QCM : Germination et reproduction des angiospermes (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une jeune pousse se courbe parce que ses deux faces ne grandissent pas à la même vitesse sous l’effet de la gravité. Quel phénomène décrit cette réponse ?

Le gravitropisme
Le phototropisme
Le déplacement passif
La croissance uniforme

Le gravitropisme

Explication

Le gravitropisme est une réponse orientée par la gravité qui entraîne une courbure due à une croissance inégale entre les deux faces de l’organe. Le phototropisme concerne la lumière, tandis que la croissance uniforme ou le déplacement passif ne décrivent pas ce mécanisme.

2. Une plantule est placée horizontalement : dans quelle direction sa tige et sa racine tendent-elles à croître en réponse à la gravité ?

Les deux organes s’éloignent de la gravité
Les deux organes poussent vers la gravité
La tige s’éloigne de la gravité et la racine pousse vers le bas
La tige pousse vers la gravité et la racine s’en éloigne

La tige s’éloigne de la gravité et la racine pousse vers le bas

Explication

La tige présente un gravitropisme négatif, donc elle s’éloigne de la gravité, tandis que la racine présente un gravitropisme positif et pousse vers le bas. Inverser leurs réponses ou leur attribuer la même orientation confond leurs gravitropismes.

3. Lors d’une expérience, une structure de la pointe de la racine est retirée et la réponse de courbure à la gravité disparaît. Quelle structure a été retirée ?

La coiffe racinaire
La tige
La zone d’élongation
La partie latérale de la coiffe

La coiffe racinaire

Explication

La coiffe protège la pointe de la racine et participe à la perception du gravitropisme ; son retrait peut donc supprimer cette réponse. La zone d’élongation est liée à la croissance, et la partie latérale de la coiffe est surtout impliquée dans la protection.

4. Après avoir réorienté une racine, une observation montre que des granules riches en amidon se déplacent dans certaines cellules de la coiffe. Quel rôle ce déplacement contribue-t-il à remplir ?

Transporter l’auxine vers la face inférieure de la racine
Fournir directement l’énergie à l’élongation de la racine
Assurer la protection mécanique de la pointe racinaire
Participer à la perception de la gravité par les statocytes

Participer à la perception de la gravité par les statocytes

Explication

Les statocytes contiennent des amyloplastes riches en amidon dont le déplacement après réorientation contribue à la perception de la gravité. Le transport de l’auxine est une étape distincte, tandis que la protection mécanique relève davantage de la coiffe.

5. Une racine verticale est réorientée à l’horizontale. Où le marquage de l’auxine active se déplace-t-il et où cette hormone s’accumule-t-elle ?

Vers le côté inférieur de la racine
De façon égale sur les deux côtés
Vers l’apex de la racine
Vers le côté supérieur de la racine

Vers le côté inférieur de la racine

Explication

Après la réorientation, le marquage de l’auxine active se déplace vers le côté inférieur, où l’auxine s’accumule. Le côté supérieur, l’apex et une répartition égale ne correspondent pas à cette redistribution.

6. Dans une expérience, on applique à une racine réorientée un inhibiteur du transport de l’auxine et sa courbure gravitropique disparaît. Quelle conclusion est la mieux étayée ?

La réponse dépend d’une accélération du transport d’auxine par l’inhibiteur
La réponse dépend d’un transport d’auxine déclenché par la perception de la gravité
La réponse dépend de la synthèse d’auxine dans la coiffe après la réorientation
La perception de la gravité est indépendante du transport d’auxine

La réponse dépend d’un transport d’auxine déclenché par la perception de la gravité

Explication

La disparition de la réponse sous l’effet d’un inhibiteur montre que le transport de l’auxine est nécessaire à la réponse gravitropique et qu’il est déclenché par la perception de la gravité. Cela ne démontre pas une synthèse locale dans la coiffe, et l’inhibiteur ne stimule pas le transport.

7. Dans une expérience sur le passage de l’auxine à travers une membrane cellulaire, quelle forme peut traverser directement cette membrane ?

La forme protonée chargée IAAH
La forme déprotonée chargée IAA⁻
Les deux formes, protonée et déprotonée
La forme protonée neutre IAAH

La forme protonée neutre IAAH

Explication

La forme protonée IAAH est neutre et peut traverser la membrane, alors que la forme déprotonée IAA⁻ porte une charge et ne le peut pas. Confondre les deux formes inverse leur propriété de passage.

8. Après une réorientation, l’auxine s’accumule sur la face inférieure d’une racine et d’une tige. Quelle différence de réponse contribue à courber ces organes ?

Elle stimule l’élongation de la racine et inhibe celle de la tige
Elle stimule l’élongation des deux organes
Elle inhibe l’élongation de la racine et stimule celle de la tige
Elle inhibe l’élongation des deux organes

Elle inhibe l’élongation de la racine et stimule celle de la tige

Explication

Dans la racine, l’auxine accumulée sur la face inférieure inhibe l’élongation, tandis que dans la tige elle la stimule ; ces effets opposés courbent la racine vers le bas et la tige vers le haut. Inverser les effets ou leur attribuer la même action aux deux organes contredit cette distinction.

9. Après le développement d’une semence, une jeune plantule apparaît. Quel processus ce résultat caractérise-t-il ?

La croissance végétative
La germination
L’imbibition
La dispersion

La germination

Explication

La germination correspond au développement de la semence qui donne naissance à une plantule. L’émergence de la radicule marque une limite physiologique stricte, tandis que la dissémination et la croissance d’une plante établie sont d’autres phénomènes.

10. Une semence est hydratée et sa radicule vient d’émerger, mais aucune plantule n’est encore formée. Où en est la germination selon les deux définitions ?

Elle est achevée au sens agronomique, mais pas encore au sens physiologique strict.
Elle n’est achevée selon aucune définition avant l’apparition des premières feuilles.
Elle est achevée au sens physiologique strict, mais pas encore au sens agronomique.
Elle est achevée selon les deux définitions dès le début de l’hydratation.

Elle est achevée au sens physiologique strict, mais pas encore au sens agronomique.

Explication

Au sens physiologique strict, la germination s’étend du début de l’hydratation à l’émergence de la radicule ; au sens agronomique, elle s’achève avec la formation d’une plantule. Confondre les deux limites inverse leur distinction, et l’hydratation seule ne suffit pas à établir l’achèvement agronomique.

11. Dans une expérience, la semence reste sous terre tandis que les premières parties aériennes émergent. Quel type de germination observe-t-on ?

Une absence de germination
Une germination épigée
Une germination à cotylédons émergents
Une germination hypogée

Une germination hypogée

Explication

La germination est hypogée lorsque la semence demeure sous terre, même si une partie aérienne émerge. La germination épigée se distingue par l’émergence de la graine et de ses cotylédons au-dessus du sol.

12. Chez une jeune plante, la radicule embryonnaire se développe rapidement et devient la racine principale. Quel système racinaire peut en résulter ?

Un système de racines formées au-dessus de la radicule embryonnaire
Un système racinaire protégé par le coléoptile
Un système racinaire pivotant
Un système racinaire associé aux cotylédons émergés

Un système racinaire pivotant

Explication

Le développement rapide de la radicule embryonnaire peut former un système racinaire pivotant. Les racines qui apparaissent au-dessus de cette radicule correspondent à l’autre cas décrit, tandis que le coléoptile protège les feuilles de la jeune pousse.

13. Une graine a absorbé de l’eau et sa radicule vient de percer le tégument, mais la plantule ne s’est pas encore développée. Quelle limite de la germination s’applique selon le sens physiologique strict ?

Elle s’achève après la croissance de la plantule.
Elle s’arrête au développement de la plantule.
Elle s’arrête à l’émergence de la radicule.
Elle commence à l’émergence de la radicule.

Elle s’arrête à l’émergence de la radicule.

Explication

Au sens physiologique strict, la germination commence avec l’hydratation et s’achève lorsque la radicule émerge. La plantule relève de la définition agronomique, tandis que l’imbibition seule marque le début du processus.

14. Lors du suivi d’une graine, les cellules s’allongent pendant les deux premières phases, puis la division cellulaire apparaît. À quelle phase cette division correspond-elle ?

À la phase de croissance.
Aux deux premières phases.
À la phase de préparation métabolique.
À la phase d’imbibition.

À la phase de croissance.

Explication

La division cellulaire intervient pendant la phase de croissance; les deux premières phases reposent sur l’élongation sans division. L’imbibition et la préparation métabolique précèdent donc cette division, et l’élongation n’est pas une division.

15. Une plante reçoit un traitement hormonal qui stimule l’allongement des entre-nœuds et l’expansion foliaire. Quel autre effet est aussi caractéristique de cette hormone ?

L’inhibition de l’activation florale.
L’inhibition de la germination.
La stimulation de la germination.
L’arrêt du fonctionnement des méristèmes.

La stimulation de la germination.

Explication

Les gibbérellines favorisent notamment la germination, l’expansion cellulaire, l’allongement des entre-nœuds, le fonctionnement des méristèmes, l’expansion foliaire et l’activation florale. L’inhibition de la germination, des méristèmes ou de la floraison inverse leurs effets décrits.

16. Chez une graine d’orge en germination, l’embryon produit des gibbérellines qui atteignent l’albumen. Quelle séquence permet alors de fournir du glucose à l’embryon ?

L’embryon dégrade l’amidon sans intervention des amylases.
Les gibbérellines activent les amylases, qui dégradent l’amidon.
Les amylases transforment le glucose en amidon.
Les amylases activent les gibbérellines, qui dégradent l’amidon.

Les gibbérellines activent les amylases, qui dégradent l’amidon.

Explication

Les gibbérellines produites par l’embryon activent les amylases de la couche externe de l’albumen; celles-ci dégradent l’amidon en glucose qui nourrit l’embryon. Inverser l’activation ou attribuer la dégradation à l’embryon ne respecte pas cette séquence.

17. Deux lots de graines ne germent pas : les graines du lot X sont placées dans des conditions défavorables, tandis que celles du lot Y restent incapables de germer malgré des conditions favorables. Quel diagnostic distingue correctement les deux lots ?

X et Y sont en dormance.
X et Y sont en quiescence.
X est en quiescence et Y en dormance.
X est en dormance et Y en quiescence.

X est en quiescence et Y en dormance.

Explication

La quiescence empêche la germination lorsque les conditions extérieures sont défavorables, tandis que la dormance la bloque même en conditions favorables. Intervertir ces notions ou appliquer à chacune la condition de l’autre conduit à un diagnostic erroné.

18. Une graine entière ne germe pas, mais son embryon isolé germe mieux. Quelle explication correspond à une dormance tégumentaire ?

Des conditions défavorables après maturation ont induit le blocage.
Les enveloppes facilitent l’entrée d’eau et d’oxygène et freinent l’embryon.
L’embryon porte un blocage interne qui persiste après son isolement.
Les enveloppes inhibent la germination, par exemple en limitant l’entrée d’eau ou d’oxygène.

Les enveloppes inhibent la germination, par exemple en limitant l’entrée d’eau ou d’oxygène.

Explication

Dans une dormance tégumentaire, les enveloppes inhibent la germination, souvent en limitant l’accès de l’eau ou de l’oxygène; l’embryon isolé germe donc mieux. Un blocage interne relève de la dormance embryonnaire, tandis que des conditions postérieures à la maturation caractérisent la dormance secondaire.

19. Après plusieurs jours de sécheresse, quelle évolution hormonale est attendue dans les feuilles d’une plante ?

Une hausse de l’acide abscissique limitée aux graines
Une forte hausse de la concentration d’acide abscissique
Une hausse des gibbérellines dans les feuilles
Une baisse de la synthèse d’acide abscissique dans les feuilles

Une forte hausse de la concentration d’acide abscissique

Explication

Dans les parties végétatives, la synthèse d’acide abscissique est associée au stress hydrique et sa concentration foliaire augmente fortement pendant la sécheresse. La dormance des graines concerne une autre action de l’ABA, la baisse foliaire inverse la réponse décrite et les gibbérellines sont associées à la germination.

20. Une plante exposée à un déficit hydrique ferme ses stomates sous l’action de l’acide abscissique. Quel effet direct cette réponse produit-elle ?

Une augmentation des échanges gazeux et de la transpiration
Une réduction de la transpiration et des pertes en eau
Une augmentation des pertes en eau par les feuilles
Une stimulation du stockage des réserves dans les graines

Une réduction de la transpiration et des pertes en eau

Explication

La fermeture des stomates dans les tissus végétatifs réduit la transpiration et limite ainsi les pertes en eau. L’augmentation des pertes inverse cet effet, le stockage des réserves relève de l’action de l’ABA dans les graines et l’ouverture accrue des échanges contredit la fermeture stomatique.

21. Dans un lot de graines, la balance hormonale devient favorable aux gibbérellines plutôt qu’à l’acide abscissique. Quel état est alors favorisé ?

La dormance
La tolérance à la dessiccation
La germination
La fermeture des stomates

La germination

Explication

Une balance GA/ABA favorable aux gibbérellines stimule la germination, tandis qu’une prédominance d’ABA maintient la dormance. La fermeture des stomates concerne les tissus végétatifs, et la tolérance à la dessiccation relève de la maturation des graines.

22. Une banque de semences doit classer des lots selon leur durée de conservation indiquée. Quelle durée associe correctement les semences oléagineuses, amylacées et protéagineuses ?

Plus de 15 ans; de 3 à 15 ans; moins de 3 ans
De 3 à 15 ans; moins de 3 ans; plus de 15 ans
Moins de 3 ans; de 3 à 15 ans; plus de 15 ans
Moins de 3 ans; plus de 15 ans; de 3 à 15 ans

Moins de 3 ans; de 3 à 15 ans; plus de 15 ans

Explication

Les durées indiquées sont inférieures à 3 ans pour les semences oléagineuses, de 3 à 15 ans pour les amylacées et supérieures à 15 ans pour les protéagineuses. Les autres associations inversent les catégories ou attribuent à une catégorie la durée d’une autre.

23. Quel phénomène désigne la floraison chez les angiospermes ?

La production de nouvelles feuilles et de tiges par le méristème végétatif
La croissance des pièces florales sans formation des gamétophytes
La transformation des gamètes en graines après la fécondation
Le développement reproducteur avec mise en place de la fleur et formation des gamétophytes mâles et femelles

Le développement reproducteur avec mise en place de la fleur et formation des gamétophytes mâles et femelles

Explication

La floraison est le développement reproducteur des angiospermes : elle comprend la mise en place de la fleur et la formation des gamétophytes mâles et femelles, qui produisent les gamètes. La formation des graines intervient après la fécondation, tandis que la croissance végétative et le développement des seules pièces florales ne rendent pas compte de cette définition.

24. Chez une plante, les conditions favorables ont déclenché un changement invisible de programmation, mais le méristème reste encore d’aspect végétatif. À quelle étape correspond cette observation ?

À l’organogenèse florale
À l’évocation florale
À l’induction florale
À l’épanouissement de la fleur

À l’induction florale

Explication

L’induction florale correspond à une capacité de fleurir après un changement de programmation invisible. L’évocation désigne la transformation visible du méristème végétatif en méristème floral bombé, tandis que l’organogenèse met en place les organes floraux.

25. En observant l’organogenèse d’une fleur, quel ordre d’apparition des organes faut-il relever, de l’extérieur vers l’intérieur ?

Sépales, bractées, pétales, étamines
Bractées, sépales, étamines, pétales
Bractées, pétales, sépales, étamines
Bractées, sépales, pétales, étamines

Bractées, sépales, pétales, étamines

Explication

Lors de l’organogenèse florale, les organes apparaissent en cercles concentriques dans l’ordre des bractées, des sépales, des pétales puis des étamines. Les autres séquences permutent des organes voisins ou placent les étamines avant les pétales.

26. Chez une fleur dont on décrit les enveloppes florales, quel ensemble constitue le périanthe ?

Le gynécée et le calice
La corolle seule
Les étamines et le gynécée
Le calice et la corolle

Le calice et la corolle

Explication

Le périanthe réunit le calice, formé des sépales, et la corolle, formée des pétales. Les étamines et le gynécée sont des pièces reproductrices, tandis que la corolle seule ne comprend pas le calice.

27. Lorsqu’on identifie les organes reproducteurs d’une fleur, quels termes désignent respectivement les pièces mâles et les pièces femelles ?

Gynécée et androcée
Androcée et périanthe
Androcée et gynécée
Périanthe et gynécée

Androcée et gynécée

Explication

L’androcée désigne les pièces reproductrices mâles et le gynécée les pièces reproductrices femelles. Inverser ces termes attribue chaque appareil au mauvais sexe, et le périanthe désigne les enveloppes florales.

28. Dans une espèce, chaque individu porte des fleurs mâles et des fleurs femelles distinctes. Comment qualifie-t-on cette organisation ?

Monoïque
Hermaphrodite
Dioïque
Actinomorphe

Monoïque

Explication

Une plante monoïque porte des fleurs mâles et femelles distinctes sur le même individu. Hermaphrodite désigne des fleurs bisexuées, tandis que dioïque correspond à des fleurs mâles et femelles portées par des individus distincts.

29. Une fleur peut être divisée en deux moitiés symétriques par un seul plan. Quel type de symétrie présente-t-elle ?

Une organisation trimère, fondée sur trois pièces
Une organisation pentamère, fondée sur cinq pièces
Une symétrie bilatérale, dite zygomorphe
Une symétrie radiale, dite actinomorphe

Une symétrie bilatérale, dite zygomorphe

Explication

Une fleur zygomorphe présente une symétrie bilatérale, compatible avec un seul plan de symétrie. L’actinomorphie correspond à une symétrie radiale, tandis que les termes trimère et pentamère décrivent le nombre de pièces florales.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 70 flashcards sur Germination et reproduction des angiospermes.

Qu’est-ce que le gravitropisme ?

Un tropisme orienté par la gravité, reposant sur une courbure due à une croissance inégale entre les deux faces de l’organe.

Dans quel sens la tige et la racine poussent-elles par rapport à la gravité ?

La tige s’en éloigne, tandis que la racine pousse vers le bas.

Quels rôles la coiffe joue-t-elle pour la racine ?

Elle la protège au contact du sol et participe à la perception du gravitropisme.

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Consultez la fiche de révision complète sur Germination et reproduction des angiospermes.

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