QCM : Les enjeux des addictions et des diagnostics — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le principal biais de raisonnement mis en cause lorsqu’on attribue à un écran la cause directe de symptômes adolescents observés en même temps ?

L’opposition entre facteur biologique et facteur social
La généralisation à partir d’un cas unique
La confusion entre corrélation et causalité
La preuve par l’imagerie cérébrale

La confusion entre corrélation et causalité

Explication

Le biais de causalité consiste à prendre une association observée pour une cause certaine, parfois en inversant le sens de la relation. Le cours insiste sur cette confusion entre corrélation et causalité.

2. Que désigne l’idée de fonction subjective des écrans ?

La preuve que l’écran remplace toute relation humaine
La capacité de l’écran à provoquer systématiquement une addiction
Le fait que l’écran soit mauvais en soi pour tous les usagers
Le rôle clinique que l’écran peut prendre dans l’économie psychique d’un sujet

Le rôle clinique que l’écran peut prendre dans l’économie psychique d’un sujet

Explication

La fonction subjective des écrans désigne le rôle qu’ils occupent pour un sujet donné dans son économie psychique. L’écran n’est donc pas pensé comme bon ou mauvais en lui-même.

3. Dans le modèle centré sur le produit, à quoi la dépendance est-elle principalement attribuée ?

À la drogue elle-même et à ses propriétés
Au seul contexte familial de la personne
À une imitation sociale des pairs
À un dysfonctionnement cérébral isolé

À la drogue elle-même et à ses propriétés

Explication

Le modèle centré sur le produit explique la dépendance d’abord par la substance elle-même, avec une logique de distinction entre bonnes et mauvaises substances. Les autres propositions relèvent d’autres modèles ou d’explications partielles.

4. Que fait l’injonction de soins dans le cadre de l’addictologie ?

Elle remplace le diagnostic par une sanction pénale pure
Elle réserve les soins aux seules addictions aux substances
Elle supprime toute responsabilité médicale du sujet
Elle transforme un comportement déviant en problème à traiter par la justice et le soin

Elle transforme un comportement déviant en problème à traiter par la justice et le soin

Explication

L’injonction de soins est une décision de justice qui impose un suivi, en transformant un comportement jugé déviant en problème à traiter. Le cours souligne ainsi l’articulation entre champ juridique et champ médical.

5. Pourquoi le discours sur les jeux vidéo s’est-il déplacé vers le thème de l’addiction comportementale ?

Parce qu’une preuve neurologique définitive avait été obtenue
Parce que les jeux vidéo n’étaient plus présents dans la culture
Parce que tous les adolescents jouant beaucoup étaient déjà diagnostiqués
Parce que les preuves reliant jeux vidéo et violence étaient jugées insuffisantes

Parce que les preuves reliant jeux vidéo et violence étaient jugées insuffisantes

Explication

Le texte indique que le passage du discours de la violence à celui de l’addiction s’opère notamment faute de preuves solides sur le lien entre jeux vidéo et passage à l’acte violent. Le déplacement sert alors à proposer un autre cadre explicatif.

6. Que critique le cours dans le modèle du « cerveau malade » appliqué à l’addiction ?

L’idée qu’il existe des marqueurs neurologiques spécifiques démontrés
L’idée que l’environnement social influence aussi les conduites
L’idée que le cerveau soit impliqué dans toute conduite humaine
L’idée qu’une explication biologique puisse être discutée

L’idée qu’il existe des marqueurs neurologiques spécifiques démontrés

Explication

Le cours souligne qu’il n’existe pas de marqueurs neurologiques spécifiques établis, malgré l’influence du modèle du cerveau malade. L’argument d’une différence nette et prouvée par l’imagerie est donc jugé insuffisant.

7. Que produit le numérique sur le rapport à soi lorsqu’il multiplie les comptes, profils et avatars ?

Une disparition complète du sentiment d’identité
Une stabilité identitaire renforcée et sans tension
Une séparation définitive entre vie en ligne et vie psychique
Une dispersion subjective pouvant amplifier la dissociation

Une dispersion subjective pouvant amplifier la dissociation

Explication

Le cours explique que les avatars numériques et les multiples comptes peuvent multiplier les façons d’exister en ligne et favoriser la dispersion subjective. Cela peut amplifier le sentiment de dissociation.

8. Que signifie l’idée de boucle numérique ou diagnostique dans ce contexte ?

Les classifications médicales disparaissent dès qu’elles sont diffusées
Les diagnostics restent inchangés malgré les médias et les plateformes
Les réseaux sociaux empêchent toute reconnaissance de la souffrance
Les contenus en ligne modifient les interprétations des personnes, qui réutilisent ensuite ces catégories pour se décrire

Les contenus en ligne modifient les interprétations des personnes, qui réutilisent ensuite ces catégories pour se décrire

Explication

L’effet de boucle décrit un retour entre discours, interprétation et vécu : les personnes réemploient des mots diagnostiques trouvés en ligne pour nommer leur souffrance. Cette réutilisation modifie ensuite leur manière de se reconnaître elles-mêmes.

9. Quelle différence principale distingue la phobie scolaire du hikikomori dans le tableau proposé ?

Le hikikomori implique toujours des vomissements et de la fièvre
Les deux phénomènes sont décrits comme identiques dans leur forme
La phobie scolaire se traduit d’abord par un isolement volontaire en chambre
La phobie scolaire est centrée sur l’angoisse, alors que le hikikomori est surtout un retrait sans angoisse centrale

La phobie scolaire est centrée sur l’angoisse, alors que le hikikomori est surtout un retrait sans angoisse centrale

Explication

Le tableau précise que l’angoisse ou la panique sont centrales dans la phobie scolaire, tandis que le hikikomori renvoie surtout à l’impossibilité de sortir et au retrait. Les manifestations corporelles sont plutôt associées à la phobie scolaire.

10. Que désigne l’automédication par scarification dans ce cadre clinique ?

Une attaque du corps vécue comme une solution momentanément apaisante
Une technique de soin qui supprime durablement toute douleur
Un simple geste esthétique sans lien avec la souffrance
Une conduite sans effet subjectif ni répétition possible

Une attaque du corps vécue comme une solution momentanément apaisante

Explication

La scarification est présentée comme une attaque du corps vécue comme bénéfique pour apaiser une douleur du vivre, même si cet effet est transitoire. C’est justement ce soulagement bref qui favorise la répétition de l’acte.

11. Quelle caractéristique distingue le harcèlement scolaire du cyberharcèlement dans les mécanismes évoqués ?

Une violence intentionnelle, répétée, exercée dans une relation de domination
Une souffrance psychologique sans relation de groupe ni répétition
Une réaction défensive de l’élève harcelé face à une agression unique
Une simple dispute ponctuelle entre élèves de même statut

Une violence intentionnelle, répétée, exercée dans une relation de domination

Explication

Le harcèlement repose sur l’intentionnalité, la répétition et un rapport dominant/dominé. Une dispute ponctuelle ou une agression unique ne suffit pas à définir le harcèlement.

12. Quel rôle jouent les spectateurs dans la dynamique du harcèlement scolaire ?

Ils contribuent souvent à maintenir la situation par leur passivité ou leur approbation
Ils mettent automatiquement fin au processus dès la première moquerie
Ils remplacent toujours l’agresseur principal dans la scène de violence
Ils sont absents de toute dynamique collective de harcèlement

Ils contribuent souvent à maintenir la situation par leur passivité ou leur approbation

Explication

Le harcèlement est aussi un phénomène de groupe : les spectateurs peuvent renforcer la dynamique par silence, rires ou soutien implicite. Le processus ne se réduit donc pas à l’agresseur seul.

13. Que vise principalement l’idée de fonction subjective des écrans ?

À classer les écrans en objets bons ou mauvais selon leur marque
À remplacer l’analyse clinique par une règle d’âge universelle
À comprendre ce que l’écran fait pour le sujet dans son économie psychique
À prouver que l’écran est intrinsèquement nocif pour tous les adolescents

À comprendre ce que l’écran fait pour le sujet dans son économie psychique

Explication

La fonction subjective des écrans consiste à interroger le rôle que l’écran prend pour le sujet, plutôt que de le juger bon ou mauvais en soi. Le cours critique justement les discours qui réduisent l’écran à une cause unique.

14. Dans cette perspective, pourquoi le problème n’est-il pas l’écran en lui-même ?

Parce que les écrans ne sont concernés que par le jeu vidéo
Parce que l’écran n’a aucun effet sur les usages adolescents
Parce que seule la technique, et non la subjectivité, intervient
Parce que l’enjeu est la réduction de la clinique à une causalité simple

Parce que l’enjeu est la réduction de la clinique à une causalité simple

Explication

Le point central est que les difficultés ne s’expliquent pas par l’objet écran seul, mais par la simplification de la clinique en cause unique. La subjectivité du sujet doit rester au centre de l’analyse.

15. Qu’est-ce qui caractérise le trouble dissociatif de l’identité dans l’approche présentée ?

Une perte totale et permanente de mémoire sans lien avec l’identité
Une perturbation du sentiment d’identité avec division entre états du soi
Une peur sociale déclenchée par la présence d’autres personnes
Une agitation motrice liée uniquement à un trouble du sommeil

Une perturbation du sentiment d’identité avec division entre états du soi

Explication

Le TDI est présenté comme une perturbation du sentiment d’identité, avec division subjective entre différents états de soi. Il ne se réduit pas à une simple amnésie ni à une phobie sociale.

16. Comment la circulation médiatique peut-elle influencer l’auto-diagnostic du TDI ?

Elle supprime l’effet des classifications en favorisant seulement des récits individuels
Elle empêche les personnes de se reconnaître dans un diagnostic
Elle efface toute possibilité de reconnaissance clinique
Elle fournit des mots et des catégories qui permettent de nommer une souffrance vécue

Elle fournit des mots et des catégories qui permettent de nommer une souffrance vécue

Explication

Les contenus médiatiques et les classifications offrent des catégories que certaines personnes réutilisent pour interpréter leur souffrance. C’est l’idée d’une boucle entre médias, diagnostic et subjectivité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 16 flashcards sur Les enjeux des addictions et des diagnostics.

Panique médiatique — définition ?

Discours alarmistes attribuant à l’écran une cause directe de symptômes.

Biais de causalité — erreur ?

Confondre association observée avec cause certaine.

Hygiénisme numérique — modèle ?

Discours préventif centrée sur règles d’âge et incapacité d’autorégulation.

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Consultez la fiche de révision complète sur Les enjeux des addictions et des diagnostics.

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