QCM : Introduction à la physique générale — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que décrit l’isotopie entre deux noyaux ?

Leur même nombre de neutrons avec des charges différentes
Leur même numéro atomique avec des nombres de masse différents
Leur même nombre de masse avec des numéros atomiques différents
Leur même énergie interne avec des niveaux excités différents

Leur même numéro atomique avec des nombres de masse différents

Explication

L’isotopie concerne des noyaux ayant le même numéro atomique Z mais des nombres de masse A différents. Cela modifie les propriétés nucléaires sans changer les propriétés chimiques.

2. Lors d’une désintégration β−, quelle transformation se produit dans le noyau ?

Un neutron se transforme en proton avec émission d’un électron
Un photon de haute énergie est émis sans changement du noyau
Un noyau d’hélium est émis par le noyau
Un proton se transforme en neutron avec émission d’un électron

Un neutron se transforme en proton avec émission d’un électron

Explication

En β−, un neutron se transforme en proton et le noyau émet un électron. L’émission d’un photon seul correspond plutôt à une désexcitation γ.

3. Quelle relation exprime la deuxième loi de Newton dans un référentiel galiléen ?

Le travail d’une force est égal à la variation de masse
La vitesse est égale à la masse multipliée par le temps
L’accélération est égale à la force divisée par le déplacement
La somme des forces extérieures est égale à la masse multipliée par l’accélération

La somme des forces extérieures est égale à la masse multipliée par l’accélération

Explication

Dans un référentiel galiléen, la résultante des forces extérieures vérifie bien sum vec F_{ext}=m evec a. C’est la base de l’étude dynamique du mouvement.

4. Comment s’exprime le travail d’une force constante entre deux points ?

Par le produit scalaire de la force par le déplacement
Par le rapport entre la force et la distance parcourue
Par la somme de la force et du déplacement
Par le produit de la force par la vitesse instantanée

Par le produit scalaire de la force par le déplacement

Explication

Le travail entre A et B est le produit scalaire vec F\cdot\overrightarrow{AB}, donc il dépend de l’angle entre la force et le déplacement. C’est ce qui permet de distinguer travail moteur, résistant ou nul.

5. Quelle loi relie la période d’une planète à la taille de son orbite ?

La troisième loi de Kepler
La loi des aires
La loi du mouvement circulaire uniforme
La loi de la gravitation universelle

La troisième loi de Kepler

Explication

La troisième loi de Kepler relie période et demi-grand axe par T^2/a^3 = 4π^2/(GM). Elle caractérise donc la dépendance de la période orbitale à la taille de l’ellipse.

6. Dans un mouvement circulaire uniforme, vers quoi est dirigée l’accélération ?

À l’opposé de la vitesse
Dans le sens du mouvement
Tangente à la trajectoire et vers l’extérieur
Vers le centre de la trajectoire

Vers le centre de la trajectoire

Explication

En mouvement circulaire uniforme, l’accélération est centripète et pointe vers le centre du cercle. Sa norme vaut v^2/r.

7. Quelle relation traduit la continuité d’un fluide incompressible en régime stationnaire ?

F = ma
P1 + P2 = constante
ρgh = constante
S1v1 = S2v2

S1v1 = S2v2

Explication

Pour un fluide incompressible en régime stationnaire, le débit volumique se conserve : S1v1 = S2v2. Si la section diminue, la vitesse augmente.

8. Que provoque l’effet Venturi dans une conduite horizontale rétrécie ?

Une augmentation de la masse volumique du fluide
Une augmentation de la pression lorsque la vitesse augmente
Une diminution de la pression lorsque la vitesse augmente
Une disparition de l’écoulement

Une diminution de la pression lorsque la vitesse augmente

Explication

Dans une conduite horizontale, Bernoulli montre qu’une hausse de vitesse s’accompagne d’une baisse de pression. C’est précisément l’effet Venturi.

9. Quelle équation d’état caractérise un gaz parfait ?

PV = nRT
P = ρgh
F = ma
U = mcΔT

PV = nRT

Explication

Un gaz parfait vérifie PV = nRT. Cette relation relie la pression, le volume, la température et la quantité de matière.

10. De quoi dépend l’énergie interne d’un gaz parfait dans ce modèle ?

De la température et du volume uniquement
Uniquement de la pression
De la masse molaire du gaz uniquement
Uniquement de la température

Uniquement de la température

Explication

Dans le modèle du gaz parfait, l’énergie interne ne dépend que de la température. Les interactions entre particules sont négligées.

11. Quel mode de transfert thermique correspond à une propagation de la chaleur de proche en proche sans déplacement global de matière ?

Le rayonnement
La conduction
La convection
Le changement d’état

La conduction

Explication

La conduction correspond à un transfert thermique de proche en proche sans transport global de matière. La convection implique au contraire un déplacement de fluide.

12. Quelle relation exprime la résistance thermique pour un transfert par conduction à travers une paroi plane ?

Rth = eS / λ
Rth = λS / e
Rth = λ / (eS)
Rth = e / (λS)

Rth = e / (λS)

Explication

Pour une paroi plane, la résistance thermique vaut bien Rth = e/(λS). Elle augmente avec l’épaisseur et diminue quand la conductivité ou la surface augmentent.

13. Comment évolue la fréquence perçue lorsqu’une source sonore se rapproche d’un récepteur immobile ?

Elle devient nulle
Elle diminue
Elle reste inchangée
Elle augmente

Elle augmente

Explication

Lors d’un rapprochement, l’effet Doppler comprime les ondes et la fréquence perçue augmente. L’éloignement produit l’effet inverse.

14. Quelle expression donne le niveau d’intensité sonore à partir de l’intensité I ?

L = 20 log(I0 / I)
L = I / I0
L = log(I0 / I)
L = 10 log(I / I0)

L = 10 log(I / I0)

Explication

Le niveau sonore est défini sur une échelle logarithmique par L = 10 log(I/I0). Cette écriture explique qu’un doublement d’intensité ne correspond pas à une augmentation linéaire du niveau.

15. Dans quelles conditions observe-t-on un phénomène de diffraction marqué ?

Quand la vitesse de l’onde est constante
Quand la taille de la fente est de l’ordre de la longueur d’onde ou plus petite
Quand la fréquence est nulle
Quand deux sources sont incohérentes

Quand la taille de la fente est de l’ordre de la longueur d’onde ou plus petite

Explication

La diffraction devient marquée lorsque la dimension de l’ouverture ou de l’obstacle est comparable ou inférieure à la longueur d’onde. Ce n’est pas une condition liée à l’incohérence des sources.

16. Quelle condition correspond à une interférence destructive entre deux ondes cohérentes ?

δ = kλ
δ = k / λ
δ = λ / k
δ = (k + 0,5)λ

δ = (k + 0,5)λ

Explication

Les interférences destructives se produisent pour une différence de marche égale à un demi-multiple impair de la longueur d’onde. Les maxima brillants correspondent au contraire à δ = kλ.

17. Dans une lunette astronomique réglée pour être afocale, où se trouve l’image intermédiaire formée par l’objectif ?

Au centre de l’objectif
Au foyer image de l’oculaire
À l’infini derrière l’oculaire
Dans le plan focal objet de l’oculaire

Dans le plan focal objet de l’oculaire

Explication

Pour que le système soit afocal, l’image intermédiaire doit coïncider avec le plan focal objet de l’oculaire. L’image finale est alors à l’infini.

18. Quelle expression donne le grossissement d’une lunette astronomique afocale ?

G = f'1 × f'2
G = f'2 / f'1
G = f'1 + f'2
G = f'1 / f'2

G = f'1 / f'2

Explication

Le grossissement d’une lunette afocale est le rapport des distances focales de l’objectif et de l’oculaire : G = f'1/f'2. Il mesure l’augmentation de l’angle sous lequel l’objet est vu.

19. Quelle relation donne l’énergie d’un photon en fonction de sa fréquence ?

E = hν
E = h / ν
E = c / λ
E = hcν

E = hν

Explication

L’énergie d’un photon est proportionnelle à la fréquence et s’écrit E = hν. On peut aussi l’écrire sous la forme E = hc/λ.

20. Quelle condition doit vérifier un photon pour provoquer l’effet photoélectrique sur un métal ?

Sa fréquence doit être nulle
Sa vitesse doit être inférieure à celle de la lumière
Son énergie doit être supérieure ou égale au travail d’extraction
Sa longueur d’onde doit être infinie

Son énergie doit être supérieure ou égale au travail d’extraction

Explication

L’effet photoélectrique n’a lieu que si l’énergie du photon atteint au moins le travail d’extraction du métal. Sinon, aucun électron n’est arraché.

21. Dans un circuit RC série, quelle grandeur caractérise la rapidité d’établissement du régime ?

L’énergie stockée dans le condensateur
La constante de temps τ = RC
La tension d’alimentation E
La charge maximale q = Cu

La constante de temps τ = RC

Explication

La constante de temps τ vaut RC et fixe l’échelle de temps de la charge ou de la décharge. Les autres grandeurs décrivent le circuit, mais ne mesurent pas directement la rapidité d’évolution.

22. Lors de la charge d’un condensateur initialement déchargé par un échelon de tension E, quelle expression donne la tension aux bornes du condensateur ?

uC(t) = τ/E
uC(t) = E(1 - e^{-t/τ})
uC(t) = E e^{-t/τ}
uC(t) = E(1 + e^{-t/τ})

uC(t) = E(1 - e^{-t/τ})

Explication

Pour une charge à partir d’un condensateur déchargé, la tension croît exponentiellement vers E selon uC(t)=E(1-e^{-t/τ}). L’expression E e^{-t/τ} correspond au comportement de décroissance, pas à la charge.

23. Dans une évaluation de type A, comment s’obtient l’incertitude-type à partir d’une série de mesures répétées ?

Par la moitié de la plus petite graduation de l’instrument
Par la résolution de l’appareil divisée par la racine de 3
Par l’écart-type expérimental divisé par la racine carrée du nombre de mesures
Par la moyenne des mesures multipliée par le niveau de confiance

Par l’écart-type expérimental divisé par la racine carrée du nombre de mesures

Explication

L’évaluation de type A repose sur le traitement statistique d’une série de mesures, avec u(m)=σn-1/√n. La résolution ou la graduation relèvent plutôt d’une évaluation de type B.

24. Comment doit-on généralement présenter une grandeur mesurée avec son incertitude pour respecter les chiffres significatifs ?

En arrondissant uniquement l’incertitude à deux chiffres significatifs
En conservant tous les chiffres affichés par l’appareil
En écrivant la valeur sans unité pour éviter les ambiguïtés
En arrondissant la valeur mesurée à la même décimale que l’incertitude

En arrondissant la valeur mesurée à la même décimale que l’incertitude

Explication

La valeur mesurée doit être arrondie de façon à aligner sa dernière décimale sur celle de l’incertitude. On garde en général un seul chiffre significatif pour l’incertitude, puis on ajuste la valeur en conséquence.

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