Fiche de révision : Conception et dimensionnement stockage palettier

Plan du Cours

  1. Stockage palettier
  2. Avantages et inconvénients
  3. Composition rayonnages
  4. Types de stockage
  5. Caractéristiques éléments
  6. Étapes de conception
  7. Calcul caractéristiques palette
  8. Choix des lisses
  9. Hauteur niveaux
  10. Nombre de niveaux
  11. Caractéristiques échelles
  12. Dimensionnement travées

1. Stockage palettier

Notions clés & Définitions

  • Stockage palettier : Mode de stockage latéral où les palettes sont rangées dans des racks ou palettiers, permettant une organisation efficace et un accès facilité aux produits. Il est conçu pour supporter des charges élevées et offrir une grande souplesse d’utilisation.
  • Rôle des racks ou palettiers : Structures destinées à accueillir et organiser les palettes, constituées d’échelles (souvent bleues) et de longerons ou lisses (généralement orange vif), permettant de supporter des charges importantes tout en facilitant la manipulation et la visibilité des produits.
  • Fonctionnalité principale : Supporter des charges élevées (parfois plus de 4 000 kg par case ou alvéole) tout en offrant une souplesse d’utilisation, notamment par la modularité, l’évolutivité et la compatibilité avec différents schémas d’organisation (stock de réserve, prélèvement direct).
  • Auteurs / Théoriciens : Vivier S.A. (2023) : souligne que le mode de stockage palettier est très répandu pour sa capacité à supporter des charges importantes et sa flexibilité d’adaptation.
  • Mode de stockage longitudinal/transversal : Disposition des palettes dans le palettier selon leur orientation (longitudinale ou transversale), influençant la configuration des racks et la manipulation.

Points essentiels

  • Le stockage palettier est un mode latéral très répandu, conçu pour supporter des charges importantes (plus de 4 000 kg dans certains cas) grâce à ses racks ou palettiers composés d’échelles et de longerons.
  • La structure est évolutive, permettant d’ajouter ou modifier des niveaux et de modifier la configuration selon les besoins.
  • La stabilité du palettier nécessite souvent un appui contre un mur ou un lien avec un autre palettier (ex : palettier double).
  • Le coût d’acquisition est élevé (environ 23 € HT par emplacement), et les allées de gerbage réduisent le volume de stockage disponible.
  • La disposition des palettes peut être longitudinale ou transversale, selon la configuration choisie, influençant la gestion de l’espace et la manutention.
  • La conception doit prendre en compte la capacité de charge, la hauteur disponible (ex : 6 m dans l’exemple), et la configuration des niveaux (nombre, hauteur, profondeur).
  • La fixation des racks peut se faire par boulons à expansion ou chevilles chimiques, selon le type de sol (béton ou bitumé).

À retenir

Le stockage palettier, grâce à sa capacité à supporter de lourdes charges et sa modularité, constitue une solution efficace pour organiser et accéder rapidement à un grand volume de palettes, tout en nécessitant une gestion rigoureuse de la stabilité et du coût d’investissement.

2. Avantages et inconvénients

Notions clés & Définitions

  • Avantages du palettier : Ensemble des bénéfices liés à ce mode de stockage, notamment une charge admissible élevée, une structure évolutive, une accessibilité facilitée des produits, une adaptation aux différents schémas d’organisation, et la possibilité de combiner avec stockage dynamique.
    Source : P_17445_12G3 (mars 2023)

  • Charge admissible élevée : Capacité du palettier à supporter des poids importants dans chaque case, pouvant dépasser 4 000 kg, permettant le stockage de charges lourdes sans risque de déformation ou d’effondrement.
    Source : P_17445_12G3 (mars 2023)

  • Structure évolutive : Facilité d’adaptation du palettier par l’ajout ou la modification de niveaux ou de travées, permettant d’ajuster l’espace de stockage en fonction des besoins.
    Source : P_17445_12G3 (mars 2023)

  • Inconvénients du palettier : Désavantages liés à sa conception, notamment une instabilité nécessitant des mesures de fixation, un coût d’acquisition élevé, et une réduction du volume de stockage due aux allées de gerbage.
    Source : P_17445_12G3 (mars 2023)

  • Instabilité nécessitant fixation : La conception du palettier le rend peu stable en l’absence de fixation, ce qui impose de l’appuyer contre un mur ou de le lier à un autre palettier pour assurer la sécurité.
    Source : P_17445_12G3 (mars 2023)

  • Coût d’acquisition élevé : Le prix d’installation d’un palettier est conséquent, environ 23 € HT par emplacement palette, ce qui représente un investissement important pour l’entreprise.
    Source : P_17445_12G3 (mars 2023)

Points essentiels

  • Le mode de stockage palettier est très répandu en raison de ses nombreux avantages, notamment sa capacité à supporter des charges lourdes (plus de 4 000 kg par case) et sa structure modulable, permettant d’ajuster facilement le nombre de niveaux ou de travées selon l’espace disponible ou les besoins.
  • La structure évolutive facilite la gestion et la réorganisation du stockage, tout en assurant une meilleure accessibilité des produits, ce qui optimise la manutention et la rapidité de prélèvement.
  • Cependant, la conception du palettier le rend peu stable, nécessitant des fixations ou des liaisons pour garantir la sécurité, ce qui peut augmenter les coûts et la complexité de l’installation.
  • Le coût d’acquisition reste un point critique, avec un prix moyen d’environ 23 € HT par emplacement, ce qui doit être pris en compte dans l’évaluation globale du projet.
  • La réduction du volume de stockage par allées de gerbage est un inconvénient, car ces allées occupent de l’espace qui pourrait être utilisé pour le stockage effectif des palettes.

À retenir

Les palettiers offrent une solution de stockage robuste et flexible, mais leur coût élevé et leur instabilité nécessitent une planification rigoureuse pour optimiser leur utilisation et garantir la sécurité.

3. Composition rayonnages

Notions clés & Définitions

  • Échelles : éléments verticaux en profilés, souvent bleus, qui soutiennent les lisses ou longerons. Elles sont perforées au pas de 75 mm pour permettre le montage et l’ajustement (d’après Vivier S.A.).
  • Lisses / Longerons : éléments horizontaux, généralement orange vif, fixés entre les échelles pour supporter les charges. Leur capacité dépend du profilé, de la longueur et du nombre de niveaux (d’après Vivier S.A.).
  • Échelles d’extrémité : échelles positionnées aux extrémités d’une travée, supportant la structure principale et souvent équipées de dispositifs de protection (d’après Vivier S.A.).
  • Échelles intermédiaires : échelles placées entre les échelles d’extrémité, permettant de renforcer la stabilité et la capacité de charge du rayonnage (d’après Vivier S.A.).
  • Travée : espace compris entre deux éléments porteurs (échelles ou murs), formant une unité de stockage pouvant accueillir plusieurs palettes. La largeur de la travée est déterminée par la longueur des lisses ou longerons et la marge de manœuvre horizontale (d’après Vivier S.A.).
  • Marge de manœuvre verticale et horizontale : espace laissé pour faciliter la manipulation des palettes, généralement 100 mm horizontalement et une marge de sécurité verticale pour la manipulation (d’après Vivier S.A.).

Points essentiels

  • La composition des rayonnages repose sur des éléments principaux : échelles (souvent bleues) et lisses ou longerons (orange vif). La fixation des échelles se fait via des perforations au pas de 75 mm, permettant un montage précis et ajusté (d’après Vivier S.A.).
  • La structure est modulable : les échelles d’extrémité assurent la stabilité du rayonnage, tandis que les échelles intermédiaires renforcent la capacité de charge et la stabilité globale (d’après Vivier S.A.).
  • La dimension des longerons ou lisses est choisie en fonction de la charge utile, de la longueur nécessaire pour supporter plusieurs palettes, et de la configuration du stockage (longitudinal ou transversal). La capacité de charge des longerons varie selon leur profilé, leur longueur et leur nombre de niveaux (d’après Vivier S.A.).
  • La marge de manœuvre horizontale (100 mm) et la marge verticale (jeu de manutention) sont essentielles pour assurer la sécurité et la facilité d’accès lors de la manipulation des palettes (d’après Vivier S.A.).
  • La fixation des éléments au sol peut nécessiter des boulons à expansion pour sols béton ou des chevilles chimiques pour sols bitumés, garantissant la stabilité du rayonnage (d’après Vivier S.A.).

À retenir

La composition des rayonnages repose sur des éléments modulaires (échelles et longerons) dont la configuration, la fixation et la capacité de charge sont adaptées à la nature des produits stockés, assurant sécurité, évolutivité et efficacité dans l’organisation du stockage.

4. Types de stockage

Notions clés & Définitions

  • Stockage longitudinal : Disposition des palettes dans un palettier où la longueur de la palette est orientée en profondeur, c’est-à-dire dans le sens de la longueur du rack. La façade de la palette présente la largeur, permettant une meilleure utilisation de la profondeur du stockage (source : fiche de connaissances).
  • Stockage transversal : Disposition des palettes où la largeur de la palette est orientée en profondeur, c’est-à-dire dans le sens de la profondeur du palettier. La façade montre la longueur de la palette, facilitant l’accès direct à la face des palettes (source : fiche de connaissances).
  • Sens de rentrée dans le palettier : Orientation adoptée par la palette lors de son insertion dans le rack, qui peut être longitudinal ou transversal selon la disposition choisie. Ce sens influence la configuration des rayonnages et l’organisation du stockage (source : fiche de connaissances).
  • AUTEUR (Mars 2023) : La disposition des palettes selon leur orientation dans le rack détermine le mode de stockage, impactant la capacité, l’accessibilité et la gestion de l’espace.

Points essentiels

  • Le stockage longitudinal privilégie la profondeur du rack pour maximiser la capacité, en plaçant la longueur de la palette dans le sens de la profondeur. Il est souvent utilisé pour des produits volumineux ou lourds, car il facilite la manutention et l’accès par le côté (source : fiche de connaissances).
  • Le stockage transversal favorise une meilleure visibilité et accessibilité des palettes, notamment pour des opérations de prélèvement rapides, en plaçant la largeur de la palette en profondeur. Il est adapté pour des produits de petite taille ou pour optimiser la rotation des stocks (source : fiche de connaissances).
  • Le choix du sens de rentrée dans le palettier dépend de la configuration du site, du matériel de manutention disponible, et des besoins en accessibilité. La disposition influence également la conception des rayonnages, notamment la longueur des lisses ou longerons (source : fiche de connaissances).
  • La configuration du stockage doit respecter les contraintes techniques, notamment la capacité de charge, la stabilité du rack, et la facilité de manutention, tout en optimisant l’espace disponible (source : fiche de connaissances).

À retenir

Le mode de stockage longitudinal ou transversal, associé au sens de rentrée dans le palettier, détermine l’organisation spatiale et la gestion des flux dans un entrepôt, impactant directement la capacité, la sécurité et l’efficacité opérationnelle.

5. Caractéristiques éléments

Notions clés & Définitions

  • Dimensions et capacités des échelles : Les échelles de rayonnage sont caractérisées par leur hauteur, leur profondeur, leur poids, et leur capacité de charge maximale. Par exemple, selon Vivier S.A. (mars 2023), une échelle type N 152 de 2400 mm de hauteur a une capacité de 6 tonnes, avec une profondeur de 800 mm et un poids de 24 kg.

  • Profilés des longerons : Les longerons sont des profilés métalliques formés par deux profilés en « CE » emboîtés, soudés avec des connecteurs à 6 points d’accrochage. Leur profilé est défini par leur hauteur, largeur, et épaisseur, par exemple, 112 x 50 x 1,5 mm pour le profilé L03, avec une longueur utile variant selon la référence.

  • Capacité de charge des longerons selon type et longueur : La capacité de charge des longerons dépend de leur profilé, de leur longueur, et du nombre de niveaux. Par exemple, un longeron de profil L23 (112 x 50 x 1,5 mm) supporte jusqu’à 2779 kg pour une longueur utile de 2700 mm, selon Vivier S.A. (mars 2023).

  • Pas de perforation des échelles (75 mm) : La perforation au pas de 75 mm permet un montage rapide et précis des échelles, en assurant un ajustement sans jeu. Ce pas est une norme recommandée par INRS pour garantir la sécurité et la stabilité du rayonnage.

  • Accessoires de rayonnage : Incluent notamment les barres de jumelage boulonnées, utilisées pour assembler deux échelles, et les plaquettes magnétiques, qui permettent une identification visible sans coller ni percer, facilitant la gestion et la sécurité du stockage.

Points essentiels

  • La conception des rayonnages repose sur des éléments modulaires : échelles, longerons, et lisses, dont les dimensions et capacités sont définies par des standards précis (ex. Vivier S.A., mars 2023). La hauteur des échelles varie selon la capacité requise, allant jusqu’à 6000 mm pour certains modèles, avec des poids allant de 24 à 67 kg.

  • La capacité de charge des longerons est fonction de leur profilé, leur longueur, et leur assemblage. Par exemple, un longeron L13 (112 x 50 x 1,5 mm, 2250 mm) supporte 3580 kg par paire, ce qui influence directement la capacité totale du rayonnage.

  • La fixation des éléments au sol doit respecter les recommandations : boulons à expansion pour sols béton, chevilles chimiques pour sols bitumés, avec des dispositifs de protection comme des butoirs de 600 mm de hauteur pour éviter les chocs.

  • La perforation au pas de 75 mm dans les échelles facilite leur montage et leur ajustement précis, permettant de définir la hauteur des niveaux et le nombre de niveaux selon la hauteur disponible (ex. 6 m).

  • Les accessoires tels que les plaquettes magnétiques ou les barres de jumelage améliorent la visibilité et la stabilité, tout en simplifiant la maintenance et la modification du rayonnage.

À retenir

Les éléments du rayonnage, notamment les échelles et longerons, sont conçus pour assurer une capacité de charge élevée, une modularité optimale, et une installation sécurisée, en respectant des normes précises comme le pas de perforation de 75 mm.

6. Étapes de conception

Notions clés & Définitions

  • Recherche caractéristiques palette : Étape consistant à déterminer le poids total (palette vide + charge) et la hauteur (palette vide + charge) d’une palette chargée, afin d’assurer un dimensionnement adapté du stockage (source : P_17445_12G3, mars 2023).

  • Choix des lisses : Sélection des longerons en fonction de leur longueur (calculée selon le nombre de palettes par alvéole et marges horizontales) et de leur capacité de charge utile, pour assurer la stabilité et la résistance du rayonnage (source : P_17445_12G3, mars 2023).

  • Calcul hauteur des niveaux : Détermination de la hauteur du premier niveau (hauteur palette + jeu de sécurité) et des niveaux supérieurs (hauteur palette + marge + hauteur de la lisse), avec ajustement au pas de perforation de 75 mm pour respecter la modularité des éléments (source : P_17445_12G3, mars 2023).

Points essentiels

  • La recherche des caractéristiques de la palette doit prendre en compte le poids total (poids palette vide + charge) et la hauteur totale (hauteur palette vide + charge), en utilisant la formule : poids palette chargée = poids palette vide + poids charge, hauteur palette chargée = hauteur palette vide + hauteur charge (source : étape 1).

  • Le choix des lisses ou longerons doit respecter la longueur minimale calculée en multipliant le nombre de palettes par alvéole par la somme de la façade de la palette et la marge horizontale ou les intervalles (source : étape 2). La capacité de charge doit couvrir la charge utile par alvéole, calculée par : poids palette chargée x nombre de palettes (source : étape 2).

  • La hauteur des niveaux doit être ajustée selon la hauteur palette + jeu de sécurité (100 mm) pour le niveau 1, puis hauteur palette + marge + hauteur de lisse pour les niveaux supérieurs, en arrondissant au pas de perforation (75 mm) pour garantir une modularité optimale (source : étape 3).

  • Le nombre de niveaux est déterminé par la formule : (hauteur disponible – hauteur du premier niveau) / hauteur d’un niveau supérieur, arrondi à l’unité inférieure (source : étape 4).

  • La hauteur des échelles d’extrémité et intermédiaires se calcule en sommant les hauteurs de tous les niveaux, en ajustant selon la dernière hauteur de niveau et en ajoutant la hauteur d’une lisse, avec un mètre supplémentaire de sécurité selon l’INRS (source : étape 5).

  • Le nombre de travées est obtenu par la division de la longueur disponible moins une marge par la somme de la longueur d’une travée et de ses intervalles, arrondi à l’unité inférieure (source : étape 6).

À retenir

La conception d’un palettier repose sur une étape méthodique de recherche des caractéristiques des palettes, du dimensionnement précis des éléments (lisses, niveaux, échelles) en fonction des charges et des hauteurs disponibles, afin d’assurer sécurité, stabilité et efficacité dans le stockage.

7. Calcul caractéristiques palette

Notions clés & Définitions

  • Poids d’une palette chargée : somme du poids de la palette vide et du poids total des marchandises qu’elle supporte.
    Source : "Poids d’une palette vide + poids de la charge (marchandises)".
    Exemple : Si une palette vide pèse 30 kg et supporte 16 cartons de 12 kg chacun, le poids total est 30 + (16 × 12) = 30 + 192 = 222 kg.

  • Hauteur totale d’une palette chargée : somme de la hauteur de la palette vide et de la hauteur de la charge.
    Source : "Hauteur d’une palette vide + hauteur de la charge".
    Exemple : Si la palette vide fait 150 mm et la charge en cartons empilés fait 300 mm, la hauteur totale est 150 + 300 = 450 mm.

  • Exemple chiffré (avec nombre de cartons, poids unitaire, dimensions) :

    • Nombre de cartons par palette : 16
    • Poids unitaire d’un carton : 12 kg
    • Dimensions d’un carton : 40 x 15 x 30 cm
    • Poids charge : 16 × 12 = 192 kg
    • Poids palette vide : 30 kg
    • Poids total palette chargée : 222 kg
    • Hauteur charge : 4 couches de cartons de 30 cm = 120 cm (1200 mm)
    • Hauteur palette vide : 150 mm
    • Hauteur totale : 1350 mm

Points essentiels

  • Le poids d’une palette chargée se calcule en additionnant le poids de la palette vide et celui de la charge (exemple : 30 kg + 16 × 12 kg = 222 kg).
  • La hauteur totale d’une palette chargée est la somme de la hauteur de la palette vide et de la charge empilée (exemple : 150 mm + 4 × 30 cm = 1350 mm).
  • La dimension des cartons (40 x 15 x 30 cm) permet de déterminer le nombre de cartons par palette et leur disposition.
  • La hauteur de la charge dépend du nombre de couches empilées et de la hauteur de chaque carton.
  • Ces calculs sont essentiels pour dimensionner correctement le stockage, notamment la hauteur des niveaux et la capacité des éléments de rayonnage.

À retenir

Le calcul précis du poids total et de la hauteur d’une palette chargée permet d’optimiser la conception du stockage, en assurant la sécurité et la conformité aux capacités des rayonnages.

8. Choix des lisses

Notions clés & Définitions

  • Longueur minimale d’une lisse : La longueur requise pour une lisse ou longeron afin de supporter un certain nombre de palettes par alvéole, en tenant compte de la façade de la palette, de la marge horizontale et des intervalles.
  • Charge utile par alvéole : Le poids total que peut supporter une alvéole, calculé en multipliant le poids d’une palette chargée par le nombre de palettes dans l’alvéole.
  • Choix du type de lisse : La sélection du longeron adapté en termes de longueur et de capacité de charge, selon le catalogue (exemple : références L23, E24, E23).
  • Calcul de la longueur de la lisse : La formule repose sur le nombre de palettes par alvéole, la façade de la palette, la marge horizontale, et les intervalles, permettant d’assurer la stabilité et la capacité de charge.
  • Capacité de charge des longerons : La limite maximale supportée par un longeron selon ses profilés, sa longueur, et le nombre de niveaux, comme indiqué dans le catalogue (ex : 2779 kg pour L23).

Points essentiels

  • La longueur minimale d’une lisse doit couvrir la façade de plusieurs palettes plus la marge horizontale, multipliée par le nombre de palettes par alvéole :
    Longueur de la lisse=Nombre de palettes×(fac¸ade palette+marge horizontale)\text{Longueur de la lisse} = \text{Nombre de palettes} \times (\text{façade palette} + \text{marge horizontale})
  • La charge utile par alvéole est obtenue en multipliant le poids d’une palette chargée par le nombre de palettes dans l’alvéole :
    Charge utile=Poids palette chargeˊe×nombre de palettes\text{Charge utile} = \text{Poids palette chargée} \times \text{nombre de palettes}
  • Le choix du longeron doit respecter la capacité de charge supérieure à la charge utile calculée, en vérifiant les références du catalogue (ex : longerons L23 pour 2779 kg).
  • La sélection du longeron doit également prendre en compte la longueur (ex : 2700 mm) et la section profilée (ex : 112 x 50 x 1,5 mm).
  • La longueur de la lisse doit être ajustée au pas de perforation des échelles (75 mm), en arrondissant à l’unité supérieure pour garantir la stabilité.

À retenir

Le choix des lisses doit assurer la compatibilité entre la longueur nécessaire pour supporter le nombre de palettes et leur poids, en respectant les capacités du catalogue pour garantir la sécurité et la stabilité du stockage.

9. Hauteur niveaux

Notions clés & Définitions

  • Hauteur du premier niveau : La somme de la hauteur de la palette chargée et du jeu de manutention.
    Source : La démarche guidée (Étape 1, page 13) indique que la hauteur du premier niveau est la hauteur de la palette chargée (1350 mm) + jeu de manutention (100 mm), soit 1450 mm.

  • Hauteur des niveaux supérieurs : La hauteur de la palette chargée, augmentée du jeu de manutention et de la hauteur de la lisse ou longeron.
    Source : La méthode (Étape 3, page 14) précise que pour un niveau supérieur, on ajoute à la hauteur de la palette (1350 mm) le jeu (100 mm) et la hauteur de la lisse (par exemple 112 mm).

  • Ajustement au pas de perforation : La modification des hauteurs calculées pour qu'elles soient multiples du pas de perforation (75 mm) des échelles, en arrondissant à l’unité supérieure.
    Source : La démarche (Étape 3, page 14) mentionne que la hauteur ajustée est obtenue en divisant la hauteur calculée par 75 mm, puis en arrondissant à l’unité supérieure, et en multipliant à nouveau par 75 mm.

Points essentiels

  • La hauteur du premier niveau doit inclure la hauteur de la palette chargée (ex. 1350 mm) et le jeu de manutention (ex. 100 mm) pour garantir un accès sécurisé.
  • La hauteur des niveaux supérieurs doit tenir compte de la hauteur de la palette, du jeu, et de la hauteur de la lisse ou longeron (ex. 112 mm).
  • Lors du dimensionnement, il est impératif d’ajuster les hauteurs au pas de perforation des échelles (75 mm), en arrondissant à l’unité supérieure pour assurer une compatibilité mécanique et une sécurité optimale.
  • Ces calculs permettent de déterminer le nombre de niveaux possibles dans la hauteur disponible (ex. 6 m), en utilisant la formule :
    Nombre de niveaux=Hauteur disponibleHauteur du premier niveauHauteur d’un niveau supeˊrieur+1\text{Nombre de niveaux} = \frac{\text{Hauteur disponible} - \text{Hauteur du premier niveau}}{\text{Hauteur d’un niveau supérieur}} + 1 (source : étape 4, page 15).

À retenir

La hauteur de chaque niveau doit être calculée précisément en intégrant la hauteur de la palette, le jeu de manutention, et la hauteur de la lisse, puis ajustée au pas de perforation (75 mm) par arrondi supérieur pour garantir la compatibilité avec le système d’échelles.

10. Nombre de niveaux

Notions clés & Définitions

  • Hauteur niveau 1 : La hauteur du premier niveau dans un palettier, calculée comme la somme de la hauteur de la palette chargée et du jeu de sécurité (souvent 100 mm).
  • Hauteur niveaux supérieurs : La hauteur des niveaux au-dessus du premier, comprenant la hauteur de la palette, le jeu de sécurité, et la hauteur de la lisse ou longeron.
  • Arrondi à l’unité inférieure : La méthode de calcul pour déterminer le nombre de niveaux, en divisant la hauteur disponible par la hauteur d’un niveau, puis en arrondissant à l’entier inférieur pour garantir la compatibilité avec la hauteur disponible.
  • Calcul du nombre de niveaux : Formule : Hauteur disponibleHauteur du niveau 1Hauteur d’un niveau supeˊrieur+1\left\lfloor \frac{\text{Hauteur disponible} - \text{Hauteur du niveau 1}}{\text{Hauteur d’un niveau supérieur}} \right\rfloor + 1, où \lfloor \cdot \rfloor désigne l’arrondi à l’unité inférieure.
  • AUTEUR (Mars 2023) : La méthode repose sur la division de la hauteur disponible par la hauteur d’un niveau, avec ajustement au pas de perforation (75 mm), pour déterminer le nombre maximal de niveaux réalisables.

Points essentiels

  • La hauteur du premier niveau est déterminée par la hauteur de la palette chargée (ex. 1350 mm) + jeu de sécurité (100 mm), soit 1450 mm.
  • La hauteur des niveaux supérieurs inclut la hauteur de la palette + jeu de sécurité + hauteur de la lisse ou longeron (ex. 112 mm).
  • La hauteur disponible dans un espace donné (ex. 6 m ou 6000 mm) doit être soustraite de la hauteur du premier niveau pour calculer la hauteur restante.
  • Le nombre de niveaux est obtenu en divisant cette hauteur restante par la hauteur d’un niveau supérieur, puis en arrondissant à l’unité inférieure pour respecter la hauteur maximale.
  • L’arrondi à l’unité inférieure garantit que le nombre de niveaux ne dépasse pas la hauteur disponible, évitant ainsi tout dépassement lors de l’installation.

À retenir

Le nombre de niveaux dans un palettier se calcule en divisant la hauteur disponible par la hauteur d’un niveau, en tenant compte de la hauteur de la palette, du jeu de sécurité, et de la hauteur de la lisse ou longeron, puis en arrondissant à l’unité inférieure pour assurer une compatibilité avec l’espace disponible.

11. Caractéristiques échelles

Notions clés & Définitions

  • Hauteur d’échelle d’extrémité : La distance verticale nécessaire pour installer une échelle à l’extrémité d’un palettier, calculée par la somme des hauteurs de tous les niveaux, moins la hauteur du dernier niveau, plus la hauteur d’une lisse, et ajoutant 1 m selon INRS (mars 2023).
  • Hauteur d’échelle intermédiaire : La distance verticale pour une échelle située entre deux niveaux, calculée par la somme des hauteurs de tous les niveaux, moins la hauteur du dernier niveau, plus la hauteur d’une lisse (mars 2023).
  • Charge utile par travée : La capacité de charge supportée par une travée, déterminée en multipliant la charge par alvéole par le nombre de niveaux moins un (mars 2023).
  • Profondeur d’échelle : La distance entre la façade de la palette et une limite de sécurité de 200 mm, permettant d’assurer la stabilité et la sécurité lors de la manipulation (mars 2023).
  • Calcul de la hauteur des niveaux : La hauteur d’un niveau supérieur est la hauteur de la palette chargée, augmentée du jeu de manutention et de la hauteur de la lisse, puis ajustée selon le pas de perforation (75 mm) pour garantir un montage précis (mars 2023).
  • Calcul de la profondeur d’échelle : La profondeur de la palette moins 200 mm, pour assurer la compatibilité avec la configuration des palettes et la sécurité lors de la manipulation (mars 2023).

Points essentiels

  • La hauteur d’échelle d’extrémité inclut une marge supplémentaire de 1 m conformément aux recommandations de INRS pour garantir la sécurité lors de l’accès aux niveaux supérieurs.
  • La hauteur d’échelle intermédiaire ne comprend pas cette marge supplémentaire, étant destinée à des échelles situées entre deux niveaux.
  • La charge utile par travée dépend directement du nombre de niveaux et de la charge par alvéole, permettant d’évaluer la capacité maximale du stockage vertical.
  • La profondeur d’échelle doit être adaptée à la profondeur des palettes pour assurer une stabilité optimale tout en maximisant l’espace de stockage.
  • Le pas de perforation (75 mm) est utilisé pour ajuster précisément la hauteur des niveaux, en arrondissant au supérieur pour garantir la compatibilité avec la configuration des échelles.
  • La sélection des échelles doit respecter ces calculs pour assurer la sécurité, la stabilité et la conformité réglementaire.

À retenir

La hauteur des échelles d’extrémité doit inclure une marge de sécurité de 1 m selon INRS, tandis que celle des échelles intermédiaires ne nécessite pas cette marge, permettant une adaptation précise à la configuration du stockage.

12. Dimensionnement travées

Notions clés & Définitions

  • Calcul du nombre de travées : Méthode permettant de déterminer le nombre de sections ou travées d’un palettier en fonction de la longueur disponible, de l’épaisseur des échelles, et de la longueur des lisses, en arrondissant à l’unité inférieure.
  • Longueur disponible : La longueur totale du mur ou de la zone où doit s’implanter le palettier, généralement exprimée en mètres ou millimètres.
  • Épaisseur de l’échelle : La dimension de la façade de l’échelle, souvent de 100 mm, qui influence la longueur utile pour le calcul des travées.
  • Longueur de la lisse : La dimension horizontale de la pièce supportant les palettes, déterminée en fonction du nombre de palettes par alvéole, de la marge horizontale, et de la disposition.
  • Arrondi à l’unité inférieure : Technique de calcul consistant à réduire le résultat à l’entier inférieur pour garantir une compatibilité pratique, notamment lors du dimensionnement des travées.

Points essentiels

  • La méthode de calcul du nombre de travées est essentielle pour optimiser l’espace de stockage tout en respectant les contraintes techniques.
  • La formule de base :
    Nombre de traveˊes=Longueur disponibleeˊpaisseur eˊchellelongueur de lisse+eˊpaisseur eˊchelle\text{Nombre de travées} = \left\lfloor \frac{\text{Longueur disponible} - \text{épaisseur échelle}}{\text{longueur de lisse} + \text{épaisseur échelle}} \right\rfloor
    où la longueur de lisse est calculée en fonction du nombre de palettes par alvéole, de la façade de la palette, et des marges.
  • La longueur de lisse doit être choisie pour supporter le nombre de palettes prévu, en tenant compte de la capacité de charge et des marges de sécurité.
  • La longueur de lisse est souvent déterminée en multipliant le nombre de palettes par alvéole par la somme de la façade de la palette et de la marge horizontale ou des intervalles, selon la configuration (longitudinal ou transversal).
  • Le résultat doit être arrondi à l’unité inférieure pour assurer la compatibilité avec la dimension réelle du site et éviter les dépassements.
  • La précision du calcul garantit la stabilité, la capacité de charge, et l’optimisation de l’espace de stockage, conformément aux recommandations du catalogue Vivier S.A. (voir annexe).

À retenir

Le dimensionnement des travées repose sur un calcul précis basé sur la longueur disponible, l’épaisseur des échelles, et la longueur des lisses, en utilisant la formule avec arrondi à l’unité inférieure pour assurer une implantation optimale et sécurisée.

Tableaux de Synthèse

Critère / AspectDétails / DescriptionAuteur / Référence
Mode de stockage palettierStockage latéral avec racks ou palettiers supportant de lourdes charges ( >4000 kg)Vivier S.A. (2023)
Composition rayonnagesÉchelles (bleues perforées à 75 mm) + lisses / longerons (orange vif)Vivier S.A. (2023)
Types de rayonnagesRayonnages à niveaux fixes ou ajustables, modulables selon besoinsVivier S.A. (2023)
AvantagesCharge élevée, modularité, accessibilité, adaptation schémas d’organisationP_17445_12G3 (mars 2023)
InconvénientsCoût élevé, stabilité nécessitant fixation, réduction volume stockage par alléesP_17445_12G3 (mars 2023)
Étapes de conceptionDéfinir capacité, hauteur, nombre de niveaux, fixation, configurationVivier S.A. (2023)
Calcul caractéristiques paletteDimensions, poids, capacité de charge, compatibilité avec rayonnagesConnaître la norme ISO 9001
Choix des lissesLongueur, capacité de charge, profilé selon poids et dimension des palettesVivier S.A. (2023)
Hauteur niveauxDéfinir en fonction de la taille des palettes et de la hauteur disponibleVivier S.A. (2023)
Nombre de niveauxDépend de la hauteur totale, de la capacité de charge, et de la facilité d’accèsVivier S.A. (2023)
Caractéristiques échellesPerforation à 75 mm, fixation par boulons ou chevilles, stabilité renforcéeVivier S.A. (2023)
Dimensionnement travéesLargeur adaptée à la longueur des palettes + marge de manœuvre (100 mm)Vivier S.A. (2023)

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la capacité de charge maximale d’un rayonnage avec la charge admissible par palette.
  2. Sous-estimer l’importance de la fixation des racks pour la stabilité, surtout en absence de mur.
  3. Oublier la marge de manœuvre horizontale lors du dimensionnement des travées.
  4. Confondre échelles d’extrémité et échelles intermédiaires, notamment pour la stabilité.
  5. Négliger l’impact du coût élevé d’acquisition dans la planification globale du stockage.
  6. Mal interpréter la différence entre stockage longitudinal et transversal, notamment pour la manipulation.
  7. Ignorer la nécessité de fixer les racks selon le type de sol (béton ou bitumé).

Checklist Examen

  1. Connaître la définition précise du stockage palettier selon Vivier S.A. (2023).
  2. Identifier les composants principaux d’un rayonnage : échelles, lisses, longerons.
  3. Expliquer les avantages du stockage palettier : charge admissible, modularité, accessibilité.
  4. Citer les inconvénients principaux : coût, stabilité, volume occupé par les allées.
  5. Décrire les étapes de conception d’un système de stockage palettier.
  6. Savoir calculer la capacité de charge d’un longeron ou lisse en fonction de la longueur et du profilé.
  7. Connaître la norme ISO 9001 relative à la fabrication et la sécurité des rayonnages.
  8. Maîtriser la différence entre échelles d’extrémité et intermédiaires, leur rôle dans la stabilité.
  9. Définir la hauteur de niveaux en fonction de la taille des palettes et de la hauteur disponible.
  10. Savoir dimensionner le nombre de niveaux en fonction de la hauteur totale et de la capacité.
  11. Connaître les méthodes de fixation des racks (boulons, chevilles chimiques) selon le type de sol.
  12. Vérifier la compatibilité des dimensions des palettes avec la largeur des travées et la marge de manœuvre.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Conception et dimensionnement stockage palettier avec 12 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle est la définition précise du stockage palettier dans le contexte de la logistique et de l'entreposage ?

2. Quelle est la capacité de charge maximale supportée par un longeron de profilé L23 de 2700 mm selon le contenu ?

Faire le QCM →

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Stockage palettier — définition ?

Organisation de palettes dans des racks ou palettiers.

Rôle des racks ?

Supporter et organiser les palettes, faciliter accès et manutention.

Supporte charges élevées — caractéristique ?

Capacité à supporter plus de 4000 kg par case.

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