Fiche de révision : Mécanismes et phénomènes célestes essentiels

Plan du Cours

  1. Phases de la lune
  2. Eclipses lunaires et solaires
  3. Orbite lunaire et inclinaison
  4. Système solaire et galaxie
  5. Orbite terrestre et saisons
  6. Mouvement apparent des étoiles et planètes
  7. Modèles géocentrique et héliocentrique
  8. Lois de Kepler
  9. Formation des éclipses

1. Phases de la lune

Notions clés & Définitions

  • Lunaison (cycle de 29,5 jours) : période complète entre deux nouvelles lunes consécutives, correspondant au cycle d’observation des phases lunaires, basé sur la répétition des positions relatives de la Lune, la Terre et le Soleil.
  • Phases lunaires : différentes apparences de la Lune observable depuis la Terre, résultant de l’éclairage solaire et de la position relative de la Lune par rapport à la Terre.
  • Nouvelle lune : phase où la Lune est située entre le Soleil et la Terre, la face éclairée étant orientée vers le Soleil, rendant la Lune invisible depuis la Terre.
  • Premier croissant : phase suivant la nouvelle lune, la partie éclairée de la Lune apparaît sous forme de croissant croissant, visible à l’ouest peu après le coucher du Soleil.
  • Premier quartier : phase où la moitié droite de la Lune est éclairée, visible comme un demi-cercle, correspondant à un quart du cycle lunaisons.
  • Lune gibbeuse : phase où la surface éclairée de la Lune est plus grande qu’un demi-cercle mais pas encore pleine, entre le premier quartier et la pleine lune, ou entre la pleine lune et le dernier quartier.

Points essentiels

  • La lunaison dure environ 29,5 jours, correspondant à un cycle complet de phases lunaires, de la nouvelle lune à la suivante.
  • La progression des phases suit un ordre précis : nouvelle lune, premier croissant, premier quartier, lune gibbeuse croissante, pleine lune, lune gibbeuse décroissante, dernier quartier, dernier croissant, puis retour à la nouvelle lune.
  • La nouvelle lune marque le début du cycle, puis la Lune devient visible progressivement lors du premier croissant, atteignant la pleine lune au sommet de la phase lune gibbeuse, puis décroît vers le dernier croissant.
  • La rotation synchrone de la Lune explique qu’elle montre toujours la même face à la Terre, ce qui conditionne la visibilité des phases.
  • La position relative de la Lune, la Terre et le Soleil détermine la phase observée, en particulier lors des phases de croissant et de lune gibbeuse.
  • AUTEUR (Page 1): La Lune présente des phases suite à une partie du disque lunaire éclairée et visible depuis la Terre, ces phases se répètent selon la lunaison.

À retenir

Les phases de la lune, réparties sur un cycle de 29,5 jours, résultent de l’alternance entre éclairage solaire et position relative de la Lune, de la nouvelle lune à la pleine lune, en suivant un ordre précis.

2. Eclipses lunaires et solaires

Notions clés & Définitions

  • Alignement Soleil, Terre, Lune : configuration géométrique où ces trois corps se trouvent sur une même ligne ou presque, permettant la survenue d'une éclipse (source : Page 4).
  • Éclipse solaire : phénomène où la Lune, passant entre le Soleil et la Terre, cache partiellement ou totalement le Soleil, visible lors de la nouvelle lune (source : Page 4).
  • Éclipse lunaire : phénomène où la Terre, passant entre le Soleil et la Lune, projette son ombre sur la Lune, la faisant apparaître sombre ou rougeâtre (source : Page 4).
  • Éclipse partielle : lorsque l'alignement n'est pas parfait, seule une partie du Soleil ou de la Lune est occultée, entraînant une éclipse partielle (source : Page 4).
  • Éclipse totale : lorsque l'alignement est parfait, le Soleil ou la Lune est entièrement occulté, provoquant une éclipse totale (source : Page 4).
  • Diamètre apparent du Soleil et de la Lune : taille angulaire visible du Soleil et de la Lune depuis la Terre, qui est quasiment égal, permettant à la Lune de cacher le Soleil lors d'une éclipse (source : Page 4).

Points essentiels

  • Les éclipses se produisent uniquement lorsque Soleil, Terre et Lune sont alignés dans le plan de l’écliptique, ce qui nécessite une configuration précise (source : Page 4).
  • La survenue d’éclipses n’est pas systématique à chaque nouvelle ou pleine lune, car l’orbite lunaire est inclinée de 5° par rapport au plan de l’écliptique, ce qui limite leur fréquence (source : Page 1).
  • Lors d’une éclipse solaire, la Lune peut cacher le Soleil lors de la nouvelle lune, en raison du diamètre apparent quasiment égal du Soleil et de la Lune (source : Page 4).
  • La rotation synchrone de la Lune, qui montre toujours la même face à la Terre, explique que l’éclipse solaire ne peut être vue que dans certaines zones spécifiques (source : Page 4).
  • La différence entre éclipse totale et partielle dépend de la précision de l’alignement et de la traversée de l’ombre de la Lune ou de la Terre (source : Page 4).

À retenir

Les éclipses lunaires et solaires résultent d’un alignement précis entre le Soleil, la Terre et la Lune, dont la fréquence est limitée par l’inclinaison de l’orbite lunaire, et la taille apparente similaire du Soleil et de la Lune permet ces phénomènes spectaculaires.

3. Orbite lunaire et inclinaison

Notions clés & Définitions

  • Inclinaison de l'orbite lunaire (5°) : angle entre le plan de l'orbite de la Lune et le plan de l'écliptique (plan de l'orbite terrestre). Selon Page 1, cette inclinaison explique l'absence d'éclipses à chaque nouvelle ou pleine lune, car l'orbite de la Lune ne croise pas toujours le plan de l'écliptique.

  • Période orbitale de la Lune (27,3 jours) : durée nécessaire à la Lune pour effectuer une révolution complète autour de la Terre. Elle est plus courte que la lunaison (29,5 jours) en raison de la révolution simultanée de la Terre autour du Soleil, ce qui modifie la position relative entre la Lune et le Soleil.

  • Distance moyenne Terre-Lune (384 000 km) : distance moyenne séparant la Terre et la Lune, essentielle pour comprendre la taille apparente de la Lune et du Soleil lors des éclipses (voir Page 4).

  • Conséquence de l'inclinaison sur la fréquence des éclipses : en raison de l'inclinaison de 5°, les éclipses ne se produisent pas à chaque cycle lunaire, mais seulement lorsque la trajectoire de la Lune croise le plan de l'écliptique lors des alignements précis (voir Page 4).

Points essentiels

  • L'inclinaison de 5° de l'orbite lunaire par rapport au plan de l'écliptique est une caractéristique fondamentale qui limite la fréquence des éclipses, car la Lune doit se trouver dans le plan de l'écliptique pour que celles-ci soient visibles (voir Page 1).

  • La période orbitale de 27,3 jours indique que la Lune réalise une révolution complète autour de la Terre en moins d'un mois sidéral, ce qui est crucial pour comprendre le mouvement apparent de la Lune dans le ciel (voir Page 1).

  • La distance moyenne de 384 000 km permet de déterminer le diamètre apparent de la Lune et du Soleil lors des éclipses, expliquant leur quasi-identité en taille apparente, condition nécessaire pour les éclipses totales (voir Page 4).

  • La différence entre la période orbitale (27,3 jours) et la lunaison (29,5 jours) résulte du déplacement de la Terre autour du Soleil, modifiant la position relative entre la Lune et le Soleil (voir Page 1).

À retenir

L'inclinaison de 5° de l'orbite lunaire par rapport à l'écliptique, combinée à la période orbitale de 27,3 jours et à la distance moyenne de 384 000 km, explique la fréquence limitée des éclipses et leur occurrence prévisible.

4. Système solaire et galaxie

Notions clés & Définitions

  • Le Soleil : étoile de type naine jaune située au centre du système solaire, responsable de la majorité de la lumière et de la chaleur qui irriguent la planète Terre. AUTEUR (date) : "Le Soleil comme étoile parmi 700 milliards dans la Voie Lactée" (contenu source).
  • Voie Lactée : galaxie spirale contenant notre système solaire, parmi des milliards d'autres galaxies dans l'univers observable. AUTEUR (date) : "La Voie Lactée comme galaxie parmi des myriades d'autres" (contenu source).
  • Expansion de l'univers : phénomène observé depuis le Big Bang, où les galaxies s'éloignent les unes des autres à une vitesse proportionnelle à leur distance, témoignant de l'évolution dynamique de l'univers. AUTEUR (date) : "Expansion de l'univers depuis le Big Bang" (contenu source).

Points essentiels

  • Le Soleil est une étoile parmi environ 700 milliards dans la Voie Lactée, une galaxie spirale qui constitue notre environnement cosmique immédiat. La Voie Lactée elle-même fait partie d’un univers en expansion, phénomène découvert par l’observation de l’éloignement des galaxies, confirmant la théorie du Big Bang.
  • La galaxie de la Voie Lactée possède un disque spiral avec un centre dense, et notre système solaire se trouve à environ 27 000 années-lumière du centre galactique.
  • L’expansion de l’univers, mise en évidence par l’observation du décalage vers le rouge des galaxies lointaines, indique que l’espace lui-même s’étend depuis le Big Bang, il y a environ 13,8 milliards d’années.
  • La compréhension de la position du Soleil dans la Voie Lactée et la nature de cette galaxie s’inscrit dans le cadre de la cosmologie moderne, qui étudie l’origine, l’évolution et la structure de l’univers.

À retenir

Le Soleil est une étoile parmi des milliards dans la Voie Lactée, une galaxie en expansion depuis le Big Bang, illustrant la vastitude et la dynamique de l’univers.

5. Orbite terrestre et saisons

Notions clés & Définitions

  • Orbites terrestres (a) : Trajectoire suivie par la Terre autour du Soleil, caractérisée par un grand axe (a) de 1 unité astronomique (ua = 150 millions de km), quasi circulaire avec une excentricité faible (a = 1,12 ua).
  • Périhélie et aphélie : Points de l’orbite terrestre où la distance au Soleil est minimale (périhélie, ap = 147 millions de km) ou maximale (aphélie, ap = 152 millions de km), respectivement.
  • Inclinaison de l’axe de rotation terrestre : Angle d’environ 23,5° entre l’axe de rotation de la Terre et la perpendiculaire au plan de l’écliptique, responsable des variations saisonnières.
  • Solstices et équinoxes : Moments clés marquant le début des saisons ; solstices (été et hiver) correspondent aux positions extrêmes de l’axe par rapport au Soleil, tandis que les équinoxes (printemps et automne) correspondent à l’intersection de l’axe avec le plan de l’écliptique.
  • Inclinaison de l’axe par rapport à l’écliptique : La déviation de l’axe de rotation terrestre par rapport au plan orbital, essentielle pour l’alternance des saisons (voir aussi la légitimité en section 3).

Points essentiels

  • La Terre suit une orbite quasi circulaire avec un grand axe de 1 ua, oscillant entre le périhélie (147 millions km) et l’aphélie (152 millions km), ce qui influence la distance Soleil-Terre mais peu la saisonnalité.
  • L’inclinaison de l’axe de rotation terrestre (≈23,5°) par rapport à l’écliptique est la cause principale des saisons, en modifiant l’angle d’incidence des rayons solaires sur la surface terrestre.
  • Les solstices (début de l’été et de l’hiver) et les équinoxes (début du printemps et de l’automne) sont des marqueurs astronomiques précis de la transition entre les saisons.
  • La position de la Terre dans son orbite, combinée à l’inclinaison de son axe, explique la variation de la durée du jour et de la nuit ainsi que l’intensité de l’ensoleillement.
  • La rotation de la Terre sur elle-même, combinée à son déplacement orbital, crée le mouvement apparent des étoiles, du Soleil et de la Lune (voir aussi la légitimité en section 3).

À retenir

L’inclinaison de l’axe de rotation terrestre par rapport à l’écliptique est la cause fondamentale des saisons, avec les solstices et équinoxes comme marqueurs précis de leur début.

6. Mouvement apparent des étoiles et planètes

Notions clés & Définitions

  • Mouvement apparent des étoiles dû à la rotation de la Terre sur elle-même : phénomène par lequel les étoiles semblent se déplacer dans le ciel nocturne en raison de la rotation quotidienne de la Terre autour de son axe, donnant l'impression qu'elles tournent autour du pôle céleste.
  • Mouvement apparent des planètes dû à leur déplacement relatif autour du Soleil : déplacement perçu des planètes dans le ciel, résultant de leur orbite autour du Soleil, qui modifie leur position relative par rapport aux étoiles fixes.
  • Trajectoires apparentes des étoiles et planètes dans le ciel nocturne : chemins que semblent suivre ces corps célestes dans le ciel, souvent des arcs de cercles ou de trajectoires elliptiques, influencés par la rotation terrestre et le mouvement orbital des planètes.
  • AUTEUR (date) : (à préciser si mentionné dans le contenu source)**

Points essentiels

  • La rotation de la Terre sur elle-même est responsable du mouvement apparent des étoiles, qui semblent tourner autour du pôle céleste, donnant lieu à un cycle quotidien.
  • Les planètes, quant à elles, se déplacent dans le ciel en raison de leur orbite autour du Soleil, ce qui explique leur mouvement relatif par rapport aux étoiles fixes.
  • Les trajectoires apparentes des étoiles et planètes sont généralement des arcs de cercles ou de trajectoires elliptiques, visibles dans le ciel nocturne, et leur étude permet de comprendre la position et le mouvement des corps célestes.
  • La compréhension de ces mouvements apparents a permis le passage du modèle géocentrique au modèle héliocentrique, notamment avec les lois de Kepler (1609-1618) qui décrivent précisément le déplacement des planètes (voir LOIS DE KEPLER).
  • La rotation synchrone de la Lune sur elle-même, avec sa période orbitale de 27,3 jours, explique qu’elle montre toujours la même face à la Terre, influençant ses phases et son mouvement apparent dans le ciel (voir formation des éclipses).

À retenir

Le mouvement apparent des étoiles et des planètes dans le ciel nocturne résulte principalement de la rotation de la Terre sur elle-même et du déplacement orbital des planètes autour du Soleil, permettant d’observer des trajectoires caractéristiques qui ont été fondamentales pour le développement des modèles astronomiques.

7. Modèles géocentrique et héliocentrique

Notions clés & Définitions

  • Modèle géocentrique (Ptolémée, IIe siècle) : Modèle où la Terre est immobile et située au centre de l'univers, avec les étoiles fixées sur une sphère céleste et les planètes en mouvement sur des épicycles, permettant d'expliquer les mouvements planétaires observés.
  • Étoiles sur la sphère céleste : Notion selon laquelle toutes les étoiles fixes sont fixées sur une sphère immuable entourant la Terre, tournant autour d'elle.
  • Modèle héliocentrique (Copernic, XVIe siècle) : Modèle où le Soleil est placé au centre de l'univers, avec la Terre et les autres planètes en orbite circulaire autour de lui, proposant une vision radicalement différente de celle de Ptolémée.
  • Bruno, Galilée : Théoriciens ayant soutenu et développé le modèle héliocentrique, remettant en cause la vision géocentrique et introduisant des observations empiriques pour soutenir cette nouvelle conception.
  • Lois de Kepler (1609-1618) : Lois expérimentales décrivant le mouvement des planètes autour du Soleil, basées sur les observations de Tycho Brahe, confirmant la nature elliptique des orbites (bien que formulée après le modèle héliocentrique).

Points essentiels

  • Le modèle géocentrique de Ptolémée, dominant jusqu'au XVIe siècle, repose sur la Terre immobile au centre, avec les étoiles sur une sphère céleste et les planètes en mouvement sur des épicycles, permettant d'expliquer les trajectoires complexes observées dans le ciel (voir section 1).
  • La révolution copernicienne introduite par Copernic (1543) propose que le Soleil, et non la Terre, est au centre de l'univers, avec les planètes, dont la Terre, en orbite circulaire. Ce modèle est soutenu par Bruno et Galilée, qui apportent des observations empiriques (notamment avec le télescope) pour valider cette conception.
  • Les lois de Kepler, établies entre 1609 et 1618, décrivent le mouvement des planètes avec précision, révélant que leurs orbites sont elliptiques, ce qui complique la vision initiale de trajectoires circulaires du modèle héliocentrique. Ces lois sont expérimentales et seront expliquées par la suite par Newton (1687).
  • La transition du modèle géocentrique au modèle héliocentrique marque une étape clé dans la remise en question des dogmes et la naissance de l’astronomie moderne, en s’appuyant sur l’observation et la rationalité scientifique.

À retenir

Le modèle géocentrique de Ptolémée, basé sur une Terre immobile au centre, a été remplacé au XVIe siècle par le modèle héliocentrique de Copernic, Bruno et Galilée, qui place le Soleil au centre et repose sur des lois expérimentales décrivant le mouvement des planètes.

8. Lois de Kepler

Notions clés & Définitions

  • Lois de Kepler : Ensemble de lois expérimentales formulées par Johannes Kepler (1609-1618), basées sur les observations précises de Tycho Brahe, décrivant le mouvement des planètes autour du Soleil. Elles sont fondamentales pour comprendre la mécanique céleste avant l’explication par la théorie de Newton.

  • Observation de Tycho Brahe : Collection de données astronomiques extrêmement précises, qui ont permis à Kepler de découvrir les lois du mouvement planétaire. Ces observations ont été cruciales pour établir la validité empirique des lois.

  • Attente de Newton : La théorie de la gravitation universelle formulée par Isaac Newton (1687) fournit l’explication physique des lois de Kepler, en montrant que ces lois résultent de l’attraction gravitationnelle entre le Soleil et les planètes.

Points essentiels

  • Les lois de Kepler sont expérimentales et empiriques, dérivées des observations de Tycho Brahe. Elles décrivent le mouvement des planètes sans en expliquer la cause (voir section 3 pour la légitimité).

  • La première loi : Chaque planète décrit une orbite elliptique avec le Soleil en un des foyers. Cela contredit le modèle géocentrique et la vision d’une orbite circulaire parfaite.

  • La deuxième loi : La aire balayée par le segment reliant une planète au Soleil est constante dans le temps. Elle implique que la planète se déplace plus vite lorsqu’elle est proche du Soleil (périhélie) et plus lentement lorsqu’elle en est éloignée (aphélie).

  • La troisième loi : Le carré de la période de révolution d’une planète est proportionnel au cube de la distance moyenne entre la planète et le Soleil (a^3 ∝ T^2). Elle relie la durée de la révolution à la taille de l’orbite.

  • Ces lois ont été formulées sans explication physique à l’époque, leur validité étant uniquement basée sur l’analyse des observations.

  • La théorie de Newton (1687) expliquera ces lois par la force gravitationnelle, établissant une relation causale entre la force d’attraction et le mouvement orbital.

À retenir

Les lois de Kepler, issues des observations de Tycho Brahe, décrivent le mouvement planétaire de manière empirique, et leur compréhension sera complétée par la théorie de Newton, qui en donne l’explication physique.

9. Formation des éclipses

Notions clés & Définitions

  • Alignement Soleil, Terre et Lune dans le plan de l'écliptique : Condition nécessaire pour la survenue d'une éclipse, où ces trois corps sont alignés selon le plan de l'orbite terrestre, permettant à la Lune de cacher partiellement ou totalement le Soleil ou la Terre de la vue de l'autre corps.

  • Rôle du diamètre apparent similaire du Soleil et de la Lune : Facteur déterminant la nature de l'éclipse solaire ; lorsque leurs diamètres apparents sont proches, la Lune peut couvrir complètement le Soleil lors d'une éclipse totale, sinon l'éclipse sera partielle.

  • Éclipse solaire visible uniquement lors de la nouvelle lune : L'éclipse solaire ne peut se produire que lorsque la Lune est en nouvelle lune, c'est-à-dire lorsque elle est entre le Soleil et la Terre, et que l'alignement est précis.

  • Rotation synchrone de la Lune sur elle-même (période orbitale de 27,3 jours) : Phénomène où la Lune met autant de temps à tourner sur elle-même qu'à effectuer une orbite complète autour de la Terre, ce qui explique qu'elle montre toujours la même face à la Terre.

  • Conséquence de la rotation synchrone : La Lune présente toujours la même face à la Terre, phénomène dû aux forces de marée et à la synchronisation de sa rotation avec sa révolution orbitale.

Points essentiels

  • Les éclipses se produisent uniquement lorsque la Terre, la Lune et le Soleil sont alignés dans le plan de l'écliptique, ce qui est une condition nécessaire mais non suffisante, car l'inclinaison de l'orbite lunaire de 5° limite leur fréquence (voir section 3).

  • Lors d'une éclipse solaire, la Lune doit occulter totalement ou partiellement le Soleil, ce qui dépend du diamètre apparent relatif du Soleil et de la Lune. La possibilité d'une éclipse totale ou partielle dépend de cet alignement précis.

  • L'éclipse solaire est observable uniquement lors de la nouvelle lune, lorsque la Lune est entre le Soleil et la Terre. Si l'alignement est imparfait, une éclipse partielle se produit.

  • La rotation synchrone de la Lune, avec sa période orbitale de 27,3 jours, entraîne la face visible de la Lune à toujours la même, ce qui a pour conséquence que seule une face est observable depuis la Terre, facilitant la prédiction des éclipses.

  • La synchronisation de la rotation lunaire est liée aux forces de marée terrestres, phénomène qui explique également la stabilité de la face visible de la Lune (voir section 3).

À retenir

Les éclipses résultent d'un alignement précis entre le Soleil, la Terre et la Lune dans le plan de l'écliptique, condition essentielle pour leur survenue, la synchronisation de la rotation lunaire étant la clé pour comprendre la constance de la face visible de la Lune.

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésDescriptionAuteur / Référence
Phases de la luneLunaison (29,5 j), phasesCycle complet de la Lune, ordre des phases : nouvelle lune, croissant, premier quartier, lune gibbeuse, pleine lune, lune décroissante, dernier quartier, croissant décroissantPage 1
Éclipses lunaires et solairesAlignement, typesÉclipses résultent d’un alignement Soleil-Terre-Lune, avec éclipses totales ou partielles, selon la précision de l’alignementPage 4
Orbite lunaire et inclinaisonInclinaison (5°), période (27,3 j), distance (384 000 km)Inclinaison limite la fréquence des éclipses, période orbitale, distance moyenne pour la taille apparentePage 1, Page 4
Système solaire et galaxieSoleil, Voie LactéeLe Soleil est une étoile parmi des milliards dans la Voie Lactée, galaxie spirale dans l’univers observableContenu général

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la lunaison (29,5 j) et la période orbitale de la Lune (27,3 j).
  2. Croire que chaque nouvelle ou pleine lune entraîne une éclipse, alors que l’inclinaison de 5° limite leur occurrence.
  3. Confondre phases de la Lune (nouvelle, croissant, etc.) avec leur durée ou leur ordre exact.
  4. Confondre éclipse totale et partielle, notamment dans la visibilité et la précision de l’alignement.
  5. Penser que la Lune montre toujours la même face, ce qui explique l’observation des phases.
  6. Confondre l’orbite lunaire avec l’orbite terrestre ou d’autres orbites du système solaire.
  7. Confondre la taille apparente du Soleil et de la Lune lors des éclipses, qui est presque identique, permettant leur occultation totale.

Checklist Examen

  • Connaître la définition de la lunaison selon Perroux et son cycle de 29,5 jours.
  • Savoir décrire l’ordre des phases lunaires et leur durée.
  • Expliquer la rotation synchrone de la Lune et son impact sur la visibilité des phases.
  • Comprendre le phénomène d’éclipse solaire et lunaire, leur condition d’alignement, et leur différence (partielle vs totale).
  • Maîtriser l’impact de l’inclinaison de 5° de l’orbite lunaire sur la fréquence des éclipses.
  • Connaître la période orbitale de la Lune (27,3 jours) et la distance moyenne Terre-Lune (384 000 km).
  • Savoir que les éclipses ne se produisent pas à chaque cycle lunaire en raison de l’inclinaison.
  • Identifier la configuration géométrique nécessaire pour une éclipse totale ou partielle.
  • Connaître la composition du système solaire, notamment la position du Soleil comme étoile centrale.
  • Comprendre que la Voie Lactée est une galaxie spirale contenant notre système solaire.
  • Savoir que l’expansion de l’univers est une observation fondamentale en cosmologie.
  • Connaître les auteurs clés : Page 1 pour la rotation synchrone et l’orbite lunaire, Page 4 pour les éclipses et la taille apparente.

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1. Que désigne une phase de la lune ?

2. Quelle est la période orbitale de la Lune, qui explique qu’elle montre toujours la même face à la Terre ?

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Phases de la lune — cycle ?

Durent environ 29,5 jours.

Lunaison — définition ?

Cycle complet entre deux nouvelles lunes.

Nouvelle lune — position ?

Lune entre Soleil et Terre.

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