★ À maîtriser
📌 Une interaction élastique conserve l’énergie cinétique totale, tandis qu’une interaction inélastique ne la conserve pas et peut dissiper de l’énergie par déformation ou chaleur.
Compléments
Les applications diagnostiques citées sont la médecine nucléaire et la radiologie, cette dernière utilisant des énergies de 20 à 500 keV.
Les radiothérapies externes utilisent des énergies de 1 à 100 MeV.
Dans ce cours, les rayonnements X et gamma sont considérés comme équivalents pour leurs interactions avec la matière, bien que le photon X soit d’origine électronique et le photon gamma d’origine nucléaire.
Le photon traverse, la matière absorbe, transmet ou dévie
★ À maîtriser
Le TEL des particules alpha est le plus élevé parmi les rayonnements abordés dans le cours, et leur transfert d’énergie se fait surtout par ionisation.
Dans l’eau, le parcours moyen d’une particule alpha est de l’ordre du micromètre, avec un maximum indiqué d’environ 100 μm pour une alpha de 8 MeV.
Les particules alpha ne franchissent pas la peau et sont arrêtées par les cellules mortes de la couche cornée, mais une contamination interne peut léser des cellules importantes.
Compléments
L’interaction alpha avec les électrons est inélastique, car la particule alpha perd de l’énergie lors de ses collisions avec les électrons atomiques.
Une particule alpha accélérée par cyclotron peut atteindre 50 à 60 MeV et interagir alors avec les noyaux de la matière.
Forte ionisation → parcours court → danger interne
★ À maîtriser
📌 À faible énergie bêta, les collisions avec les électrons et les interactions élastiques avec le champ coulombien atomique sont fréquentes, tandis qu’à forte énergie le freinage inélastique dans le champ du noyau devient prépondérant.
Lors du freinage d’une particule bêta dans le champ coulombien d’un noyau, l’énergie perdue est dissipée sous forme de chaleur ou de rayonnement électromagnétique de freinage.
La production de rayonnement de freinage augmente avec le numéro atomique du matériau, ce qui motive l’emploi du plexiglas pour arrêter les bêta moins sans produire autant de rayons X de freinage qu’un matériau lourd.
Le TEL bêta moins est inférieur au TEL alpha et augmente surtout en fin de parcours, où le dépôt d’énergie est hétérogène et principalement dû à l’ionisation si le numéro atomique ou l’énergie bêta est faible.
Compléments
Lorsqu’une lacune profonde est créée par une collision bêta-électron, des électrons externes peuvent la combler et produire des photons X caractéristiques de l’atome cible.
Le parcours moyen d’un bêta moins est de l’ordre du centimètre dans l’eau et du mètre dans l’air, et il peut provoquer une irradiation externe non négligeable.
Électron cible : collision ; noyau : freinage
★ À maîtriser
En fin de parcours, un positon ralenti s’associe à un électron libre et l’annihilation de la paire produit deux photons gamma de 511 keV émis en sens opposés.
L’annihilation des positons est à la base de la tomographie par émission de positons (TEP), où les photons gamma sont détectés pour former une image.
Compléments
Ralentissement → rencontre d’un électron → deux photons opposés
★ À maîtriser
📌 L’effet photoélectrique concerne un électron atomique fortement lié, absorbe entièrement le photon incident et devient prépondérant pour une faible énergie photonique ou un grand numéro atomique.
📌 L’effet Compton concerne un électron peu lié, cède une partie de l’énergie du photon, éjecte l’électron et dévie le photon qui poursuit son parcours.
Compléments
📐 Formule - Lors de l’effet photoélectrique, l’énergie cinétique du photoélectron est égale à , où est l’énergie de liaison de l’électron.
Photoélectrique : photon absorbé ; Compton : photon diffusé
★ À maîtriser
📐 Formule - L’atténuation d’un faisceau photonique dans une épaisseur x vérifie , où est le coefficient linéaire d’atténuation du matériau pour l’énergie considérée.
📐 Formule - La couche de demi-atténuation et le coefficient linéaire d’atténuation sont liés par .
Compléments
Le coefficient d’atténuation s’exprime en cm⁻¹ lorsque l’épaisseur est en centimètres, et en cm²·g⁻¹ lorsque l’épaisseur surfacique est en g·cm⁻².
Un photon gamma de 80 keV correspond à l’énergie d’excitation des électrons de la couche K du plomb, ce qui rend le plomb particulièrement adapté aux protections utilisées en radiologie conventionnelle.
★ À maîtriser
📐 Formule - L’activité radioactive est donnée par , avec et .
Compléments
Pour une tonne de roche contenant 1 g de thorium-232, dont la demi-vie est de 1,4·10¹⁰ ans, l’activité calculée est d’environ 4 071 Bq.
Le thorium-232 est un isotope radioactif naturellement présent dans la croûte terrestre, à une concentration moyenne de l’ordre de 1 à 12 g par tonne de roche.
Demi-vie plus longue → désintégrations moins fréquentes
★ À maîtriser
La filiation radioactive du thorium-232 aboutit au plomb-208 stable, avec une diminution du nombre de masse de 232 à 208 et du numéro atomique de 90 à 82.
La filiation du thorium-232 vers le plomb-208 comporte 6 désintégrations alpha et 4 désintégrations bêta moins.
Compléments
Le bismuth-212, présent dans la filiation du thorium-232, a une demi-vie physique de 60,55 minutes et se désintègre par émission alpha en thallium-208.
Dans l’exemple de désintégration du bismuth-212 en thallium-208, l’énergie de la particule alpha est de 6,096 MeV et l’énergie de recul du thallium-208 est de 0,117 MeV.
Les radioisotopes bêta moins cités pour la radiosynoviorthèse sont :
Les énergies maximales des bêta moins sont de 2,28 MeV pour l’yttrium-90, 1,069 MeV pour le rhénium-186 et 0,351 MeV pour l’erbium-169.
Les articulations sont choisies selon le parcours des bêta moins : l’yttrium-90 pour les grosses articulations, le rhénium-186 pour les articulations moyennes et l’erbium-169 pour les petites articulations, comme les interphalangiennes.
Yttrium pour les grosses articulations, erbium pour les petites
★ À maîtriser
📌 Un noyau ayant un excès de protons peut se désintégrer par émission bêta plus ou par capture électronique.
📌 L’émission bêta plus nécessite une différence d’énergie supérieure à 1,022 MeV entre le noyau père et le noyau fils, tandis que la capture électronique ne requiert qu’une énergie de liaison électronique très faible.
Compléments
Le gallium-68 peut se désintégrer par émission bêta plus et capture électronique, car sa différence d’énergie avec le zinc-68 est de 2,921 MeV.
L’énergie maximale du positon émis par le gallium-68 est de 1,899 MeV, et l’énergie la plus fréquemment émise est estimée au tiers de cette valeur, soit 633 keV.
Pour les positons du gallium-68, les distances indiquées avant annihilation sont une distance moyenne de 3,1 mm et une distance maximale de 9,3 mm.
Excès de protons : positon si le seuil énergétique est franchi, sinon capture électronique
★ À maîtriser
Lors d’une capture électronique, l’électron capturé laisse une lacune dans le cortège du noyau fils, puis le réarrangement électronique peut produire un rayon X ou un électron Auger.
L’indium-111 se désintègre par capture électronique, car la différence d’énergie indiquée avec le noyau fils est de 0,862 MeV, inférieure au seuil de 1,022 MeV de l’émission bêta plus.
L’indium-111 émet des rayonnements de 171,2 keV et 245,4 keV utilisés en scintigraphie, provenant de la désexcitation gamma du cadmium-111 formé après la capture électronique.
Compléments
Capture électronique → lacune → réarrangement → émission X ou Auger
★ À maîtriser
📐 Formule - La période effective vérifie , soit .
📌 La période effective est toujours inférieure à la période physique et à la période biologique.
Compléments
Pour une période physique de 67,2 heures et une période biologique de 48 heures, la période effective théorique est de 28 heures.
Pour une période physique de 67,2 heures et une période effective mesurée de 34,7 heures, la période biologique calculée est de 71,75 heures.
Deux décroissances simultanées → période effective plus courte
Interactions principales des photons
| Interaction | Cible et devenir du photon | Conditions de prédominance |
|---|---|---|
| Photoélectrique | Électron fortement lié ; photon entièrement absorbé | Faible énergie photonique ou grand Z |
| Compton | Électron peu lié ; photon diffusé avec perte partielle d’énergie | Énergie photonique élevée ou petit Z |
| Matérialisation | Noyau ; création d’une paire électron-positon | Énergie supérieure à 1,022 MeV |
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1. Concernant les interactions rayonnement-matière :
2. Une interaction conserve l’énergie cinétique totale :
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Que désigne une interaction rayonnement-matière ?
Les phénomènes liés au parcours d’un rayonnement dans un milieu et au dépôt d’énergie qu’il y produit.
Que conserve une interaction élastique ?
L’énergie cinétique totale.
Comment une interaction inélastique peut-elle dissiper de l’énergie ?
Par déformation ou par chaleur.
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