QCM : Génétique : Structure, Transmission et Mutations — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique décrit le mieux la double hélice de Watson et Crick de l’ADN ?

Une structure protéique formée uniquement d’histones
Un seul brin portant des riboses et des uraciles
Deux brins parallèles liés par des liaisons phosphodiester
Deux brins associés par des liaisons hydrogène entre bases complémentaires

Deux brins associés par des liaisons hydrogène entre bases complémentaires

Explication

La double hélice de Watson-Crick repose sur l’association de deux brins complémentaires par des liaisons hydrogène. Les liaisons phosphodiester relient les nucléotides d’un même brin, pas les deux brins entre eux.

2. Que signifie le fait que les deux brins d’ADN soient antiparallèles ?

Ils sont orientés dans le même sens 5’ vers 3’
Ils possèdent exactement la même séquence nucléotidique
Ils sont reliés par des liaisons covalentes entre les bases
Ils sont orientés en sens opposés, l’un 5’ vers 3’ et l’autre 3’ vers 5’

Ils sont orientés en sens opposés, l’un 5’ vers 3’ et l’autre 3’ vers 5’

Explication

L’antiparallélisme correspond à l’orientation opposée des deux brins, l’un allant de 5’ vers 3’ et l’autre de 3’ vers 5’. La similarité de séquence n’est pas ce qui définit cette propriété.

3. Quel est le rôle principal de la coiffe 5’ ajoutée au pré-ARNm ?

Elle protège l’ARNm contre la dégradation et aide à l’initiation de la traduction
Elle remplace les introns par des exons
Elle permet la réplication de l’ARN en ADN
Elle ajoute une queue d’adénines à l’extrémité 3’

Elle protège l’ARNm contre la dégradation et aide à l’initiation de la traduction

Explication

La coiffe 5’ protège l’extrémité 5’ de l’ARNm et participe à l’initiation de la traduction. L’ajout de la queue poly(A) concerne l’extrémité 3’, pas la coiffe.

4. Quelle étape de maturation transforme le transcrit primaire en ARNm mature en retirant les séquences non codantes ?

L’excision-épissage
La duplication
La traduction
La phosphorylation

L’excision-épissage

Explication

L’excision-épissage enlève les introns et relie les exons pour produire un ARNm mature. La traduction intervient ensuite, dans le cytoplasme, pour synthétiser une protéine.

5. Quel événement marque généralement le début de la traduction chez l’eucaryote ?

La reconnaissance du codon AUG par le ribosome
La lecture du codon UGA comme méthionine
L’ouverture du chromosome en métaphase
La fixation de la queue poly(A) au site A

La reconnaissance du codon AUG par le ribosome

Explication

Le codon d’initiation est généralement AUG, qui spécifie une méthionine et fixe le cadre de lecture. Les codons UGA, UAA et UAG sont des codons stop, non des codons de départ.

6. Que fait un ARNt au cours de l’élongation pendant la traduction ?

Il remplace l’ARNm dans le ribosome
Il se fixe au site E avant la formation de la liaison peptidique
Il coupe l’ARNm en fragments
Il entre au site A avec un acide aminé correspondant au codon

Il entre au site A avec un acide aminé correspondant au codon

Explication

Pendant l’élongation, l’ARNt chargé arrive au site A du ribosome, puis une liaison peptidique se forme avec la chaîne portée au site P. Le site E correspond à la sortie de l’ARNt après son passage.

7. Qu’est-ce qu’une tétrade en méiose ?

Un groupe de quatre chromosomes non homologues
Une paire de cellules filles obtenues après méiose
Un ensemble de quatre chromatides issu de deux chromosomes homologues répliqués
Un ensemble de deux chromatides d’un chromosome répliqué

Un ensemble de quatre chromatides issu de deux chromosomes homologues répliqués

Explication

Une tétrade correspond aux quatre chromatides obtenues lorsque deux chromosomes homologues ont été répliqués. Elle comporte donc deux chromatides sœurs par homologue.

8. Quelle différence essentielle existe entre chromatides sœurs et chromosomes homologues ?

Les chromosomes homologues n’existent que dans les gamètes
Les chromatides sœurs proviennent de deux chromosomes différents, tandis que les homologues proviennent du même chromosome
Les chromosomes homologues sont toujours identiques, alors que les chromatides sœurs ne le sont jamais
Les chromatides sœurs sont issues de la réplication d’un même chromosome, tandis que les homologues portent la même information génétique mais viennent de deux parents

Les chromatides sœurs sont issues de la réplication d’un même chromosome, tandis que les homologues portent la même information génétique mais viennent de deux parents

Explication

Les chromatides sœurs sont les deux copies d’un même chromosome après réplication. Les chromosomes homologues sont deux chromosomes de même taille et portant la même information génétique, l’un d’origine maternelle et l’autre paternelle.

9. Quelle modification chromosomique correspond à la perte d’un segment de chromosome ?

Une translocation réciproque
Une duplication
Une inversion
Une délétion

Une délétion

Explication

La délétion correspond à la perte d’un fragment chromosomique. La duplication ajoute une copie d’un segment, tandis que l’inversion retourne un fragment en sens inverse.

10. Qu’appelle-t-on translocation robertsonienne ?

L’échange de segments entre deux chromosomes non homologues sans perte de matériel
La duplication d’un chromosome entier
La fusion des bras longs de deux chromosomes acrocentriques autour d’un centromère commun
La séparation anormale des chromatides sœurs en méiose

La fusion des bras longs de deux chromosomes acrocentriques autour d’un centromère commun

Explication

La translocation robertsonienne résulte de l’union des bras longs de deux chromosomes acrocentriques au niveau d’un centromère commun. Elle diffère d’une translocation réciproque, qui implique un échange de segments entre chromosomes non homologues.

11. Quelle formule décrit correctement la nullisomie chez un organisme diploïde ?

2n-2, avec perte d’une paire de chromosomes homologues
2n-1, avec perte d’un seul chromosome
3n, avec ajout d’un lot chromosomique entier
2n+1, avec ajout d’un chromosome

2n-2, avec perte d’une paire de chromosomes homologues

Explication

La nullisomie correspond à la perte des deux chromosomes d’une même paire, donc à la formule 2n-2. La formule 2n-1 décrit une monosomie, pas une nullisomie.

12. Quel énoncé caractérise le mieux la polyploïdie ?

Une perte d’un fragment chromosomique sans modification du nombre total
Une multiplication du nombre de lots chromosomiques au-delà de 2n
Un changement du nombre de chromosomes par gain ou perte isolée
Une inversion d’un segment de chromosome sans changement de ploïdie

Une multiplication du nombre de lots chromosomiques au-delà de 2n

Explication

La polyploïdie correspond à la présence de plus de deux lots chromosomiques, par exemple 3n ou 4n. Une variation par chromosome isolé relève plutôt de l’aneuploïdie.

13. Dans un croisement monohybride à dominance complète, quel résultat attend-on en F2 pour les phénotypes ?

Un rapport 9:3:3:1
Un rapport 1:2:1
Un rapport 3 dominants pour 1 récessif
Un rapport 1 dominant pour 1 récessif

Un rapport 3 dominants pour 1 récessif

Explication

En monohybridisme avec dominance complète, la F2 présente classiquement un rapport phénotypique 3:1. Le rapport 1:2:1 correspond au génotype, pas au phénotype.

14. À quoi sert un croisement-test lorsqu’un individu présente un phénotype dominant ?

À révéler une transmission liée au chromosome Y
À mesurer la fréquence de recombinaison entre deux loci
À vérifier si deux gènes sont liés sur le même chromosome
À déterminer s’il est hétérozygote ou homozygote dominant

À déterminer s’il est hétérozygote ou homozygote dominant

Explication

Le croisement-test avec un homozygote récessif permet de distinguer un dominant hétérozygote d’un dominant homozygote. Si toute la descendance est dominante, l’individu testé est homozygote dominant.

15. Combien de types de gamètes produit un individu hétérozygote pour trois gènes indépendants ?

2
16
8
4

8

Explication

Avec trois gènes hétérozygotes indépendants, le nombre de types de gamètes est 2^3, soit 8. La valeur 16 correspondrait à 2^4, donc à quatre gènes hétérozygotes.

16. Quelle formule permet de calculer la distance génétique entre deux loci liés ?

Nombre de doubles recombinés divisé par le nombre total de gènes
Pourcentage de phénotypes dominants moins pourcentage de phénotypes récessifs
Nombre de descendants parentaux divisé par le total des descendants
Nombre de descendants recombinés divisé par le total des descendants

Nombre de descendants recombinés divisé par le total des descendants

Explication

La distance génétique est calculée à partir de la fréquence des recombinants, selon d = (recombinants × 100) / total des descendants. Elle s’exprime en cM ou en unités de cartographie.

17. Chez l’être humain et la drosophile, quel sexe est hétérogamétique dans le système XX-XY ?

La femelle
Aucun des deux
Les deux sexes
Le mâle

Le mâle

Explication

Dans le système XX-XY, le mâle est XY et produit deux types de gamètes, X et Y : il est donc hétérogamétique. La femelle XX est homogamétique.

18. Pourquoi un homme atteint d’un caractère récessif lié à l’X transmet-il l’allèle muté à toutes ses filles mais pas à ses fils ?

Parce que ses filles reçoivent son chromosome X et ses fils son chromosome Y
Parce que l’allèle récessif lié à l’X se transmet uniquement par la mère
Parce que le chromosome Y porte l’allèle muté chez les fils
Parce que ses fils reçoivent toujours deux chromosomes X

Parce que ses filles reçoivent son chromosome X et ses fils son chromosome Y

Explication

Le père transmet son chromosome X à toutes ses filles et son chromosome Y à tous ses fils. Un allèle récessif lié à l’X passe donc aux filles, mais pas aux fils via le père.

19. Quelle est la définition correcte de la conjugaison bactérienne ?

Un transfert d’ADN libre provenant de bactéries mortes
Une division cellulaire par scission binaire après réplication du chromosome
Un transfert horizontal d’un plasmide d’une bactérie donneuse à une receveuse par pilus
Un transfert d’ADN via un bactériophage vecteur

Un transfert horizontal d’un plasmide d’une bactérie donneuse à une receveuse par pilus

Explication

La conjugaison correspond à un transfert horizontal de plasmide entre bactéries, généralement grâce à un pilus. Le transfert d’ADN libre relève de la transformation, et le vecteur phagique de la transduction.

20. Quel événement est nécessaire pour qu’un réassortiment génétique viral se produise lors d’une infection mixte ?

La co-infection d’une même cellule par plusieurs virus
La réplication d’un chromosome bactérien unique
La présence d’un plasmide F dans la cellule
L’intégration d’un ADN libre dans le génome bactérien

La co-infection d’une même cellule par plusieurs virus

Explication

Le réassortiment viral nécessite la co-infection d’une même cellule par plusieurs virus, ce qui permet l’échange de segments génomiques. Les autres propositions concernent la génétique bactérienne, pas l’infection mixte virale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Génétique : Structure, Transmission et Mutations.

Structure de l’ADN — organisation ?

Double hélice formée de deux brins antiparallèles.

Lois de Chargaff — principe ?

A=T et G=C en quantités équivalentes.

Configuration antiparallèle — définition ?

Brins orientés en sens opposés 5’→3’ et 3’→5’.

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