans atteinte du jugement
Un trouble du sommeil isolé sans conviction fausse
Une simple anxiété avec conscience du trouble
L’altération du sens de la réalité avec délire comme symptôme central

L’altération du sens de la réalité avec délire comme symptôme central

Explication

La psychose se définit par une altération du sens de la réalité et de soi, avec le délire comme symptôme central. L’absence de conscience du trouble chez le patient est aussi un élément clé.

15. Quel est le trait caractéristique d’un délire en secteur ?

Il reste limité à un domaine précis de la vie
Il ne comporte aucune adhésion du patient
Il repose uniquement sur des hallucinations auditives
Il envahit tous les domaines de la vie du patient

Il reste limité à un domaine précis de la vie

Explication

Le délire en secteur est circonscrit à un domaine spécifique, comme le couple ou la famille. À l’inverse, un délire en réseau s’étend à tous les champs de la vie du sujet.

16. Quel principe décrit le mieux l’organisation délirante en réseau ?

Le délire envahit tous les champs de la vie du sujet
Le délire repose surtout sur des hallucinations visuelles
Le délire disparaît dès que le patient est rassuré
Le délire se limite à un seul domaine précis

Le délire envahit tous les champs de la vie du sujet

Explication

L’organisation en réseau correspond à un délire qui s’étend à l’ensemble de la vie du sujet et de ses relations. À l’inverse, une organisation en secteur reste limitée à un domaine précis comme le couple ou la famille.

17. Que désigne une hallucination visuelle complexe ?

Des voix perçues comme extérieures au patient
La perception d’individus ou d’animaux inexistants
Une conviction fausse sans perception sensorielle
Une sensation corporelle de transformation locale

La perception d’individus ou d’animaux inexistants

Explication

Les hallucinations visuelles complexes correspondent à la perception d’objets ou d’êtres élaborés, comme des individus ou des animaux, sans réalité objective. Les voix perçues comme extérieures relèvent plutôt des hallucinations acoustico-verbales.

18. Dans la schizophrénie, à quoi correspond la « règle des 3 D » qui oriente le diagnostic ?

À la dépersonnalisation, au délire et à la dépendance
À la démence, au déni et à la dépression
À la dissociation, au délire et au déficit
À la douleur, au découragement et au désengagement

À la dissociation, au délire et au déficit

Explication

La règle des 3 D associe dissociation, délire et déficit, avec une évolution qui doit dépasser six mois. Les autres propositions mélangent des notions psychopathologiques qui ne constituent pas ce cadre diagnostique.

19. À quel âge la schizophrénie débute-t-elle le plus souvent ?

Entre 15 et 30 ans
Dès la petite enfance
Après 60 ans
Après 40 ans

Entre 15 et 30 ans

Explication

La schizophrénie apparaît typiquement chez l’adulte jeune, le plus souvent entre 15 et 30 ans. Les autres propositions correspondent à des âges moins caractéristiques de ce trouble.

20. Quel facteur de risque est directement lié à une plus grande vulnérabilité de type héréditaire dans la schizophrénie ?

Une alimentation pauvre en oméga-3
Une pratique sportive intense et régulière
Une concordance élevée chez les jumeaux monozygotes
Un trouble du sommeil isolé à l’âge adulte

Une concordance élevée chez les jumeaux monozygotes

Explication

Les études de jumeaux montrent une forte composante génétique, avec une concordance élevée chez les jumeaux monozygotes. Les autres propositions ne correspondent pas aux facteurs de risque décrits pour la schizophrénie.

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Psychose — définition ?

Altération du sens de la réalité et de soi.

Délire — symptôme central ?

Conviction fausse, systématisée.

Idées délirantes — thématiques ?

Persécution, mégalomanie, influence, référence.

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