Fiche de révision : Dynamique et frontières de la lithosphère

Plan du Cours

  1. Dynamique interne Terre
  2. Caractérisation de la mobilité lithosphère
  3. Identification frontières plaques
  4. Méthodes de mesure mouvements
  5. Mouvements absolus plaques
  6. Mouvements relatifs plaques
  7. Divergence zones
  8. Convergence zones
  9. Dorsales rapides et lentes
  10. Fusion partielle manteau
  11. Mise en place croûte océanique
  12. Volcanisme de subduction

1. Dynamique interne Terre

Notions clés & Définitions

  • Flux géothermique : mesure de la dissipation de chaleur interne à la surface terrestre, exprimée en mW·m⁻². Il reflète la quantité de chaleur qui s’échappe du globe, notamment au niveau des dorsales où il est plus élevé en raison de la remontée asthénosphérique (Doc. p.141).

  • Structure interne Terre : organisation en couches du globe terrestre comprenant la lithosphère, l’asthénosphère, le manteau, le noyau. La lithosphère est rigide et fragmentée en plaques, tandis que l’asthénosphère est une zone ductile permettant le mouvement des plaques (concept général).

  • Origine des mouvements lithosphériques : liés à la dynamique interne du manteau, notamment par convection mantellique. Ces mouvements provoquent la divergence ou convergence des plaques, à l’origine de la tectonique des plaques (concept général).

  • Distribution des foyers sismiques : localisation des séismes selon leur profondeur et contexte géodynamique. En zones de subduction, ils peuvent atteindre 700 km de profondeur, tandis qu’en dorsale, ils restent superficiels (jusqu’à 50 km) (Doc. p.140).

Points essentiels

  • La structure interne de la Terre se compose de la lithosphère, de l’asthénosphère, du manteau, et du noyau, chaque couche ayant des propriétés mécaniques et thermiques distinctes. La lithosphère, rigide, est fragmentée en plaques mobiles, tandis que l’asthénosphère, plus ductile, permet leur déplacement (concept général).

  • Le flux géothermique varie selon la région : il est élevé en dorsale (en moyenne 80 mW·m⁻²) en raison de la remontée de magma, et plus faible en zones de subduction, où la plaque froide plonge dans l’asthénosphère. Ces variations sont des indicateurs des processus internes en cours (Doc. p.141).

  • La dynamique interne du manteau, principalement par convection, est la cause principale des mouvements lithosphériques. Ces processus expliquent la mise en place, la divergence et la convergence des plaques, ainsi que la distribution des foyers sismiques (concept général).

  • La distribution des foyers sismiques permet d’identifier les zones de subduction (profondes, jusqu’à 700 km) et les zones de divergence (superficielles). Ces marqueurs sismologiques sont essentiels pour comprendre la dynamique interne et la structure des zones tectoniques (Doc. p.140).

À retenir

La dynamique interne de la Terre, principalement par convection mantellique, génère la structure en plaques de la lithosphère et explique la distribution des séismes et la dissipation de chaleur à la surface.

2. Caractérisation de la mobilité lithosphère

Notions clés & Définitions

  • Mobilité horizontale de la lithosphère : déplacement des plaques tectoniques sur la surface terrestre, responsable de la dynamique de la tectonique des plaques.
  • Identification des frontières des plaques par marqueurs géologiques spécifiques : détection des limites entre plaques à l’aide de caractéristiques géologiques distinctes, telles que les marqueurs sismologiques et thermiques.
  • Caractéristiques géologiques des zones de divergence et de convergence : différences structurales et minéralogiques entre ces zones, notamment la formation de croûte océanique à divergence et l’épaississement crustal à convergence.
  • Marqueurs sismologiques : répartition et profondeur des foyers sismiques qui permettent de localiser et de caractériser les frontières de plaques, notamment la profondeur des séismes en zone de subduction (jusqu’à 700 km selon Doc. p.140).
  • Marqueurs thermiques : variations du flux géothermique en surface, mesuré en mW·m⁻², indiquant l’activité thermique sous la croûte et permettant d’identifier les zones de dorsales (flux élevé) et de subduction (flux faible, Doc. p.141).

Points essentiels

  • La mobilité horizontale des plaques est étudiée par des mesures géodésiques précises, notamment via satellites GPS, permettant de quantifier leur déplacement actuel en vecteurs (direction et vitesse, Doc. p.142-143).
  • La dynamique des zones de divergence s’explique par la formation de croûte océanique par magmatisme, notamment dans les dorsales rapides où la fusion partielle des péridotites est intense, produisant une croûte régulière et épaisse (Doc. p.154-157).
  • La dynamique des zones de convergence est caractérisée par la subduction de la lithosphère océanique, avec des foyers sismiques profonds (jusqu’à 700 km), un volcanisme explosif riche en silice, et la formation de roches magmatiques variées (volcaniques et plutoniques, Doc. p.140-141).
  • La circulation hydrothermale dans la croûte océanique, liée au métamorphisme hydrothermal, modifie la composition minéralogique des roches, témoignant des conditions P/T rencontrées lors de leur formation ou transformation (Doc. p.163).
  • La distinction entre dorsales rapides et lentes repose sur la vitesse de divergence, la structure de la croûte, la présence ou non de chambres magmatiques, et la composition des roches, ce qui influence leur évolution au cours du temps (Doc. p.154-159).

À retenir

La caractérisation de la mobilité de la lithosphère repose sur l’analyse des marqueurs géologiques, sismologiques et thermiques, permettant d’identifier et de comprendre les processus de divergence et de convergence des plaques tectoniques.

3. Identification frontières plaques

Notions clés & Définitions

  • Foyers sismiques : zones où se concentrent les séismes, leur profondeur et leur répartition permettent d’identifier la nature de la frontière (divergente ou convergente). (Doc. p.140)
  • Flux géothermique : mesure de la dissipation de chaleur interne à la surface terrestre, exprimée en mW·m⁻², qui varie selon le contexte géodynamique. (Doc. p.141)
  • Frontières de divergence (dorsales) : zones où les plaques s’éloignent, caractérisées par un flux thermique élevé, une activité magmatique importante, et une croûte océanique en formation. (Sources diverses)
  • Frontières de convergence (zones de subduction) : zones où une plaque océanique plonge sous une autre, avec un flux thermique plus faible en fosse, mais plus élevé au niveau de l’arc volcanique, et une répartition spécifique des foyers sismiques. (Sources diverses)
  • Marqueurs thermiques : variations du flux géothermique en surface, permettant de différencier les zones de divergence (flux élevé) et de convergence (flux faible ou contrasté). (Doc. p.141)
  • Mouvements de divergence et de convergence : mouvements relatifs des plaques, identifiés par des mesures géodésiques ou sédimentaires, indiquant respectivement un éloignement ou un rapprochement des plaques. (Sources diverses)

Points essentiels

  • La localisation des frontières lithosphériques repose sur l’analyse des foyers sismiques : en zones de divergence, les foyers sont superficiels (jusqu’à 50 km), dispersés dans les chaînes de montagnes, et très proches de l’axe des dorsales. En zones de subduction, ils atteignent jusqu’à 700 km de profondeur, avec une répartition caractéristique (Doc. p.140).
  • Le flux géothermique, mesuré en mW·m⁻², est un marqueur thermique clé : il est élevé en dorsale (moyenne de 80 mW·m⁻²) en raison de la remontée asthénosphérique, et plus faible en fosse de subduction, avec des contrastes importants entre l’arc volcanique et la fosse (Doc. p.141).
  • La différenciation entre frontières de divergence et de convergence s’appuie aussi sur la morphologie et l’activité géologique : dorsales présentent un bombement large, peu de sédiments, activité magmatique intense, tandis que zones de subduction montrent un plongement de la plaque froide, un volcanisme explosif, et une zone de déformation intense.
  • La méthode géodésique, notamment par satellites GPS, permet de quantifier les mouvements actuels des plaques en mesurant leur déplacement en latitude et longitude, et d’en déduire la vitesse et la direction. La datation des roches volcaniques de points chauds complète cette analyse en reconstituant les mouvements passés (Doc. p.142-144).
  • Les mesures sédimentaires, par forages océaniques, confirment la divergence en montrant que plus on s’éloigne de la dorsale, plus les sédiments sont épais et anciens, permettant de calculer la vitesse de divergence des plaques (Doc. p.145).

À retenir

L’identification des frontières des plaques lithosphériques repose sur la combinaison de marqueurs sismologiques, thermiques et géologiques, permettant de différencier clairement zones de divergence et zones de convergence, ainsi que de quantifier leur dynamique.

4. Méthodes de mesure mouvements

Notions clés & Définitions

  • Mesures géodésiques par satellites GPS : Techniques utilisant des satellites en orbite pour déterminer avec précision la position des stations GPS à la surface de la Terre, permettant de quantifier les déplacements actuels des plaques lithosphériques (source : Doc. p.142-143).
  • Principe de localisation par triangulation de signaux satellites : Méthode consistant à mesurer la distance entre un récepteur GPS et plusieurs satellites en utilisant le temps de propagation des signaux électromagnétiques pour déterminer la position précise du récepteur (source : Doc. p.142).
  • Calcul des vecteurs déplacement absolu en latitude et longitude : Analyse des variations de position en fonction du temps pour déterminer la vitesse et la direction du déplacement d’une plaque par rapport à un repère fixe, en utilisant la pente de la courbe Δ latitude ou longitude / Δ temps (source : Doc. p.142-143).
  • Utilisation des données sédimentaires océaniques : Méthode basée sur la datation des sédiments au contact du basaltes, permettant de mesurer le temps écoulé depuis la formation de la croûte océanique et ainsi d’estimer la vitesse de divergence des plaques (source : Doc. p.145).
  • Datation des basaltes et sédiments : Technique de datation par fossiles ou autres méthodes pour déterminer l’âge des roches volcaniques et sédimentaires, facilitant la reconstitution des mouvements passés des plaques et la vitesse de divergence (source : Doc. p.145).

Points essentiels

  • Les mesures géodésiques par satellites GPS, en utilisant des signaux émis par des satellites en orbite, permettent de connaître la position précise de balises GPS fixées sur la surface terrestre. La différence de position entre deux mesures successives donne la vitesse et la direction du déplacement d’une plaque (source : Doc. p.142-143).
  • La triangulation par plusieurs satellites assure une localisation précise, en utilisant la géométrie des sphères de distance pour déterminer la position exacte du récepteur GPS (source : Doc. p.142).
  • La pente de la courbe de variation en latitude ou longitude en fonction du temps permet de calculer le vecteur de déplacement absolu, exprimé en cm/an, avec une précision inférieure au millimètre (source : Doc. p.142-143).
  • La datation des sédiments océaniques, notamment par analyse des fossiles, permet de connaître l’âge des couches sédimentaires au contact du basaltes, confirmant l’expansion océanique et la divergence des plaques (source : Doc. p.145).
  • La différence d’âge des basaltes en fonction de leur distance à la dorsale permet de calculer la vitesse de divergence, variant entre 2 et 16 cm/an selon les dorsales (source : Doc. p.145).
  • La datation des roches volcaniques, combinée à la mesure des distances, permet de reconstituer la trajectoire et la vitesse de déplacement des plaques dans le passé, notamment à l’aide des alignements volcaniques de points chauds (source : Doc. p.144).

À retenir

Les méthodes géodésiques modernes, associées à l’analyse des données sédimentaires et la datation des basaltes, offrent une compréhension précise et quantitative des mouvements actuels et passés des plaques lithosphériques, permettant de reconstituer leur dynamique avec une grande finesse.

5. Mouvements absolus plaques

Notions clés & Définitions

  • Mouvement absolu des plaques : déplacement d'une plaque lithosphérique par rapport à un repère externe fixe, généralement considéré comme immobile par rapport au manteau profond ou à un référentiel géodésique stable.
  • Mesures géodésiques précises : techniques utilisant des satellites GPS pour déterminer la position exacte de points fixes à la surface de la Terre, permettant de calculer les déplacements actuels des plaques avec une précision inférieure au millimètre (voir section 4).
  • Volcans de point chaud : régions fixes dans le manteau profond, où un panache de matériel chaud remonte vers la surface, servant de repères fixes pour reconstituer les mouvements passés des plaques.
  • Alignement volcanique Hawaï-Empereur : exemple illustrant l’utilisation des volcans inactifs formés par un point chaud fixe pour déterminer le mouvement absolu de la plaque Pacifique au cours des 61 derniers millions d’années, en datant les roches volcaniques et en mesurant leur distance (voir source).

Points essentiels

  • Le mouvement absolu des plaques est défini par rapport à un repère externe fixe, permettant d’évaluer leur déplacement indépendant des autres plaques (voir section 4).
  • Les mesures géodésiques par satellites GPS, débutées dans les années 1970, offrent une précision extrême pour suivre les déplacements actuels des plaques, en fournissant des vecteurs de vitesse et de direction (Doc. p.142-143).
  • Les volcans de point chaud, tels que ceux de l’archipel Hawaï-Empereur, sont considérés comme des repères fixes dans le manteau profond. La datation des roches volcaniques et la mesure des distances entre volcans permettent de reconstituer la trajectoire et la vitesse de déplacement absolu d’une plaque au cours du temps (Doc. p.144).
  • La reconstitution des mouvements passés, notamment via l’alignement volcanique Hawaï-Empereur, montre que la plaque Pacifique s’est déplacée vers le nord puis vers le nord-ouest, avec une vitesse moyenne d’environ 10-16 cm/an selon les périodes.
  • Ces méthodes permettent d’établir que le mouvement absolu d’une plaque est indépendant de ses mouvements relatifs avec d’autres plaques, et qu’il peut être précisément quantifié grâce à des repères fixes dans le manteau.

À retenir

Les mouvements absolus des plaques, déterminés par des mesures géodésiques et l’étude de points fixes comme les volcans de point chaud, permettent de connaître leur trajectoire et leur vitesse par rapport à un référentiel externe stable, offrant une vision précise de la dynamique lithosphérique.

6. Mouvements relatifs plaques

Notions clés & Définitions

  • Mouvement relatif des plaques : déplacement d’une plaque par rapport à une autre, mesuré en comparant leurs positions respectives sur la surface terrestre.
  • Mesures sédimentaires des fonds océaniques : techniques utilisant la datation et l’épaisseur des sédiments pour reconstituer les mouvements passés des plaques, notamment leur divergence.
  • Calcul des vitesses de divergence : détermination de la vitesse d’éloignement entre deux plaques en utilisant l’âge des basaltes et l’épaisseur des sédiments accumulés, comme illustré par l’expansion océan Atlantique Nord.
  • Expansion océanique (exemple) : processus de création de nouvelle croûte océanique au niveau des dorsales, permettant d’observer et de quantifier le mouvement relatif des plaques à travers l’étude de l’âge des basaltes et des sédiments.
  • Mouvement absolu des plaques : déplacement d’une plaque par rapport à un référentiel fixe externe, souvent déterminé par des mesures géodésiques ou des points chauds (voir section 5).
  • Mouvement relatif des plaques : déplacement d’une plaque par rapport à une autre, sans référence à un cadre externe, permettant d’étudier leur interaction à la frontière (divergence ou convergence).

Points essentiels

  • La tectonique des plaques distingue deux types de mouvements : relatif (d’une plaque par rapport à une autre) et absolu (par rapport à un référentiel fixe, comme le point chaud ou un système géodésique).
  • La mesure des mouvements passés s’appuie sur les données sédimentaires océaniques : plus les sédiments sont épais et anciens, plus la divergence entre plaques est ancienne et rapide. La datation des basaltes et la stratigraphie permettent de reconstituer la vitesse de divergence.
  • La vitesse de divergence varie selon les dorsales, allant de 2 à 3 cm/an pour les dorsales lentes jusqu’à 16 cm/an pour les dorsales rapides, comme illustré par l’expansion océan Atlantique Nord.
  • La datation des volcans de point chaud (exemple : alignements volcaniques Hawaï-Empereur) permet aussi de reconstituer les mouvements passés en utilisant la position et l’âge des volcans pour calculer la vitesse et la direction du déplacement de la plaque.
  • La distinction entre mouvement relatif et mouvement absolu est essentielle pour comprendre les interactions à la frontière des plaques, notamment divergence (éloignement) et convergence (rapprochement).

À retenir

Les mouvements relatifs des plaques, déterminés par l’étude des sédiments et des basaltes, permettent de quantifier la vitesse et la direction de divergence ou de convergence, illustrant ainsi la dynamique de la lithosphère océanique et continentale.

7. Divergence zones

Notions clés & Définitions

  • Zones de divergence : régions où deux plaques lithosphériques s’éloignent l’une de l’autre, généralement au niveau des dorsales océaniques, entraînant la formation de nouvelle croûte océanique.
  • Différences de vitesse de divergence (voir section 9) : variation dans la rapidité avec laquelle les dorsales s’éloignent, pouvant atteindre 10 cm/an dans les dorsales rapides ou 1 à 5 cm/an dans les dorsales lentes, influençant la structure et la dynamique de la croûte océanique.
  • Activités sismiques, tectoniques, magmatiques et hydrothermales (voir section 11) : phénomènes associés aux dorsales, comprenant des séismes peu profonds, des failles normales, une production de magma, et la circulation hydrothermale, notamment via les fumeurs noirs.
  • Rôle des moteurs de l’expansion océanique : processus qui expliquent la divergence des plaques, comprenant le glissement gravitaire, qui entraîne la remontée du manteau chaud sous la dorsale, et la traction par subduction, qui favorise l’éloignement des plaques.
  • Fusion partielle des péridotites (voir section 10) : phénomène où le manteau supérieur partiellement fondu sous la dorsale, générant le magma océanique basaltique, essentiel à la mise en place de la croûte océanique.

Points essentiels

  • Les zones de divergence se manifestent principalement au niveau des dorsales océaniques, formant un réseau long de 60 000 km, caractérisé par un relief bombé et une activité sismique, tectonique, magmatique et hydrothermale intense (Nathan TS, 2012).
  • La vitesse de divergence varie selon le type de dorsale : les dorsales rapides (~10 cm/an) comme la dorsale Est-Pacifique produisent une croûte régulière, avec une croûte océanique épaisse et une activité magmatique continue, tandis que les dorsales lentes (1-5 cm/an) comme l’Atlantique, présentent une croûte discontinue, des péridotites serpentinisées, et une activité magmatique limitée (Nathan TS, 2012).
  • La fusion partielle du manteau sous la dorsale, à environ 100 km de profondeur, produit un magma basaltique, dont la composition varie selon la proportion de fusion partielle, et qui s’accumule dans une chambre magmatique située entre 2 et 7 km sous la surface (Nathan TS, 2012).
  • La circulation hydrothermale, facilitée par les fractures, entraîne des changements minéralogiques dans la croûte, formant des minéraux hydratés comme la hornblende, la chlorite ou l’actinote, témoins des conditions P/T rencontrées lors de la mise en place de la croûte (Nathan TS, 2012).
  • Les moteurs de l’expansion océanique, notamment le glissement gravitaire et la traction par subduction, jouent un rôle clé dans le processus de divergence, en permettant la remontée du manteau chaud et la séparation des plaques.

À retenir

Les zones de divergence, principalement situées au niveau des dorsales océaniques, sont le lieu de création de nouvelle croûte océanique, où la fusion partielle du manteau et l’activité hydrothermale jouent un rôle central dans leur dynamique, sous l’action des moteurs de l’expansion océanique.

8. Convergence zones

Notions clés & Définitions

Zones de convergence : régions où deux plaques lithosphériques se rapprochent, entraînant des processus géodynamiques tels que la subduction ou la collision continentale, responsables de l’épaississement crustal (voir section 3).

Plongement de la lithosphère océanique : processus par lequel une plaque océanique froide et dense s’enfonce sous une autre plaque, généralement continentale ou océanique, lors d’une zone de subduction, entraînant la disparition progressive de la lithosphère océanique en profondeur (voir section 3).

Marqueurs sismologiques spécifiques des zones de subduction : caractéristiques particulières des foyers sismiques dans ces zones, avec des foyers profonds pouvant atteindre 700 km, témoignant du plongement de la plaque océanique dans le manteau supérieur (voir section 3).

Zones de collision continentale : régions où deux plaques continentales entrent en contact, provoquant un épaississement de la croûte et la formation de chaînes de montagnes, sans plongement de lithosphère océanique (voir section 3).

Épaississement crustal : augmentation de l’épaisseur de la croûte terrestre lors de la collision ou de la convergence, notamment dans les zones de collision continentale, aboutissant à la formation de reliefs élevés et de structures tectoniques complexes (voir section 3).

Points essentiels

  • La convergence de plaques entraîne la formation de zones de subduction ou de collision continentale, selon la nature des plaques impliquées. La subduction concerne principalement la plongée de lithosphère océanique froide sous une autre plaque, tandis que la collision continentale mène à l’épaississement de la croûte sans plongement de lithosphère océanique (voir section 3).

  • Les marqueurs sismologiques dans ces zones montrent une répartition caractéristique des foyers sismiques, avec des foyers profonds pouvant atteindre 700 km dans le cas des zones de subduction, témoignant du plongement de la lithosphère océanique (voir section 3).

  • La formation de reliefs élevés et l’épaississement crustal résultent de la compression et de la déformation intense lors de la collision continentale, contribuant à la croissance de chaînes de montagnes comme l’Himalaya (voir section 3).

  • La dynamique de ces zones est également caractérisée par des processus métamorphiques et de déformation profonde, liés à la compression et à la subduction, qui modifient la composition et la structure de la croûte (voir section 3).

À retenir

Les zones de convergence résultent du rapprochement de plaques, où la subduction ou la collision entraînent un épaississement crustal et la formation de reliefs, avec des marqueurs sismologiques spécifiques attestant de la profondeur du plongement lithosphérique.

9. Dorsales rapides et lentes

Notions clés & Définitions

  • Dorsale rapide : dorsale océanique caractérisée par une vitesse de divergence d’environ 10 cm/an, avec une structure régulière de la croûte océanique composée principalement de basalte et gabbros, et une présence de chambres magmatiques avec une forte production de magma. (Source : Nathan TS, 2012)

  • Dorsale lente : dorsale océanique où la production magmatique est faible ou absente, avec une structure moins régulière, souvent composée de péridotites serpentinisées, et une absence ou discontinuité de chambres magmatiques. La vitesse de divergence est d’environ 1 à 5 cm/an. (Source : Nathan 1èreSVT, 2019)

  • Structure régulière de la croûte océanique : organisation homogène de la croûte formée principalement de basalte en coussins et gabbros, reposant sur le manteau lithosphérique, typique des dorsales rapides. (Source : Nathan TS, 2012)

  • Fusion partielle des péridotites : processus de formation du magma basaltique par décompression et remontée de l’asthénosphère sous la dorsale, plus intense sous dorsale rapide, responsable de la production de croûte océanique. (Source : Nathan TS, 2012)

  • Magma océanique : magma basaltique issu de la fusion partielle du manteau, qui s’accumule dans une chambre magmatique et contribue à la mise en place de la croûte océanique. La quantité de magma varie selon la vitesse de divergence. (Source : Nathan TS, 2012)

Points essentiels

  • Les dorsales rapides, comme la dorsale Est-Pacifique, présentent une structure régulière avec une croûte principalement formée par magmatisme, notamment par fusion partielle des péridotites, permettant une croissance continue de la croûte océanique. La remontée de l’asthénosphère y est très active, avec un flux géothermique élevé et une zone anormalement chaude jusqu’à 200 km de profondeur, favorisant la fusion partielle (Nathan TS, 2012).

  • La vitesse de divergence influence la structure de la dorsale : une divergence rapide (~10 cm/an) entraîne une vallée axiale peu marquée, un bombement large, et une activité magmatique soutenue. À l’inverse, les dorsales lentes, avec une divergence de 1 à 5 cm/an, ont une vallée effondrée, une croûte peu ou pas magmatique, et souvent des péridotites serpentinisées à la surface (Nathan 1èreSVT, 2019).

  • La différence de vitesse de divergence explique la variation dans la production de croûte : sous dorsale rapide, la croûte est épaisse et continue, tandis qu’elle est discontinue ou absente sous dorsale lente, où la remobilisation du manteau se fait principalement par des phénomènes tectoniques, avec peu de magmatisme.

  • La fusion partielle du manteau sous dorsale rapide est due à une remontée intense de l’asthénosphère, provoquant une fusion partielle à environ 100 km de profondeur, générant un magma basaltique. La présence de chambres magmatiques permanentes ou intermittentes dépend du type de dorsale (Nathan TS, 2012).

À retenir

Les dorsales rapides, par leur forte activité magmatique et leur structure régulière, favorisent la croissance continue de la croûte océanique, tandis que les dorsales lentes, avec une production magmatique faible ou absente, se caractérisent par une structure plus fragmentée et une exhumation du manteau.

10. Fusion partielle manteau

Notions clés & Définitions

  • Fusion partielle des péridotites du manteau : processus où une partie des péridotites, roche principale du manteau supérieur, fond pour former du magma basaltique, principalement sous l’effet de la remontée de l’asthénosphère lors de la divergence des plaques (source : Nathan TS, 2012).

  • Isotherme à 1300°C caractérisant la limite lithosphère/asthénosphère : température constante à cette valeur qui délimite la transition entre la lithosphère rigide et l’asthénosphère plus ductile, située généralement à une profondeur variable mais proche de 100 km sous les dorsales (source : Nathan TS, 2012).

  • Origine du magma océanique par fusion partielle liée à la remontée asthénosphérique : magma basaltique issu de la fusion partielle des péridotites du manteau, provoquée par la remontée de l’asthénosphère chaude lors de la divergence des plaques, entraînant la formation de la croûte océanique (source : Nathan TS, 2012).

  • Lien entre flux géothermique élevé et fusion partielle : zones où le flux thermique à la surface est supérieur à la moyenne, notamment au niveau des dorsales, favorisant la fusion partielle des péridotites et la génération de magma (source : Nathan TS, 2012).

Points essentiels

  • La fusion partielle des péridotites du manteau se produit à environ 100 km de profondeur, lorsque le géotherme recoupe le solidus de la péridotite, à une température d’environ 1300°C, délimitée par l’isotherme à 1300°C (source : Nathan TS, 2012).

  • La remontée de l’asthénosphère chaude, sous l’effet de convection dans le manteau, provoque une décompression des péridotites, ce qui favorise leur fusion partielle, produisant un magma basaltique (source : Nathan TS, 2012).

  • La fusion partielle ne concerne qu’une fraction de la péridotite, produisant un magma basaltique qui, une fois cristallisé, forme la croûte océanique. La péridotite résiduelle est enrichie en éléments moins fusibles, modifiant sa composition chimique (source : Nathan TS, 2012).

  • La présence d’un isotherme à 1300°C à proximité de la surface indique que la limite entre la lithosphère et l’asthénosphère est une zone de fusion partielle active, essentielle à la dynamique de la tectonique océanique (source : Nathan TS, 2012).

  • La fusion partielle est favorisée par le flux géothermique élevé au niveau des dorsales, lié à la remontée de l’asthénosphère, ce qui explique la production continue de magma lors de l’expansion océanique (source : Nathan TS, 2012).

À retenir

La fusion partielle des péridotites du manteau, déclenchée par la remontée de l’asthénosphère chaude, est à l’origine du magma océanique basaltique, processus central à la formation de la croûte océanique et à la dynamique des dorsales.

11. Mise en place croûte océanique

Notions clés & Définitions

  • Accrétion magmatique (dorsales rapides) : processus par lequel la croûte océanique se forme principalement par la remontée et la solidification de magma issu de la fusion partielle du manteau lithosphérique sous une dorsale rapide, caractérisée par une vitesse de divergence d’environ 10 cm/an (source : Nathan TS, 2012).
  • Structure stratifiée de la croûte océanique : organisation en couches superposées comprenant, de la surface vers le manteau, le basalte en coussins, les gabbros, puis le manteau lithosphérique (voir section 1).
  • Évolution de la croûte océanique : avec l’éloignement de la dorsale, la croûte s’épaissit par accumulation de sédiments et de matériaux magmatiques, et subit des transformations minéralogiques liées au métamorphisme hydrothermal (source : Nathan TS, 2012).
  • Métamorphisme hydrothermal : transformations minéralogiques et chimiques des roches sous l’effet de la circulation d’eau chaude dans la croûte océanique, entraînant la formation de minéraux hydratés comme la hornblende, la chlorite, etc. (voir section 1).
  • Maturation physique de la lithosphère océanique : processus par lequel la lithosphère océanique acquiert ses propriétés mécaniques et thermiques, notamment par refroidissement et hydratation, permettant sa stabilité et son évolution dans le temps (voir section 1).

Points essentiels

  • La croûte océanique se forme principalement par accrétion magmatique lors de la divergence rapide des plaques, notamment au niveau des dorsales rapides où la vitesse de divergence atteint environ 10 cm/an (source : Nathan TS, 2012).
  • La structure stratifiée de cette croûte comprend en surface du basalte en coussins, en dessous des gabbros, reposant sur le manteau lithosphérique. La croûte s’épaissit avec l’éloignement de la dorsale, notamment par l’accumulation de sédiments et de matériaux magmatiques.
  • La mise en place de la croûte est liée à la fusion partielle du manteau supérieur, provoquée par la remontée d’une zone chaude dans le manteau asthénosphérique, avec une isotherme à 1300°C à environ 100 km de profondeur (source : Nathan TS, 2012).
  • La circulation hydrothermale, facilitée par les fractures et failles, entraîne un métamorphisme hydrothermal, modifiant la composition minéralogique des roches et favorisant la formation de minéraux hydratés.
  • La maturation physique de la lithosphère océanique résulte de son refroidissement, de l’hydratation et de la circulation de fluides, ce qui influence ses propriétés mécaniques et sa stabilité dans le temps.

À retenir

La croûte océanique se forme principalement par accrétion magmatique lors de la divergence rapide des plaques, puis évolue par épaississement, refroidissement et métamorphisme hydrothermal, ce qui lui confère ses caractéristiques stratifiées et sa stabilité dans le temps.

12. Volcanisme de subduction

Notions clés & Définitions

  • Richesse en silice du magma : La quantité de silice (SiO₂) présente dans le magma, qui influence sa viscosité et son comportement explosif. Un magma riche en silice est plus visqueux, favorisant les éruptions explosives (voir aussi "volcanisme explosif").
  • Origine des magmas liée à l’hydratation du manteau : La formation des magmas dans les zones de subduction résulte de l'hydratation du manteau par des fluides issus du métamorphisme de la plaque subduite, ce qui réduit la température de fusion des péridotites (selon PERROUX, 2000).
  • Coexistence de roches volcaniques et plutoniques riches en minéraux hydroxylés : Dans les zones de subduction, on trouve simultanément des roches volcaniques (issues de la cristallisation en surface) et des roches plutoniques (formées en profondeur), toutes deux riches en minéraux hydroxylés, témoignant de processus hydrothermaux et métamorphiques (voir aussi "roches riches en minéraux hydroxylés").
  • Production de nouveaux matériaux continentaux par évolution chimique des magmas : La chimie évolutive des magmas, notamment leur enrichment en éléments volatils et en silice, conduit à la formation de matériaux continentaux, notamment par mise en place de roches métamorphiques et de nouveaux types de roches magmatiques (voir aussi "évolution chimique des magmas").

Points essentiels

Le volcanisme en zone de subduction est caractérisé par un volcanisme explosif, principalement dû à la richesse en silice du magma, qui augmente sa viscosité et favorise la formation d’éruptions violentes (PERROUX, 2000). La genèse des magmas repose sur l’hydratation du manteau supérieur, provoquée par la libération de fluides issus du métamorphisme de la plaque subduite, qui hydratent le coin du manteau chevauchant (PERROUX, 2000). Ces fluides abaissent la température de fusion des péridotites, entraînant la formation de magmas basaltico-andésitiques riches en silice, avec une forte teneur en minéraux hydroxylés, notamment dans les roches volcaniques et plutoniques. La coexistence de ces roches, riche en minéraux hydroxylés, témoigne de processus hydrothermaux et métamorphiques complexes. La chimie évolutive des magmas permet également la production de nouveaux matériaux continentaux, par mise en place de roches métamorphiques et magmatiques, contribuant à la croissance des continents. La diversité des roches magmatiques résulte de l’origine du magma, de l’hydratation du manteau, et de l’évolution chimique lors de leur ascension et cristallisation.

À retenir

Le volcanisme de subduction est marqué par sa forte explosivité liée à la richesse en silice du magma, dont la formation résulte de l’hydratation du manteau par des fluides issus du métamorphisme, favorisant la production de roches riches en minéraux hydroxylés et la croissance de matériaux continentaux.

Tableaux de Synthèse

CritèreZones de divergenceZones de convergence (subduction)Auteur / Référence
Flux géothermiqueÉlevé (~80 mW·m⁻²)Faible en fosse, élevé en arcDoc. p.141
Profondeur des foyers sismiquesSuperficiels (jusqu’à 50 km)Profonds (jusqu’à 700 km)Doc. p.140
FormationCréation de croûte océaniquePlongée de la plaque froideConcept général
Activité magmatiqueIntense, magmas basaltiquesVolcanisme explosif, magmas riches en siliceDoc. p.154-157
MorphologieDorsale large, peu de sédimentsZone de déformation, zone de plongéeSources diverses

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre flux géothermique élevé en dorsale avec celui en zone de subduction, sans tenir compte du contexte géologique.
  2. Assimiler tous les foyers sismiques profonds à une zone de divergence, alors qu’ils indiquent souvent une subduction.
  3. Confondre la direction du mouvement relatif des plaques avec la nature de la frontière (divergente ou convergente).
  4. Négliger l’importance des marqueurs thermiques pour différencier dorsales et zones de subduction.
  5. Confondre la vitesse de divergence dans les dorsales rapides et lentes sans considérer leur structure et leur évolution.
  6. Omettre la distinction entre la croûte océanique en formation et la croûte ancienne lors de l’identification des frontières.
  7. Confondre la structure de la lithosphère avec celle de l’asthénosphère, notamment en ce qui concerne leur ductilité.

Checklist Examen

  1. Connaître la structure interne de la Terre : lithosphère, asthénosphère, manteau, noyau.
  2. Expliquer le rôle de la convection mantellique dans la dynamique interne.
  3. Définir le flux géothermique et ses variations selon les régions.
  4. Identifier les marqueurs sismologiques et thermiques pour délimiter les frontières de plaques.
  5. Savoir mesurer et interpréter les mouvements horizontaux de la lithosphère via GPS.
  6. Décrire la formation de la croûte océanique lors de divergence rapide ou lente.
  7. Comprendre le processus de subduction et ses manifestations géologiques.
  8. Connaître la différence entre dorsales rapides et lentes.
  9. Maîtriser la distribution des foyers sismiques en zone de divergence et de convergence.
  10. Savoir associer flux thermique, sismicité et morphologie pour caractériser une frontière.
  11. Connaître la définition de PERROUX sur la croissance de la croûte océanique.
  12. Identifier les processus de fusion partielle du manteau lors de la mise en place de la croûte océanique.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Dynamique et frontières de la lithosphère avec 8 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Qu'est-ce que la lithosphère dans la structure interne de la Terre ?

2. Quel est le rôle principal du flux géothermique mesuré à la surface de la Terre ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Dynamique et frontières de la lithosphère avec 9 flashcards interactives.

Dynamique interne Terre — définition ?

Mouvements et transfert de chaleur à l’intérieur de la Terre.

Flux géothermique — définition?

Mesure de la dissipation de chaleur interne

Mobilité lithosphère — caractéristique ?

Déplacement des plaques tectoniques à la surface.

Voir les flashcards →

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