QCM : Thermodynamique physiologique et diffusion — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel type de système peut échanger avec son milieu à la fois de la matière, de la chaleur et du travail mécanique ?

Système adiabatique
Système fermé
Système ouvert
Système isolé

Système ouvert

Explication

Un système ouvert échange de la matière, de la chaleur et du travail mécanique avec l’extérieur. À l’inverse, un système fermé n’échange pas de matière et un système isolé n’échange ni matière ni chaleur ni travail mécanique.

2. Dans une cellule, quel élément caractérise le vivant du point de vue du transfert d’énergie ?

La masse totale de la cellule uniquement
Le temps de séjour des molécules dans la cellule
Le flux d’énergie qui traverse la cellule
La variation de volume de la cellule seulement

Le flux d’énergie qui traverse la cellule

Explication

Le flux d’énergie traversant une cellule est ce qui caractérise le vivant. Les autres propositions ne décrivent pas directement le flux d’énergie traversant la cellule.

3. Si une grandeur se mesure localement et ne s’additionne pas quand on regroupe des morceaux de système, de quel type de variable s’agit-il ?

Énergie cinétique
Variable extensive
Fonction d’état
Variable intensive

Variable intensive

Explication

Une variable intensive se mesure localement et ne s’additionne pas. Une variable extensive, elle, dépend de la taille du système et s’additionne.

4. Pourquoi ne peut-on pas considérer P, V et T comme des variables indépendantes pour un gaz idéal ?

Elles ne dépendent pas du nombre de moles n
Elles vérifient l’équation d’état PV = nRT
Elles se compensent pour rendre le gaz incompressible
Elles sont liées par une relation linéaire entre P et V seulement

Elles vérifient l’équation d’état PV = nRT

Explication

Pour un gaz idéal, P, V et T sont liées par PV = nRT, donc elles ne sont pas indépendantes. Les autres propositions contredisent cette relation d’état.

5. La définition « la variation d’une grandeur dépend uniquement de l’état initial et de l’état final » correspond à quelle notion ?

Un processus réversible
Une fonction d’état
Une variable extensive
Un travail mécanique

Une fonction d’état

Explication

Une fonction d’état a une variation qui ne dépend que des états initial et final. Le travail et les variables extensives dépendent en revanche du chemin ou de la taille du système.

6. Pour une transformation à pression constante, quelle expression donne le travail W en fonction des volumes initial et final ?

W = P(Vf + Vi)
W = P(Vf − Vi)
W = −P(Vf + Vi)
W = −P(Vf − Vi)

W = −P(Vf − Vi)

Explication

À pression constante, le travail vaut W = −P(Vf − Vi). Le signe négatif correspond à la convention indiquée dans l’expression, tandis que les autres formules changent le signe ou la combinaison des volumes.

7. Quelle affirmation distingue le mieux le travail de la variation d’une fonction d’état ?

Le travail dépend uniquement du nombre de moles n, tandis que la fonction d’état dépend uniquement de P
Le travail dépend du chemin suivi, tandis que la fonction d’état ne dépend que des états initial et final
La variation d’une fonction d’état dépend uniquement du type de transformation (adiabatique ou isotherme)
La fonction d’état dépend du chemin suivi, tandis que le travail ne dépend que des états initial et final

Le travail dépend du chemin suivi, tandis que la fonction d’état ne dépend que des états initial et final

Explication

Le travail dépend de la manière dont on passe du volume initial au volume final, alors que la variation d’une fonction d’état ne dépend que des états initial et final. Les autres choix inversent la dépendance ou introduisent des facteurs non pertinents.

8. Quel énoncé résume le premier principe de la thermodynamique pour un système isolé ?

La chaleur créée dans le système augmente toujours l’énergie totale
L’énergie potentielle ne peut pas se convertir en énergie interne
Le système isolé échange de la chaleur avec le milieu
Les énergies se transforment sans gain ni perte, et l’énergie totale reste constante

Les énergies se transforment sans gain ni perte, et l’énergie totale reste constante

Explication

Le premier principe affirme que les formes d’énergie sont interconvertibles sans gain ni perte et que l’énergie totale d’un système isolé reste constante. Les autres propositions contredisent l’idée de conservation pour un système isolé.

9. Si la température d’un système reste constante pendant qu’il reçoit de la chaleur, que peut-on conclure sur le transfert thermique ?

L’entropie du système ne peut pas varier
La chaleur reçue est nécessairement nulle
Une transformation réversible a forcément lieu
Le transfert de chaleur peut continuer malgré une température constante

Le transfert de chaleur peut continuer malgré une température constante

Explication

La température peut rester constante pendant un changement d’état tout en recevant de la chaleur, donc le transfert thermique n’est pas annulé. Une température constante n’implique pas absence de transfert de chaleur.

10. Pour relier la variation d’entropie à une chaleur échangée de manière réversible, quelle relation de base doit-on utiliser ?

dS = δQ/T
δQ = S·T
dS = T/δQ
ΔS = Q·T

dS = δQ/T

Explication

La relation réversible fondamentale est dS = δQ/T. Les autres propositions confondent chaleur et entropie ou inversent la dépendance.

11. Dans un système isolé, quelle évolution de l’entropie est attendue selon le caractère réversible ou irréversible d’une transformation ?

Réversible : entropie constante, irréversible : entropie augmente
Réversible : entropie constante, irréversible : entropie diminue
Réversible : entropie diminue, irréversible : entropie constante
Réversible : entropie augmente, irréversible : entropie augmente

Réversible : entropie constante, irréversible : entropie augmente

Explication

Dans un système isolé, une transformation réversible conserve l’entropie, tandis qu’une transformation irréversible l’augmente. Une diminution d’entropie est impossible dans ce cadre.

12. Que mesure principalement l’entropie d’un système au niveau microscopique et en termes de capacités d’organisation ?

La quantité totale de chaleur stockée
Le nombre d’états microscopiques accessibles et l’étendue des configurations possibles
La vitesse moyenne des particules du système
L’énergie interne exacte indépendante des états

Le nombre d’états microscopiques accessibles et l’étendue des configurations possibles

Explication

L’entropie mesure la dispersion de l’énergie dans les états microscopiques et l’espace des états accessibles. Elle ne se réduit pas à une énergie interne ni à une vitesse moyenne.

13. Quelle expression donne l’énergie libre de Gibbs en fonction des grandeurs thermodynamiques courantes ?

G = U + TS
G = U − TS
G = U − PV + TS
G = U + PV − TS

G = U + PV − TS

Explication

L’énergie libre de Gibbs est définie par G = U + PV − TS. Elle ne se réduit pas à l’énergie interne seule.

14. Quelle relation définit l’enthalpie et quelle interprétation est donnée à pression constante pour une transformation biochimique ?

H = U − PV et, à pression constante, elle représente le travail échangé
H = U + TS et, à pression constante, elle représente la variation d’énergie interne
H = U + PV et, à pression constante, elle représente la chaleur échangée
H = TS et, à pression constante, elle représente la chaleur échangée

H = U + PV et, à pression constante, elle représente la chaleur échangée

Explication

L’enthalpie est H = U + PV et, à pression constante, elle représente la chaleur échangée lors d’une transformation biochimique. L’enthalpie ne doit pas être confondue avec l’énergie libre de Gibbs.

15. À température et pression constantes, quelle relation relie la variation de Gibbs à celles de l’énergie interne, du volume et de l’entropie ?

ΔG = ΔU + PΔV − TΔS
ΔG = PΔV − TΔS
ΔG = ΔU − PΔV + TΔS
ΔG = ΔU + TΔS

ΔG = ΔU + PΔV − TΔS

Explication

À température et pression constantes, la relation de variation est ΔG = ΔU + PΔV − TΔS. Les distracteurs modifient des signes ou omettent des termes essentiels.

16. À température ambiante, quelle condition sur ΔG est associée aux transformations spontanées étudiées dans le cours ?

ΔG < 0
ΔG peut être positive ou négative sans condition
ΔG = 0
ΔG > 0

ΔG < 0

Explication

Dans le cours, les transformations spontanées considérées ont ΔG < 0, alors que ΔG = 0 correspond à l’équilibre ou à une transformation réversible. Une valeur ΔG > 0 n’indique pas la spontanéité ici.

17. Que signifie l’état quasi stationnaire d’une cellule en présence d’entrées et de sorties continues d’énergie ?

L’entropie de la cellule diminue nécessairement
Il n’y a aucun échange d’énergie avec l’extérieur
L’énergie interne reste approximativement constante malgré des flux continus
L’énergie interne augmente continuellement au cours du temps

L’énergie interne reste approximativement constante malgré des flux continus

Explication

L’état quasi stationnaire correspond à une énergie interne approximativement constante, même si l’énergie entre et sort en continu. L’absence de flux énergétique ne fait pas partie de cette notion.

18. Comment le cours définit-il le métabolisme ?

Le métabolisme correspond au flux d’énergie traversant l’organisme vivant
Le métabolisme correspond seulement à la chaleur perdue vers l’extérieur
Le métabolisme correspond au bilan énergétique des nutriments sans circulation d’énergie
Le métabolisme correspond uniquement à la quantité d’énergie stockée dans la cellule

Le métabolisme correspond au flux d’énergie traversant l’organisme vivant

Explication

Le métabolisme mesure le flux d’énergie traversant l’organisme vivant. Il ne se limite pas à la quantité d’énergie stockée.

19. Si l’activité énergétique sortante d’un organisme augmente, quelle compensation le cours exige-t-il pour que son état énergétique reste stable ?

Il faut augmenter les apports de manière équivalente
Il faut augmenter les pertes sans ajustement des apports
Il faut réduire la température interne
Aucune compensation n’est nécessaire

Il faut augmenter les apports de manière équivalente

Explication

Toute augmentation de l’activité énergétique sortante doit être compensée par une augmentation équivalente des apports, sinon l’état énergétique change. L’idée d’ajustement des apports est essentielle.

20. Que représente le potentiel chimique μ d’une substance ?

Une énergie par unité de surface correspondant à un flux
Une énergie libre totale échangée entre deux compartiments
Une énergie totale apportée au système lors de l’ajout de la quantité de substance
Une quantité d’énergie par mole associée à l’ajout de cette substance au système

Une quantité d’énergie par mole associée à l’ajout de cette substance au système

Explication

Le potentiel chimique μ est défini comme une quantité d’énergie par mole associée à l’ajout de la substance au système. L’option 0 confond avec une énergie totale de type μiΔni.

21. Un flux vectoriel se définit comme :

Une quantité extensive traversant une unité de surface par unité de temps dans une direction donnée
Une quantité scalaire qui ne dépend pas de la direction et ne transporte pas de grandeur extensive
Un débit volumique d’un soluté uniquement mesuré en l’absence de gradients
Une variation de potentiel électrique indépendante du transport de matière

Une quantité extensive traversant une unité de surface par unité de temps dans une direction donnée

Explication

Un flux vectoriel est une grandeur extensive traversant une unité de surface par unité de temps, orientée dans une direction donnée. Les autres propositions décrivent plutôt des grandeurs scalaires ou des notions non liées au transport directionnel.

22. Dans quel cas un flux est-il nul selon la règle liant flux, force thermodynamique et conductance ?

Quand la conductance est nulle, même si une force thermodynamique existe
Quand la force thermodynamique est nulle, même si la conductance existe
Quand la température du milieu est identique des deux côtés
Quand la différence de potentiel électrique est nulle

Quand la force thermodynamique est nulle, même si la conductance existe

Explication

La règle indique que le flux nécessite une force thermodynamique et une conductance et qu’il est nul si l’un des deux facteurs est nul. Les choix sur la conductance et la différence de potentiel ne correspondent pas à la condition posée pour cette option.

23. Quelle paire correspond correctement au type de phénomène de transport ?

Différence de température → filtration ; différence de pression → diffusion ; différence de concentration → électrophorèse ; différence de potentiel électrique → thermodiffusion
Différence de température → thermodiffusion ; différence de pression → filtration ; différence de concentration → diffusion ; différence de potentiel électrique → électrophorèse
Différence de température → diffusion ; différence de pression → électrophorèse ; différence de concentration → thermodiffusion ; différence de potentiel électrique → filtration
Différence de température → électrophorèse ; différence de pression → thermodiffusion ; différence de concentration → filtration ; différence de potentiel électrique → diffusion

Différence de température → thermodiffusion ; différence de pression → filtration ; différence de concentration → diffusion ; différence de potentiel électrique → électrophorèse

Explication

Le modèle associe directement chaque type de gradient à une forme de transport : température (thermodiffusion), pression (filtration), concentration (diffusion), potentiel électrique (électrophorèse). Les autres propositions permutent ces associations.

24. La fonction de dissipation de Rayleigh s’écrit Φ = J₁X₁ + J₂X₂ + … et doit-elle être positive ?

Non, sa valeur peut être quelconque sans impact sur la dissipation
Oui, elle doit être positive pour qu’il y ait dissipation d’énergie
Oui, mais uniquement si un flux Jᵢ est nul
Non, elle doit être négative pour que l’énergie libre diminue

Oui, elle doit être positive pour qu’il y ait dissipation d’énergie

Explication

La dissipation d’énergie correspond à une fonction de dissipation Rayleigh positive. Les distracteurs contredisent cette exigence ou ajoutent des conditions non établies.

25. Comment définit-on l’affinité d’une réaction ?

Comme la somme des potentiels chimiques uniquement des réactants
Comme le gradient électrochimique associé aux flux membranaires
Comme le produit de la constante d’équilibre par les potentiels chimiques
Comme la somme algébrique des coefficients stœchiométriques multipliés par les potentiels chimiques des réactants et produits

Comme la somme algébrique des coefficients stœchiométriques multipliés par les potentiels chimiques des réactants et produits

Explication

L’affinité est la somme algébrique νᵢμᵢ, où les νᵢ sont les coefficients stœchiométriques et les μᵢ les potentiels chimiques des réactifs et produits. Le distracteur 3 confond avec une notion liée à un gradient électrochimique pour un flux vectoriel.

26. Quel est l’idée centrale du couplage des flux ?

Une réaction peut fonctionner en consommant l’entropie ou l’énergie libre grâce à une autre réaction dissipative produisant davantage d’entropie
Une réaction couplée s’arrête dès qu’une entropie est consommée
Une réaction ne peut fonctionner que si elle produit de l’énergie libre vers l’extérieur
Le couplage signifie que deux flux deviennent identiques en direction et en intensité

Une réaction peut fonctionner en consommant l’entropie ou l’énergie libre grâce à une autre réaction dissipative produisant davantage d’entropie

Explication

Le couplage des flux permet à une réaction qui consomme de l’entropie ou de l’énergie libre de se produire grâce à une autre réaction dissipative générant plus d’entropie. Les autres options n’expriment pas ce mécanisme de redistribution de la dissipation.

27. La diffusion correspond à :

Le transport net uniquement provoqué par un gradient de pression sans agitation thermique
Le transport net de matière dû à l’agitation thermique désordonnée, mouvement brownien
Le transport d’énergie sans déplacement de matière
Le déplacement des molécules uniquement dans une direction imposée par un champ externe

Le transport net de matière dû à l’agitation thermique désordonnée, mouvement brownien

Explication

La diffusion est définie comme le transport net de matière provoqué par l’agitation thermique désordonnée (mouvement brownien). Les distracteurs décrivent plutôt un transport dirigé ou un phénomène sans transport de matière.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 54 flashcards sur Thermodynamique physiologique et diffusion.

Qu'est-ce qu'un système ouvert peut échanger avec son milieu extérieur ?

De la matière, de la chaleur et du travail mécanique.

Qu'est-ce qu'un système isolé n'échange pas ?

Ni matière, ni chaleur, ni travail mécanique.

Qu'est-ce qu'un système adiabatique peut recevoir ?

Un travail mécanique.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Thermodynamique physiologique et diffusion.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM