Fiche de révision : Introduction au développement durable et ressources naturelles

Plan du Cours

  1. Développement durable
  2. Indicateurs alternatifs
  3. Environnement et économie
  4. Ressources naturelles
  5. Changement climatique
  6. Biodiversité

1. Développement durable

Notions clés & Définitions

  • Développement durable : Notion née de la guerre froide, visant une utilisation équilibrée des ressources pour le présent et le futur, afin de répondre aux besoins actuels sans compromettre ceux des générations futures (rapport Brundtland, 1987).
  • Les trois dimensions du développement durable :
    • Dimension économique : recherche d’efficience, de productivité et de rentabilité.
    • Dimension sociale : satisfaction des besoins essentiels des populations, respect des différences culturelles, réduction des inégalités.
    • Dimension écologique : maintien de l’équilibre écologique à long terme, réduction de la pollution, préservation du capital naturel.
  • Objectifs du développement durable : 17 buts fixés par l’ONU pour 2030, incluant la réduction de la pauvreté, la justice, la paix, et la lutte contre le changement climatique. Ces objectifs comportent des cibles et des indicateurs à différentes échelles, succédant aux objectifs du millénaire.
  • Soutenabilité : capacité à répondre aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs, impliquant une gestion prudente des ressources naturelles et une réduction de la pollution.

Points essentiels

  • Le concept de développement durable s’est formalisé autour du rapport Brundtland (1987), qui pose la question de la soutenabilité en insistant sur la nécessité d’utiliser les ressources naturelles sans les polluer.
  • La notion a été influencée par le contexte de la guerre froide, où le développement était associé à l’aide financière des États-Unis pour favoriser l’indépendance des pays sous-développés, notamment en Afrique et en Asie.
  • La croissance économique ne suffit pas à assurer le développement durable, qui doit aussi intégrer des dimensions sociales et écologiques.
  • Les objectifs de l’ONU pour 2030 comportent 17 cibles, avec des sous-cibles et des indicateurs, pour orienter les politiques publiques et privées.
  • La responsabilité sociale des entreprises implique de prendre en compte l’impact de leurs activités sur l’environnement, la société, et la gouvernance, en intégrant les parties prenantes (stakeholders).
  • La soutenabilité repose sur une gestion équilibrée des ressources naturelles, la réduction des externalités négatives, et la mise en œuvre d’actions concrètes pour préserver l’environnement et favoriser un développement équitable.

À retenir

Le développement durable vise un équilibre entre croissance économique, justice sociale et préservation de l’environnement, afin d’assurer la pérennité des ressources pour les générations futures.

2. Indicateurs alternatifs

Notions clés & Définitions

  • Indicateurs alternatifs : outils d’évaluation du bien-être et du développement, intégrant des dimensions telles que la santé, l’éducation, et l’environnement, en complément ou en remplacement du PIB (source : contenu source).

  • L’indicateur de développement humain ajusté aux inégalités (IDHI) : mesure intégrée du développement humain qui prend en compte les inégalités sociales, permettant d’évaluer la distribution des ressources et du bien-être au sein d’un pays (source : contenu source).

  • L’indicateur net ajusté : mesure monétaire du développement qui ajuste le PIB en tenant compte des externalités environnementales négatives, notamment celles liées au changement climatique, afin de mieux refléter la soutenabilité économique (source : contenu source).

3. Environnement et économie

Notions clés & Définitions

Les ressources naturelles | Stock de matière présente dans le milieu naturel, à la fois rare et économiquement utile pour la production ou la consommation, soit à l’état brut, soit après un minimum de transformation. | AUTEUR (date) : stock de matières dans le milieu naturel exploité pour la production ou la consommation.
Les ressources renouvelables | Ressources naturelles qui se régénèrent en permanence ou à un rythme rapide par rapport à leur exploitation. | Différence avec les ressources non renouvelables.
Les ressources non renouvelables | Ressources naturelles qui ne se régénèrent pas dans un temps court par rapport à la durée de vie humaine. | Exemples : minéraux, combustibles fossiles.
Les matières premières | Matières produites par la nature, utilisées directement ou après transformation pour la consommation ou la production. | Inclut les ressources naturelles exploitées par l’homme.
Le capital naturel (K naturel) | Stock limité d’actifs naturels (air, eau, écosystèmes, gisements) fournissant des ressources et services à l’économie. | Composé d’écosystèmes renouvelables et de ressources non renouvelables. | AUTEUR (date) : stock limité d’actifs naturels fournissant ressources et services.
Les services écosystémiques | Prestations gratuites offertes par la nature, comme la pollinisation ou la purification de l’air. | Offerts sans coût direct, souvent non pris en compte dans l’économie.
La pollution | Introduction de substances toxiques dans un milieu, impactant la santé humaine et l’environnement. | Peut être ponctuelle ou diffuse.
L’empreinte écologique | Superficie géographique nécessaire pour subvenir aux besoins d’une population et absorber ses déchets. | Cotée demande.
La biocapacité | Capacité des écosystèmes à fournir des matières biologiques utiles et à assimiler les déchets générés par l’humain, en utilisant les modes de gestion et technologies existants. | Cotée offre.
Le jour du dépassement | Date à laquelle l’empreinte écologique dépasse la biocapacité de la planète, indiquant un dépassement des ressources disponibles. | La planète est en déficit d’environ 75%.
Les limites planétaires | Seuils physico-chimiques au-delà desquels le fonctionnement de la planète est compromis, comme la biodiversité ou l’acidification des océans. | Actuellement, 7 limites sont dépassées.
L’économie écologique | Paradigme qui privilégie la soutenabilité forte, visant à préserver le capital naturel sans substitution possible. | AUTEUR (date) : paradigme opposé à l’économie environnementale.
La soutenabilité forte | Nécessité de préserver le capital naturel, la substitution n’étant pas toujours possible. | Revenir au sein des limites planétaires.
La soutenabilité faible | Possibilité de substituer une partie du capital naturel par d’autres facteurs de production, comme le capital physique ou technologique. | Implique une substitution partielle.

Points essentiels

  • Les ressources naturelles sont à la fois stock et source de services écosystémiques, essentiels pour l’économie mais souvent non pris en compte dans les indicateurs classiques comme le PIB.
  • La distinction entre ressources renouvelables et non renouvelables est cruciale pour la gestion durable.
  • Le capital naturel fournit des flux de biens et services (ex : oxygène, pollinisation) qui soutiennent l’activité économique.
  • La pollution, en tant qu’introduction de substances toxiques, impacte la santé et l’environnement, et est liée à l’exploitation des ressources naturelles.
  • L’empreinte écologique et la biocapacité permettent d’évaluer si l’humanité vit dans les limites de la planète.
  • Le dépassement de ces limites (jour du dépassement) indique une dégradation du capital naturel et une dépréciation de la soutenabilité.
  • La vision de l’économie écologique insiste sur la nécessité de respecter ces limites, contrairement à l’économie environnementale qui privilégie la substitution.
  • La courbe de Kuznets environnementale montre que la dégradation de l’environnement peut diminuer après un certain niveau de revenu, mais cela n’est pas vérifié pour tous les pays ou toutes les situations.

À retenir

Les ressources naturelles, qu’elles soient renouvelables ou non, constituent le capital naturel qui fournit des ressources et services essentiels à l’économie, mais leur surexploitation et la pollution entraînent un dépassement des limites planétaires, compromettant la soutenabilité future.

4. Ressources naturelles

Notions clés & Définitions

Ressources naturelles : stocks de matières présentes dans le milieu naturel, qu'elles soient renouvelables ou non, exploités pour la production ou la consommation (Chapitre 13).

Le capital naturel : stock limité d'actifs naturels fournissant des ressources et des services à l'économie, composé notamment des écosystèmes, gisements minéraux et combustibles fossiles (Chapitre 13).

La pollution : introduction de substances toxiques dans un milieu, regroupant notamment les nuisances sonores, lumineuses, électromagnétiques et chimiques, impactant la santé humaine et l'environnement (Chapitre 13).

Points essentiels

  • Les ressources naturelles peuvent être renouvelables (ex : forêts, eaux) ou non renouvelables (ex : minerais, combustibles fossiles).
  • La différence entre ressources naturelles et produits primaires réside dans leur usage et leur transformation.
  • Le stock de capital naturel est limité et produit des flux de biens et services, tels que l'oxygène ou la pollinisation, offerts gratuitement par la nature.
  • La pollution, qu’elle soit ponctuelle ou diffuse, a des impacts majeurs, notamment 9 millions de morts par an liés principalement à la pollution de l’air.
  • La biocapacité désigne la capacité des écosystèmes à fournir des matières biologiques et à assimiler les déchets, tandis que l’empreinte écologique représente la superficie nécessaire pour couvrir les besoins humains et absorber leurs déchets.
  • Le jour du dépassement indique la date à laquelle la demande de ressources dépasse la capacité de la planète à renouveler ces ressources dans l’année. La majorité des humains dépasse cette biocapacité, nécessitant plus d’une planète pour satisfaire leurs besoins.
  • Les limites planétaires, définies par Rockstrom (2009), sont des seuils au-delà desquels le fonctionnement de la planète est compromis, avec 7 limites actuellement dépassées.
  • La soutenabilité forte insiste sur la préservation du capital naturel, tandis que la faible considère la substitution possible entre ressources naturelles et autres facteurs de production.

À retenir

Les ressources naturelles, qu’elles soient renouvelables ou non, constituent le capital naturel indispensable à l’économie, mais leur épuisement ou leur pollution mettent en péril la soutenabilité de notre développement.

5. Changement climatique

Notions clés & Définitions

Changement climatique : variation durable du climat mondial, principalement due aux activités humaines. Il se manifeste par une hausse des températures, des perturbations du cycle de l’eau, une augmentation des événements extrêmes, la fonte des glaces, et l’acidification des océans (GIEC).

L'empreinte écologique : superficie géographique nécessaire pour subvenir aux besoins d’une population et absorber ses déchets. Elle représente la demande humaine sur les ressources naturelles de la planète (Rockstrom, 2009).

Les limites planétaires : seuils physico-chimiques au-delà desquels le fonctionnement de la planète est compromis. Actuellement, 7 limites sont dépassées, notamment la biodiversité, l’artificialisation des sols, la pollution chimique, et l’eau douce. La limite de l’acidification des océans est à long terme non viable (Rockstrom, 2009).

Points essentiels

  • La combustion d’énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) est la principale cause du changement climatique, avec ¾ des émissions de CO2. La déforestation et l’agriculture contribuent aussi significativement.
  • Le réchauffement global est de +1,3°C depuis la période pré-industrielle, avec des scénarios allant jusqu’à +5°C d’ici la fin du siècle selon la rapidité de la réduction des émissions.
  • Les impacts incluent la montée du niveau des mers, la fonte des glaces, des événements climatiques extrêmes (incendies, cyclones, inondations), et l’acidification des océans. La hausse est plus prononcée dans l’hémisphère nord et en France.
  • La concentration de CO2 dans l’atmosphère est en hausse constante, avec une part importante liée aux activités humaines, notamment la combustion d’énergies fossiles et la déforestation.
  • Le concept d’« anthropocène » désigne cette période où l’impact humain modifie durablement le climat et les écosystèmes.
  • La réduction rapide des émissions permettrait de limiter le réchauffement à environ +1,6°C d’ici 2100.

À retenir

Le changement climatique, principalement causé par l’activité humaine, représente un défi majeur pour la soutenabilité de la planète, nécessitant une réduction drastique des émissions de CO2 et une gestion respectueuse des limites planétaires.

6. Biodiversité

Notions clés & Définitions

  • Biodiversité : diversité des espèces vivantes sur la planète, essentielle à la stabilité des écosystèmes. (source : mentionnée dans le thème, définition implicite)

  • Les biens communs : ressources naturelles ou culturelles non exclusives et rivales, sujettes à la tragédie des communs. (source : mentionné dans le contexte général, définition implicite)

  • La gestion des communs : approche institutionnelle visant à établir des règles pour préserver ces ressources, selon Ostrom. (source : mentionné dans le contexte, référence à Ostrom)

Points essentiels

  • La biodiversité désigne la variété des êtres vivants, dont la préservation est cruciale pour la stabilité des écosystèmes.
  • Les biens communs sont des ressources naturelles ou culturelles accessibles à tous, mais leur usage non régulé peut entraîner la tragédie des communs.
  • La gestion des communs, selon Ostrom, consiste à mettre en place des règles et institutions pour assurer la conservation et une utilisation durable de ces ressources.
  • La biodiversité est liée à la gestion efficace des biens communs, notamment par des règles adaptées pour éviter leur surexploitation.
  • La dégradation ou la perte de biodiversité peut résulter d'une mauvaise gestion des biens communs, accentuée par la tragédie des communs.

À retenir

La biodiversité, en tant que diversité des espèces, est un bien commun vital dont la préservation repose sur une gestion institutionnelle adaptée, afin d'éviter la tragédie des communs et de garantir la stabilité des écosystèmes.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1987Rapport Brundtland, définition du développement durable

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésAuteur / SourceCommentaire
Développement durableÉquilibre entre économie, société, environnementRapport Brundtland (1987)Notion née de la guerre froide, intégrant trois dimensions
Ressources naturellesStock, renouvelables, non renouvelables-Crucial pour la gestion durable, différenciation essentielle
Capital naturelActifs naturels fournissant ressources et services-Fondamental pour la soutenabilité, lié aux limites planétaires
Indicateurs alternatifsIDHI, indicateur net ajusté-Complément ou alternative au PIB pour évaluer le bien-être

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre ressources renouvelables et non renouvelables, notamment leur capacité de régénération.
  2. Assimiler la soutenabilité faible à une impossibilité de substitution du capital naturel.
  3. Confondre empreinte écologique et biocapacité, ou leur interprétation.
  4. Croire que le PIB intègre systématiquement les externalités environnementales.
  5. Confondre limites planétaires et seuils de développement économique.
  6. Penser que la croissance économique est toujours compatible avec le développement durable.
  7. Confondre économie écologique et économie environnementale, notamment sur la soutenabilité forte versus faible.
  8. Négliger l’impact des externalités négatives dans l’évaluation du développement.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de développement durable selon le rapport Brundtland (1987).
  2. Savoir distinguer les trois dimensions du développement durable : économique, sociale, écologique.
  3. Maîtriser les 17 objectifs de l’ONU pour 2030 et leur rôle.
  4. Comprendre la notion d’indicateur de développement humain ajusté aux inégalités (IDHI).
  5. Connaître la différence entre ressources renouvelables et non renouvelables.
  6. Savoir définir le capital naturel et ses composantes.
  7. Identifier les services écosystémiques et leur importance.
  8. Expliquer la notion d’empreinte écologique et de biocapacité.
  9. Connaître le concept de jour du dépassement et son implication.
  10. Maîtriser la différence entre soutenabilité forte et faible.
  11. Savoir ce que sont les limites planétaires et leur état actuel.
  12. Connaître la distinction entre économie écologique et économie environnementale.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction au développement durable et ressources naturelles avec 6 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. En quelle année le rapport Brundtland, qui a popularisé la notion de développement durable, a-t-il été publié ?

2. Comment peut-on définir une ressource naturelle dans le contexte de l'économie et de l'environnement ?

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Développement durable — définition ?

Utilisation équilibrée des ressources pour le présent et le futur

Les trois dimensions — rôle ?

Assurent un développement harmonieux et durable

Objectifs de l’ONU 2030 — but ?

Réduire pauvreté, justice, paix, lutter contre le changement climatique

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