QCM : Introduction aux sciences sociales en santé — 11 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’apport principal des sciences humaines et sociales dans la pratique du soin ?

Standardiser les conduites des patients afin de mieux les contrôler
Établir des règles universelles de traitement valables pour tous les cas
Fournir des outils pour analyser les sociétés et adopter une attitude réflexive
Remplacer les connaissances médicales par une interprétation culturelle des symptômes

Fournir des outils pour analyser les sociétés et adopter une attitude réflexive

Explication

Les sciences humaines et sociales aident à comprendre les représentations, les pratiques et la relation de soin, tout en favorisant un recul réflexif. Elles ne visent pas à imposer des règles universelles ni à remplacer la médecine.

2. Qu'est-ce que les sciences humaines et sociales (SHS) apportent à la pratique médicale ?

Elles fournissent des outils pour analyser les sociétés, comprendre les personnes et leurs pratiques.
Elles donnent des leçons aux soignants sur la meilleure façon de soigner.
Elles remplacent la médecine en proposant des traitements alternatifs.
Elles se concentrent uniquement sur la biologie et la physiologie humaine.

Elles fournissent des outils pour analyser les sociétés, comprendre les personnes et leurs pratiques.

Explication

Les SHS offrent des outils pour analyser la société, comprendre les représentations et pratiques des individus, ce qui aide à adopter une attitude réflexive face au patient. Elles ne remplacent pas la médecine mais complètent la compréhension sociale.

3. Que désigne la notion de coopération du patient dans l’efficacité d’un traitement ?

L’idée que le traitement fonctionne mieux si le malade croit en sa capacité à se soigner
La nécessité de suivre exactement une norme médicale sans tenir compte de l’adhésion
Le fait que le pronostic dépend uniquement de la technique médicale utilisée
L’obligation pour le patient d’appliquer seul le traitement sans aide extérieure

L’idée que le traitement fonctionne mieux si le malade croit en sa capacité à se soigner

Explication

La coopération du patient signifie que l’efficacité dépend aussi de son implication et de sa croyance dans sa propre capacité à se soigner. Le cours insiste au contraire sur le fait que la technique médicale seule ne suffit pas.

4. Selon le cours, quelle est la relation entre le niveau socio-économique et le risque de mauvaise santé ?

Plus le niveau socio-économique est élevé, plus le risque de mauvaise santé augmente.
Le risque de mauvaise santé est indépendant du niveau socio-économique.
Le niveau socio-économique n'a pas d'impact sur la santé.
Plus le niveau socio-économique est faible, plus le risque de mauvaise santé augmente.

Plus le niveau socio-économique est faible, plus le risque de mauvaise santé augmente.

Explication

Le cours indique que plus le niveau socio-économique est faible, plus le risque de mauvaise santé est élevé, suivant un gradient social.

5. Comment définit-on les inégalités en santé ?

Comme des différences limitées à l’accès aux médicaments
Comme des écarts de santé causés uniquement par l’âge des personnes
Comme des variations biologiques naturelles sans lien avec l’environnement social
Comme des différences d’état de santé entre groupes issues des conditions sociales de vie

Comme des différences d’état de santé entre groupes issues des conditions sociales de vie

Explication

Les inégalités en santé sont des différences d’état de santé entre groupes de population liées aux conditions sociales de vie tout au long de l’existence. Elles ne se réduisent pas à des causes biologiques ou à l’accès aux médicaments.

6. Quelle est la fonction principale des sciences humaines et sociales (SHS) dans le contexte de la santé ?

Fournir des outils pour analyser les sociétés et comprendre les représentations et pratiques des personnes
Remplacer la médecine par des approches culturelles
Former uniquement à la gestion administrative des établissements de santé
Définir des protocoles médicaux universels sans tenir compte du contexte social

Fournir des outils pour analyser les sociétés et comprendre les représentations et pratiques des personnes

Explication

Les SHS visent à doter les étudiants de notions pour analyser les sociétés, comprendre les représentations et pratiques, et adopter une attitude réflexive, sans se substituer à la médecine.

7. Que signifie l’idée de gradient socioéconomique dans le domaine de la santé ?

La santé dépend surtout de facteurs génétiques indépendants de la position sociale
Les écarts de santé disparaissent quand le système de santé est performant
Plus le niveau socioéconomique est faible, plus le risque de mauvaise santé augmente
Plus le revenu augmente, plus le risque de mauvaise santé augmente

Plus le niveau socioéconomique est faible, plus le risque de mauvaise santé augmente

Explication

Le gradient socioéconomique décrit l’association entre études, emploi, revenu et santé, avec un risque de mauvaise santé plus élevé quand le niveau socioéconomique baisse. La performance du système de santé ne suffit pas à supprimer ces écarts.

8. En quelle année la directive européenne 2000/43/EC a-t-elle été adoptée, établissant la lutte contre la discrimination?

2010
2005
1995
2000

2000

Explication

La directive européenne 2000/43/EC a été adoptée en 2000, visant à lutter contre la discrimination, notamment sur la base de l'origine ethnique ou raciale.

9. En quoi la racialisation diffère-t-elle de l'ethnocentrisme dans le contexte des discriminations sociales ?

La racialisation est une pratique individuelle, alors que l'ethnocentrisme est une idéologie collective.
La racialisation repose sur la croyance en des races biologiquement distinctes, tandis que l'ethnocentrisme juge d'autres groupes selon ses propres normes sans nécessairement cette croyance.
La racialisation ne produit pas d'effets concrets, contrairement à l'ethnocentrisme qui influence les droits et traitements.
La racialisation concerne uniquement la classification ethnique, alors que l'ethnocentrisme implique une hiérarchie biologique.

La racialisation repose sur la croyance en des races biologiquement distinctes, tandis que l'ethnocentrisme juge d'autres groupes selon ses propres normes sans nécessairement cette croyance.

Explication

La racialisation implique une croyance en des races biologiquement distinctes et hiérarchisées, ce qui la différencie de l'ethnocentrisme, qui juge selon ses propres normes sans nécessairement cette croyance biologique.

10. Qui est crédité d'avoir développé la notion de « techniques du corps » en anthropologie ?

Marcel Mauss
Claude Lévi-Strauss
Bruno Latour
Michel Foucault

Marcel Mauss

Explication

Marcel Mauss est l'auteur qui a introduit et développé la notion de « techniques du corps » en anthropologie, soulignant l'apprentissage social des mouvements corporels.

11. Quelles sont les causes principales qui expliquent la diversité des techniques du corps selon les sociétés ?

L'apprentissage social et la culture matérielle
Les lois biologiques universelles
Les instincts naturels et la génétique
Les préférences individuelles sans influence sociale

L'apprentissage social et la culture matérielle

Explication

Les techniques du corps varient selon les sociétés principalement en raison de l'apprentissage social et de la culture matérielle, qui façonnent les mouvements et postures spécifiques à chaque groupe.

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Pourquoi étudier anthropologie

Pour analyser la société et adopter une attitude réflexive.

Pourquoi étudier SHS ?

Pour analyser sociétés, pratiques et représentations.

Inégalités sociales de santé

Différences liées aux conditions sociales de vie.

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