Fiche de révision : Les enjeux géopolitiques de l'espace et des mers

Plan du Cours

  1. Coopération spatiale et ISS
  2. Recherche scientifique à bord de l’ISS
  3. Tensions géopolitiques autour de l’ISS
  4. Droit de la mer et CNUDM
  5. Litiges maritimes et ressources
  6. Protection des océans et biodiversité
  7. Affirmation chinoise dans l’espace et les mers
  8. Programmes spatiaux chinois
  9. Puissance navale et routes maritimes
  10. Tensions et limites de la puissance chinoise

1. Coopération spatiale et ISS

Notions clés & Définitions

  • Coopération internationale spatiale : Coopération entre plusieurs États et agences spatiales visant à partager savoirs et moyens pour mener des projets scientifiques communs malgré la rivalité politique.
  • Traité de l’espace de 1967 : Traité signé en 1967 par les grandes puissances qui fixe les principes du droit spatial et encourage la coopération entre acteurs.
  • Station spatiale internationale ISS : Station en orbite basse construite avec l’accord intergouvernemental de 1998 et réunissant plusieurs grandes agences spatiales pour des activités scientifiques.
  • Module Zarya : Premier module russe de l’ISS qui sert de base au montage progressif de la station en orbite.

Points essentiels

  • L’idée d’utiliser l’espace comme un bien commun conduit à un traité de 1967 posant des principes de droit spatial et de coopération entre grandes puissances.
  • L’ISS réunit cinq grandes agences (USA, Russie, UE, Canada, Japon) et l’accord intergouvernemental est signé en 1998.
  • L’ISS fonctionne à environ 400 km d’altitude, à une vitesse d’environ 28 000 km/h, et effectue environ 16 révolutions par jour.
  • Depuis 2000, l’ISS est habitée en permanence, avec un équipage généralement entre 3 et 10 astronautes selon les missions.
  • La construction et l’exploitation depuis 1998 dépassent 160 milliards de dollars, avec une part majeure financée par les États-Unis.
  • Après l’accident de la navette Columbia en 2003, le vaisseau russe Soyouz devient le véhicule officiel pour approvisionner et rejoindre la station.

Astuce mémo

ISS = “puzzle” : assemblage en orbite autour de Zarya, avec des briques venues de plusieurs agences.

2. Recherche scientifique à bord de l’ISS

Notions clés & Définitions

  • Station spatiale internationale : La Station spatiale internationale est un laboratoire orbital permanent en orbite basse, utilisé pour mener des expériences en microgravité et en conditions spatiales.
  • Module Columbus : Le module Columbus est le laboratoire de l’Agence spatiale européenne, dédié à des recherches en science et en physique ainsi qu’aux conditions de vie à bord.
  • Module Kibo : Le module Kibo est le laboratoire japonais, plus grand de la station, où sont conduites de nombreuses expériences scientifiques.
  • Véhicule Soyouz : Le véhicule Soyouz est l’engin russe devenu le moyen officiel d’approvisionnement et de transport vers l’ISS après l’arrêt des navettes américaines.

Points essentiels

  • L’ISS orbite à environ 400 km d’altitude à 28 000 km/h, ce qui lui fait environ 16 révolutions par jour.
  • Depuis 2000, l’ISS est habitée en permanence, avec un équipage généralement compris entre 3 et 10 astronautes selon les missions.
  • Depuis 1998, le coût de construction et d’exploitation de l’ISS dépasse 160 milliards de dollars, avec une part majeure financée par les États-Unis.
  • L’ISS sert notamment à tester en microgravité des protections contre les radiations et des systèmes liés à la production d’oxygène et aux ressources énergétiques pour la mission vers Mars.
  • Après l’accident de la navette Columbia en 2003, les États-Unis abandonnent la construction de navettes, et Soyouz devient le véhicule officiel pour rejoindre et approvisionner la station.
  • En 2022, malgré les tensions avec la Russie, les opérations quotidiennes de l’ISS se poursuivent, mais la participation russe devient plus incertaine face au retrait envisagé vers 2027-2028.

Astuce mémo

ISS = “puzzle” : Zarya = pièce de départ, puis Columbus (Europe) et Kibo (Japon) ajoutent leurs labos.

3. Tensions géopolitiques autour de l’ISS

Notions clés & Définitions

  • Coopération américano-russe : Relation de travail entre États-Unis et Russie à bord de l’ISS, malgré leurs rivalités, qui maintient le fonctionnement de la station.
  • Sanctions contre la Russie : Mesures décidées par la communauté internationale visant la Russie, qui n’ont pas interrompu les accords de l’ISS après 2014.
  • Amendement Wolf : Disposition américaine de 2011 interdisant à la NASA de collaborer avec la Chine, ce qui écarte la Chine du projet ISS.
  • Retrait russe envisagé : Décision annoncée par la Russie en 2022 de se retirer de l’ISS pour se concentrer sur sa propre station spatiale.

Points essentiels

  • Depuis 2014, l’annexion de la Crimée et les sanctions contre la Russie (dont l’exclusion du G8) n’ont pas remis en cause le fonctionnement de l’ISS.
  • En 2022, l’invasion de l’Ukraine déclenche de nouvelles tensions avec la Russie sur l’ISS, rendant la situation plus incertaine.
  • La Russie avait confirmé sa participation à l’ISS jusqu’en 2024 avant d’annoncer ensuite son intention de se retirer.
  • La Russie vise une propre station spatiale programmée vers 2027-2028, ce qui motive son retrait envisagé de l’ISS.
  • Depuis 2011, l’amendement Wolf empêche la NASA de collaborer avec la Chine, ce qui explique l’exclusion de la Chine du projet ISS.

Astuce mémo

Crimée (sanctions) ≠ rupture ISS ; Ukraine (tensions) → retrait russe envisagé puis nouvelle station.

4. Droit de la mer et CNUDM

Notions clés & Définitions

  • Mare liberum : Le droit maritime de Hugo Grotius fonde l’idée de liberté et de libre circulation en mer plutôt que de contrôle total par un État.
  • Zone économique exclusive : La ZEE est une bande maritime à partir des côtes, où l’État côtier dispose du monopole d’exploitation des ressources.
  • Haute mer : La haute mer est un espace où l’accès est libre pour tous les pays, ce qui permet notamment la navigation et la pose d’infrastructures sous-marines.
  • CNUDM : La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer établit un cadre juridique conciliant souveraineté des États et protection des espaces maritimes.

Points essentiels

  • En 1609, le traité de Hugo Grotius Mare liberum affirme le principe de liberté et de circulation en mer.
  • À partir des années 60, l’exploitation des ressources offshores renforce les rivalités entre États, notamment pour hydrocarbures et ressources halieutiques.
  • La CNUDM ouverte à la signature en 1982 à Montego Bay est entrée en vigueur en 1994 et s’impose comme une « constitution des mers et des océans ».
  • L’État côtier contrôle jusqu’à 12 milles marins les eaux intérieures, puis la ZEE s’étend sur 200 milles marins avec monopole d’exploitation des ressources.
  • La haute mer garantit l’accès libre à tous les pays pour la circulation des navires et la pose de câbles et de conduites.
  • Plus de 150 États ratifient la CNUDM, créant un espace maritime fragmenté où coexistent souverainetés nationales et libertés sur la haute mer.

Astuce mémo

12-200 : 12 milles eaux intérieures sous souveraineté, 200 milles ZEE avec monopole des ressources.

5. Litiges maritimes et ressources

Notions clés & Définitions

  • Convention des Nations Unies sur le droit de la mer : Traité multilatéral établissant des règles sur les espaces maritimes et la souveraineté des États, ainsi que les libertés en haute mer.
  • Tribunal international du droit de la mer : Juridiction créée pour trancher des litiges relatifs au droit de la mer, notamment quand des États contestent des espaces ou des droits.

Points essentiels

  • La CNUDM est ouverte à la signature en 1982 à Montego Bay et elle entre en vigueur en 1994, s’imposant comme cadre central pour les espaces maritimes.
  • L’État côtier exerce une souveraineté pleine jusqu’à 12 milles marins, tandis que la ZEE s’étend sur 200 milles marins à partir des côtes avec monopole d’exploitation des ressources.
  • En haute mer, l’accès est libre et garanti, ce qui permet notamment la libre circulation des navires ainsi que la pose de câbles et conduites.
  • On recense aujourd’hui entre 70 et 80 litiges frontaliers, souvent liés aux îles et archipels donnant accès à de vastes ZEE, comme en mer de Chine (Senkaku/Diaoyu, Spratley, Paracel) et dans l’Arctique (Russie, Canada, États-Unis, Norvège, Islande).
  • Des conflits portent aussi sur les ressources halieutiques, avec un rôle du Brexit et des accords UE–Sénégal décrits comme un facteur de disparition des poissons et d’émigration liée à la pêche.
  • Le TIDM est créé en 1996 pour trancher les litiges (29 affaires jugées depuis sa création) et la commission des limites du plateau continental, mise en place en 1997, examine les demandes d’extension au-delà de 200 milles marins.

6. Protection des océans et biodiversité

Notions clés & Définitions

  • Patrimoine commun de l’Humanité : Concept juridique qui qualifie une grande partie des mers et océans comme un bien géré au nom de l’ensemble de l’humanité.
  • Autorité internationale des fonds marins : Institution chargée de réguler les activités dans les fonds marins internationaux, afin d’encadrer l’exploitation sans l’interdire.
  • BBNJ : Programme de négociation internationale visant à mieux protéger la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales et à organiser une gestion durable.
  • Microplastiques : Débris issus de la fragmentation des plastiques, pouvant causer des dommages difficiles voire impossibles à réparer pour les milieux marins.

Points essentiels

  • Les eaux territorialisées (territoriale et ZEE) ne couvrent que 34 %, tandis que les 2/3 restants relèvent d’un régime présenté comme patrimoine commun.
  • L’AIFM encadre les activités menées dans les fonds marins internationaux et permet la prospection en vue d’exploitation, notamment sur Clipperton et la dorsale de l’océan Indien.
  • Les négociations BBNJ visent un accord de gestion durable depuis 2018, et un accord historique de mars 2023 fixe des objectifs de protection et de partage des ressources.
  • Le traité BBNJ prévoit notamment la création d’aires marines protégées couvrant 30 % des océans d’ici 2030 et un mécanisme de partage des ressources issues de la haute mer.
  • La haute mer représente 43 % de la surface de la planète mais seulement 1,1 % y est protégé, et elle subit notamment l’acidification liée au changement climatique, la surpêche et la pollution plastique.
  • La décomposition des plastiques en microplastiques est décrite comme produisant des dégâts quasi irréversibles dénoncés par des ONG et associations.

Astuce mémo

Règle 34/66 : 34% sous contrôle territorial, 66% patrimoine commun (haute mer).

7. Affirmation chinoise dans l’espace et les mers

Notions clés & Définitions

  • Livre blanc de 2016 : Document publié en 2016 qui présente les ambitions spatiales chinoises, notamment vers la Lune et Mars.
  • Appropriation des Paracel : Prise de contrôle des îles des Paracel par la Chine, utilisée comme marqueur d’affirmation maritime dès 1974.
  • Appropriation des Spratleys : Conquête et présence chinoises sur les îles Spratleys, avec une volonté de sécuriser des ressources et d’établir une posture régionale.
  • Programme de la Lune et Mars : Ensemble des objectifs chinois visant une exploration avancée de la Lune puis de Mars, avec des étapes planifiées jusqu’au XXIe siècle.

Points essentiels

  • En 1974, la Chine s’empare des îles Paracel, pour renforcer sa maîtrise de mers proches dans un contexte de rivalités régionales.
  • En 1988, l’installation d’une station météorologique chinoise sur les Spratleys déclenche un conflit avec le Vietnam qui fait 140 morts vietnamiens.
  • En 2019, la Chine réussit l’exploration de la face cachée de la Lune et prévoit une base lunaire automatisée d’ici 2030, puis une base habitée entre 2036 et 2045.
  • En mai 2021, la mission Tianwen-1 dépose un rover sur Mars, et la Chine vise un premier équipage sur Mars à l’horizon 2045-2049.
  • En 2015, Xi Jinping lance un programme visant une marine de niveau mondial, appuyée sur la construction et la mise en service de porte-avions et d’infrastructures maritimes.
  • En 2021, la marine chinoise compte environ 355 navires (contre plus de 4 millions de tonnes pour les États-Unis, environ 2 millions pour la Chine) et vise environ 400 navires d’ici 2025.

8. Programmes spatiaux chinois

Notions clés & Définitions

  • Programme 863 : Programme chinois lancé en mars 1986 pour prioriser les vols habités et la construction d’une station spatiale.
  • Tia gong 1 : Première station spatiale chinoise prise en charge par un équipage en 2011.
  • Véhicule spatial Shenzou : Gamme de vaisseaux chinois, dérivée de façon marquée du modèle Soyouz.
  • Longue Marche : Lanceur chinois utilisé pour accélérer et industrialiser le marché de lancement de satellites.
  • Force de soutien stratégique : Unité de l’Armée populaire de libération regroupant des opérations spatiales et liées à la cyber-guerre et à la guerre électronique.

Points essentiels

  • En mars 1986, le programme 863 fixe comme objectif central les vols habités et la construction d’une station spatiale.
  • Shenzou 1, vaisseau sans équipage, est envoyé en 1999 pour le 50e anniversaire de la proclamation de la République populaire de Chine.
  • En 2003, avec Shenzou 5, la Chine devient la 3e nation à envoyer un homme dans l’espace.
  • En 2011, un équipage chinois prend possession de Tiangong 1, première station spatiale chinoise.
  • Le livre blanc de 2016 sur les activités spatiales affiche des ambitions vers la Lune et Mars, dont une base lunaire automatisée d’ici 2030.
  • En 2023, la Chine réalise 67 lancements spatiaux, ce qui la place en tête du classement mondial des lancements.

Astuce mémo

Programme 863 = 86/3 : 1986 → vols habités + station spatiale.

9. Puissance navale et routes maritimes

Notions clés & Définitions

  • Marine de l’APL : La marine de l’armée populaire de libération est la force navale chinoise chargée de projeter la puissance en mer et de sécuriser les intérêts chinois.
  • Stratégie du collier de perles : La stratégie du collier de perles est une politique chinoise visant à sécuriser ses approvisionnements en installant ports et appuis le long des routes maritimes.
  • Nouvelles routes de la soie : Les Nouvelles routes de la soie (BRI) sont une initiative chinoise utilisant des investissements d’infrastructures, dont des ports, pour relier des marchés à l’échelle mondiale.
  • Ports relais : Les ports relais sont des escales portuaires financées et développées pour soutenir les routes commerciales et les flux économiques chinois.

Points essentiels

  • En 2015, Xi Jinping lance un programme pour faire de la marine de l’APL une marine de niveau mondial, avec des porte-avions en construction et la livraison du second, le Shandong.
  • En 2021, la marine de l’APL compte environ 355 navires, dépassant en nombre la marine américaine, tandis que les tonnages sont d’environ 2 millions de tonnes contre plus de 4 millions pour les États-Unis.
  • La Chine vise environ 400 navires d’ici 2025 pour poursuivre l’augmentation de ses capacités navales.
  • En 2003, Hu Jintao lance la stratégie du collier de perles car 80% du pétrole et 70% des marchandises transitent par le détroit de Malacca.
  • La stratégie du collier de perles associe des ports commerciaux comme Gwadar, Colombo et Sittwe à des appuis militaires maritimes comme Djibouti.
  • En septembre 2013, Xi Jinping lance la BRI, dont les océans font partie via un réseau portuaire de ports relais comme Colombo, Lamu et Le Pirée.

Astuce mémo

Malacca = goulot critique : 80% du pétrole + 70% des marchandises, donc la Chine sécurise des routes alternatives via ports et appuis.

10. Tensions et limites de la puissance chinoise

Notions clés & Définitions

  • Ligne à neuf traits : La ligne à neuf traits est un tracé présent sur les cartes chinoises qui sert à appuyer des revendications sur des zones maritimes en mer de Chine méridionale.
  • Puissance incomplète : La puissance incomplète désigne la situation où, malgré de forts atouts de puissance globale, la Chine reste freinée dans sa capacité à s’imposer durablement.
  • Tensions avec Taïwan : Les tensions avec Taïwan sont un principal facteur de blocage pour la stratégie chinoise, notamment à cause de l’enjeu économique des semi-conducteurs.
  • Soft power chinois : Le soft power chinois correspond à l’influence recherchée par la Chine via l’attractivité et l’ouverture, freinée par la nature militaire et dictatorial du régime.

Points essentiels

  • Les revendications en mer de Chine méridionale, portées par la ligne à neuf traits, nourrissent une volonté de transformer ces espaces en « mers intérieures » et augmentent les dispositifs militaires régionaux.
  • En 2016, la cour permanente d’arbitrage de La Haye a rejeté les arguments chinois faute de fondement juridique à des droits historiques revendiqués à l’intérieur de la ligne à neuf traits.
  • Les investissements liés aux nouvelles routes de la soie déclenchent des réactions d’États qui dénoncent une politique impérialiste de la Chine.
  • La puissance chinoise est limitée par le maintien des tensions avec Taïwan, alors que l’île est le leader mondial des semi-conducteurs indispensables à l’économie chinoise.
  • Le régime chinois, présenté comme militaire et dictatorial, constitue un frein majeur au développement du soft power.
  • Le vieillissement accéléré et le ralentissement de l’économie depuis 2010 font craindre une baisse de la capacité d’investissement et donc un financement moins assuré des projets spatiaux et maritimes.

Astuce mémo

Neuf traits → mers intérieures → riposte et blocage juridique (La Haye 2016).

Repères chronologiques

DateÉvénement
1967Traité international de l’espace signé entre les grandes puissances
1982CNUDM ouverte à la signature à Montego Bay
1994Entrée en vigueur de la CNUDM
1998Signature de l’accord intergouvernemental sur la Station spatiale internationale
2000ISS habitée en permanence
2003Accident de la navette Columbia ; Soyouz devient le véhicule officiel
2014Annexion de la Crimée et sanctions contre la Russie sans remise en question du fonctionnement de l’ISS
2018Début des négociations BBNJ
mai 2021Tianwen-1 dépose un rover sur Mars (face cachée de la Lune en 2019 dans la même séquence)

Tableaux de synthèse

ISS : rôle des principaux modules

ModuleAgenceType de recherche
ZaryaRussiePremier module (construction autour de Zarya)
ColumbusAgence spatiale européenneScience et Vie de la terre ; physique (dont programme Energy pour l’alimentation)
KiboJaponPlus grand laboratoire ; nombreuses recherches (ex. mécanique des fluides, cardiologie, neurosciences)
Laboratoire américain en microgravitéÉtats-UnisExpériences pour la future mission sur Mars (radiations, production d’oxygène, ressources énergétiques, nouvelles combinaisons)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre la CNUDM (entrée en vigueur en 1994) avec le fait qu’elle est ouverte à la signature en 1982 à Montego Bay.
  2. Croire que l’annexion de la Crimée (2014) ou les sanctions internationales interrompent la coopération ISS : le cours dit l’inverse.
  3. Mélanger la haute mer (accès libre) et les eaux sous souveraineté ou la ZEE : la ZEE donne le monopole d’exploitation des ressources.
  4. Dire que la Chine est écartée d’ISS seulement pour des raisons politiques générales : le cours précise l’amendement Wolf et l’interdiction de collaboration avec la Chine en 2011.
  5. Oublier que l’AIFM régule et encadre l’exploitation des fonds marins internationaux sans empêcher les activités.
  6. Confondre la protection de la haute mer : le cours donne 43 % de la surface mondiale mais seulement 1,1 % protégé.
  7. Interpréter la ligne à neuf traits comme une simple cartographie sans conséquence : le cours insiste sur la volonté de transformer ces espaces en “mers intérieures” et sur le rejet juridique par La Haye en 2016.

Checklist Examen

  1. Expliquer pourquoi l’espace est présenté comme un “bien commun” et citer le rôle du traité de 1967 dans les principes du droit spatial.
  2. Décrire la naissance de l’ISS : rapprochement annoncé en 1984, cinq agences (USA, Russie, UE, Canada, Japon) et signature intergouvernementale en 1998.
  3. Localiser l’ISS en orbite basse : rappeler altitude (~400 km), vitesse (~28 000 km/h) et ~16 révolutions par jour, puis l’habitat permanent depuis 2000.
  4. Présenter le rôle de Zarya et les conséquences de l’accident de la navette Columbia (2003) sur le véhicule Soyouz.
  5. Lister, pour la recherche à bord, les fonctions respectives du laboratoire américain en microgravité, de Columbus (Europe) et de Kibo (Japon).
  6. Rappeler l’axe américano-russe au cœur de l’ISS : Zarya financée par les États-Unis, “jamais remis en question” malgré les tensions (incluant Crimée 2014).
  7. Expliquer pourquoi la Chine est écartée du projet ISS via l’amendement Wolf (interdiction de collaboration avec la Chine) et situer l’enjeu pour la concurrence spatiale.
  8. Exposer le cadre du droit de la mer : Mare liberum (1609), CNUDM (1982 Montego Bay, entrée en vigueur en 1994), et les règles 12 milles / ZEE 200 milles / haute mer (accès libre).
  9. Présenter les mécanismes de règlement : TIDM créé en 1996 et commission des limites du plateau continental en 1997, ainsi que des exemples de litiges cités (mers de Chine, Arctique).
  10. Montrer comment la protection progresse avec la gouvernance : rôle de l’AIFM, négociations BBNJ depuis 2018 et accord historique de mars 2023 avec l’objectif de 30 % d’aires marines protégées d’ici 2030.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Les enjeux géopolitiques de l'espace et des mers avec 20 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel est le rôle du module Zarya dans la Station spatiale internationale ?

2. Quelle affirmation décrit le mieux l’accord fondateur de l’ISS signé en 1998 ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Les enjeux géopolitiques de l'espace et des mers avec 20 flashcards interactives.

Coopération spatiale — définition ?

Partage de savoirs et moyens entre États pour projets communs.

Traité de 1967 — rôle ?

Fixe principes du droit spatial et encourage la coopération.

ISS — localisation ?

Orbite basse à environ 400 km d'altitude.

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