Fiche de révision : Gouvernance et enjeux climatiques

Plan du Cours

  1. Changement climatique, enjeu mondial
  2. Origines scientifiques et Anthropocène
  3. Climatoscepticisme et rôle du GIEC
  4. Risques climatiques et tensions territoriales
  5. Naissance de la gouvernance climatique
  6. Kyoto et Accord de Paris
  7. Société civile et contentieux climatiques
  8. Rivalités de puissance et diplomatie verte
  9. Stratégies nationales et transition énergétique

1. Changement climatique, enjeu mondial

Notions clés & Définitions

  • Gouvernance climatique mondiale : La gouvernance climatique mondiale désigne l’ensemble des négociations et décisions politiques organisées à l’échelle internationale pour gérer le changement climatique.
  • Gaz à effet de serre : Les gaz à effet de serre sont des composés dont la concentration dans l’atmosphère renforce le réchauffement du climat.
  • Événements climatiques extrêmes : Les événements climatiques extrêmes sont des phénomènes (sécheresses, inondations, tempêtes) intensifiés et multipliés par le changement climatique.
  • Relations internationales : Les relations internationales regroupent les interactions entre États et acteurs politiques où le climat devient un sujet structurant et un levier d’influence.

Points essentiels

  • Les modifications climatiques liées aux activités humaines depuis l’ère industrielle s’accentuent avec la concentration des gaz à effet de serre, et leurs effets touchent toute la planète.
  • La montée du niveau des mers, la désertification, les sécheresses et les inondations décrivent un impact qui dépasse le seul cadre européen.
  • L’enjeu climatique implique une gouvernance mondiale via des accords internationaux, structurés notamment par des sommets et des COP.
  • La coopération internationale se heurte à des intérêts divergents, notamment sur la place du climat dans les priorités de développement et de croissance.
  • Le climat devient un levier d’influence sur la scène internationale, ce qui renforce la dimension des relations internationales.
  • Les dégradations (déplacements côtiers, érosion, désertification) peuvent accroître la pression sur les territoires et nourrir des tensions liées aux ressources.

Astuce mémo

Climat = GES + extrêmes + monde entier : accords pour coopérer malgré conflits d’intérêts.

2. Origines scientifiques et Anthropocène

Notions clés & Définitions

  • Effet de serre : Phénomène physique qui explique que certains gaz atmosphériques retiennent une partie de la chaleur et influencent la température terrestre.
  • Anthropocène : Concept de géologie récente reliant l’évolution du climat et de l’environnement à l’influence de l’humanité, proposé pour dater l’époque actuelle.
  • Climatoscepticisme : Position qui conteste le changement climatique soit en niant sa réalité, soit en admettant l’évolution sans attribuer de responsabilité aux sociétés.
  • GIEC : Institution qui compile et évalue les résultats de recherche sur le climat afin d’éclairer le diagnostic scientifique sur ses causes.

Points essentiels

  • En 1972, lors du Sommet de Stockholm, le climat n’est pas explicitement présenté comme enjeu planétaire dans la déclaration, contrairement à une mention de l’air à l’article 2.
  • Joseph Fourier met en évidence le principe de l’effet de serre, puis Svante Arrhenius établit une corrélation entre l’augmentation du CO2 atmosphérique et le réchauffement terrestre (1889).
  • Le terme Anthropocène est proposé par Paul Crutzen, avec un démarrage placé à la fin du XVIIIe siècle, lié à l’industrialisation et à la machine à vapeur.
  • En 1995, le 2e rapport du GIEC traite de l’origine du réchauffement (humaine ou naturelle) et conclut prudemment à une influence humaine perceptible à partir d’un faisceau d’éléments.
  • Dans le 6e rapport du GIEC, l’origine naturelle du réchauffement est comprise entre 0°C et 0,3°C, pour un réchauffement total estimé entre 0,8°C et 1,3°C depuis l’ère préindustrielle.

3. Climatoscepticisme et rôle du GIEC

Notions clés & Définitions

  • Climatonégationnisme : Négation qui vise explicitement à refuser les résultats de la recherche scientifique sur le climat.
  • Collapsologie : Courant qui relie le réchauffement climatique à un risque d’effondrement de la civilisation.

Points essentiels

  • Le climatoscepticisme peut contester soit la réalité du changement climatique, soit l’implication des sociétés en avançant que seules des variations naturelles jalonnent l’histoire humaine.
  • En 1995, le deuxième rapport du GIEC s’interrogeait sur l’origine du réchauffement puis concluait prudemment, sous la houlette de Ben Santer, qu’un faisceau d’éléments suggère une influence humaine perceptible sur le climat global.
  • Le sixième rapport (synthèse) du GIEC affirme une interdépendance entre climat, écosystèmes, biodiversité et sociétés, et attribue une part très majoritaire (voire entière) du réchauffement à l’activité humaine.
  • D’après le GIEC, l’origine naturelle du réchauffement serait comprise entre 0° et 0,3°, pour un réchauffement évalué entre 0,8 et 1,3 °C depuis l’ère préindustrielle.
  • La prise de conscience est renforcée par la hausse d’événements climatiques extrêmes et par des impacts humains visibles comme les déplacements liés à la montée des eaux ou l’érosion de côtes.

Astuce mémo

Deux voies du doute : nier le fait climatique, ou nier la faute humaine ; le GIEC fait pencher vers l’influence humaine.

4. Risques climatiques et tensions territoriales

Notions clés & Définitions

  • Tensions territoriales : Les tensions territoriales sont les conflits d’intérêts entre États déclenchés par l’inégal exposition aux impacts climatiques et par des désaccords sur les réponses à apporter.
  • Justice climatique : La justice climatique est le principe revendiqué par les pays en développement pour faire porter aux pays industrialisés l’essentiel des efforts et des compensations liés au changement climatique.
  • Victimisation diplomatique : La victimisation diplomatique est l’usage, par certains États très exposés, de leur statut de “victimes” pour peser sur l’action et la négociation internationales.

Points essentiels

  • Les COP révèlent des divergences autour de la responsabilité et de compensations, avec un blocage nourri par la question des “efforts” attendus des pays selon leur rôle historique et leurs émissions actuelles.
  • Les pays en développement invoquent la “dette climatique” pour demander à la fois des aides à l’adaptation et le maintien du droit au développement face aux attentes portées par les pays industrialisés.
  • La crise du multilatéralisme apparaît quand des États émergents refusent d’aligner leurs politiques sur les accords, comme à Copenhague en 2009 lors de la COP15.
  • Les responsabilités et réquisitoires changent avec le temps : la Chine est donnée comme premier émetteur (9,2 milliards de t de CO2 en 2017) et l’Inde troisième (2,1 milliards), tandis que le Qatar est cité à 40 tonnes par habitant.
  • Les États-Unis ne ratifient pas Kyoto en 1997 et se retirent de l’Accord de Paris en 2020 pour des motifs de compétitivité économique, puis reviennent en février 2021 avec l’administration Biden.
  • Le Bangladesh utilise sa forte vulnérabilité (montée des eaux) comme levier d’action et de diplomatie, avec des objectifs de réduction des GES de 5 à 15 % entre 2020 et 2030.

5. Naissance de la gouvernance climatique

Notions clés & Définitions

  • Conférences des Parties COP : Les COP sont des réunions internationales où les États débattent et négocient les politiques climatiques sous l’égide d’instances onusiennes.
  • Contributions déterminées au niveau national CDN : Les CDN sont des engagements fixés par chaque pays pour ses objectifs d’émission et d’adaptation à partir de 2020.
  • Alliance of Small Island States AOSIS : L’AOSIS est un regroupement d’États insulaires du Pacifique créé en 1990 pour peser dans les négociations climatiques via leur vulnérabilité.
  • V20 : Le V20 est un club né en octobre 2015 qui réunit des pays très pauvres et très vulnérables pour discuter du financement et de la mutualisation du risque climatique.

Points essentiels

  • La gouvernance climatique naît avec l’idée d’un cadre multilatéral contraignant, mais la crise du multilatéralisme est révélée par l’échec de Copenhague (COP15) vers 2009.
  • L’accord relance la diplomatie en replaçant la coordination sur des objectifs nationaux via les CDN à mettre en œuvre à partir de 2020.
  • Contrairement à Kyoto, l’exécution repose sur les engagements des Parties sans mécanismes de sanctions, ce qui limite l’atteinte des objectifs fixés.
  • Les COP servent d’espace où s’affrontent les intérêts et représentations, la pierre d’achoppement portant sur la responsabilité du changement climatique et les compensations.
  • Les pays vulnérables structurent leur poids diplomatique via des regroupements comme l’AOSIS (1990) et le V20 (octobre 2015) pour avancer l’idée d’assurance et de pertes et dommages.
  • Le retour des États-Unis à l’Accord de Paris en février 2021 après le retrait de 2020 montre que la gouvernance dépend aussi de choix politiques nationaux.

6. Kyoto et Accord de Paris

Notions clés & Définitions

  • Contributions déterminées au niveau national (CDN) : Les CDN sont les objectifs que chaque pays fixe pour ses émissions et son adaptation, puis met en œuvre à partir de 2020 dans l’Accord de Paris.
  • Responsabilité collective et différenciée : La responsabilité collective et différenciée reconnaît que tous les États ne contribuent pas de la même façon au problème climatique et n’assument donc pas les mêmes efforts.
  • Dette climatique : La dette climatique désigne la revendication des pays du Sud demandant que les pays industrialisés aident l’adaptation et soutiennent le développement, en raison de leur responsabilité passée.
  • Retrait américain de l’Accord de Paris : Le retrait américain correspond à la décision des États-Unis de se retirer de l’Accord de Paris, avant un retour ultérieur sous une autre administration.

Points essentiels

  • Contrairement au protocole de Kyoto, l’Accord de Paris repose sur des objectifs fixés par les États via leurs CDN, applicables à partir de 2020.
  • Les mesures nationales des CDN, combinées à l’absence de sanctions, ne suffisent pas à atteindre l’objectif de limiter la hausse des températures sous la barre de 2 °C d’ici 2100.
  • La grande controverse en COP porte sur la responsabilité du changement climatique et sur d’éventuelles compensations, malgré la reconnaissance du principe de responsabilité collective et différenciée.
  • Le retrait des États-Unis a été annoncé en 2017, effectif en 2020 sous l’administration Trump, puis annulé avec un retour en février 2021 sous Joe Biden.
  • En 2017, la Chine est indiquée comme premier émetteur avec 9,2 milliards de gigatonnes de CO2, l’Inde comme troisième avec 2,1 milliards, et la seconde place revient aux États-Unis.
  • Le Qatar est cité avec 40 tonnes de CO2 par habitant, illustration de divergences qui bloquent les négociations climatiques.

Astuce mémo

CDN = chaque pays choisit; pas de sanctions → objectif 2 °C d’ici 2100 difficile; US : 2017 annonce, 2020 retrait, fév. 2021 retour.

7. Société civile et contentieux climatiques

Notions clés & Définitions

  • ONG climatiques : Organisations non gouvernementales engagées dans la gouvernance climatique, visant à mobiliser l’opinion et à faire pression via lobbying et communication.
  • Partenariat de Marrakech : Cadre onusien qui organise politiquement la mobilisation des acteurs non étatiques lors des COP pour l’action climatique globale.
  • Fridays for Future : Mouvement transnational de grèves scolaires et étudiantes pour le climat, né d’une protestation individuelle qui s’est ensuite diffusée.
  • Affaire du Siècle : Recours d’ONG contre l’État français pour inaction climatique, mené avec l’objectif de faire constater des manquements liés aux émissions.

Points essentiels

  • À côté des États, des intérêts économiques et des lobbies issus de la société civile pèsent sur les négociations, comme le Global Climate Coalition financé par ExxonMobil dans les années 1990.
  • Dans les COP et sommets onusiens, les organisations de la société civile peuvent assister aux négociations, mais elles ne peuvent pas intervenir dans les débats.
  • Lors de la COP26 et de la COP27, des mobilisations dénoncent la justice climatique et des « réparations » pour les pollueurs tout en pointant la persistance des énergies fossiles.
  • En 2018, Greta Thunberg lance Fridays for Future après une manifestation solitaire au Parlement suédois pour dénoncer l’inaction face au réchauffement.
  • En 2021, le Tribunal administratif de Paris rend une décision reconnaissant des manquements de l’État français dans l’Affaire du Siècle au sujet de la réduction des émissions après l’Accord de Paris.

Astuce mémo

COP = tribune sans parole : ONG observent, puis protestent et contentieux.

8. Rivalités de puissance et diplomatie verte

Notions clés & Définitions

  • Diplomatie verte : Stratégie de relations internationales qui consiste à utiliser le climat pour améliorer son image, son influence et sa position géopolitique.
  • Diplomatie d'accueil des COP : Pratique où un pays cherche à renforcer sa visibilité internationale en accueillant et présidant une COP grâce à un engagement financier et diplomatique.
  • Puissance normative : Capacité d'un acteur à peser sur les autres en définissant des normes et bonnes pratiques climatiques jugées à la fois crédibles et applicables.
  • Pacte vert de l’Union européenne : Politique écologique de l’Union européenne lancée fin 2019, couvrant de nombreux secteurs et visant la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Points essentiels

  • Depuis Stockholm (1972), l’accueil des COP sert de levier de reconnaissance, et l’organisation des COP est désormais tournée entre pays selon 5 groupes régionaux de l’ONU pour la présidence.
  • La Russie a ratifié le protocole de Kyoto en 2004, afin d’utiliser la diplomatie verte pour réduire l’isolement des années 1990 et se repositionner comme « puissance écologique ».
  • Le Pacte vert vise la neutralité carbone en 2050 et l’UE doit atteindre -55 % d’émissions de GES par rapport à 1990 d’ici 2030 (« Fit for 55 »).
  • Pour mettre en œuvre le Pacte vert, l’UE prévoit une enveloppe budgétaire décennale de 1 000 milliards d’euros, avec vérification des progrès par la Commission européenne dans la loi européenne sur le climat.
  • En septembre 2020, Xi Jinping annonce pour la Chine un objectif de neutralité carbone en 2060, malgré une dépendance forte au charbon (≈ 3 000 centrales fin 2022 fournissant 60 % de l’électricité).
  • Dans sa « nouvelle politique industrielle verte », Joe Biden cherche à faire des États-Unis un leader, notamment via la construction de voitures électriques comme étendard principal.

Astuce mémo

COP d’accueil = vitrine internationale ; Kyoto & neutralité = crédibilité ; UE « normes » = puissance normative ; Chine/US = puissance par marché et industrie.

9. Stratégies nationales et transition énergétique

Notions clés & Définitions

  • Leader en transition énergétique : Positionnement international fondé sur la production et la consommation d’énergie provenant de sources renouvelables.
  • Pacte vert européen : Politique écologique de l’Union européenne couvrant tous les secteurs, visant des objectifs climatiques à moyen et long termes.
  • Fit for 55 : Paquet d’objectifs et d’ajustements européens qui rend opérationnels les engagements de réduction des émissions d’ici 2030.

Points essentiels

  • En 2020, les énergies renouvelables représentent près de 83 % de la consommation d’énergie en Islande, avec une forte part de la géothermie.
  • L’Union européenne vise la neutralité carbone à l’horizon 2050 et -55 % d’émissions de GES par rapport à 1990 d’ici 2030 via le cadre “Fit for 55” et la loi européenne sur le climat.
  • Le “Pacte vert” est financé par une enveloppe budgétaire décennale de 1 000 milliards d’euros, avec vérification des progrès collectifs par la Commission européenne.
  • Xi Jinping annonce en septembre 2020 la neutralité carbone en 2060, tandis que Narendra Modi vise -45 % d’intensité carbone d’ici 2030 et la neutralité carbone en 2070.
  • La Chine investit massivement dans la transition malgré le charbon : début 2022, environ 3 000 centrales charbon fournissent 60 % de l’électricité chinoise, et sa part de production solaire passe de 6 % à 84 % entre 2005 et 2021.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1972Sommet de la Terre à Stockholm ; création du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE)
1889Arrhenius établit une corrélation entre l’augmentation du CO2 et le réchauffement terrestre
19952e rapport du GIEC : question sur l’origine du réchauffement (humaine ou naturelle), réponse prudente évoquant un faisceau d’éléments
2004La Russie ratifie le protocole de Kyoto
2009Conférence de Copenhague (COP15) : crise du multilatéralisme climatique
2015COP21 : adoption de l’Accord de Paris ; création du V20 (octobre 2015)
2016Entrée en vigueur de l’Accord de Paris (novembre 2016)
2017Chine premier émetteur (9,2 milliards) ; retrait des États-Unis de l’Accord de Paris annoncé
2018Greta Thunberg lance Fridays for Future
2020Retrait effectif des États-Unis de l’Accord de Paris ; objectifs mis en œuvre à partir de 2020 ; annonce de la neutralité carbone de la Chine en septembre 2020

Tableaux de synthèse

Kyoto vs Accord de Paris

PointKyotoAccord de Paris
Base des objectifsRéduction d’émissions encadrée dans un cadre contraignantObjectifs fixés par les Parties via leurs contributions déterminées au niveau national (CDN)
SanctionsCadre contraignant (logique Kyoto)Absence de mécanismes de sanctions dans l’application
Mise en œuvrePériode 2008-2012Mise en œuvre à partir de 2020
Horizon de limitationRéductions visées selon le protocoleLimiter la hausse de la température moyenne sous 2 °C à l’horizon 2100

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre climatoscepticisme (contester la réalité ou nier la responsabilité) et climatonégationnisme (refus explicite des résultats scientifiques).
  2. Croire que le climat est dès 1972 explicitement un enjeu planétaire dans la déclaration de Stockholm : seul « l’air » est mentionné à l’article 2.
  3. Penser que l’Accord de Paris est un mécanisme “contraignant” comme Kyoto : l’application repose sur les CDN et l’absence de sanctions limite l’atteinte des objectifs.
  4. Se tromper sur la chronologie États-Unis : retrait annoncé en 2017, effectif en 2020, puis invalidé avec un retour en février 2021.
  5. Inverser les sources de pouvoir en COP : la société civile peut assister et communiquer, mais ne peut pas intervenir dans les débats.
  6. Attribution erronée des responsabilités : confondre la “dette climatique” (revendication du Sud) avec la critique occidentale qui met en avant les émissions actuelles des PED (Chine/Inde).
  7. Réduire la diplomatie verte à la seule “décarbonation” : elle peut aussi passer par l’accueil des COP et la puissance normative (UE) ou géoéconomique (marchés/industrie).

Checklist Examen

  1. Expliquer pourquoi le changement climatique devient un enjeu des relations internationales (effets globaux, GES, extrêmes, pression sur ressources).
  2. Rappeler ce que change l’identification scientifique (Fourier : effet de serre ; Arrhenius : CO2 et réchauffement).
  3. Définir l’Anthropocène selon le cours (influence de l’humanité ; industrialisation et machine à vapeur ; proposition de Crutzen).
  4. Comparer les formes de scepticisme : climatoscepticisme (réalité vs responsabilité) et climatonégationnisme (refus explicite des résultats).
  5. Résumer l’évolution des conclusions du GIEC en 1995 puis dans le 6e rapport (interdépendance climat/écosystèmes/sociétés ; part très majoritaire de l’activité humaine).
  6. Relier les impacts à des tensions et usages politiques (justice climatique, dette climatique, victimisation diplomatique ; “guerres climatiques” redoutées).
  7. Citer au moins deux jalons de l’émergence de la gouvernance (1972 Stockholm/PNUE ; CCNUCC signée en 1992 ; COP et rôle des conférences).
  8. Expliquer le contraste Kyoto vs Paris : cadre contraignant et réduction, puis CDN à partir de 2020 et absence de sanctions ; rappeler l’objectif sous 2 °C/2100.
  9. Maîtriser les positions de la controverse COP : responsabilité/compensations, reconnaissance du principe de responsabilité collective et différenciée, blocages de négociation.
  10. Décrire le rôle de la société civile et du contentieux (ONG en COP “observantes”, Fridays for Future en 2018, Affaire du Siècle et décision du Tribunal administratif de Paris).
  11. Expliquer comment puissance et influence se combinent (accueil des COP, diplomatie verte, puissance normative via le Pacte vert).
  12. Identifier des stratégies nationales documentées (UE neutralité 2050 et -55 %/2030 ; Chine neutralité 2060 et charbon ; États-Unis “nouvelle politique industrielle verte”).

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1. Pourquoi le changement climatique est-il devenu un enjeu mondial des relations internationales ?

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Changement climatique — enjeu mondial ?

Impact global, lié aux gaz à effet de serre.

Gouvernance climatique mondiale

Négociations et décisions internationales contre le changement climatique

Origines scientifiques — Anthropocène ?

Influence humaine, début fin XVIIIe siècle, proposition Crutzen.

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