QCM : Urgences thoraciques : démarche et prise en charge — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel signe biologique aide le plus à distinguer une péricardite d’une myocardite dans un contexte clinique proche ?

Une radiographie thoracique normale en faveur d’une myocardite
Une troponine élevée en faveur d’une péricardite
Une troponine normale en faveur d’une péricardite
Un D-dimère élevé en faveur d’une myocardite

Une troponine normale en faveur d’une péricardite

Explication

La troponine est habituellement normale dans la péricardite, alors qu’elle augmente dans la myocardite. Un D-dimère ne permet pas de distinguer ces deux entités.

2. Quel signe traduit une détresse respiratoire sévère ?

Une fréquence cardiaque légèrement accélérée
Une fréquence respiratoire supérieure à 30 par minute
Une douleur rétrosternale isolée
Une saturation normale sous air ambiant

Une fréquence respiratoire supérieure à 30 par minute

Explication

Une polypnée avec fréquence respiratoire supérieure à 30 par minute fait partie des marqueurs de gravité respiratoire. À l’inverse, une douleur isolée ou une saturation normale ne suffit pas à définir une détresse.

3. Quel examen est particulièrement utile pour ne pas méconnaître un infarctus postérieur ou droit ?

Une échographie abdominale
Un ECG à 18 dérivations
Une radiographie thoracique seule
Un dosage des D-dimères

Un ECG à 18 dérivations

Explication

L’ECG à 18 dérivations est utilisé pour mieux détecter les infarctus postérieurs ou droits. La radiographie, les D-dimères ou l’échographie abdominale ne remplissent pas cet objectif.

4. Quel aspect électrocardiographique est le plus évocateur d’une péricardite aiguë ?

Un sus-décalage ST diffus concave sans miroir avec sous-décalage du PR
Un sus-décalage ST territorial convexe avec miroir
Un sous-décalage ST isolé dans un seul territoire
Un bloc de branche gauche de novo

Un sus-décalage ST diffus concave sans miroir avec sous-décalage du PR

Explication

La péricardite aiguë donne classiquement un sus-décalage ST diffus, concave, sans miroir, associé à un sous-décalage du PR. Le sus-décalage territorial avec miroir évoque plutôt un infarctus.

5. Quel élément ECG est typique d’une péricardite aiguë ?

Un sus-décalage ST diffus concave sans miroir avec sous-décalage du PR
Une onde Q pathologique isolée
Un sus-décalage ST systématisé avec miroir
Un bloc de branche gauche de novo

Un sus-décalage ST diffus concave sans miroir avec sous-décalage du PR

Explication

La péricardite aiguë donne classiquement un sus-décalage ST diffus, concave, sans aspect en miroir, souvent associé à un sous-décalage du PR. Le sus-décalage systématisé avec miroir évoque plutôt un infarctus.

6. Quel examen montre directement une embolie pulmonaire en visualisant une lacune endovasculaire ou une absence d’opacification ?

La troponine
La radiographie thoracique standard
L’ECG 18 dérivations
L’angioscanner thoracique injecté

L’angioscanner thoracique injecté

Explication

L’angioscanner injecté est l’examen qui visualise directement l’obstruction artérielle pulmonaire. La radiographie et l’ECG peuvent être normaux ou peu spécifiques.

7. Quel signe est évocateur d’une détresse respiratoire avec hypercapnie ?

Un astérixis associé à des céphalées et des sueurs
Un souffle diastolique irradiant
Une asymétrie tensionnelle entre les bras
Une douleur épigastrique postprandiale

Un astérixis associé à des céphalées et des sueurs

Explication

L’hypercapnie peut s’accompagner de sueurs, céphalées et surtout d’un astérixis, qui doit alerter. Les autres propositions orientent vers d’autres diagnostics, comme une atteinte digestive ou une dissection aortique.

8. Que vise l’acronyme ABCDE dans l’évaluation initiale d’une douleur thoracique ?

La confirmation biologique d’un infarctus
L’identification exclusive des causes coronariennes
Le dépistage rapide des défaillances respiratoires, circulatoires et neurologiques ainsi que du suraccident
L’évaluation de la seule douleur par l’interrogatoire

Le dépistage rapide des défaillances respiratoires, circulatoires et neurologiques ainsi que du suraccident

Explication

ABCDE sert à repérer vite les défaillances respiratoires, circulatoires et neurologiques, ainsi que l’environnement/exposition. Il ne remplace pas un bilan biologique, mais guide l’examen initial.

9. Quel examen confirme le plus classiquement une myocardite ?

L’échographie abdominale
L’IRM cardiaque avec hypersignal T1 sous-épicardique
La radiographie thoracique
Le dosage des D-dimères

L’IRM cardiaque avec hypersignal T1 sous-épicardique

Explication

La myocardite est confirmée par l’IRM cardiaque, avec un hypersignal T1 sous-épicardique. Les autres examens peuvent aider au bilan, mais ne constituent pas l’examen confirmatoire.

10. Quelles affections font partie des « 3P » devant une suspicion d’origine pulmonaire ?

Pulmonaire, pleurale et pancréatique
Pneumothorax, pneumonie et pleurésie
Pancréatite, péritonite et pyélonéphrite
Péricardite, myocardite et tamponnade

Pneumothorax, pneumonie et pleurésie

Explication

Les 3P regroupent pneumothorax, pneumonie et pleurésie. Les autres propositions mélangent des causes extra-thoraciques ou cardiaques qui ne correspondent pas à ce triptyque.

11. Quelle caractéristique décrit le mieux une dissection aortique typique ?

Une occlusion coronaire par thrombus
Une inflammation du péricarde avec épanchement
Une déchirure de l’intima créant un faux chenal
Une obstruction artérielle pulmonaire par thrombus

Une déchirure de l’intima créant un faux chenal

Explication

La dissection aortique correspond à une déchirure de l’intima avec création d’un faux chenal où le sang s’engouffre. Les autres propositions décrivent l’infarctus, la péricardite ou l’embolie pulmonaire.

12. Quelle est la première attitude devant une douleur thoracique aiguë ?

Rechercher d’abord une urgence vitale par les constantes et l’examen clinique
Attendre les résultats de troponine avant tout examen
Orienter d’emblée vers une cause digestive
Réaliser en premier une coronarographie systématique

Rechercher d’abord une urgence vitale par les constantes et l’examen clinique

Explication

La démarche initiale consiste à rechercher rapidement une urgence vitale grâce aux constantes et à l’examen clinique. Les bilans longs ou une coronarographie ne viennent qu’ensuite selon l’orientation clinique.

13. Dans l’algorithme diagnostique de l’embolie pulmonaire, quelle stratégie est recommandée lorsque la probabilité clinique est faible ou modérée ?

Faire un angioscanner d’emblée sans autre test
Se fier uniquement à la radiographie thoracique
Commencer par les D-dimères puis faire un angioscanner si ils sont positifs
Attendre systématiquement une troponine avant d’imager

Commencer par les D-dimères puis faire un angioscanner si ils sont positifs

Explication

En probabilité faible ou modérée, les D-dimères servent d’examen de tri : s’ils sont positifs, on poursuit par un angioscanner. L’angioscanner d’emblée est réservé à une probabilité clinique élevée.

14. Quelle prise en charge est la plus adaptée pour une dissection aortique de type A ?

Une chirurgie en urgence
Une anticoagulation d’emblée
Un traitement uniquement antalgique
Une surveillance simple sans contrôle tensionnel

Une chirurgie en urgence

Explication

Le type A touche l’aorte ascendante et relève d’une chirurgie en urgence. Le type B est au contraire surtout traité médicalement avec contrôle tensionnel strict.

15. Quelle douleur extra-thoracique est classiquement évoquée quand la douleur est épigastrique ?

Un pneumothorax
Un ulcère gastroduodénal
Une embolie pulmonaire
Une péricardite aiguë

Un ulcère gastroduodénal

Explication

Les douleurs extra-thoraciques classiquement épigastriques incluent notamment l’ulcère gastroduodénal. Le pneumothorax, la péricardite et l’embolie pulmonaire sont des causes thoraciques.

16. Dans quel contexte des D-dimères négatifs peuvent-ils aider à exclure une embolie pulmonaire ?

Quand la probabilité clinique est d’emblée élevée
Quand la troponine est augmentée
Quand l’ECG montre un sus-décalage ST systématisé
Quand la probabilité clinique est faible ou modérée

Quand la probabilité clinique est faible ou modérée

Explication

Les D-dimères sont utiles pour exclure une embolie pulmonaire lorsque la probabilité clinique est faible ou modérée. En probabilité élevée, on passe directement à l’angioscanner.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 16 flashcards sur Urgences thoraciques : démarche et prise en charge.

Douleur thoracique aiguë — définition ?

Douleur récente, localisée au thorax, d’origine potentiellement grave.

Urgence vitale — signe ?

Défaillance immédiate pouvant engager le pronostic vital.

ABCDE — étape clé ?

Évaluation rapide des fonctions vitales : Airway, Breathing, Circulation, Disability, Exposure.

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