📋 Plan du Cours
- Réchauffement climatique actuel
- Variations du dernier million d'années
- Indices glaciaires et mégafaune
- Indices microfaune et pollens
- Thermomètres isotopiques
- Paramètres orbitaux Milankovitch
- Albédo et rétroactions
- Solubilité du CO2
📖 1. Réchauffement climatique actuel
🔑 Notions clés & Définitions
- Augmentation récente du CO2 atmosphérique (depuis 1850-1900) : hausse significative de la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, observable à partir des bulles d’air dans la glace, principalement après la révolution industrielle, liée à l’utilisation accrue des combustibles fossiles (source : bilan du chapitre 11.1).
- Effet de serre lié au CO2 : phénomène par lequel le dioxyde de carbone, en tant que gaz à effet de serre, piège la chaleur dans l’atmosphère, contribuant au réchauffement climatique (source : bilan du chapitre 11.1).
- Mesure de la température moyenne décennale depuis 1910 : suivi statistique de l’évolution des températures sur des périodes de dix ans, montrant une tendance à la hausse depuis le début du XXe siècle (source : bilan du chapitre 11.1).
- Lien entre combustion des combustibles fossiles et réchauffement : augmentation de la consommation de charbon, pétrole et gaz depuis la révolution industrielle a entraîné une hausse du CO2 atmosphérique, amplifiant l’effet de serre et le réchauffement (source : bilan du chapitre 11.1).
- Bilan carbone atmosphérique depuis l’ère industrielle : évolution de la quantité de carbone dans l’atmosphère, qui a connu une augmentation continue depuis la fin du XIXe siècle, malgré quelques puits de carbone, en raison de l’activité humaine (source : bilan du chapitre 11.1).
📝 Points essentiels
- La concentration de CO2 dans l’atmosphère est restée stable jusqu’à la fin du XIXe siècle, puis a connu une augmentation rapide, en lien avec l’essor industriel et la combustion des combustibles fossiles.
- Depuis 1910, la température moyenne décennale a augmenté, confirmant un réchauffement global.
- Le CO2, en tant que gaz à effet de serre, est responsable de l’effet de serre naturel, mais son augmentation anthropique depuis 1850-1900 a accentué cet effet, entraînant le réchauffement actuel.
- La relation entre combustion fossile et réchauffement est établie par la corrélation entre l’augmentation du bilan carbone et la hausse des températures.
- La mesure précise du bilan carbone depuis l’ère industrielle montre une augmentation continue du CO2 atmosphérique, malgré l’existence de puits de carbone (océans, forêts).
💡 À retenir
Le réchauffement climatique actuel résulte principalement de l’augmentation du CO2 atmosphérique depuis la fin du XIXe siècle, liée à la combustion des combustibles fossiles, renforcée par l’effet de serre qu’il engendre.
📖 2. Variations du dernier million d'années
🔑 Notions clés & Définitions
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Périodes glaciaires (voir introduction) : périodes durant lesquelles les calottes glaciaires se développent de manière significative, caractérisées par un refroidissement climatique global. Au cours du Quaternaire, plusieurs périodes glaciaires se sont succédé, notamment celles du Würm (-100 000 à -10 000 ans) et du Riss (-380 000 à -130 000 ans).
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Glaciations du Würm et du Riss (dates) : phases glaciaires majeures du Quaternaire. La glaciation du Würm s’étend de -100 000 à -10 000 ans, tandis que celle du Riss couvre la période de -380 000 à -130 000 ans, laissant des traces géologiques et archéologiques importantes.
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Reconstruction des climats passés (voir section 3) : méthode utilisant des indices géologiques tels que moraines, pollens, microfaune, et autres archives naturelles pour reconstituer les variations climatiques sur le dernier million d’années.
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Variations climatiques sur le dernier million d’années (voir introduction) : fluctuations de température, de précipitations et autres paramètres climatiques, marquées par des cycles glaciaires-interglaciaires, influencées par des facteurs astronomiques et environnementaux.
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Indices géologiques (voir section 3) : traces laissées par les glaciers (moraines, blocs erratiques, terrasses fluviatiles, formes en U) et autres témoins naturels permettant d’évaluer l’étendue et l’évolution des glaciations passées.
📝 Points essentiels
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La stabilité de la concentration de CO2 dans l’atmosphère jusqu’à environ 1850-1900, puis son augmentation liée à l’usage intensif des combustibles fossiles, a été révélée par l’analyse des bulles d’air dans la glace (voir section 1). Cette augmentation est corrélée à la hausse des températures modernes.
-
Les glaciations du Würm et du Riss ont laissé des traces géologiques précises, telles que moraines, blocs erratiques, terrasses, et formes en U, permettant de reconstituer l’étendue maximale des calottes glaciaires durant ces périodes.
-
La représentation de la mégafaune dans l’art pariétal (ex. grotte Chauvet, Lascaux, Cosquer) fournit des indicateurs indirects du climat froid, avec la présence d’animaux aujourd’hui disparus ou typiques des périodes glaciaires.
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La microfaune océanique, notamment les foraminifères, et les pollens fossiles sont des outils précieux pour la reconstitution climatique, en permettant d’établir des spectres de températures passées.
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La variation du δ18O dans la glace et les sédiments océaniques, liée à l’évaporation, la condensation, et la précipitation, sert de thermomètre isotopique pour dater et quantifier les changements climatiques passés.
-
Les paramètres orbitaux de Milankovitch (excentricité, obliquité, précession) expliquent en partie les cycles glaciaires-interglaciaires, mais nécessitent des phénomènes amplificateurs comme l’albédo et la solubilité du CO2 pour produire des variations climatiques significatives.
💡 À retenir
Les variations climatiques du dernier million d’années résultent d’un enchaînement complexe de facteurs astronomiques et environnementaux, dont les cycles orbitaux de Milankovitch, amplifiés par des rétroactions telles que l’albédo et la concentration en gaz à effet de serre, laissant des traces géologiques et biologiques exploitables pour la reconstitution du passé climatique.
📖 3. Indices glaciaires et mégafaune
🔑 Notions clés & Définitions
- Moraines : dépôts de particules et blocs laissés par l’avancée ou la retraite des glaciers, situés en front, sur les côtés ou au fond du glacier, témoins de l’extension maximale de la calotte glaciaire durant le Würm et le Riss (source : contenu source).
- Blocs erratiques : gros blocs de roche abandonnés par les glaciers lors de leur fonte, dispersés dans le paysage, indiquant le passage de glaciers anciens (source : contenu source).
- Forme en U des vallées glaciaires : vallée sculptée par l’érosion d’un glacier, caractérisée par une section en forme de U ou en auge, témoignant de l’écoulement glaciaire passé (source : contenu source).
- Représentations de la mégafaune dans l’art pariétal : peintures et gravures rupestres dans des grottes comme Chauvet, Lascaux ou Cosquer, illustrant des animaux indicateurs de climat froid ou disparus, telles que mammouths, rhinocéros laineux, cerfs mégacéros (source : contenu source).
- Animaux indicateurs de climat froid et espèces disparues : espèces comme le mammouth ou le rhinocéros laineux, représentées dans l’art pariétal ou retrouvées dans les fouilles, témoins de périodes glaciaires (source : contenu source).
- Terrasses fluviatiles : dépôts sédimentaires formés lors de la fonte du glacier, témoignant de l’ancien niveau de l’eau et de l’activité fluviale associée à la déglaciation (source : contenu source).
📝 Points essentiels
- Les traces laissées par les glaciers telles que moraines, blocs erratiques, terrasses fluviatiles et formes en U permettent de reconstituer l’extension maximale des calottes glaciaires durant le Würm et le Riss, notamment jusqu’à Lyon, Grenoble et au-dessus du lac Léman (source : contenu source).
- La représentation de la mégafaune dans l’art pariétal, notamment dans la Grotte Chauvet (-36 000 ans), Lascaux (-19 000 ans) et Cosquer (-27 000 et -19 000 ans), montre des animaux comme le renne, le bison, le mammouth ou le rhinocéros laineux, indicateurs de périodes froides ou de disparitions liées aux changements climatiques (source : contenu source).
- La microfaune des sédiments océaniques, notamment les foraminifères, dont chaque espèce a des préférences climatiques, permet de suivre l’évolution des températures passées en analysant leur test calcaire (source : contenu source).
- La palynologie ou étude des pollens fossiles, grâce à la morphologie spécifique des grains, permet de reconstituer les spectres végétaux et climatiques d’une période donnée, en se basant sur leur présence dans les sédiments lacustres ou tourbières (source : contenu source).
- Les indices isotopiques du δ18O et δD dans la glace ou les tests de micro-organismes, comme les foraminifères, permettent de déduire les températures passées en fonction de la composition isotopique de l’eau ou des sédiments, avec une relation inverse entre δ18O et température (source : contenu source).
💡 À retenir
Les traces laissées par les glaciers et la mégafaune dans l’art pariétal constituent des indicateurs précieux pour reconstituer les variations climatiques passées, notamment durant le Quaternaire, en révélant l’étendue des glaciations et la présence d’espèces adaptées aux climats froids.
📖 4. Indices microfaune et pollens
🔑 Notions clés & Définitions
- Foraminifères planctoniques : animaux unicellulaires marins à tests calcaire, dont la composition isotopique (notamment δ18O) permet de reconstituer les variations de température et de salinité de l’eau océanique (voir section 2).
- Test calcaire : structure externe calcifiée fabriquée par certains micro-organismes, notamment les foraminifères, utilisée comme indicateur climatique par sa composition isotopique (δ18O, δD) (voir section 2).
- Préférences climatiques des microfaunes : chaque espèce de microfaune, comme les foraminifères, a des conditions environnementales optimales, permettant d’utiliser leur présence ou absence pour inférer le climat passé (voir section 2).
- Utilisation des pollens fossiles : étude des grains de pollen conservés dans les sédiments lacustres ou tourbières pour déterminer la composition végétale passée, et donc le climat à l’époque (voir section 2).
- Morphologie spécifique des grains de pollen : caractéristiques morphologiques (forme, surface, taille) propres à chaque espèce végétale, permettant leur identification et la reconstitution des spectres polliniques (voir section 2).
- Piégeage des pollens dans sédiments : mécanisme par lequel les grains de pollen, dispersés par le vent ou la pluie, sont conservés dans des sédiments lacustres ou tourbières, constituant une archive climatique (voir section 2).
📝 Points essentiels
- Les foraminifères planctoniques fabriquent un test calcaire dont la composition isotopique, notamment le δ18O, varie en fonction de la température de l’eau océanique lors de leur formation, permettant de reconstituer les températures passées (voir section 2).
- La morphologie spécifique des grains de pollen est utilisée pour identifier les espèces végétales présentes dans un site fossilisé, ce qui permet d’établir un spectre ou un diagramme pollinique, indicateur des conditions climatiques (voir section 2).
- Le piégeage des pollens dans les sédiments lacustres ou tourbières offre une archive temporelle permettant de suivre l’évolution des végétations et, par extension, du climat, sur des échelles de temps longues (voir section 2).
- La composition isotopique δ18O dans les tests de foraminifères est inversement corrélée à la température : plus δ18O est élevé, plus la température était froide, ce qui permet de dater et d’interpréter les variations climatiques (voir section 2).
- La préférence climatique des microfaunes, notamment des foraminifères, est essentielle pour déduire les conditions environnementales passées à partir de leur présence ou absence dans les sédiments (voir section 2).
💡 À retenir
Les microfaunes comme les foraminifères et les pollens fossiles constituent des archives précieuses pour reconstituer les variations climatiques passées, grâce à leur morphologie, leur composition isotopique et leur répartition en fonction des conditions environnementales.
📖 5. Thermomètres isotopiques
🔑 Notions clés & Définitions
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Isotopes stables de l’oxygène 16O et 18O : Variantes de l’oxygène dont le noyau contient respectivement 8 et 10 neutrons, présentes dans l’eau. Leur rapport, noté δ18O, varie selon la température et le cycle climatique, permettant de reconstituer les conditions passées (voir section 11.1).
-
Évaporation préférentielle de H216O par rapport à H218O : Lors de l’évaporation, H216O, plus léger, s’évapore plus facilement que H218O. Ce processus entraîne un appauvrissement en H218O dans les nuages, ce qui influence la composition isotopique de la glace et des eaux (voir section 11.1).
-
Variation du δ18O dans la glace en fonction de la température : La proportion de δ18O dans la glace est une fonction croissante de la température de formation. Plus il fait chaud, plus δ18O augmente, ce qui en fait un thermomètre isotopique fiable pour les climats passés (voir section 11.1).
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Relation inverse du δ18O dans les sédiments océaniques : Le δ18O des tests de foraminifères dans les sédiments évolue inversement à celui de la glace. Lorsqu’il fait froid, δ18O dans la glace est élevé, tandis que celui dans les sédiments est faible, et vice versa (voir section 11.1).
-
Isotopes stables de l’hydrogène 1H et 2H (deutérium) : Le deutérium (2H) est une variante de l’hydrogène plus lourde que 1H. Leur rapport δD évolue de manière similaire à δ18O, permettant aussi de reconstituer les variations climatiques passées (voir section 11.1).
📝 Points essentiels
-
La composition isotopique de l’eau, notamment δ18O et δD, sert de thermomètre isotopique pour étudier le passé climatique, en particulier la température de formation de la glace (voir section 11.1).
-
Lors de l’évaporation, H216O s’évapore plus facilement que H218O, ce qui entraîne un enrichissement en H218O dans les eaux océaniques et un appauvrissement dans les nuages. La condensation et la précipitation réinjectent ces isotopes dans la glace, dont le δ18O reflète la température de formation (voir section 11.1).
-
La relation entre δ18O de la glace et la température est une fonction affine croissante, permettant d’estimer la température passée dès que le δ18O est connu (voir section 11.1).
-
Le δ18O dans les sédiments océaniques, notamment dans les tests de foraminifères, évolue inversement à celui de la glace, ce qui permet de reconstituer les cycles glaciaires et interglaciaires (voir section 11.1).
-
Le δD, comme δ18O, est utilisé comme thermomètre isotopique, et leur évolution conjointe permet une meilleure précision dans la reconstruction climatique (voir section 11.1).
💡 À retenir
Les isotopes stables de l’oxygène et de l’hydrogène dans l’eau constituent des thermomètres naturels essentiels pour décrypter les variations climatiques passées, en particulier celles liées aux cycles glaciaires et interglaciaires.
📖 6. Paramètres orbitaux Milankovitch
🔑 Notions clés & Définitions
- Excentricité (Milutin Milankovitch, 1930) : Paramètre décrivant la déformation de l’orbite terrestre autour du Soleil, passant d’une forme circulaire à elliptique selon un cycle de 100 000 ans, influençant la quantité d’énergie solaire reçue.
- Obliquité (Milutin Milankovitch, 1930) : Inclinaison de l’axe de rotation de la Terre par rapport au plan de son orbite, variant entre 21,5° et 24,5° sur un cycle de 41 000 ans, modifiant la distribution saisonnière de l’insolation.
- Précession (Milutin Milankovitch, 1930) : Rotation de l’axe de la Terre décrivant un mouvement en double cône sur un cycle de 26 000 ans, affectant la position relative des saisons par rapport à l’orbite.
- Cycles périodiques des paramètres orbitaux : Alternance régulière des variations de l’excentricité (100 000 ans), de l’obliquité (41 000 ans) et de la précession (26 000 ans), responsables de fluctuations climatiques cycliques durant le Quaternaire.
📝 Points essentiels
- La théorie de Milankovitch (1930) établit que ces trois paramètres orbitaux varient périodiquement, entraînant des modifications de l’insolation reçue par la Terre, et donc des cycles glaciaires et interglaciaires.
- L’excentricité influence la différence entre la distance minimale et maximale de la Terre au Soleil, modifiant la quantité totale d’énergie solaire reçue annuellement.
- L’obliquité détermine la différence d’angle d’inclinaison de l’axe terrestre, affectant la saisonnalité, notamment aux latitudes élevées.
- La précession modifie la position des saisons par rapport à l’orbite, amplifiant ou atténuant les effets de l’obliquité selon le cycle.
- Ces variations seules ne suffisent pas à expliquer entièrement les glaciations, nécessitant des phénomènes amplificateurs comme l’albédo ou la solubilité du CO2 (voir section 8 et 7).
- Les cycles périodiques de ces paramètres sont observés dans les données isotopiques sur les 800 000 dernières années, confirmant leur rôle dans la dynamique climatique du Quaternaire.
💡 À retenir
Les variations cycliques des paramètres orbitaux de la Terre, décrites par Milankovitch, sont des facteurs clés, mais insuffisants à elles seules, pour expliquer les cycles glaciaires du Quaternaire, nécessitant des mécanismes amplificateurs pour leur pleine expression.
📖 7. Albédo et rétroactions
🔑 Notions clés & Définitions
- Albédo : pourcentage d’énergie solaire réfléchi par un corps par rapport à l’énergie incidente. Selon Milankovitch (date non précisée), c’est le rapport entre l’énergie solaire réfléchie par la surface de la Terre et l’énergie solaire reçue.
- Albédo élevé de la neige et de la glace : caractéristique de ces surfaces, leur capacité à réfléchir une grande partie de l’énergie solaire, contribuant au refroidissement climatique.
- Rétroaction positive liée à l’augmentation de l’albédo lors du refroidissement : mécanisme où une augmentation de l’albédo (ex : plus de glace) amplifie le refroidissement en réduisant l’énergie absorbée par la Terre, renforçant le processus initial.
- Effet inverse lors du réchauffement climatique : en période de réchauffement, la diminution de la couverture de glace réduit l’albédo, augmentant l’absorption solaire et accentuant le réchauffement.
- Amplification des variations climatiques par l’albédo : processus où de petites variations initiales (ex : en insolation ou en température) sont renforcées par la modification de l’albédo, entraînant des changements climatiques plus importants.
📝 Points essentiels
- La variation de l’albédo est un mécanisme amplificateur ou rétroaction positive, essentiel dans la dynamique des cycles glaciaires-interglaciaires, notamment lors des périodes de refroidissement où l’expansion de la glace augmente l’albédo (voir Milankovitch).
- Lors d’un refroidissement, la couverture de glace et de neige s’étend, augmentant l’albédo, ce qui diminue l’énergie solaire absorbée par la surface terrestre, renforçant ainsi le refroidissement initial.
- Inversement, lors d’un réchauffement, la fonte de la glace réduit l’albédo, augmente l’énergie solaire absorbée, et accélère le processus de réchauffement.
- La relation entre l’albédo et la température est un exemple de rétroaction positive, contribuant à l’amplification des cycles climatiques sur le dernier million d’années.
- La variation de l’albédo est une des causes des cycles glaciaires, en interaction avec d’autres paramètres orbitaux de Milankovitch (excentricité, obliquité, précession).
💡 À retenir
L’albédo, en particulier celui de la neige et de la glace, joue un rôle clé dans la régulation climatique par un mécanisme de rétroaction positive, amplifiant les variations naturelles du climat, notamment lors des cycles glaciaires.
📖 8. Solubilité du CO2
🔑 Notions clés & Définitions
- Solubilité du CO2 dans l’eau : capacité du dioxyde de carbone à se dissoudre dans l’eau, qui diminue lorsque la température augmente (voir section 11.1).
- Équilibre entre concentration de CO2 atmosphérique et océanique : état où la quantité de CO2 dissous dans l’eau et celle présente dans l’atmosphère sont en balance, influencée par la température et d’autres facteurs (voir section 11.1).
- Rétroaction positive par libération de CO2 océanique lors du réchauffement : mécanisme où une augmentation de la température réduit la solubilité du CO2, provoquant une libération de CO2 de l’océan vers l’atmosphère, amplifiant le réchauffement (voir section 11.1).
- Augmentation du CO2 atmosphérique amplifiant l’effet de serre : hausse de la concentration de CO2 dans l’atmosphère qui renforce l’effet de serre, contribuant au réchauffement climatique (voir section 11.1).
- Augmentation de la solubilité du CO2 dans l’eau lors du refroidissement : phénomène où une baisse de température augmente la capacité de l’eau à dissoudre le CO2, favorisant son transfert de l’atmosphère vers l’océan (voir section 11.1).
📝 Points essentiels
La solubilité du CO2 dans l’eau est inversement proportionnelle à la température : elle diminue avec l’augmentation de la température (voir section 11.1). Lorsqu’il fait chaud, moins de CO2 se dissout dans l’eau, ce qui entraîne une libération de CO2 de l’océan vers l’atmosphère, renforçant l’effet de serre par rétroaction positive. À l’inverse, lors d’un refroidissement, la solubilité augmente, favorisant le transfert de CO2 de l’atmosphère vers l’océan, ce qui contribue à amplifier le refroidissement initial. La relation entre la concentration de CO2 dans l’atmosphère et celle dans l’océan est en équilibre, mais ce dernier peut être perturbé par la température (voir section 11.1). Les données isotopiques et l’analyse des bulles d’air dans la glace montrent que ces variations de CO2 sont corrélées aux cycles climatiques passés, notamment ceux du Quaternaire. La diminution de la solubilité lors du réchauffement contribue à une augmentation du CO2 atmosphérique, participant ainsi à l’effet de serre global.
💡 À retenir
La solubilité du CO2 dans l’eau diminue avec la hausse de la température, ce qui favorise la libération de CO2 dans l’atmosphère et amplifie le réchauffement climatique par rétroaction positive.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| -380 000 à -130 000 ans | Glaciation du Riss |
| -100 000 à -10 000 ans | Glaciation du Würm |
| -36 000 ans | Art pariétal dans la grotte Chauvet |
| -27 000 ans | Art dans la grotte Cosquer |
| -19 000 ans | Art dans la grotte Lascaux |
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés | Méthodes / Indices | Auteur / Référence |
|---|
| Réchauffement climatique actuel | Augmentation du CO2 depuis 1850-1900, effet de serre | Mesures de CO2, température décennale | Chapitre 11.1 |
| Variations du dernier million d'années | Cycles glaciaires-interglaciaires, paramètres orbitaux | Indices géologiques, δ18O, microfaune, pollens | Milankovitch, sources géologiques |
| Indices glaciaires et mégafaune | Moraines, blocs erratiques, art pariétal | Traces géologiques, représentations animales | Sources géologiques, art rupestre |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre l’effet de serre naturel et anthropique, en particulier le rôle spécifique du CO2.
- Assimiler systématiquement toutes les périodes glaciaires au Würm, en oubliant le Riss.
- Confondre les indices géologiques (moraines, terrasses) avec les indices biologiques (pollens, microfaune).
- Négliger l’impact des paramètres orbitaux de Milankovitch dans la périodicité des cycles glaciaires.
- Confondre la représentation de la mégafaune dans l’art pariétal avec des preuves directes de climat.
- Sous-estimer le rôle des rétroactions (albédo, solubilité du CO2) dans l’amplification des cycles climatiques.
- Confondre la solubilité du CO2 dans l’eau avec sa concentration atmosphérique.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de PERROUX sur la croissance économique et ses liens avec le développement durable.
- Maîtriser la chronologie des glaciations du Riss et du Würm, en précisant leurs dates.
- Identifier les principaux indices géologiques (moraines, blocs erratiques, formes en U) permettant de reconstituer les glaciations passées.
- Expliquer le rôle des paramètres orbitaux de Milankovitch dans la périodicité des cycles glaciaires.
- Savoir décrire comment les pollens et microfaune permettent la reconstitution climatique.
- Comprendre le principe des thermomètres isotopiques (δ18O) dans la datation des climats passés.
- Connaître l’impact de l’albédo et de la solubilité du CO2 comme rétroactions amplifiant le changement climatique.
- Identifier les traces géologiques et biologiques témoignant des périodes glaciaires et de la mégafaune associée.
- Connaître la relation entre la concentration de CO2 depuis 1850-1900 et le réchauffement actuel.
- Maîtriser la définition et le fonctionnement de l’effet de serre lié au CO2.
- Savoir comment les indices glaciaires et mégafaune illustrent les variations climatiques passées.
- Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : moraines, blocs erratiques, terrasses, δ18O, Milankovitch, albédo, solubilité du CO2.
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