Fiche de révision : Environnement : enjeux et acteurs

Plan du Cours

  1. Sens du mot environnement
  2. Construction politique de l’environnement
  3. Nature, ressources et anthropisation
  4. Accélération de l’exploitation des milieux
  5. Ressources rares et empreinte écologique
  6. Pollutions, biodiversité et changement climatique
  7. Protéger ou préserver la nature
  8. Acteurs de la protection environnementale
  9. Climats passés et sociétés
  10. Réchauffement climatique contemporain
  11. Lutte mondiale contre le climat
  12. États-Unis entre exploitation et protection

1. Sens du mot environnement

Notions clés & Définitions

  • Environnement terme polysémique : Un terme polysémique désigne plusieurs acceptions possibles selon les époques et les disciplines.
  • Biotope : Un biotope est un milieu naturel vu comme pertinent surtout pour ce qui relève de la nature, indépendamment des hommes.
  • Géosystème : Un géosystème est une nature anthropisée étudiée à travers les relations d’interdépendance entre hommes, sociétés et composantes physiques, chimiques et vivantes.
  • Environnement donné perçu vécu : L’environnement peut être compris comme à la fois ce qui fournit des ressources et ce qui est perçu et vécu par les sociétés.

Points essentiels

  • Deux sens coexistent : l’environnement comme synonyme de milieu naturel ou biotope, ou l’environnement comme tout ce qui entoure l’homme, incluant aussi ce qu’il crée ou transforme.
  • En géographie, l’environnement correspond aux relations complexes d’interdépendance entre l’homme, les sociétés et les composantes d’une nature anthropisée, étudiée avec une dimension spatiale et temporelle.
  • Dans ce thème et en dissertation, « environnement » est surtout à comprendre comme « nature » et « milieu naturel » dans les documents des acteurs.
  • Pour les Communautés européennes, l’environnement regroupe les éléments liés entre eux formant le cadre, le milieu et les conditions de vie de l’homme, tandis qu’en droit français il recouvre la nature, les équilibres biologiques, les ressources et les sites/paysages (notamment via les lois des 10 et 19 juillet 1976).

Astuce mémo

Même mot, deux sens : soit nature (biotope), soit tout autour de l’homme (cadre de vie).

2. Construction politique de l’environnement

Notions clés & Définitions

  • Environnement : Notion polysémique où l’environnement peut désigner soit le milieu naturel, soit tout ce qui entoure l’homme, incluant ce transformé par les sociétés.
  • Objet social : Idée selon laquelle l’environnement dépend des sociétés : il combine des éléments naturels et des phénomènes sociaux dans une réalité perçue et vécue.
  • Anthropisation : Fait que la planète est modifiée par les sociétés, de sorte que l’environnement étudié n’est jamais uniquement “naturel” au sens strict.

Points essentiels

  • Depuis le Moyen Âge, le sens d’« environnement » se modifie : deux acceptions coexistent, milieu naturel seul ou ensemble entourant l’homme incluant l’action humaine.
  • Chez les géographes, l’environnement est un objet social : il relie relations d’interdépendance homme-société-éléments physiques, chimiques et biologiques, dans le temps.
  • Le terme devient politiquement central surtout à partir des années 1960-1970, quand des acteurs prennent conscience d’effets destructeurs d’activités humaines.
  • En France, un tournant intervient en 1970 avec le discours de Georges Pompidou à Chicago et la création en 1971 du premier ministère chargé de la protection de la nature et de l’environnement.
  • La conférence de Stockholm (CNUEH) en 1972 rassemble 113 États et débouche sur le PNUE ainsi que des conventions comme CITES, Ramsar et MARPOL.
  • En 1987, le rapport Brundtland popularise le développement durable, défini comme répondant aux besoins du présent sans compromettre ceux des générations futures.

Astuce mémo

1970-72 : politique qui “décollent” (France ministère 1971 ; Stockholm 1972 avec PNUE).

3. Nature, ressources et anthropisation

Notions clés & Définitions

  • Milieu naturel : Un milieu est un espace social caractérisé par des données naturelles (vivantes et minérales) et modifié par l’action humaine, souvent à une échelle intermédiaire.
  • Ressources renouvelables : Des ressources renouvelables sont celles qui peuvent se reconstituer, mais peuvent disparaître si le prélèvement dépasse leur vitesse de renouvellement.
  • Ressources non renouvelables : Des ressources non renouvelables proviennent surtout du sous-sol et se renouvellent à une échelle si lente qu’elle peut être considérée inexistante à l’échelle humaine.
  • Anthropisation de l’environnement : L’anthropisation est l’adaptation et la transformation des milieux par les sociétés, par prévention des risques, contournement des contraintes et aménagements d’usages.

Points essentiels

  • Les sociétés exploitent les milieux à la fois pour répondre aux besoins primaires (se nourrir et se loger) et pour valoriser des ressources dans les secteurs primaire, secondaire et tertiaire.
  • L’exploitation transforme les milieux via la prévention des risques (digues, anti-avalanches), le contournement des contraintes (terrasses, ponts, tunnels, drainage) et l’artificialisation (urbanisation, barrages, goudronnage).
  • La révolution néolithique constitue une première rupture majeure avec l’agriculture (domestication, cultures, conservation) et la sédentarisation (villages, villes, inégalités).
  • Entre le Néolithique et le temps long, la pression sur la nature augmente avec une forte croissance démographique, de 8 à 100 millions d’hommes en 7000 ans.
  • La révolution industrielle (fin XVIIIe au Royaume-Uni, XIXe en Europe) intensifie l’exploitation grâce à la mécanisation et à la production massive, et change la représentation de la nature en ressource à extraire.
  • Les impacts incluent surtout une baisse de biodiversité, des transformations paysagères (déboisements, pâturage) et des émissions supplémentaires de gaz à effet de serre liées aux défrichements.

Astuce mémo

Néolithique = cultures + sédentarité ; Industriel = machines + extraction : même idée, mais intensifiée et à plus grande échelle.

4. Accélération de l’exploitation des milieux

Notions clés & Définitions

  • Révolution néolithique : Concept historique désignant la première grande rupture de rapport à la nature, avec agriculture et sédentarisation entraînant une transformation durable des milieux.
  • Sédentarisation néolithique : Changement majeur où la vie en villages puis villes augmente la pression sur les ressources et accélère l’artificialisation des paysages.
  • Industrialisation : Deuxième grande rupture marquée par la mécanisation et l’essor de la production, qui intensifient l’exploitation des ressources et multiplient les pollutions.

Points essentiels

  • Le Néolithique (proche-Orient vers 10 000 av. J.-C.) s’étend ensuite en Europe (6 000 à 3 000 av. J.-C.) puis en Amérique du Nord (2000 à 1000 av. J.-C.), avec un impact croissant selon les régions.
  • Le Néolithique favorise agriculture et sédentarisation, ce qui modifie les milieux après des millénaires de chasse-cueillette, d’autant plus que la population passe d’environ 8 à 100 millions d’habitants en 7000 ans.
  • La révolution néolithique accélère la transformation des paysages (déboisements, pâturage, agriculture irriguée), réduit des forêts primaires en Europe et augmente les émissions via les défrichements.
  • L’industrialisation débute au Royaume-Uni à la fin du XVIIIe siècle puis s’étend au XIXe siècle en Europe, avec des innovations énergétiques (charbon puis électricité, pétrole et moteur à explosion) et une production standardisée plus rapide.
  • En réaction aux plaintes contre les usines polluantes, une partie des industriels transfère les usines dans des villages, tandis que les autorités tolèrent davantage qu’au début (contrôles plus stricts par la police au XVIIIe siècle).
  • L’industrialisation accroît l’exploitation intensive des ressources (fossiles, minerais, engrais), l’anthropisation (transports, urbanisation) et la dégradation (rejets polluants et GES) à une échelle de plus en plus mondiale.

Astuce mémo

Néolithique : Cultiver et S’installer ; Industrialisation : Mécaniser et Polluer.

5. Ressources rares et empreinte écologique

Notions clés & Définitions

  • Empreinte écologique : L’empreinte écologique est un indicateur qui calcule la surface terrestre et maritime nécessaire pour répondre aux besoins d’une population et absorber ses déchets.
  • Biocapacité : La biocapacité est la capacité des écosystèmes à fournir de façon renouvelable des ressources et à absorber les déchets issus de leur utilisation.
  • Jour du dépassement : Le jour du dépassement désigne la date à partir de laquelle l’humanité consomme plus que ce que la planète peut régénérer et absorber sur l’année.

Points essentiels

  • L’empreinte écologique s’exprime en hectares globaux par habitant et mesure à la fois les ressources consommées et les déchets absorbés.
  • En 2024, l’ONG Global Footprint Network estime l’empreinte écologique moyenne mondiale à 2,6 ha par personne, contre environ 4,8 ha par habitant pour la France.
  • Si l’empreinte écologique d’une zone dépasse sa biocapacité, alors l’usage de cette zone n’est pas durable.
  • La biocapacité mondiale est estimée à 1,6 ha par habitant, ce qui implique que la demande globale excède l’offre disponible.
  • Cette situation est parfois reformulée comme la nécessité d’environ 1,7 planète pour subvenir durablement à nos besoins.
  • La notion est contestée car certains contestent ses choix méthodologiques et l’interprétation qui en est faite, notamment dans le calcul du dépassement.

Astuce mémo

Empreinte > biocapacité = dépassement = on vit à crédit jusqu’au jour du dépassement.

6. Pollutions, biodiversité et changement climatique

Notions clés & Définitions

  • Anthropocène : Notion géologique et politique qui désigne une nouvelle ère marquée par un basculement planétaire dû aux activités humaines.
  • Capitalocène : Concept qui attribue la crise écologique globale au capitalisme plutôt qu’à l’humanité en général.
  • Occidentalocène : Concept qui fait reposer la responsabilité du changement climatique sur les pays occidentaux industrialisés plutôt que sur les pays les plus pauvres.

Points essentiels

  • Pour Hamilton et Grinewald, l’Anthropocène commence avec les essais nucléaires de 1945, vus comme limite initiale liée à un basculement global.
  • La question des marqueurs géologiques est discutée pour vérifier une rupture entre périodes, comme pour la transition Mésozoïque–Cénozoïque avec une couche d’iridium.
  • Une critique majeure de l’Anthropocène insiste sur une dépolitisation du sujet et rappelle que le changement est surtout produit par une minorité d’acteurs plutôt que par “tous les hommes”.
  • Pour le changement climatique contemporain, le réchauffement provient surtout des gaz à effet de serre qui limitent l’évacuation vers l’espace de la chaleur infrarouge.
  • Dans les émissions, le CO2 représente environ 65% et le protocole de Kyoto reconnaît 7 gaz à effet de serre, dont le méthane et le protoxyde d’azote.
  • La biodiversité subit une forte érosion et les scientifiques parlent d’une “6e extinction de masse”, avec en France 532 espèces en danger critique sur 7000 évaluées et 674 en danger.

Astuce mémo

1945 nucléaire = bascule ; CO2 ~65% + gaz Kyoto = serre thermique ; permafrost relance + 6e extinction (France : 532 CR, 674 EN).

7. Protéger ou préserver la nature

Notions clés & Définitions

  • Préservation : La préservation est une protection visant à maintenir une nature sauvage à distance de l’action humaine.
  • Conservation : La conservation consiste à encadrer l’usage des milieux pour les maintenir sur le long terme malgré l’exploitation.
  • Utilitarisme : L’utilitarisme est une approche où la transformation d’un milieu est acceptée si elle est compensée par des mesures prévues.
  • Aires protégées UICN : Les aires protégées UICN sont des espaces légalement reconnus et gérés pour favoriser la conservation durable de la nature et des valeurs associées.

Points essentiels

  • John MUIR défend la protection pour des raisons métaphysiques et religieuses, alors que Gifford PINCHOT la défend pour des raisons d’efficacité et de continuité des ressources pour les générations futures.
  • La préservation intégrale correspond à des zones où l’action humaine est interdite ou quasi interdite, comme Yellowstone créé en 1872.
  • La réserve du Lauvitel est un exemple de préservation intégrale avec une interdiction au public depuis 1955.
  • La conservation correspond à l’objectif de concilier protection et usage par des niveaux d’usage limité ou régulé, ce qui renvoie à l’idée de développement durable.
  • La conservation peut aussi être renforcée par des formes de co-action humaine, comme la forêt amazonienne coévoluant avec des peuples autochtones ou le bocage normand dont la biodiversité est plus élevée.
  • D’après l’UICN, près de 15% des terres émergées remplissent les critères et l’objectif est d’atteindre 17% en 2020, mais environ 33% des aires protégées naturelles subissent une forte pression humaine et ne sont pas respectées.

Astuce mémo

MUIR = mystique du sauvage (à protéger sans l’homme) ; PINCHOT = pratique des générations (à gérer pour durer).

8. Acteurs de la protection environnementale

Notions clés & Définitions

  • ONG environnementales : Acteurs associatifs qui portent des revendications et participent au débat pour réduire les atteintes à l’environnement.
  • Jeunes pour le climat : Mouvements de jeunes qui mobilisent l’opinion et mettent la pression sur les décideurs pour accélérer les politiques climatiques.
  • Greenbashing : Pratique citoyenne qui consiste à dénoncer publiquement des entreprises ou organisations jugées peu respectueuses de l’environnement.
  • Justice climatique : Principe reliant protection de l’environnement et inégalités, qui réclame des responsabilités et des compensations pour les populations les plus touchées.

Points essentiels

  • Les actions contre le changement climatique ne reposent pas seulement sur les États : entreprises, ONG, syndicats et mobilisations de jeunes participent aussi à la pression publique.
  • La justice climatique s’appuie sur l’idée d’une « dette climatique » des pays industrialisés envers les pays en développement, liée aux impacts subis et aux émissions passées.
  • Aux Pays-Bas, 886 citoyens ont obtenu une décision de la Cour Suprême obligeant l’État néerlandais à agir pour prévenir les changements climatiques.
  • En 2005, une pétition d’Inuits du Canada et des États-Unis devant la Commission interaméricaine des droits de l’Homme n’a pas abouti juridiquement faute d’informations suffisantes.

9. Climats passés et sociétés

Notions clés & Définitions

  • Insécurité alimentaire : L’état d’un accès incertain à la nourriture, qui peut augmenter les tensions quand les récoltes et les revenus baissent.
  • Migrations climatiques : Les déplacements de populations déclenchés ou amplifiés par des sécheresses, des pertes de ressources et des conditions devenues moins vivables.
  • Ressources halieutiques : Les ressources issues de la pêche, dont la baisse peut fragiliser des économies et nourrir des rivalités locales et régionales.
  • Risques sanitaires hydriques : Les maladies transmissibles par l’eau qui réapparaissent ou s’étendent quand la pénurie d’eau et la dégradation des conditions sanitaires s’aggravent.

Points essentiels

  • Le changement climatique n’est pas en soi un facteur unique de conflit : il interagit avec des dynamiques économiques, sociales et politiques pour créer des risques.
  • La raréfaction alimentaire augmente les tensions car l’insécurité alimentaire rend l’accès à la nourriture plus difficile ou plus coûteux.
  • La hausse de la température des océans réduit les ressources halieutiques, avec une baisse de 20 à 30% de la taille des poissons à chaque degré supplémentaire.
  • Les sécheresses peuvent abîmer les rendements agricoles jusqu’à rendre certains sols infertiles, ce qui provoque des migrations souvent internes et fragilise ensuite l’économie, la santé et la sécurité.
  • La pénurie d’eau favorise la résurgence de maladies à transmission hydrique comme le choléra, tandis que l’extension de milieux favorise des vecteurs de maladies comme le moustique tigre.
  • Les armées doivent s’adapter via de nouvelles missions d’aide aux sinistrés, une doctrine à redéfinir et des ajustements d’infrastructures, d’équipements et d’entraînement pour des conditions climatiques extrêmes.

Astuce mémo

Nourrir puis Pêcher, ensuite Se déplacer, puis Tomber malade, enfin Répondre : une chaîne “aliments → mobilité → santé → sécurité”.

10. Réchauffement climatique contemporain

Notions clés & Définitions

  • Dette climatique : Notion de justice climatique reliant la responsabilité des pays industrialisés aux dommages subis par les pays en développement.
  • COP21 : Conférence internationale de 2015 au cours de laquelle des engagements financiers ont été décidés pour aider les populations vulnérables.
  • Contentieux climatique : Ensemble de recours en justice visant soit à obliger des États à agir contre le changement climatique, soit à obtenir des réparations.

Points essentiels

  • À la COP21, les pays développés se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an pour les populations vulnérables des pays en développement.
  • Aux Pays-Bas, 886 citoyens ont obtenu devant la Cour suprême une décision obligeant l’État à agir pour prévenir les changements climatiques.
  • En 2005, la pétition des Inuits (Canada et États-Unis) devant la Commission interaméricaine des droits de l’Homme n’a pas abouti juridiquement, faute d’informations jugées suffisantes sur l’impact des émissions sur les peuples autochtones de l’Arctique.
  • Les négociations climatiques se déplacent progressivement vers un format Nord-Sud, avec un leadership plus marqué de l’UE depuis les années 2010 et une montée en puissance de la Chine depuis 2015.
  • Les accords de Paris apparaissent insuffisants et peu tenus, et les rapports onusiens montrent que l’objectif de limiter le réchauffement à +1,5 °C n’est pas encore à portée à cause du niveau actuel d’efforts.

Astuce mémo

COP21 → 100 milliards/an pour les plus vulnérables ; “886” aux Pays-Bas pour forcer l’action.

11. Lutte mondiale contre le climat

Notions clés & Définitions

  • Accord de Paris : Traité mondial visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de limiter le réchauffement climatique.
  • Fonds Vert pour le climat : Mécanisme de financement de l’ONU destiné à aider les pays les plus pauvres pour l’adaptation au changement climatique.
  • United States Climate Alliance : Coalition d’États américains engagés à respecter les objectifs climatiques fixés par la COP21 malgré le retrait fédéral.
  • We Are Still In : Mouvement qui rassemble villes, entreprises et universités pour poursuivre les engagements climatiques quand l’État fédéral s’en retire.

Points essentiels

  • Sous Donald Trump, les États-Unis se retirent de l’accord de Paris en novembre 2019 en avançant des arguments économiques et de justice internationale contre l’effort imposé aux États-Unis.
  • Avec Trump II, la sortie des accords de Paris est annoncée pour janvier 2026 et entraîne l’arrêt du financement américain du Fonds Vert pour le climat (3 milliards de dollars versés en 2024).
  • Avec Joe Biden, les États-Unis reviennent à l’accord de Paris en visant une baisse de 50 à 52% des émissions de GES d’ici 2030 par rapport à 2005 et la neutralité carbone en 2050.
  • En réaction au retrait fédéral, des acteurs locaux créent l’United States Climate Alliance (gouverneurs) le 1er juin 2017 et We Are Still In (coalition multiforme coordonnée par Michael Bloomberg) le 5 juin 2017.

Astuce mémo

PARIS va-retour : Trump sort (2019 puis 2026 annoncé), Biden remet (retour + 50-52% d’ici 2030).

12. États-Unis entre exploitation et protection

Notions clés & Définitions

  • National Park Service : Le National Park Service est l’organisme fédéral chargé de la gestion des parcs nationaux à partir de 1916.
  • EPA : L’EPA est une agence fédérale américaine créée en 1971 pour encadrer par la loi la protection de l’environnement et la santé.
  • Clean Air Act : Le Clean Air Act est une loi fédérale américaine de 1963, ensuite renforcée en 1970, qui fixe des règles pour contrôler la pollution de l’air.

Points essentiels

  • En 1864, le parc Yosemite est créé en Californie, puis en 1872 le Congrès lance Yellowstone, premier parc national, modèle de sanctuarisation.
  • Entre 1901 et 1909, Theodore Roosevelt influence la protection via le National Forest Service et le classement de 675000 km² de forêts sous statut fédéral.
  • Créée en 1971, l’EPA s’appuie sur un corpus marquant : Clean Water Act, Federal Pesticide Act et Coast Protection Act en 1972.
  • Sous Donald Trump, l’EPA est affaiblie dès le premier mandat avec une réduction de 70% des fonds au Département de l’Énergie pour les renouvelables, et une mise en avant de Keystone XL.
  • Le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris intervient d’abord sous Trump en novembre 2019, puis est accompagné de conséquences budgétaires internationales comme l’arrêt du financement du Fonds Vert selon le texte.
  • Entre 1990 et 2016, l’affaire Massachussetts-Californie contre l’EPA sur le Clean Air Act confirme que l’EPA ne régule pas les émissions des véhicules au même titre que celles des industriels.

Astuce mémo

Parcs (XIXe) → EPA & lois (années 1970) → Trump : baisse des moyens, Keystone, puis retrait de Paris.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1967Article de Lynn White sur les racines historiques de la crise écologique (Genèse, domination de la nature)
1970Tournant en France avec le discours de Georges Pompidou à Chicago
1971Création du 1er ministère « chargé de la protection de la nature et de l’environnement » et création de Greenpeace
1972Conférence de Stockholm (CNUEH) et création du PNUE
1987Rapport Brundtland et définition du développement durable
2000Crutzen forge le concept d’Anthropocène

Tableaux de synthèse

Protéger vs préserver vs conserver vs utilitarisme

NotionObjectifNiveau d’accès humainExemple
PréservationMaintenir une nature sauvage à distance de l’action humaineInterdit ou quasi interditYellowstone (1872) ; réserve du Lauvitel interdite au public depuis 1955
ConservationConcilier protection et usage pour maintenir sur le long termeUsage limité ou réguléDéveloppement durable (équilibre social, économique, environnemental)
UtilitarismeAccepter la transformation et compenserMesures de compensationConstruction de l’A65 avec plantations compensatoires
Conservation (idées MUIR/PINCHOT)Raisons morales et religieuses ou efficacité sur la duréeGestion pensée pour durerMUIR (préservation) ; PINCHOT (conservation/usage raisonné)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre les deux sens d’« environnement » : tantôt nature/biotope, tantôt tout ce qui entoure l’homme (incluant ce qu’il crée et transforme).
  2. Oublier que, en géographie, l’environnement est un objet social étudié dans le temps (héritages naturels et liés à l’anthropisation).
  3. Croire que la protection s’oppose forcément à l’exploitation : dans le cours, plusieurs modèles cherchent un équilibre ou une exploitation durable.
  4. Réduire le changement climatique à la météo : la climatologie travaille sur le temps long et l’origine des GES est au cœur du cours.
  5. Mélanger empreinte écologique et biocapacité : l’une mesure la demande (surface nécessaire), l’autre l’offre (capacité à fournir/absorber).
  6. Confondre les acteurs et les dispositifs : ONF, UICN et règles UE/France n’ont pas le même rôle ni la même échelle de décision.
  7. Prendre « Anthropocène » pour un concept non débattu : le cours insiste sur des controverses (pertinence, dates, marqueurs géologiques).

Checklist Examen

  1. Expliquer les deux sens du mot « environnement » et préciser le sens privilégié en dissertation (« nature »/« milieu naturel »).
  2. Définir l’environnement chez les géographes (interdépendance homme/sociétés/composantes d’une nature anthropisée, double dimension spatiale et temporelle).
  3. Présenter le tournant des années 1960-70 et donner deux exemples français et/ou internationaux de cette politisation (Pompidou, ministère, Stockholm/PNUE).
  4. Expliquer pourquoi les sociétés exploitent les milieux (nature vue comme soumise à l’homme, réponses aux besoins primaires, secteurs économique).
  5. Distinguer ressources renouvelables et non renouvelables, puis décrire trois types de transformations des milieux (prévention des risques, contournement des contraintes, artificialisation).
  6. Raconter les deux ruptures de rapport aux milieux : révolution néolithique (agriculture/sédentarisation) puis révolution industrielle (mécanisation, production, nouvelle représentation de la nature).
  7. Calculer/raisonner avec l’empreinte écologique et la biocapacité : condition empreinte > biocapacité, ordre de grandeur monde/France et notion de « jour du dépassement » (avec contestations).
  8. Lister les grandes catégories d’impacts : pollutions (air/eaux/sols), érosion de la biodiversité, risques accrus (inondations/incendies) et entrée dans l’Anthropocène.
  9. Définir Anthropocène et exposer au moins trois axes de controverse indiqués (pertinence, date de début, marqueurs géologiques, critique politique).
  10. Expliquer au choix deux modèles de protection (préservation intégrale / conservation / utilitarisme) et associer MUIR et PINCHOT à leurs conceptions.
  11. Présenter la gouvernance climatique internationale : repérer la chronologie (Stockholm/PNUE, Brundtland, Kyoto, COP21/Accord de Paris) et rappeler le principe de justice climatique (dette climatique, Fonds/financement, contentieux).
  12. Caractériser le cas des États-Unis : opposition entre exploitation et protection, rôle pionnier puis engagement fluctuant (Trump/Biden) et la question des acteurs (États fédérés, ONG, mobilisations).

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Environnement : enjeux et acteurs avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel sens du mot « environnement » renvoie surtout à un milieu naturel considéré indépendamment des activités humaines ?

2. Que signifie le terme « environnement » dans sa définition la plus générale en géographie ?

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Révisez avec les flashcards

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Sens du mot environnement

Polysémique : nature ou cadre de vie humain.

Sens du mot environnement?

Polysémique : nature ou cadre de vie humain.

Construction politique de l’environnement

Politisé dans les années 1960-70, lié à la prise de conscience.

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