QCM : Comprendre la prévention du suicide chez les personnes âgées — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment définir le risque suicidaire dans une perspective clinique ?

Une vulnérabilité pouvant concerner toute personne au cours de la vie
Un comportement rare qui n’apparaît qu’à l’adolescence
Un trouble exclusivement lié à une maladie psychiatrique sévère
Une réaction normale qui ne nécessite jamais d’évaluation

Une vulnérabilité pouvant concerner toute personne au cours de la vie

Explication

Le risque suicidaire est présenté comme une notion de vulnérabilité pouvant concerner toute personne à différents moments de la vie. Il n’est pas limité à une population unique ni à une situation exceptionnelle.

2. Que désignent les ressources psychiques dans le contexte du risque suicidaire ?

Des symptômes obligatoires présents chez toute personne en crise
Des médicaments qui réduisent immédiatement les idées noires
Des capacités internes variables qui aident à faire face aux difficultés
Des facteurs sociaux fixes qui ne changent pas avec le temps

Des capacités internes variables qui aident à faire face aux difficultés

Explication

Les ressources psychiques correspondent à des capacités internes qui permettent de faire face aux difficultés. Elles évoluent au fil de la vie et ne sont donc pas figées.

3. Quelle affirmation correspond le mieux à une idée suicidaire ?

Une pensée orientée vers la mort allant jusqu’à envisager comment se donner la mort
Un comportement auto-agressif sans issue fatale
Une mort naturelle survenant après une maladie chronique
Une conduite où la vie est mise en jeu sans expression verbale du désir de mourir

Une pensée orientée vers la mort allant jusqu’à envisager comment se donner la mort

Explication

Les idées suicidaires regroupent des pensées orientées vers la mort, pouvant aller de l’envie de mourir à la planification. La tentative de suicide et les équivalents suicidaires relèvent d’autres définitions.

4. Quel exemple correspond à un équivalent suicidaire ?

Un refus de soins ou de s’alimenter mettant la vie en jeu sans dire vouloir mourir
Une pensée répétée de mort avec planification détaillée
Un geste auto-agressif sans conséquence mortelle
Une tristesse passagère après une dispute

Un refus de soins ou de s’alimenter mettant la vie en jeu sans dire vouloir mourir

Explication

Les équivalents suicidaires sont des comportements où la vie est mise en jeu sans expression ouverte du désir de mort, comme refuser de s’alimenter ou des soins. Cela se distingue d’une tentative de suicide ou d’une idéation suicidaire.

5. Quel élément épidémiologique est mis en avant chez les personnes âgées ?

Le suicide représente une part importante des suicides en France et survient souvent à domicile
Le domicile est exceptionnellement concerné dans les suicides du sujet âgé
Le suicide est beaucoup plus rare chez les plus de 65 ans que chez les jeunes
Les tentatives de suicide sont le plus souvent sans lien avec l’état psychique

Le suicide représente une part importante des suicides en France et survient souvent à domicile

Explication

Chez les personnes âgées, le suicide représente une part importante des suicides en France et survient fréquemment à domicile. Le sujet insiste aussi sur l’augmentation du risque avec l’âge.

6. Quelle cause est fréquemment associée aux tentatives de suicide chez la personne âgée ?

Une absence totale d’isolement relationnel
Un état dépressif souvent présent
Un excès de loisirs et d’activités sociales
Une diminution normale de l’appétit sans retentissement psychique

Un état dépressif souvent présent

Explication

Les tentatives de suicide chez la personne âgée sont très souvent associées à un état dépressif. La solitude et l’isolement relationnel figurent aussi parmi les causes majeures évoquées.

7. Comment la crise suicidaire est-elle caractérisée sur le plan temporel et clinique ?

Une réaction brève sans retentissement sur le risque de passage à l’acte
Un processus psychique réversible limité dans le temps avec un risque majeur à court terme
Un état permanent sans évolution possible
Un trouble somatique sans lien avec l’état émotionnel

Un processus psychique réversible limité dans le temps avec un risque majeur à court terme

Explication

La crise suicidaire est décrite comme un processus psychique réversible et limité dans le temps, avec un risque majeur de passage à l’acte à court terme. Le délai mis en avant est celui des 48 heures.

8. Quelle situation appartient aux périodes de plus grand risque de crise suicidaire ?

Une amélioration durable de l’état émotionnel
Une consultation de routine sans changement particulier
Une activité de loisir habituelle et stable
Une entrée en institution

Une entrée en institution

Explication

L’entrée en institution fait partie des périodes identifiées comme plus à risque, au même titre que les dates anniversaires, une tentative récente ou un changement de saison. Ces contextes peuvent favoriser le passage à l’acte.

9. Quel signe d’alerte doit particulièrement faire évoquer un risque suicidaire ?

Une fatigue stable depuis plusieurs mois sans changement
Une préférence ancienne pour le calme et la solitude
Une amélioration brutale et inexpliquée de l’humeur
Une mémorisation accrue des événements récents

Une amélioration brutale et inexpliquée de l’humeur

Explication

Une amélioration brutale et inexpliquée de l’humeur est citée comme un signal d’alerte important. Elle peut traduire une décision suicidaire déjà prise après une période de tension.

10. Lequel des éléments suivants fait partie des signes d’alerte décrits ?

Une alimentation plus variée depuis quelques semaines
Une activité physique régulière maintenue sans variation
Un intérêt accru pour les échanges sociaux
La rédaction d’une lettre d’adieu ou un refus brutal de communiquer

La rédaction d’une lettre d’adieu ou un refus brutal de communiquer

Explication

La rédaction d’une lettre d’adieu et le refus brutal de communiquer figurent parmi les signes qui doivent alerter. Ils s’ajoutent au repli, à l’anhédonie et à l’autodépréciation.

11. Quel élément correspond le mieux à une urgence suicidaire dans l’évaluation UDRP ?

Une difficulté ancienne sans idée suicidaire actuelle
Une vulnérabilité liée uniquement à l’âge avancé
Une tristesse modérée sans idée de mort
Une situation où le passage à l’acte paraît possible dans les 72 heures

Une situation où le passage à l’acte paraît possible dans les 72 heures

Explication

Dans l’UDRP, l’urgence correspond à un risque de passage à l’acte à très court terme, ici inférieur à 72 heures. Les autres propositions décrivent des facteurs de contexte, mais pas l’urgence elle-même.

12. Quelle question permet d’explorer les facteurs protecteurs lors de l’évaluation UDRP ?

Qu’est-ce qui vous a aidé à lutter jusqu’à maintenant ?
Avez-vous déjà fait une tentative dans le passé ?
Quel moyen précis avez-vous choisi ?
Depuis combien de temps pensez-vous à mourir ?

Qu’est-ce qui vous a aidé à lutter jusqu’à maintenant ?

Explication

Cette question vise directement les ressources et leviers personnels qui protègent la personne. Les autres propositions explorent plutôt l’urgence, la dangerosité ou les antécédents.

13. Quelle attitude correspond le mieux à la posture soignante recommandée en crise suicidaire ?

Poser une question directe sur l’envie de mourir
Raisonner surtout en termes d’interprétation psychologique
Attendre que la personne exprime spontanément son intention
Éviter le sujet pour ne pas influencer la personne

Poser une question directe sur l’envie de mourir

Explication

La fiche recommande une question claire et directe, car elle permet d’obtenir une réponse utile à l’évaluation. Éviter le sujet ou rester dans l’interprétation fait perdre des informations essentielles.

14. Quel élément fait partie de la surveillance recommandée pendant la crise suicidaire ?

Un entretien unique en début de crise sans réévaluation
Une simple écoute empathique sans cadre de protection
Une évaluation quotidienne de l’humeur, du comportement et des idées noires
Une surveillance limitée aux moments d’agitation visible

Une évaluation quotidienne de l’humeur, du comportement et des idées noires

Explication

La surveillance doit être accrue et régulière, avec attention aux changements de comportement, d’humeur et aux idées noires. Une écoute sans protection ni réévaluation ne correspond pas à la conduite recommandée.

15. Quelle mesure vise à réduire un facteur de risque dans la prévention du suicide chez la personne âgée ?

Dépister et traiter la dépression
Éviter toute verbalisation des idées suicidaires
Favoriser le retrait des activités sociales
Limiter les activités physiques adaptées

Dépister et traiter la dépression

Explication

Le dépistage et le traitement de la dépression font partie des mesures destinées à réduire les facteurs de risque. Les autres options vont à l’encontre des leviers de prévention décrits.

16. Quel levier appartient aux mesures de protection du bien vieillir ?

Mettre en place des groupes de discussion et encourager la verbalisation
Reporter systématiquement la prise en charge de la douleur
Renforcer l’isolement pour préserver le calme
Réduire les activités cognitives pour éviter la fatigue

Mettre en place des groupes de discussion et encourager la verbalisation

Explication

La prévention passe aussi par le renforcement des facteurs protecteurs, notamment les échanges, la parole et les activités. L’isolement et la réduction des activités sont au contraire défavorables.

17. Quel dispositif correspond au numéro national confidentiel et gratuit de prévention du suicide ?

Vigilans
CTAI
3114
Post-urgence

3114

Explication

Le 3114 est le numéro national de prévention du suicide, avec des professionnels de santé à l’écoute. Vigilans et CTAI sont d’autres dispositifs, mais pas le numéro d’appel national.

18. Quel dispositif propose un suivi pendant 6 mois après une tentative de suicide ?

3114
CTAI
Équipe de postvention
Vigilans

Vigilans

Explication

Vigilans est présenté comme un dispositif de recontact téléphonique sur 6 mois pour prévenir la réitération suicidaire. Le CTAI intervient en post-urgence, mais sur une autre logique de prise en charge.

19. Quel est l’objectif principal de la postvention après un suicide ?

Éviter toute discussion sur le suicide après le décès
Limiter l’intervention aux seuls professionnels spécialisés
Soutenir les endeuillés et réduire le risque suicidaire chez les survivants
Remplacer le deuil par une prise en charge médicamenteuse

Soutenir les endeuillés et réduire le risque suicidaire chez les survivants

Explication

La postvention vise à aider les personnes touchées par le suicide d’un proche et à prévenir l’apparition de pensées ou comportements suicidaires. Elle repose sur une réponse collective, pas sur le silence.

20. Quelle action fait partie des interventions de postvention ?

Une mise à distance complète des proches du défunt
Une absence de communication pour éviter la stigmatisation
Un soutien individuel et de groupe avec psycho-éducation
Une prise en charge réservée uniquement à l’hôpital

Un soutien individuel et de groupe avec psycho-éducation

Explication

La postvention inclut du soutien individuel et collectif, ainsi que de la psycho-éducation. Elle peut aussi s’étendre aux écoles et aux lieux de travail, contrairement aux options restrictives proposées.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Comprendre la prévention du suicide chez les personnes âgées.

Risque suicidaire — définition ?

Vulnérabilité à passer à l’acte suicidaire.

Idées suicidaires — exemple ?

Pensées orientées vers la mort ou envie de mourir.

Tentative de suicide — caractéristique ?

Acte auto-agressif non fatale visant la mort.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Comprendre la prévention du suicide chez les personnes âgées.

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