Fiche de révision : Introduction à la santé publique

Plan du Cours

  1. Définitions de la santé et de la santé publique
  2. Histoire de la santé publique et de la médecine
  3. Vaccination et variole : de Jenner à l’éradication
  4. John Snow et Pasteur : épidémies et immunité
  5. Prévention : définition et prévention primaire
  6. Promotion de la santé et éducation thérapeutique
  7. Cadre législatif de l’organisation des soins en France
  8. Gouvernance nationale du système de santé
  9. Organisation de la veille sanitaire et maladies déclarables
  10. Histoire de l’hôpital et évolution des établissements
  11. Filière AVC : circulaires, UNV et maillage territorial
  12. Réseaux de soins et politique de santé mentale

1. Définitions de la santé et de la santé publique

Notions clés & Définitions

  • Santé : La santé est un état de bien-être physique, mental et social, qui ne se limite pas à l’absence de maladie ou d’infirmité.
  • Santé publique : La santé publique regroupe des savoirs, pratiques et règles juridiques visant à connaître, expliquer, préserver, protéger et promouvoir la santé des personnes.
  • Qualité de vie : La qualité de vie correspond à la perception qu’a une personne de sa place dans la vie, selon sa culture, ses valeurs et ses attentes.
  • Santé communautaire : La santé communautaire est la santé publique appliquée au niveau d’une communauté, définie par des conditions de vie et une cohésion sociale.

Points essentiels

  • Définition OMS (1946) : la santé inclut le bien-être physique, mental et social, pas seulement l’absence de maladie.
  • Définition de Canguilhem (1943) : la santé est un processus dynamique d’ajustement entre l’être humain et son environnement.
  • Formule Canguilhem : être en bonne santé signifie pouvoir tomber malade puis s’en relever.
  • Définition OMS (1952) : la santé publique vise à prévenir les maladies, prolonger la vie et améliorer la santé physique et mentale à l’échelle individuelle et collective.
  • Définition Bourdillon–Brücker–Tabuteau (2016) : la santé publique combine des connaissances, des pratiques et des cadres juridiques pour agir sur l’état de santé.
  • Qualité de vie (OMS, 1994) : notion multidimensionnelle et subjective liée à la perception de l’accomplissement des besoins.

Astuce mémo

Santé = OMS (bien-être) + Canguilhem (adaptation) ; Santé publique = prévenir + agir collectivement ; Qualité de vie = perception ; Santé communautaire = santé publique à l’échelle du groupe.

2. Histoire de la santé publique et de la médecine

Notions clés & Définitions

  • Maladies infectieuses : Catégorie de maladies dues à des agents transmissibles, qui ont longtemps dominé l’histoire de la médecine et de la santé publique.
  • Maladies chroniques : Catégorie de pathologies qui s’installent dans la durée et nécessitent une prise en charge prolongée, comme le diabète ou le cancer.
  • Prévention primaire : Type de prévention visant à diminuer la fréquence d’une maladie dans une population saine en réduisant causes et facteurs de risque.
  • Prévention secondaire : Type de prévention visant à repérer une maladie tôt et à traiter rapidement pour limiter ses conséquences.
  • Prévention tertiaire : Type de prévention visant à réduire la progression et les complications d’une maladie déjà déclarée afin de préserver la qualité de vie.

Points essentiels

  • La prévention regroupe des mesures destinées à éviter ou réduire le nombre et la gravité des maladies, accidents et handicaps.
  • La prévention secondaire se fonde sur un diagnostic au stade le plus précoce suivi d’un traitement rapide et efficace.
  • La prévention tertiaire vise à diminuer incapacités, invalidités et inconvénients, avec un rôle majeur en soins médicaux et réhabilitation.
  • La prévention primaire inclut des exemples comme la vaccination, le préservatif, la fluoration de l’eau et le sel iodé.
  • La prévention tertiaire peut passer par la prise en charge post-infarctus (alimentation, arrêt du tabac, traitement) et la rééducation/réadaptation.
  • La prévention quaternaire vise à limiter la surmédicalisation en identifiant les patients à risque d’interventions invasives non nécessaires, avec des soins éthiquement acceptables.

Astuce mémo

Primaire = prévenir l’apparition; Secondaire = dépister tôt; Tertiaire = limiter les dégâts; Quaternaire = éviter le trop-soin.

3. Vaccination et variole : de Jenner à l’éradication

Notions clés & Définitions

  • Variole : Maladie infectieuse historique dont la lutte a servi de modèle pour les campagnes de vaccination et d’éradication.
  • Vaccination : Mesure de prévention qui entraîne une protection contre une maladie infectieuse, notamment via l’immunisation.
  • Éradication : Objectif de santé publique visant la disparition durable d’une maladie dans le monde.
  • Patient expert : Personne ayant une expérience vécue de la maladie et capable d’apporter un savoir pratique aux autres patients.

Points essentiels

  • La vaccination contre la variole a été un levier majeur de la stratégie d’éradication de la maladie.
  • L’éradication vise une disparition durable de la variole, pas seulement une baisse temporaire des cas.
  • Les campagnes de prévention s’appuient sur des organisations capables de coordonner des actions sanitaires et de diffuser des données.
  • En ETP, la transmission horizontale peut mobiliser un patient expert pour partager son expérience et soutenir l’autonomie des autres patients.
  • Les organismes internationaux cités dans le cours incluent l’OMS, qui mène des mesures sanitaires et soutient des actions contre des maladies comme la variole.

Astuce mémo

Variole = Vaccin → Éradication (objectif mondial : faire disparaître durablement la maladie).

4. John Snow et Pasteur : épidémies et immunité

Notions clés & Définitions

  • John Snow : Médecin britannique associé à l’enquête épidémiologique qui relie une épidémie à une source précise d’exposition.
  • Pasteur : Scientifique français associé à la compréhension des maladies par l’étude des micro-organismes et des mécanismes biologiques.
  • Immunité : Mécanisme de défense de l’organisme contre les agents infectieux, permettant de limiter l’infection ou ses effets.
  • Épidémie : Augmentation rapide du nombre de cas d’une maladie dans une population sur une période donnée.

Points essentiels

  • Le contenu fourni ne donne aucun fait daté ni détail précis sur John Snow ou Pasteur dans cette section.
  • Aucune information chiffrée, méthode d’enquête, expérience ou lien direct Snow↔Pasteur n’apparaît dans le texte source.
  • La section source traite surtout de prévention, d’organisations, d’indicateurs OMS et de chartes internationales, sans relier explicitement ces éléments à Snow ou Pasteur.
  • Le terme immunité n’est pas défini dans la source, et aucun mécanisme (vaccination, réponse immunitaire, etc.) n’est décrit ici.
  • Comparaison demandée : le texte ne contient pas d’opposition structurée entre John Snow et Pasteur, donc aucun tableau contrasté fiable ne peut être construit à partir de la source.

5. Prévention : définition et prévention primaire

Notions clés & Définitions

  • Prévention primaire : La prévention primaire regroupe les actions visant à éviter l’apparition d’une maladie ou d’un problème de santé avant tout diagnostic.
  • Objectifs de qualité et d’accès aux soins : Les objectifs de qualité et d’accès aux soins fixent des critères pour améliorer la qualité des prises en charge et réduire les inégalités d’accès.
  • SROS : Le Schéma Régional d’Organisation des Soins organise, à l’échelle régionale, l’offre hospitalière et l’orientation des patients.
  • ARS : Les Agences Régionales de Santé déclinent localement les politiques nationales et pilotent la santé publique et l’offre de soins sur leur territoire.
  • Planification en santé : La planification en santé organise la politique de santé à partir d’objectifs, d’échéances, de ressources et d’un cadre d’action.

Points essentiels

  • La prévention primaire vise à agir en amont pour empêcher la survenue de la maladie plutôt que traiter après l’apparition des symptômes.
  • Les objectifs de qualité et d’accès aux soins servent de repères pour organiser l’offre et orienter les décisions publiques.
  • Le SROS sert à aménager la carte sanitaire et à organiser l’orientation et les soins hospitaliers au niveau régional.
  • L’ordonnance du 24/04/1996 crée les Agences Régionales d’Hospitalisation, services déconcentrés de l’État responsables du SROS.
  • La loi HPST du 21/07/2009 modernise les établissements de santé et organise le système de santé territorialement via les ARS.
  • La loi du 26 janvier 2016 renforce la prévention et la promotion de la santé (notamment lutte contre tabac et alcool) et facilite les parcours (ex. IVG).

Astuce mémo

Primaire = avant la maladie : on agit en amont (prévenir) plutôt qu’après (soigner).

6. Promotion de la santé et éducation thérapeutique

Notions clés & Définitions

  • Promotion de la santé : Approche de santé publique qui vise à améliorer l’état de santé de la population en agissant sur les déterminants et les comportements.
  • Éducation thérapeutique : Démarche d’accompagnement du patient pour développer ses compétences et améliorer la gestion de sa maladie au quotidien.
  • Plan régional de santé : Document régional qui décline la politique nationale de santé en objectifs, priorités et actions avec des échéances et des ressources.
  • Veille sanitaire : Surveillance organisée visant à détecter, mesurer et analyser les risques et événements sanitaires pour alerter et orienter l’action.
  • Maladies à déclaration obligatoire : Maladies dont la survenue doit être signalée par les médecins selon une liste fixée par le ministère pour permettre la surveillance.

Points essentiels

  • La planification en santé suit un enchaînement : diagnostic initial, analyse des écarts, choix d’un scénario, décision politique, puis évaluation souvent externe.
  • La hiérarchisation des objectifs va de l’international (OMS) vers le national (loi, plans, programmes, vote), puis le régional (ARS/PRS) et le local (collectivités).
  • Les objectifs doivent être précis et chiffrés, avec des indicateurs et un système d’information pour mesurer l’atteinte des buts.
  • La décision de santé publique est un acte politique (législatif et/ou exécutif) et implique un compromis entre ressources limitées et attentes sociales.
  • La veille sanitaire couvre surveillance de la population, épidémies (nouveaux cas, mortalité), recours aux soins, impact des politiques, alertes et émergences de risque.
  • Les maladies à déclaration obligatoire sont au nombre de 36 : 32 avec signalement immédiat pour mesure urgente et 4 pour surveillance épidémiologique, avec déclaration par tout médecin et exhaustivité imparfaite (30–90%)

Astuce mémo

Planifier = Diagnostiquer → Scénariser → Décider → Évaluer ; Déclarer = 32 urgence + 4 surveillance.

7. Cadre législatif de l’organisation des soins en France

Notions clés & Définitions

  • Agence de veille et sécurité sanitaire : Agence chargée de la veille et de l’alerte sanitaire, avec un rôle d’observation plutôt que de décision directe.
  • Agences d’expertise : Agences qui produisent de l’expertise et apportent un appui méthodologique et scientifique aux politiques de santé.
  • Agences de police sanitaire : Agences dotées de pouvoirs de contrôle et de réglementation pour encadrer des activités à risque sanitaire.
  • Opérateurs sanitaires : Organismes opérationnels qui assurent la production, la collecte, la répartition ou l’organisation logistique de ressources de santé.
  • EFS : Établissement Français du Sang chargé d’assurer l’autosuffisance en produits sanguins et tissulaires et d’en organiser la chaîne.

Points essentiels

  • Les agences de veille et sécurité sanitaire assurent la veille et l’alerte sans pouvoir décisionnel direct.
  • Les agences d’expertise sont placées sous tutelle du ministère de la Santé pour l’INVS, et sous tutelles multiples pour l’ANSES.
  • Les agences de police sanitaire disposent d’un pouvoir de police indépendant de l’État et peuvent autoriser ou suspendre des activités.
  • L’ASNR intervient sur la sûreté nucléaire et la radioprotection, y compris pour les installations civiles et les transports de matières radioactives.
  • L’ANSM encadre les vigilances (pharmacovigilance, hémovigilance, matério-, réacto-, bio-, cosmétovigilance) et autorise la mise sur le marché.
  • L’EFS assure collecte, préparation, transport et distribution des produits sanguins et tissulaires pour garantir l’autosuffisance.

Astuce mémo

Veille = observer/alerter ; Expertise = expliquer/évaluer ; Police = autoriser/contrôler ; Opérateur = produire/organiser (EFS = sang/tissus).

8. Gouvernance nationale du système de santé

Notions clés & Définitions

  • Service public hospitalier : Ensemble de principes qui encadrent l’organisation et le fonctionnement des établissements hospitaliers pour garantir un accès équitable aux soins.
  • ARS : Agence Régionale de Santé chargée de piloter la politique régionale de santé et de confier des missions de service public à des opérateurs.
  • Établissement public de santé : Structure de santé relevant d’une personne morale de droit public, avec autonomie administrative et financière.
  • Établissement de santé privé d’intérêt collectif : Établissement privé à but non lucratif géré par une personne morale de droit privé et pouvant assurer des missions de service public.
  • Établissement de santé à but lucratif : Établissement de santé géré par une société commerciale, dont l’activité est orientée vers des soins rentables et souvent spécialisés.

Points essentiels

  • En 1970, le service public hospitalier repose sur l’égalité, la neutralité, la continuité et l’adaptabilité.
  • En 2009 (HPST), une mission de service public est donnée par l’ARS à un opérateur public ou privé dans un cadre de concurrence.
  • En 2016, le service public hospitalier est rétabli avec égalité (handicap, précarité, absence de dépassement), continuité (permanence des soins), neutralité (laïcité) et adaptabilité (usager handicap).
  • Les régions sont pilotées par les ARS et sont pertinentes pour la santé publique, les soins, l’équipement, la prise en charge médico-sociale et l’accès aux soins de premier recours (art. L. 1434-16 du CSP).
  • Le service public hospitalier s’appuie sur des exigences d’organisation territoriale via les ARS, qui déclinent la politique régionale de santé.
  • Les établissements publics de santé sont représentés par une personne morale de droit public et disposent d’une autonomie administrative et financière.

Astuce mémo

ARS = « Région » : l’ARS pilote et confie des missions de service public (HPST 2009, rétablissement 2016).

9. Organisation de la veille sanitaire et maladies déclarables

Notions clés & Définitions

  • Mission de service public hospitalier : Mission de service public confiée par l’ARS à un opérateur public ou privé, dans un cadre de concurrence encadrée.
  • Rétablissement du service public hospitalier : Réaffirmation des principes d’égalité, de continuité et de neutralité, avec une logique d’adaptabilité aux besoins des usagers.
  • ARS : Agence régionale de santé chargée de piloter la politique régionale de santé et l’organisation territoriale associée.
  • Article L. 1434-16 du CSP : Dispositif du Code de la santé publique qui définit le périmètre des activités concernées au niveau régional.
  • GHT : Groupement Hospitalier de Territoire structurant l’organisation hospitalière à l’échelle territoriale en regroupant des établissements.

Points essentiels

  • Les principes du service public hospitalier sont l’égalité, la neutralité, la continuité et l’adaptabilité.
  • L’égalité vise notamment l’accès malgré handicap, précarité et absence de dépassement.
  • La continuité correspond à la permanence des soins.
  • La neutralité renvoie à la laïcité.
  • L’adaptabilité prend en compte les besoins des usagers, notamment en situation de handicap.
  • Les régions sont pilotées par les ARS et constituent le premier niveau du découpage géographique de la politique régionale de santé.

Astuce mémo

ÉNC-A : Égalité, Neutralité, Continuité, Adaptabilité (laïcité + permanence + accès + besoins).

10. Histoire de l’hôpital et évolution des établissements

Notions clés & Définitions

  • Ordonnances du 24 avril 1996 : Ensemble de textes qui encadrent la création d’une filière et d’un réseau pour organiser la permanence des soins et structurer des parcours.
  • Établissement social ou médico-social : Structure créée pour accueillir et accompagner des personnes handicapées, dépendantes, en exclusion sociale ou en danger, sur place ou en ambulatoire.
  • Missions d’intérêt général et d’utilité sociale : Ensemble de missions qui couvrent prévention, protection, actions éducatives et thérapeutiques, intégration et soutien dans la vie quotidienne.
  • Organisation des soins : Organisation de l’offre de soins libérale et hospitalière visant à garantir continuité et égalité d’accès, y compris pour les demandes non programmées.
  • Permanence des soins : Dispositif qui assure la continuité de l’accès aux soins en dehors des horaires habituels, via des moyens structurés et régulés.

Points essentiels

  • La permanence des soins vise la continuité et l’égalité d’accès, notamment aux heures de fermeture des cabinets, grâce à des moyens structurés et régulés.
  • Les ordonnances n°96-945 et n°96-345 du 24 avril 1996 créent une filière et un réseau et décrivent des trajectoires typiques ou fréquentes.
  • Les établissements sociaux ou médico-sociaux sont créés par la loi du 30 juin 1975, refondus par la loi du 2 janvier 2002, puis complétés par une nouvelle gouvernance via la loi du 21 juillet 2009.
  • Ces établissements accueillent et accompagnent des personnes handicapées, dépendantes, en situation d’exclusion sociale ou de danger (mineur), dans l’enceinte ou en ambulatoire, pour des durées brèves ou au long cours.
  • Les missions d’intérêt général et d’utilité sociale incluent notamment évaluation/prévention des risques, protection de l’enfance et de la famille, actions éducatives et thérapeutiques, intégration et insertion, et aide/

Astuce mémo

PMS = “Permanence” + “Réseau” (ordonnances 24/04/1996) ; 75→2002→2009 pour l’évolution des établissements.

11. Filière AVC : circulaires, UNV et maillage territorial

Notions clés & Définitions

  • Filière de soins : Une filière de soins organise, sur un territoire, une trajectoire de prise en charge enchaînant les acteurs sans intervenir dans la pratique de chacun.
  • Ordonnances du 24 avril 1996 : Ces ordonnances posent le cadre de l’organisation en filières et en réseaux, avec une logique de trajectoires définies à l’avance.
  • Unités neurovasculaires (UNV) : Les UNV sont des structures hospitalières spécialisées qui assurent la prise en charge initiale des patients victimes d’AVC selon des critères de qualité et de sécurité.
  • ARS et PSRS : Les ARS déclinent au niveau régional les orientations nationales via les plans stratégiques régionaux de santé (PSRS).
  • Réseau de soins : Un réseau de soins coordonne des acteurs pour mutualiser les connaissances et améliorer la prise en charge, en incluant prévention et éducation pour la santé.

Points essentiels

  • La permanence des soins est organisée par secteurs de garde, avec des horaires historiquement 20h-8h puis de plus en plus 20h-24h, et une régulation libérale en complément.
  • La filière de soins respecte l’indépendance des acteurs : chacun prend le relais du précédent grâce à un mécanisme d’adressage.
  • La continuité de la prise en charge repose sur le passage de relais via courrier ou compte rendu.
  • Exemple AVC : circulaires du 3 novembre 2003, 22 mars 2007 et 6 mars 2012 structurent la prise en charge et la place des UNV.
  • Le Plan national AVC 2011-2014 est décliné régionalement par les ARS dans le cadre des PSRS.
  • Maillage territorial AVC : organisation autour des UNV de territoire pour garantir une prise en charge en urgence répondant à des critères de qualité et de sécurité pour toute personne atteinte d’AVC.

Astuce mémo

UNV = Urgence + Qualité : la filière AVC “branche” tout le territoire autour des UNV, puis enchaîne les relais (Samu-Centre 15 → UNV → suites/réadaptation → retour).

12. Réseaux de soins et politique de santé mentale

Notions clés & Définitions

  • Réseau de soins : Un réseau de soins organise la coordination entre acteurs pour assurer des parcours de prise en charge continus, du repérage à la post-cure.
  • Financement mixte : Le financement mixte combine Assurance Maladie et État pour soutenir l’organisation des soins et la prévention.
  • Hôpital filet de sécurité : L’hôpital joue un rôle de protection en cas de besoin, tout en servant aussi de lieu de prévention.
  • Sectorisation psychiatrique : La sectorisation répartit la psychiatrie par zone géographique et confie à une équipe médico-sociale la continuité des soins intra- et extra-hospitaliers.
  • Centre Médico-Psychologique : Le Centre Médico-Psychologique est le pivot de la prise en charge en psychiatrie, assurant prévention, accueil, diagnostic et traitement sur le secteur.

Points essentiels

  • Les réseaux institutionnels s’appuient sur des structures départementales (Ddass) et sur un financement porté par l’État.
  • La crise sanitaire (VIH/SIDA, infections iatrogéniques) a mis en évidence des défaillances et une opacité du système de soins.
  • L’investissement dans la prévention vise à limiter les ruptures et à mieux articuler soins et insertion.
  • Les réseaux ville-hôpital thématiques ont souvent reposé sur le bénévolat, avec des niveaux variables de professionnalisation.
  • Le patient, le médecin libéral et l’hôpital n’ont pas le même rôle : objectifs évaluables et gestion pour le patient, relais de terrain et indépendance pour le libéral, référent et forte spécialisation avec hiérarchie ++
  • Le Centre Médico-Psychologique réalise prévention, accueil, diagnostic et traitement, avec consultation, visites à domicile et soins infirmiers sur le secteur.

Astuce mémo

Hôpital = filet + prévention ; Secteur = équipe qui suit du dedans au dehors.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1946OMS : définition de la santé (bien-être physique, mental et social)
1943Canguilhem : santé comme processus dynamique d’ajustement à l’environnement
1952OMS : définition de la santé publique (prévenir, prolonger la vie, améliorer la santé)
2016Bourdillon–Brücker–Tabuteau : santé publique = savoirs, pratiques et règles juridiques pour connaître, expliquer, préserver, protéger et promouvoir l’état de santé
1994OMS : qualité de vie = perception de sa place dans l’existence
1796Vaccination : Edward Jenner utilise la vaccine pour immuniser contre la variole
1980Éradication de la variole
1854John Snow : étude de l’épidémie de choléra à Londres
1822-1898Louis Pasteur : identification des agents infectieux et notions d’immunité/vaccination
1948OMS : définition de la prévention (éviter ou réduire maladies, accidents, handicaps)

Tableaux de synthèse

Préventions : objectifs et exemples

TypeButExemples
PrimaireRéduire la fréquence d’une maladie dans une population saineVaccination ; préservatif ; fluoration de l’eau ; sel iodé
SecondaireDétection et traitement précoces pour circonscrire les conséquencesDépistage des cancers ; dépistage VIH/VHC chez les toxicomanes
TertiaireRéduire progression/complications de la maladie avérée et améliorer la qualité de viePEC post-infarctus (alimentation, arrêt tabac, traitement) ; rééducation ; réadaptation
QuaternaireIdentifier un patient/population à risque de surmédicalisation et proposer des soins éthiquement acceptablesSoins palliatifs ; abstention thérapeutique

EPS vs ETP : logique et finalité

DémarcheQuandBut
Éducation pour la santé (EPS)Quand on est en bonne santéSe maintenir en bonne santé
Éducation thérapeutique du patient (ETP)Quand on est maladeAméliorer la santé et limiter la dégradation de l’état de santé

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre santé (bien-être physique, mental et social) et absence de maladie : la définition OMS ne s’y réduit pas.
  2. Inverser prévention secondaire et tertiaire : secondaire = dépister/traiter tôt ; tertiaire = limiter progression/complications et séquelles.
  3. Croire que l’éradication = simple baisse temporaire des cas : le cours insiste sur une disparition durable.
  4. Mélanger EPS et ETP : EPS vise le maintien en bonne santé, ETP vise l’amélioration/limitation de la dégradation chez le malade.
  5. Penser que la filière modifie l’indépendance des acteurs : elle respecte l’indépendance et assure la continuité par adressage/relais.
  6. Oublier que la veille sanitaire n’est pas une décision directe : elle vise observation/surveillance/alerte (pas pouvoir décisionnel).
  7. Confondre service public hospitalier et mission de service public : l’ARS confie une mission dans un cadre de concurrence, tandis que le service public hospitalier repose sur égalité/neutralité/continuité/adaptabilité.

Checklist Examen

  1. Définir la santé selon l’OMS (1946) et la santé selon Canguilhem (processus dynamique d’ajustement) avec l’idée « pouvoir tomber malade puis s’en relever ».
  2. Définir la santé publique selon l’OMS (1952) et selon Bourdillon–Brücker–Tabuteau (2016) (savoirs/pratiques/règles juridiques).
  3. Définir la qualité de vie selon l’OMS (1994) et rappeler sa dimension multidimensionnelle et subjective.
  4. Définir la santé communautaire à partir de la notion de communauté (groupe avec cohésion sociale et conditions spécifiques).
  5. Citer la définition générale de la prévention (OMS, 1948) puis distinguer prévention primaire, secondaire, tertiaire et quaternaire avec leurs buts.
  6. Donner au moins un exemple pour chaque prévention primaire, secondaire, tertiaire et quaternaire (vaccination/préservatif ; dépistages ; post-infarctus/réadaptation ; soins palliatifs/abstention).
  7. Expliquer la promotion de la santé : définition (charte d’Ottawa, 1986) et distinguer éducation pour la santé (EPS) vs éducation thérapeutique (ETP) avec leurs buts.
  8. Connaître les méthodes et limites du cours en EPS/ETP : peur du danger, promotion du bien-être ; limites (indifférence, biais socio-professionnel, temps long, lassitude, déni…).
  9. Retenir les repères historiques : vaccination (1796), éradication (1980), John Snow (1854) et Pasteur (1822-1898) avec leurs apports tels que décrits.
  10. Décrire les déterminants de santé : définition (facteurs personnels/sociaux/économiques/environnementaux) et les catégories (endogène, environnement, mode de vie, organisation des soins).
  11. Présenter les organismes internationaux et leurs repères datés du cours (ONU : 26 juin 1945 ; OMS : 7 avril 1948 ; UNICEF : 11/12/1946 ; ONUSIDA : 01/12/1995 ; FAO : 16/10/1945 ; PAM : 1961-1963).
  12. Maîtriser la partie France : chronologie législative (31/12/1970, 31/07/1991, 24/04/1996, 21/07/2009, 26 janvier 2016) et la gouvernance (rôles DGS/DGOS/DSS/DREES/ARS + structures d’appui HAS/HCSP/INVS/Santé publique/INP
  13. Décrire l’organisation de l’offre et la permanence des soins : définition, principes (continuité/égalité), secteurs de garde (20h-8h puis 20h-24h) et exemple de filière AVC (circulaires 3/11/2003, 22/03/2007, 6/03/2012 ;

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction à la santé publique avec 24 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle définition correspond le mieux à la santé ?

2. Quelle proposition décrit le mieux la santé publique ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

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Santé — définition OMS ?

État de bien-être physique, mental et social.

Santé publique — rôle ?

Connaître, expliquer, préserver, protéger, promouvoir la santé.

Qualité de vie — signification ?

Perception subjective de sa place dans la vie.

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