★ À maîtriser
📌 Entre deux atomes, l’interaction résulte de la compétition entre une attraction et une répulsion.
Les liaisons fortes sont métallique, ionique et covalente, tandis que les liaisons de van der Waals sont faibles et intermoléculaires.
La distance interatomique d’équilibre correspond au minimum de l’énergie d’interaction, tandis que la dissociation correspond à la séparation des atomes.
Compléments
Pour les liaisons ionique et covalente, l’exposant de répulsion est compris entre 7 et 10, tandis que pour la liaison métallique il est compris entre 2 et 4.
L’énergie de liaison s’exprime en J·mol⁻¹ dans le Système international ou en eV·liaison⁻¹, avec 1 eV = 1,6 × 10⁻¹⁹ J.
Attraction rapproche, répulsion équilibre
★ À maîtriser
📌 Un cristal possède un ordre structural, tandis qu’un verre est un matériau vitreux désordonné.
Compléments
📌 Les propriétés d’un monocristal sont anisotropes, tandis que celles d’un polycristal à orientations aléatoires sont isotropes.
Cristal ordonné, verre désordonné
★ À maîtriser
📌 La déformation élastique est réversible, tandis que la déformation plastique est irréversible.
📐 Formule - Dans le domaine élastique linéaire, la loi de Hooke s’écrit .
Compléments
Élastique réversible, plastique irréversible
★ À maîtriser
📌 Un matériau fragile se rompt brutalement sans avertissement et libère d’un coup l’énergie élastique emmagasinée, tandis qu’un matériau ductile absorbe une partie de l’énergie par déformation plastique avant la rupture.
La résistance expérimentale à la rupture est de 10 à 10⁴ fois inférieure à la résistance théorique, estimée autour de E/10 à E/15.
Un défaut concentre la contrainte localement au-dessus de la contrainte extérieure, ce qui peut amorcer la rupture des liaisons, la propagation d’une fissure puis la rupture fragile.
La résistance à la propagation d’une fissure est quantifiée par la ténacité Kc, exprimée en N·m⁻³ᐟ² ou en Pa·m¹ᐟ².
Compléments
Fissure → contrainte concentrée → rupture
★ À maîtriser
📌 La rupture brutale se produit lorsqu’une fissure préexistante de profondeur a est soumise à une contrainte suffisante pour atteindre la condition de rupture définie par la ténacité du matériau.
Compléments
La contrainte en fond de fissure peut être atténuée par un usinage et un polissage de qualité ainsi que par des changements de section progressifs.
Une fissure de 0,1 mm peut diminuer la résistance à la rupture d’un facteur de l’ordre de 100.
📌 La propagation d’une fissure nécessite une condition énergétique, où l’énergie élastique libérée dépasse l’énergie de création des surfaces, et une condition mécanique, où la contrainte à la racine dépasse la limite élastique théorique. - Griffith, Théorie de la rupture fragile de Griffith
Fissure sous contrainte → concentration des contraintes → rupture
★ À maîtriser
📌 La contrainte conventionnelle utilise la section initiale S₀, tandis que la contrainte vraie tient compte de la section instantanée S et ne décroît pas dans la zone d’écrouissage plastique.
📐 Formule - Les relations entre valeurs vraies et conventionnelles sont et .
Compléments
Glissement des plans → dislocations mobiles → déformation plastique
★ À maîtriser
📐 Formule - La dureté vraie est le rapport de la force appliquée à la surface projetée de l’empreinte : .
Compléments
Les essais Brinell et Rockwell utilisent des charges de 100 à 3000 kg, tandis que les essais Knoop et Vickers utilisent des charges de 1 g à 1000 g.
La dureté Vickers utilise l’aire réelle de l’empreinte, et son facteur géométrique indiqué est 1,8544.
★ À maîtriser
📌 Les alliages normalisés sont obtenus par refroidissement lent et leur constitution est prédite par les diagrammes de phases, tandis que les alliages trempés sont refroidis rapidement et présentent des structures hors équilibre.
Compléments
Les traitements mécaniques et thermiques sans apport de matière sont regroupés sous le nom de traitements par transformation structurale.
Le laminage d’un alliage peut nécessiter des recuits intermédiaires pour reconstruire le cristal et réduire l’excès de dislocations.
Alliage normalisé à l’équilibre, alliage trempé hors équilibre
★ À maîtriser
Compléments
Les alliages légers cités sont les alliages d’aluminium, de magnésium et de titane, dont la masse volumique est inférieure à 4,5 g·cm⁻³.
Le durcissement par solution solide concerne notamment les alliages suivants : alliages Al-Mg de la série 5000, alliages de titane TA6V, alliages de magnésium contenant du lithium, alliages de magnésium contenant de l’aluminium, alliages de magnésium contenant de l’argent, alliages de magnésium contenant du zinc
📌 Le durcissement par précipitation produit des propriétés mécaniques intermédiaires, car le revenu rend une partie de la mobilité aux dislocations tout en laissant des précipités fins qui les gênent encore.
Solution solide : atomes dissous ; précipitation : particules dispersées
★ À maîtriser
La transformation martensitique du fer est displacive et transforme la phase cfc à chaud en phase cc à froid.
Lors du revenu, le carbone en sursaturation migre et forme de fins précipités de Fe₃C, tandis que le réseau se relaxe en ferrite et cémentite, ce qui augmente la ductilité tout en conservant une dureté appréciable.
Compléments
📌 Une trempe à environ 10⁵ °C·s⁻¹ est nécessaire pour éviter le nez de la courbe TTT du fer pur, tandis qu’environ 200 °C·s⁻¹ suffit pour l’acier eutectoïde à 0,8 % de carbone.
La martensite de fer pur est environ deux fois plus dure que le fer cc obtenu par refroidissement lent, notamment parce qu’elle forme des grains très fins.
La martensite de l’acier eutectoïde à 0,8 % de carbone est environ cinq fois plus dure que la perlite normalisée, notamment en raison de sa sursaturation en carbone et de la distorsion du réseau.
Trempe → martensite dure et fragile → revenu plus ductile
★ À maîtriser
La préparation de surface permet de modifier les propriétés physico-chimiques et spécifiques de la surface, notamment sa composition, son aspect, sa mouillabilité, son adhérence, sa rugosité, ses contraintes superficielles et ses caractéristiques tribologiques ou électriques.
La fabrication de couches minces vise à contrôler la croissance, la structure cristalline, la morphologie, l’épaisseur et les propriétés d’usage, pour des épaisseurs allant du nanomètre à plusieurs micromètres.
📐 Formule - Pour une couche antireflet, l’épaisseur vérifie ; l’épaisseur minimale correspond à p=0, soit .
Compléments
Les classifications possibles des traitements de surface se fondent sur :
Les couches minces peuvent servir à réduire le frottement, protéger de la corrosion ou de l’usure, améliorer l’adhérence, limiter la réflexion lumineuse et modifier la couleur selon la température ou une charge électrique.
★ À maîtriser
Le choix d’une technique de dépôt dépend du matériau, de la vitesse de dépôt souhaitée, de la température maximale supportée par le substrat, de l’adhérence, de la forme du substrat et de la pureté recherchée.
Un procédé de dépôt sous vide comporte la création d’espèces en phase vapeur, leur transport vers le substrat, puis la croissance de la couche par nucléation et croissance, avec éventuellement un bombardement ionique.
📌 Une source d’évaporation doit contenir le matériau à déposer, le chauffer jusqu’à sa phase liquide et posséder une capacité suffisante pour atteindre l’épaisseur souhaitée.
En pulvérisation cathodique, des ions énergétiques issus du plasma bombardent la cible et arrachent des espèces qui se déposent sur le substrat.
En pulvérisation magnétron, le confinement des électrons près de la cathode augmente leur trajet et les collisions ionisantes, ce qui accroît la vitesse de dépôt.
📌 La CVD fait réagir des précurseurs gazeux sur le substrat sous l’effet de la température, tandis que la PECVD active la réaction par un plasma.
L’épitaxie est la croissance d’un cristal dont l’orientation est fixée par le substrat.
Les modes de croissance d’une couche sont :
Le procédé sol-gel forme un réseau tridimensionnel à partir d’une suspension de particules inorganiques dans un solvant organique, revêt le substrat par enduction puis densifie la couche par traitement thermique.
Compléments
Le cours présente le plasma comme représentant environ 99 % de l’Univers et cite le tube néon comme application courante.
Le nom « plasma » pour les gaz ionisés est attribué à Irving Langmuir en 1927.
Les trois modes de chauffage d’une source d’évaporation sont le chauffage par résistance, par induction et par bombardement électronique.
En chauffage par bombardement électronique, un filament de tungstène chauffé à environ 2800 °C produit les électrons, accélérés par une anode sous 4 à 10 kV puis focalisés sur le matériau à évaporer.
En pulvérisation haute fréquence, la différence de mobilité entre électrons et ions crée une autopolarisation négative à la surface d’un substrat isolant, et la fréquence utilisée est généralement 13,56 MHz.
📌 En pulvérisation polarisée, si la tension du substrat est inférieure à la tension seuil VT, le dépôt se forme; si elle est très supérieure à VT, la vitesse de dépôt devient nulle; et si elle dépasse VT, le dépôt est décapé.
Créer la vapeur, la transporter, puis faire croître la couche.
★ À maîtriser
Les éléments d’alliage améliorent la trempabilité en décalant les courbes TTT vers la droite, ce qui permet de transformer correctement des pièces plus épaisses lors de la trempe.
Dans un acier Fe-Cr contenant plus de 13 % de chrome, le chrome stabilise la structure ferritique et empêche la transformation martensitique par trempe.
Le nickel stabilise l’austénite et peut maintenir une structure austénitique à température ambiante, tandis que le chrome favorise la ferrite.
Dans les aciers inoxydables au chrome, le carbone peut former des carbures de chrome aux joints de grains, appauvrir le chrome dissous et réduire la protection contre la corrosion, favorisant la corrosion intergranulaire.
Compléments
L’acier inoxydable 18/8 contient 0,1 % de carbone, 18 % de chrome, 8 % de nickel et 1 % de manganèse; le nickel stabilise son austénite à température ambiante et le chrome contribue à sa résistance à la corrosion.
Les inox ferritiques contiennent moins de 0,1 % de carbone et de 12 % à 30 % de chrome; ils ne peuvent pas subir de trempe martensitique et résistent à la corrosion sous contrainte.
Les inox martensitiques contiennent environ 1 % de carbone et de 12 % à 17 % de chrome; ils sont trempables, durs et résistants à l’usure, mais leur résistance à la corrosion est délicate.
Les inox austéno-ferritiques contiennent 18 % à 28 % de chrome et 4 % à 9 % de nickel; leurs deux phases leur confèrent une meilleure ténacité que les inox ferritiques et une meilleure limite élastique que les inox austénitiques.
Les inox durcis par précipitation obtiennent d’excellentes propriétés mécaniques par germination de précipités, par exemple NiAl, après trempe et revenu.
Le chrome favorise la ferrite, le nickel et le carbone l’austénite.
★ À maîtriser
📐 Formule - Le coefficient de frottement est le rapport entre la force tangentielle et la force normale : .
📌 L’usure adhésive transfère de la matière d’un corps vers son antagoniste, tandis que l’usure abrasive enlève de la matière sous l’action de particules ou d’aspérités dures.
📐 Formule - Le taux d’usure volumique est le volume usé divisé par la charge normale et la distance d’usure : .
📌 Les lubrifiants sont liquides, comme les huiles, graisses et paraffines, ou solides, comme le graphite, le DLC, les polymères et le MoS₂.
Compléments
Le cours situe le frottement sec entre 0,3 et 0,5, le frottement lubrifié entre 0,01 et 0,3 et le freinage entre 0,5 et 0,7; un coefficient supérieur à 1 peut conduire au grippage.
L’aire réelle de contact ne représente qu’environ 0,01 % à 1 % de l’aire apparente, car la charge est supportée par les microcontacts entre aspérités.
L’usure érosive est une perte de matière provoquée par un fluide en mouvement contenant des particules solides, tandis que l’usure par fatigue produit des fissures superficielles qui se propagent dans le matériau sous des charges répétées.
L’usure par fretting est l’usure provoquée par le glissement répété de deux surfaces soumises à de petites vibrations.
Le taux d’usure est généralement exprimé en mm³·N⁻¹·m⁻¹ et doit être calculé pour chaque antagoniste.
Les lubrifiants solides résistent aux températures élevées et au vide, mais leur élaboration peut être complexe et leur durabilité parfois insuffisante.
Dans la désignation SAE 10W40, le nombre avant W caractérise l’écoulement à froid et celui après W la viscosité à chaud; un indice hivernal plus faible indique une huile qui s’épaissit moins à froid.
Contact des aspérités → frottement → usure, que la lubrification cherche à réduire.
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1. Quelle distinction structurale permet de différencier un cristal d’un verre ?
2. Quelle propriété caractérise la dureté d’un matériau ?
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Entre deux atomes, de quelles interactions résulte l’interaction totale ?
D’une attraction et d’une répulsion en compétition.
Quelles sont les trois catégories de liaisons fortes ?
Les liaisons métallique, ionique et covalente.
Quel est le caractère des liaisons de van der Waals ?
Elles sont faibles et intermoléculaires.
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