Fiche de révision : Introduction aux Biomes et Répartition des Espèces

Plan du Cours

  1. Aire de répartition géographique
  2. Biomes et écozones du WWF
  3. Biomes terrestres et aquatiques
  4. Température, pluviométrie et latitude
  5. Altitude et répartition de la végétation
  6. Toundra arctique
  7. Biomes tempérés
  8. Biomes tropicaux et azonaux

1. Aire de répartition géographique

Notions clés & Définitions

  • Aire de répartition géographique : Zone géographique délimitant la répartition d’une espèce et englobant l’ensemble de ses populations.
  • Répartition cosmopolite : Répartition où une espèce peut être présente dans la plupart des biomes terrestres ou océaniques de la biosphère, ou sur une grande aire continue circumterrestre.
  • Aires disjointes : Répartition fragmentée dans plusieurs régions séparées, souvent liée à des facteurs historiques et évolutifs comme la dérive des continents ou les fluctuations climatiques.
  • Répartitions endémiques : Répartition limitée à une région précise, avec des espèces absentes ailleurs dans le monde.
  • Répartitions vicariantes : Répartition en aires disjointes mais continues, où deux espèces se remplacent en occupant des conditions proches mais à des localités différentes.

Points essentiels

  • L’aire de répartition d’une espèce sert à décrire où vivent ses populations et comment cette présence se répartit dans l’espace.
  • Les grands types cités sont cosmopolite, disjoint, régional, endémique et vicariant.
  • Homo sapiens est cité comme exemple de répartition cosmopolite.
  • Les magnoliacées (Magnolia et Liriodendron) sont données comme exemple d’aires disjointes liées à l’histoire évolutive et à la compétition.
  • L’olivier (Olea europaea) est présenté comme exemple de répartition régionale associée à la province biogéographique euméditerranéenne.
  • Le pin d’Alep (Pinus halepensis) et Pinus brutia sont donnés comme exemple de répartition vicariantes.

Astuce mémo

Cosmo → Disjoint → Régional → Endémique → Vicariant (les 5 formes de base).

2. Biomes et écozones du WWF

Notions clés & Définitions

  • Biome (WWF) : Un biome est un ensemble d’écosystèmes d’une aire biogéographique, reflétant des conditions écologiques régionales à l’échelle continentale.
  • Macroécosystème : Un macroécosystème désigne un écosystème occupant de très vastes étendues géographiques.
  • Empire biogéographique : Un empire biogéographique correspond à une grande région, parfois à l’échelle d’un continent, souvent délimitée par l’endémisme des végétaux.
  • Écozone WWF : Une écozone (souvent assimilée à un empire) regroupe des facteurs géologiques, géographiques, climatiques, de sol et de milieux incluant faune et milieux aquatiques, avec présence humaine.
  • Écorégion WWF : Une écorégion est une unité de terres relativement importante, avec un assemblage distinct d’espèces et de communautés naturelles, proche des limites originelles avant les grands changements d’usage du sol.

Points essentiels

  • En 2001, le WWF formalise 8 écozones et 867 écorégions terrestres à partir de subdivisions existantes.
  • Les écozones (ou empires) se subdivisent en région, domaine, secteur et district, correspondant respectivement à l’endémisme de familles/genres, genres, espèces et sous-espèces.
  • Chaque écorégion WWF a un code unique de 2 lettres (écozone) suivi de 2 chiffres (01 à 14) reliant la région au biome concerné.
  • Les limites entre écorégions ne sont pas nettes : elles sont plutôt constituées d’écotones, zones de transition entre milieux.

Astuce mémo

Pyramide WWF : écozone/empire → région → domaine → secteur → district (endémisme décroissant du haut vers le bas).

3. Biomes terrestres et aquatiques

Notions clés & Définitions

  • Coraux structurants : En milieu aquatique, les coraux jouent le rôle d’organismes structurants qui servent de base à la définition de certains biomes dans la synthèse du WWF.
  • Biomes aquatiques WWF : En classifications WWF, les milieux aquatiques sont regroupés en ensembles éco-régionnels plutôt qu’en “biomes” au sens strict, sauf cas particuliers.

Points essentiels

  • Dans la synthèse WWF, le terme « biomes » est rarement employé pour les écosystèmes aquatiques, car on raisonne souvent autrement que pour les milieux terrestres.
  • Selon le WWF (2001), le seul “biome” aquatique défini par des organismes structurants correspond aux récifs coralliens.
  • Les grands ensembles aquatiques incluent des milieux d’eau douce (ruisseaux, rivières, fleuves, deltas avec 6 écorégions, mares et étangs, lacs, bassins xériques).
  • Les grands ensembles aquatiques incluent aussi des milieux marins et polaires (banquise et milieux polaires, plateaux continentaux et mers intérieures).
  • Le WWF distingue des remontées d’eau (« upwelling ») tempérées et tropicales comme ensembles aquatiques majeurs.
  • Les récifs coralliens constituent l’ensemble aquatique correspondant au biome basé sur des organismes structurants dans la synthèse WWF (2001).

4. Température, pluviométrie et latitude

Notions clés & Définitions

  • Latitude : La latitude est la position d’un lieu sur la sphère, mesurée en degrés par rapport à l’équateur, qui influence directement le rayonnement reçu et donc le climat.
  • Température de l’air : La température de l’air est le niveau thermique de l’atmosphère qui conditionne les cycles saisonniers et la croissance de la végétation.
  • Pluviométrie : La pluviométrie correspond aux quantités de précipitations reçues sur une période, déterminant la disponibilité en eau pour les plantes.
  • Altitude : L’altitude est la hauteur d’un site par rapport au niveau de la mer, qui modifie le climat local et peut produire des effets écologiques comparables à la latitude.

Points essentiels

  • En milieu continental, les facteurs climatiques les plus influents sur la végétation sont la température et la pluviosité.
  • La latitude contrôle la distribution des biomes via les climats qu’elle impose aux régions.
  • Les limites 23°26′ N et 23°26′ S marquent les ceintures associées aux climats tropicaux.
  • Les limites 66°33′ N et 66°33′ S correspondent aux zones polaires, avec une forte contrainte saisonnière sur la végétation.
  • L’altitude influence la végétation de façon comparable à la latitude, avec des effets similaires sur les formes arborescentes, arbustives et herbacées.

Astuce mémo

23°26′ = tropiques ; 66°33′ = cercles polaires ; température + pluies = moteur des biomes.

5. Altitude et répartition de la végétation

Notions clés & Définitions

  • Forêts tropicales et subtropicales de conifères : Biome dominé par des conifères qui se développe normalement en altitude dans les régions tropicales et subtropicales.
  • Saison sèche longue : Condition climatique associée aux forêts tropicales et subtropicales de conifères, avec des précipitations rares et une saison sèche prolongée.

Points essentiels

  • Les forêts tropicales et subtropicales de conifères se développent normalement en altitude, dans un climat à saison sèche longue et précipitations rares.
  • Ces forêts sont denses et la lumière pénètre très peu, ce qui limite la végétation au sol.
  • Le sous-bois y est généralement composé de champignons et de fougères.
  • Ce biome n’était pas décrit dans les classifications antérieures à la classification du WWF.

Astuce mémo

Altitude + saison sèche longue = conifères tropicaux très denses (lumière faible, sous-bois champignons et fougères).

6. Toundra arctique

7. Biomes tempérés

Notions clés & Définitions

  • Forêts sclérophylles méditerranéennes : Forêts tempérées à climat chaud et humide caractérisées par une végétation adaptée aux conditions méditerranéennes.
  • Fragmentation de l’habitat : Processus de morcellement des milieux naturels qui réduit la continuité écologique des populations et des ressources.
  • Espèces exotiques invasives : Organismes introduits hors de leur aire d’origine capables de s’installer durablement et de perturber les communautés natives.

Points essentiels

  • La biomasse végétale des forêts sclérophylles méditerranéennes peut atteindre 250 t/ha/an.
  • Ces écosystèmes sont sensibles à la fragmentation de l’habitat, au surpâturage et aux variations de la fréquence des feux.
  • Les espèces natives sont menacées par l’installation d’espèces exotiques.
  • La restauration écologique peut être possible en réintroduisant des feux contrôlés et en limitant les espèces exotiques.

8. Biomes tropicaux et azonaux

Notions clés & Définitions

  • Savanes tropicales : Biomes tropicaux semi-arides où la couverture d’arbres et d’arbustes varie avec des pluies trop faibles pour maintenir une forêt continue.
  • Prairies et savanes inondées : Biomes tropicaux où des inondations créent fréquemment des zones humides, souvent sur des plaines alluviales submergées une grande partie de l’année.
  • Déserts xérophytes : Biomes azonaux dominés par des plantes xérophytes et des plantes à courte période végétative, adaptés à une forte aridité et à de fortes amplitudes thermiques.
  • Pelouses alpines : Biomes azonaux de haute altitude au-dessus de la limite des arbres, avec des prairies et broussailles appelées aussi toundra alpine.
  • Mangrove : Biome tropical côtièr de balancement des marées et d’eaux salées peu profondes, formé d’arbres halophiles adaptés aux sols vaseux pauvres en oxygène.

Points essentiels

  • En Afrique, la zonation des savanes suit la latitude via la pluie : savanes guinéennes 1200 mm, soudaniennes 600 mm, sahéliennes moins de 600 mm, puis transition vers la prairie vers le désert.
  • Les déserts se développent sous une précipitation < 200 mm, avec de fortes écarts jour-nuit et un sol pauvre, et leur végétation inclut des xérophytes et des annuelles à croissance très brève.
  • La biomasse végétale des déserts/broussailles xérophytes est faible, avec une valeur donnée de 7 t/ha, et la production secondaire varie jusqu’à 3.9 kg/ha·an dans les broussailles.
  • Les prairies et savanes inondées sont peu fréquentées car milieux peu accessibles, et elles sont très importantes pour l’avifaune aquatique (oiseaux résidents ou migrateurs).
  • La mangrove peut atteindre une biomasse végétale de 200 t/ha, et il a été estimé que 25 % de sa surface a disparu.
  • Les pelouses alpines se situent au-dessus de la limite des arbres et sont très sensibles au labour, au surpâturage et aux feux, avec une sensibilité aussi des grands vertébrés à la chasse.

Astuce mémo

Pluies→type de savane : 1200 (guinéennes) → 600 (soudaniennes) → <600 (sahéliennes) → vers le désert.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1916Clements emploie pour la première fois le terme «biome» dans une publication
1931Shelford définit le biome comme entité écologique et unité biogéographique
1890Dokoutchaiev définit les sols comme «corps naturels» sous l’effet de facteurs écologiques
2001Le WWF formalise 8 écozones et 867 écorégions terrestres
1970Perte de 20% de la surface de la forêt amazonienne depuis 1970
2030Le WWF estime que déforestation + changement climatique pourraient faire perdre la moitié de la surface d’ici 2030

Tableaux de synthèse

Biomes terrestres vs aquatiques (WWF 2001)

MilieuUnité/terme principalCas notable
TerrestreBiomes bien décrits (structure, composition, fonctionnement, distribution)Limites entre écorégions via écotones
AquatiqueTerme «biomes» peu utilisé; plutôt ensembles éco-régionnelsSeul «biome» basé sur organismes structurants : récifs coralliens

Facteurs liés au climat influençant la végétation

ÉchelleFacteursEffet sur la végétation
Milieu continentalTempérature + pluviositéFacteurs les plus influents sur la végétation/biomes
Latitude vs altitudeLatitude et altitudeInfluence similaire sur arborescente/arbustive/herbacée et donc sur la distribution des biomes

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre «aire de répartition» (espèce) et «biome» (ensemble d’écosystèmes d’une aire biogéographique).
  2. Croire que les limites entre écorégions WWF sont nettes : elles sont plutôt des écotones (zones de transition).
  3. Penser que les biomes aquatiques WWF sont nombreux : le terme «biomes» est rarement utilisé et seul cas structurant = récifs coralliens.
  4. Rater que la répartition cosmopolite peut être en continu circumterrestre, et pas seulement «présente sur tous les continents».
  5. Mélanger vicariance et disjonction : vicariantes = aires disjointes mais continues avec remplacement écologique par espèces proches.
  6. Penser que les forêts tropicales/subtropicales de conifères sont définies par une saison humide : elles correspondent à une saison sèche longue et précipitations rares.
  7. Associer la toundra à des sols non gelés : le permafrost/pergélisol gèle en profondeur en permanence.

Checklist Examen

  1. Définir «aire de répartition géographique» et citer les 5 types : cosmopolite, aires disjointes, régionales, endémiques, vicariantes.
  2. Expliquer, avec l’exemple, ce qui distingue vicariance (remplacement dans la même niche écologique) de la simple disjonction.
  3. Définir biome (WWF/synthèse) et rappeler le lien avec homogénéité des facteurs abiotiques/biotiques.
  4. Donner la différence entre macroécosystème et biome, et comprendre ce que recouvrent les communautés/biocénoses associées.
  5. Décrire la hiérarchie WWF : écozone/empire → région → domaine → secteur → district, selon l’endémisme (familles/genres → genres → espèces → sous-espèces).
  6. Savoir reconnaître le code d’une écorégion : 2 lettres (écozone) + 2 chiffres (01 à 14) reliant la région au biome.
  7. Distinguer les milieux aquatiques : ensembles éco-régionnels plutôt que «biomes», et préciser que seuls les récifs coralliens sont un «biome» structuré (organismes structurants = coraux).
  8. Relier distribution des biomes à 2 facteurs climatiques majeurs en milieu continental : température et pluviosité; puis expliquer rôle comparable de latitude et altitude.
  9. Citer les repères de latitude : 23°26′ N/S (tropicaux) et 66°33′ N/S (zones polaires) et leur contrainte sur la végétation.
  10. Pour chaque biome clé vu : toundra (climat longs hivers secs, permafrost, biomasse faible), conifères tropicaux (altitude + saison sèche longue), méditerranéens (sclérophylles + sensibilité fragmentation/feux/exotiques), savanes africaines (1200/600/<600 mm et transition vers désert), déserts (précipitation < 200 mm,…
  11. noteInstructionIgnoredButOk

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction aux Biomes et Répartition des Espèces avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Que désigne une aire de répartition géographique d’une espèce ?

2. Qu'est-ce qu'une aire de répartition géographique d'une espèce?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction aux Biomes et Répartition des Espèces avec 9 flashcards interactives.

Aire de répartition — définition ?

Zone géographique délimitant une espèce.

Définition de l'aire de répartition

Zone géographique de présence d'une espèce.

Biomes WWF — unité écologique ?

Ensemble d’écosystèmes d’une même région biogéographique.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches