QCM : Introduction à la physique et chimie fondamentales — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans un couple acide/base de Brönsted, quelle relation relie l’acide et sa base conjuguée ?

La base conjuguée est un solide insoluble
L’acide capte H+ et la base conjuguée le cède
Les deux espèces ne diffèrent que par un électron
L’acide peut céder H+ et la base conjuguée peut capter H+

L’acide peut céder H+ et la base conjuguée peut capter H+

Explication

Un couple acide/base de Brönsted associe un acide capable de céder un proton H+ et sa base conjuguée capable de le capter. Les autres propositions mélangent cette définition avec d’autres notions chimiques.

2. Que se passe-t-il si le quotient de réaction Qr est supérieur à la constante d’équilibre K ?

Le système évolue spontanément dans le sens direct
La réaction s’arrête car Qr ne peut pas dépasser K
Le système est forcément à l’équilibre
Le système évolue spontanément dans le sens indirect

Le système évolue spontanément dans le sens indirect

Explication

Si Qr > K, le système évolue spontanément dans le sens indirect pour se rapprocher de l’équilibre. À l’équilibre, on a au contraire Qr = K.

3. Comment se définit la concentration massique d’une solution ?

Masse volumique de la solution divisée par celle de l’eau
Masse de soluté dissous divisée par volume de solution
Masse de solution divisée par volume de solution
Quantité de matière de soluté divisée par masse de solution

Masse de soluté dissous divisée par volume de solution

Explication

La concentration massique est définie par la masse de soluté dissous par volume de solution. Le rapport entre la masse volumique de la solution et celle de l’eau correspond, lui, à la densité.

4. À quoi correspond le volume équivalent lors d’un titrage ?

À la situation où les réactifs sont introduits dans les proportions stœchiométriques
Au volume de solution titrante versé au début de l’expérience
À la quantité de soluté restante après la réaction
Au volume total de la solution dans l’erlenmeyer

À la situation où les réactifs sont introduits dans les proportions stœchiométriques

Explication

À l’équivalence, les quantités de matière sont dans les proportions stœchiométriques de la réaction support. C’est le point où l’on peut relier les quantités inconnues à celles du titrant.

5. Quelle expression donne la vitesse volumique d’apparition d’un produit P en solution de volume constant ?

−d[P]/dt
d[P]/dt
d[R]/dt
[P]/t

d[P]/dt

Explication

La vitesse volumique d’apparition d’un produit est la dérivée positive de sa concentration par rapport au temps : d[P]/dt. Le signe moins concerne la disparition d’un réactif.

6. Quel comportement caractérise une réaction d’ordre 1 par rapport à A ?

La vitesse est proportionnelle à [A]2
Le graphe de [A] en fonction de t est une droite croissante
La concentration vérifie [A](t) = [A]0 e−kt
La vitesse de disparition est constante au cours du temps

La concentration vérifie [A](t) = [A]0 e−kt

Explication

Pour une réaction d’ordre 1, la concentration décroît exponentiellement selon [A](t) = [A]0 e−kt. Une droite est obtenue pour ln([A]) en fonction du temps, pas pour [A] elle-même.

7. Dans un référentiel galiléen, quelle relation exprime la deuxième loi de Newton ?

ΣFext = m aG
ΣFext = m vG
aG = 0 pour tout système
F A/B = −F B/A

ΣFext = m aG

Explication

La deuxième loi de Newton s’écrit vectoriellement ΣFext = m aG dans un référentiel galiléen. La relation F A/B = −F B/A correspond au principe des actions réciproques.

8. Que peut-on conclure pour un système isolé ou pseudo-isolé dans un référentiel galiléen ?

La somme des forces extérieures est égale au poids
Sa vitesse augmente linéairement avec le temps
Son centre de masse est au repos ou en mouvement rectiligne uniforme
Son centre de masse est forcément immobile

Son centre de masse est au repos ou en mouvement rectiligne uniforme

Explication

Dans un référentiel galiléen, un système isolé ou pseudo-isolé a un centre de masse soit au repos, soit en mouvement rectiligne uniforme. Cela traduit l’absence de résultante extérieure non nulle.

9. Dans un champ uniforme de pesanteur, quelle est l’expression de la coordonnée verticale y(t) d’un projectile lancé avec une vitesse initiale v0 sous l’angle α ?

y(t)=v0 t cos α
y(t)=−1/2 g t2 + v0 t sin α
y(t)=−g t + v0 cos α
y(t)=g t2 + v0 t sin α

y(t)=−1/2 g t2 + v0 t sin α

Explication

Dans le mouvement d’un projectile en champ uniforme, la verticale est uniformément accélérée : y(t)=−1/2 g t2 + v0 t sin α. L’horizontale, elle, est uniforme.

10. Pour une particule de charge q dans un champ électrique uniforme, comment s’écrit l’accélération si le poids est négligé ?

a = mE/q
a = qE
a = g
a = (q/m)E

a = (q/m)E

Explication

La force électrique vaut Fe = qE, donc l’accélération est a = Fe/m = (q/m)E. Le signe de q détermine en plus le sens de l’accélération par rapport à E.

11. Dans un champ de pesanteur uniforme, quelle est la forme de la trajectoire d’un projectile lorsqu’on élimine le temps entre ses équations horaires ?

Un cercle
Une hyperbole
Une parabole
Une droite horizontale

Une parabole

Explication

En éliminant le temps, l’équation de trajectoire s’écrit sous la forme d’une fonction quadratique de x, donc c’est une parabole. Ce n’est pas une droite, car la coordonnée verticale dépend de t².

12. Quelle caractéristique décrit un satellite géostationnaire ?

Il suit une trajectoire rectiligne à vitesse constante
Il reste à distance constante du Soleil
Il reste immobile dans le référentiel terrestre sur une orbite équatoriale
Il tourne autour de la Terre sur une orbite polaire en une demi-journée

Il reste immobile dans le référentiel terrestre sur une orbite équatoriale

Explication

Un satellite géostationnaire paraît immobile depuis la Terre car il décrit une orbite circulaire dans le plan équatorial avec une période égale à une journée sidérale. Une orbite polaire ou une demi-journée ne correspond pas à cette définition.

13. Quelle relation caractérise un gaz parfait dans le modèle étudié ?

Q = m × L
P = ρ × g × h
U = m × c × ΔT
P × V = n × R × T

P × V = n × R × T

Explication

Le gaz parfait est modélisé par l’équation d’état P V = n R T. Les autres relations concernent respectivement l’hydrostatique, la thermodynamique d’un système incompressible et un changement d’état.

14. Dans le premier principe de la thermodynamique pour un système fermé au repos, quelle expression est correcte ?

ΔU = W − Q
ΔU = W + Q
ΔU = n × R × T
ΔU = P × V

ΔU = W + Q

Explication

La variation d’énergie interne est égale à la somme algébrique du travail reçu et de la chaleur reçue : ΔU = W + Q. Les autres expressions ne correspondent pas au premier principe.

15. Quelle expression donne la température d’un système qui échange uniquement de la chaleur avec un thermostat selon la loi de Newton ?

θ(t) = θe − (θ0 − θe)e^(t/τ)
θ(t) = θ0 + θe t
θ(t) = (θ0 − θe)e^(−t/τ) + θe
θ(t) = θ0e^(t/τ)

θ(t) = (θ0 − θe)e^(−t/τ) + θe

Explication

La solution de l’équation de Newton du refroidissement tend vers la température du thermostat et décroît exponentiellement avec le temps caractéristique τ. Les autres propositions ne décrivent pas une relaxation vers θe.

16. Quelle loi relie le flux thermique rayonné à la température thermodynamique d’un corps ?

Q = IΔt
φE = σT^4
PV = nRT
Φ = hS(θe − θ)

φE = σT^4

Explication

La loi de Stefan-Boltzmann relie le flux rayonné à la puissance quatrième de la température absolue : φE = σT^4. La relation Φ = hS(θe − θ) correspond, elle, au refroidissement par convection ou contact modélisé par Newton.

17. Quand observe-t-on des interférences constructives entre deux ondes cohérentes ?

Lorsque les ondes se propagent dans des milieux différents
Lorsque la fréquence des ondes est différente
Lorsque la différence de marche vaut un multiple entier de la longueur d’onde
Lorsque la différence de marche vaut un demi-multiple impair de la longueur d’onde

Lorsque la différence de marche vaut un multiple entier de la longueur d’onde

Explication

Les interférences constructives se produisent lorsque la différence de marche est égale à kλ avec k entier relatif. Le demi-multiple impair correspond au contraire à des interférences destructives.

18. Dans l’expérience des trous d’Young, quelle expression donne l’interfrange ?

i = λb/D
i = D/λb
i = b/λD
i = λD/b

i = λD/b

Explication

L’interfrange est la distance entre deux franges successives et vaut i = λD/b. Elle augmente avec la longueur d’onde et la distance écran-trous, et diminue quand l’écart entre les trous augmente.

19. Quel levier permet d’augmenter le rendement d’une synthèse limitée par un équilibre chimique ?

Augmenter la température sans autre effet
Diminuer la quantité de produit formé
Remplacer le produit par un catalyseur
Introduire un réactif en excès

Introduire un réactif en excès

Explication

Ajouter un réactif en excès déplace l’équilibre et augmente la quantité de produit formé. Un catalyseur peut accélérer la réaction, mais il ne modifie pas le rendement d’équilibre.

20. Quel est le rôle d’un groupe protecteur en synthèse organique ?

Transformer définitivement la chaîne carbonée
Rendre temporairement un groupe fonctionnel insensible à un réactif
Supprimer la nécessité d’une étape de purification
Accélérer automatiquement toutes les réactions

Rendre temporairement un groupe fonctionnel insensible à un réactif

Explication

Un groupe protecteur sert à masquer temporairement un groupe fonctionnel pour éviter qu’il réagisse pendant une étape donnée, puis il est retiré ensuite. Il ne transforme pas définitivement la molécule et n’élimine pas les purifications.

21. Quel levier peut augmenter le rendement d’une synthèse lorsqu’une réaction est limitée par un équilibre chimique ?

Diminuer la température jusqu’à rendre la réaction impossible
Ajouter un catalyseur pour déplacer directement l’équilibre
Introduire un réactif en excès ou retirer un produit au fur et à mesure
Remplacer le solvant par de l’eau pour annuler l’équilibre

Introduire un réactif en excès ou retirer un produit au fur et à mesure

Explication

Le rendement peut augmenter si l’on déplace l’équilibre en ajoutant un réactif en excès ou en retirant un produit au cours de la transformation. Un catalyseur accélère la réaction mais ne modifie pas la position de l’équilibre.

22. Quelle expression donne le rendement d’une synthèse à partir de la quantité obtenue et de la quantité théorique maximale ?

η = n théorique / n obtenue × 100
η = m obtenue / V théorique × 100
η = n obtenue / V théorique × 100
η = n obtenue / n théorique × 100

η = n obtenue / n théorique × 100

Explication

Le rendement est défini comme le rapport entre la quantité de produit effectivement obtenue et la quantité théorique maximale, multiplié par 100. Les autres propositions inversent le rapport ou mélangent quantité de matière et volume.

23. Que relie la constante de Faraday lors d’une électrolyse ?

La tension aux bornes de la cellule et la durée de l’électrolyse
La capacité du condensateur et la charge stockée
La masse du soluté et le volume de l’électrolyte
La charge électrique échangée et le nombre de moles d’électrons échangées

La charge électrique échangée et le nombre de moles d’électrons échangées

Explication

La constante de Faraday relie la charge échangée au nombre de moles d’électrons mises en jeu pendant l’électrolyse. Elle permet notamment d’écrire que le nombre de moles d’électrons vaut Q/F.

24. Dans un circuit RC série en charge à partir de uC(0)=0, vers quelle valeur la tension du condensateur tend-elle lorsque le temps devient très grand ?

Vers 0 car le condensateur se vide
Vers la moitié de E
Vers RC car c’est la constante de temps
Vers la tension E du générateur

Vers la tension E du générateur

Explication

En charge, la tension suit uC(t)=E(1−e−t/RC) et tend donc vers E quand le temps devient très grand. La constante de temps RC caractérise la rapidité de l’évolution, mais n’est pas la valeur finale.

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Couple acide/base de Brönsted

Un acide cède H+, une base le capte.

Espèce amphotère — rôle ?

Peut agir comme acide ou base.

Produit ionique de l’eau

Ke = [H3O+][HO−] à 25°C, Ke=10−14.

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