QCM : Troubles de l'humeur et bipolarité — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction correspond le mieux entre épisode dépressif caractérisé et trouble dépressif ?

L’épisode dépressif caractérisé correspond à une forme chronique, tandis que le trouble dépressif est limité à quinze jours
L’épisode dépressif caractérisé désigne une dépression secondaire, tandis que le trouble dépressif désigne une dépression primaire
L’épisode dépressif caractérisé dépend uniquement des antécédents, tandis que le trouble dépressif décrit les symptômes du moment
L’épisode dépressif caractérisé repose sur la sémiologie actuelle, tandis que le trouble dépressif tient compte de l’évolution longitudinale et des antécédents

L’épisode dépressif caractérisé repose sur la sémiologie actuelle, tandis que le trouble dépressif tient compte de l’évolution longitudinale et des antécédents

Explication

L’épisode dépressif caractérisé est défini par l’état thymique actuel, alors que le trouble dépressif s’appuie sur l’histoire évolutive du patient. Les antécédents sont donc essentiels pour le trouble, pas pour la simple description de l’épisode.

2. Quels sont les trois grands domaines sémiologiques qui structurent un épisode thymique dépressif ?

Psycho-affectif, psychomoteur et conduites instinctuelles
Moteur, sensitif et cognitif
Hallucinatoire, délirant et confusionnel
Respiratoire, digestif et cardiovasculaire

Psycho-affectif, psychomoteur et conduites instinctuelles

Explication

Le cours distingue trois domaines : psycho-affectif, psychomoteur et conduites instinctuelles. Cette triade sert de base à l’analyse clinique de l’épisode dépressif.

3. Quelle situation correspond le mieux à une dépression secondaire ?

Une dépression définie uniquement par la durée de ses symptômes
Une dépression expliquée par une substance, un médicament ou une affection somatique
Une dépression survenant sans aucun contexte médical ou toxique
Une dépression liée à une vulnérabilité biologique, psychologique et sociale intriquée

Une dépression expliquée par une substance, un médicament ou une affection somatique

Explication

La dépression secondaire est attribuée à une cause non psychiatrique ou à une substance. Les médicaments, certains toxiques et des maladies somatiques peuvent l’expliquer.

4. Quel ensemble décrit le mieux l’étiologie d’une dépression primaire ?

Une intoxication par une substance dépressogène
Une seule cause endocrinienne isolée
Une complication exclusive des troubles neurologiques
Une intrication de facteurs biologiques, psychologiques et sociologiques

Une intrication de facteurs biologiques, psychologiques et sociologiques

Explication

La dépression primaire est présentée comme multifactorielle, avec interaction entre facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. Elle n’est pas expliquée par une cause unique identifiée.

5. Quel signe appartient au syndrome psycho-affectif de la dépression ?

Bradykinésie et inertie
Hypersynthonie et logorrhée
Insomnie et anorexie
Anhédonie et auto-dévalorisation

Anhédonie et auto-dévalorisation

Explication

Le syndrome psycho-affectif regroupe notamment l’anhédonie, la tristesse envahissante, l’auto-dévalorisation et la culpabilité. La bradykinésie relève plutôt du ralentissement psychomoteur.

6. Quel couple de manifestations correspond aux conduites instinctuelles dans la dépression ?

Ralentissement idéique et ruminations
Idées de grandeur et euphorie
Troubles du sommeil et perturbations de l’appétit
Désorganisation psychique et délire

Troubles du sommeil et perturbations de l’appétit

Explication

Les conduites instinctuelles incluent surtout les troubles du sommeil et de l’appétit, souvent associés à l’asthénie et à des variations pondérales. Les idées de grandeur relèvent au contraire de la manie.

7. Quelle condition fait partie d’une forme complète d’épisode dépressif caractérisé ?

Une durée de moins d’une semaine avec agitation majeure
L’existence d’un unique épisode sans retentissement social
La présence obligatoire de symptômes psychotiques
Une durée d’au moins quinze jours avec retentissement fonctionnel et absence de cause toxique ou organique

Une durée d’au moins quinze jours avec retentissement fonctionnel et absence de cause toxique ou organique

Explication

Une forme complète nécessite au moins quinze jours, une rupture avec l’état antérieur, un retentissement et un nombre suffisant de symptômes, sans cause toxique ou organique. La psychose peut exister, mais n’est pas obligatoire.

8. À propos des formes cliniques dépressives, quelle proposition est exacte ?

Un trouble dépressif récurrent peut être retenu après au moins deux épisodes séparés par une période de deux mois
Une mélancolie est une forme légère sans risque particulier
Un trouble dépressif chronique dure moins de deux ans
L’épisode dépressif caractérisé exige toujours un antécédent dépressif

Un trouble dépressif récurrent peut être retenu après au moins deux épisodes séparés par une période de deux mois

Explication

Le trouble dépressif récurrent est évoqué lorsqu’il existe au moins deux épisodes séparés par au moins deux mois. La mélancolie est au contraire une forme sévère avec risque suicidaire important.

9. Quel élément justifie classiquement une hospitalisation dans un épisode dépressif ?

Une amélioration nette sous psychothérapie
Une rémission complète depuis plus de quatre mois
Un trouble de l’appétit isolé sans autre symptôme
Une mélancolie ou une dépression sévère avec risque suicidaire élevé

Une mélancolie ou une dépression sévère avec risque suicidaire élevé

Explication

L’hospitalisation est indiquée en cas de mélancolie, de dépression sévère avec risque suicidaire élevé, ou lorsque le contexte rend la prise en charge ambulatoire inadaptée. La rémission complète ne justifie pas une hospitalisation.

10. Quelle affirmation concernant les antidépresseurs dans l’épisode dépressif modéré à sévère est correcte ?

Ils n’ont pas d’efficacité avant environ trois semaines et doivent être poursuivis au moins six mois après la rémission
Ils ne doivent jamais être utilisés dans les formes modérées
Ils agissent immédiatement et peuvent être arrêtés dès amélioration des symptômes
Ils sont réservés uniquement aux formes psychotiques

Ils n’ont pas d’efficacité avant environ trois semaines et doivent être poursuivis au moins six mois après la rémission

Explication

Le cours précise un délai d’efficacité d’environ trois semaines et une poursuite d’au moins six mois après la rémission pour consolider l’amélioration. L’arrêt précoce expose à une mauvaise consolidation.

11. Quel élément appartient le mieux au syndrome psycho-affectif de la manie ?

Une idée de grandeur avec surestimation de soi
Une perte du plaisir avec anhédonie
Une hypoactivité motrice avec inertie
Une bradypsychie avec ralentissement idéique

Une idée de grandeur avec surestimation de soi

Explication

Le syndrome psycho-affectif maniaque associe notamment idées de grandeur, insouciance inadaptée, optimisme excessif et anosognosie. La bradypsychie et l’anhédonie évoquent au contraire un tableau dépressif.

12. Quelle association décrit le mieux l’accélération psychomotrice observée dans la manie ?

Tachypsychie, distractibilité et logorrhée
Bradypsychie, attention soutenue et mutisme
Inhibition motrice, ralentissement verbal et tristesse
Anesthésie affective, retrait social et hypersomnie

Tachypsychie, distractibilité et logorrhée

Explication

Dans la manie, l’accélération psychomotrice se traduit par une tachypsychie, une distractibilité et souvent une logorrhée. Les autres propositions correspondent surtout à un syndrome dépressif ou à des signes inverses.

13. Quel signe impose d’évoquer une urgence dans un épisode maniaque ?

Une hypersynthymie isolée
Une humeur expansive sans retentissement
Une fureur maniaque avec hétéro-agressivité
Une simple logorrhée avec euphorie

Une fureur maniaque avec hétéro-agressivité

Explication

La fureur maniaque associe agitation extrême et hétéro-agressivité, ce qui en fait une urgence. Une humeur expansive ou une logorrhée isolée ne suffisent pas à définir cette situation.

14. Quelle affirmation décrit le mieux l’épisode hypomaniaque ?

Une humeur dépressive avec ralentissement psychomoteur
Une exaltation avec altération profonde du fonctionnement social
Une exaltation ou excitation sans altération marquée du fonctionnement
Une agitation avec délire systématique obligatoire

Une exaltation ou excitation sans altération marquée du fonctionnement

Explication

L’hypomanie comporte une exaltation ou une excitation, mais sans retentissement social ou professionnel marqué. L’altération profonde du fonctionnement oriente au contraire vers un épisode maniaque.

15. Quel profil correspond au trouble bipolaire de type 2 ?

Alternance d’épisodes dépressifs caractérisés et d’épisodes hypomaniaques
Dépression persistante sans antécédent d’hypomanie
Survenue d’un épisode maniaque après un antidépresseur
Au moins un épisode maniaque ou mixte, même sans dépression

Alternance d’épisodes dépressifs caractérisés et d’épisodes hypomaniaques

Explication

Le trouble bipolaire de type 2 associe des épisodes dépressifs caractérisés et des épisodes hypomaniaques. Le type 1 repose sur un épisode maniaque ou mixte, et le type 3 sur un épisode déclenché par un antidépresseur.

16. Quel est l’objectif principal du traitement au long cours du trouble bipolaire ?

Éviter uniquement les épisodes dépressifs sans agir sur la manie
Prévenir les rechutes maniaques ou dépressives par stabilisation de l’humeur
Obtenir une disparition immédiate de tout symptôme thymique
Remplacer toute psychothérapie par un antidépresseur

Prévenir les rechutes maniaques ou dépressives par stabilisation de l’humeur

Explication

Le traitement de fond vise la stabilisation de l’humeur et la prévention des rechutes, qu’elles soient maniaques ou dépressives. Le lithium est cité comme référence de thymorégulateur dans cette stratégie.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 16 flashcards sur Troubles de l'humeur et bipolarité.

Trouble de l’humeur — définition ?

Altération de la régulation émotionnelle.

Épisode dépressif caractérisé — durée ?

Au moins 15 jours.

Trouble dépressif — base diagnostique ?

Evolution longitudinale et antécédents.

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