📋 Plan du Cours
- Types d’eau végétale
- Mesure de l’eau dans la plante
- Forces agissant sur l’eau dans le sol
- États de l’eau dans le sol
- Potentiel hydrique (Ψ)
- Composantes du potentiel hydrique
- Mouvement de l’eau dans la plante
- Absorption racinaire de l’eau
- Rôle des poils absorbants
- Barrières à l’absorption de l’eau
📖 1. Types d’eau végétale
🔑 Notions clés & Définitions
- Eau libre : Eau d’imbibition générale, facilement circulante ou stagnante dans les vacuoles, qui n’est pas immobilisée par des liaisons spécifiques dans la cellule (source : contenu source).
- Eau liée : Eau immobilisée dans la cellule par des liaisons hydrogènes, notamment autour des groupements alcooliques, aminés ou carboxyliques, empêchant sa libre circulation (source : contenu source).
- Eau de constitution : Eau stabilisant la structure tertiaire des protéines, ne pouvant être enlevée sans provoquer la dénaturation de ces macromolécules (source : contenu source).
📝 Points essentiels
- La plante contient trois types d’eau : l’eau libre, l’eau liée, et l’eau de constitution.
- L’eau liée est immobilisée par des liaisons hydrogènes, ce qui limite sa mobilité et son accessibilité pour les processus physiologiques.
- L’eau de constitution joue un rôle structural, notamment dans la stabilisation des protéines, et représente 3 à 5 % de l’eau totale d’un tissu (source : contenu source).
- La mesure de la teneur en eau se fait généralement par dessiccation en étuve à 105°C pendant 24h, puis par calcul du pourcentage d’eau relative (TE=((MF–MS)/MF)*100).
- La majorité de l’eau dans la plante provient du sol, mais une absorption aussi se produit au niveau des feuilles via l’eau atmosphérique.
- La rétention d’eau dans le sol dépend des forces de gravité, osmotiques, d’imbibition et de capillarité, qui équilibrent la capacité maximale de rétention (source : contenu source).
💡 À retenir
Les trois types d’eau dans la plante, différenciés par leur mobilité et leur rôle, sont essentiels pour la physiologie végétale, notamment pour la stabilité structurale et la disponibilité pour les processus métaboliques.
📖 2. Mesure de l’eau dans la plante
🔑 Notions clés & Définitions
- Méthode de dessiccation : technique consistant à éliminer l’eau d’un échantillon végétal en le chauffant à température élevée (105°C/24h) pour mesurer sa teneur en eau (voir source).
- Formule de teneur relative en eau (TE) : expression du pourcentage d’eau dans une plante, calculée par TE = ((MF - MS)/MF) × 100, où MF est la matière fraîche et MS la matière sèche (voir source).
- Matière fraîche (MF) : poids de la partie végétale immédiatement après récolte, contenant toute l’eau présente (voir source).
- Matière sèche (MS) : poids de la même partie végétale après dessiccation complète, sans eau (voir source).
- Teneur en eau (TE) : pourcentage d’eau contenu dans un tissu végétal, indicateur de son état hydrique (voir source).
- Formule de la teneur relative en eau (TE) : permet de quantifier précisément l’eau présente dans la plante en relation avec sa matière fraîche (voir source).
📝 Points essentiels
- La méthode de dessiccation à 105°C pendant 24h est standard pour déterminer la teneur en eau des végétaux (voir source).
- La formule TE = ((MF - MS)/MF) × 100 permet d’obtenir le pourcentage d’eau relative dans la plante, en comparant la matière fraîche à la matière sèche (voir source).
- La matière fraîche (MF) inclut toute l’eau présente dans le tissu, tandis que la matière sèche (MS) correspond à la partie sans eau, après dessiccation.
- La différence MF - MS représente la quantité d’eau contenue dans la matière fraîche (voir source).
- La mesure de la teneur en eau est essentielle pour évaluer l’état hydrique de la plante et sa disponibilité en eau dans le sol (voir source).
- La méthode permet également de suivre la perte d’eau lors du dessiccation, facilitant l’étude des propriétés hydriques des tissus végétaux (voir source).
💡 À retenir
La méthode de dessiccation et la formule TE permettent de quantifier précisément la teneur en eau d’un tissu végétal, en comparant la matière fraîche à la matière sèche, pour évaluer son état hydrique.
📖 3. Forces agissant sur l’eau dans le sol
🔑 Notions clés & Définitions
-
Force de gravité : La force exercée par la pesanteur qui tend à faire descendre l’eau dans le sol vers la nappe phréatique. Elle agit verticalement vers le bas, influençant la saturation du sol et la circulation de l’eau (voir section 2).
-
Forces osmotiques : Les attractions exercées par les ions dissous dans la solution du sol, qui attirent l’eau en abaissant le potentiel hydrique (voir section 3). Selon Van’t Hoff (date non précisée), ces forces dépendent de la concentration en solutés.
-
Forces d’imbibition : Les attractions électrostatiques entre les charges négatives des colloïdes du sol et les charges positives de l’eau, permettant à l’eau de s’accrocher aux surfaces colloïdales. Ces forces sont responsables de la rétention de l’eau dans le sol (voir section 2).
-
Forces de capillarité : La tension superficielle qui retient l’eau dans les interstices fins du sol, permettant à l’eau de monter contre la gravité dans les pores capillaires. Ces forces jouent un rôle crucial dans la disponibilité de l’eau pour les plantes (voir section 2).
📝 Points essentiels
-
La quantité d’eau retenue dans le sol atteint un maximum lorsque les forces de rétention (imbibition, capillarité, forces osmotiques) équilibrent la force de gravité, déterminant la capacité au champ du sol (voir section 2).
-
La limite d’accessibilité de l’eau pour la plante correspond à environ 16 bar de succion, au-delà de laquelle la plante ne peut plus prélever d’eau, menant au flétrissement (voir section 2).
-
Les forces d’imbibition et de capillarité sont essentielles pour la circulation de l’eau dans le sol, influençant la réserve utile (RU) et la disponibilité pour la végétation (voir section 2).
-
La force gravitationnelle favorise l’écoulement de l’eau vers la nappe, tandis que les forces osmotiques, d’imbibition et de capillarité tendent à retenir l’eau dans le sol, créant un équilibre dynamique (voir section 2).
💡 À retenir
Les forces de gravité, osmotiques, d’imbibition et de capillarité déterminent la rétention, la circulation et la disponibilité de l’eau dans le sol, influençant directement la capacité des plantes à absorber l’eau nécessaire à leur croissance.
📖 4. États de l’eau dans le sol
🔑 Notions clés & Définitions
- Eau gravitaire : Eau saturante dans les espaces lacunaires du sol, contenue dans les pores plus grands, qui s’écoule par gravité vers la nappe phréatique (voir section 2).
- Eau capillaire absorbable (Réserve Utile) : Partie de l’eau du sol facilement accessible par les racines, divisée en RFU (Réserve Facilement Utilisable) et RDU (Réserve Difficilement Utilisable) ; constitue la réserve en eau utilisable par la plante (voir section 2).
- Eau hygroscopique ou pelliculaire : Eau très retenue par les particules du sol, formant une pellicule fine, inutilisable par la plante, liée à l’adsorption sur surfaces et à la capillarité (voir section 2).
📝 Points essentiels
- La force de gravité agit sur l’eau dans le sol, favorisant son écoulement vers la nappe phréatique, mais elle est contrebalancée par des forces de rétention telles que la capillarité, l’imbibition, et l’adsorption (voir section 2).
- La quantité d’eau retenue dans le sol à l’équilibre est maximale lorsque les forces de rétention compensent la gravité, déterminant la capacité au champ (voir section 2).
- La réserve en eau utilisable (RU) correspond à la partie de l’eau capillaire disponible pour la plante, limitée par le point de flétrissement permanent, lorsque la RU est épuisée.
- L’eau hygroscopique est très fortement retenue, formant une pellicule d’eau inutilisable, ce qui limite la disponibilité de l’eau pour la plante (voir section 2).
💡 À retenir
L’eau dans le sol se répartit entre une phase saturante, une réserve utilisable pour la plante, et une phase très retenue et inutilisable, chaque état étant régulé par l’équilibre entre forces de rétention et gravité.
📖 5. Potentiel hydrique (Ψ)
🔑 Notions clés & Définitions
- Potentiel hydrique (Ψ) : Force qui contrôle le sens du mouvement de l’eau, mesurée en mégapascals (MPa), déterminant la direction de flux de l’eau dans le système végétal (d’après Physiologie végétale).
- Potentiel hydrique de l’eau pure : Ψ = 0 MPa, représentant l’énergie libre maximale sans entrave, dans un récipient ouvert à l’air libre dans des conditions normales (d’après Physiologie végétale).
- Potentiel hydrique négatif en présence de solutés : Lorsqu’il y a dissolution de solutés comme NaCl, les ions réduisent l’énergie libre de l’eau, rendant Ψ inférieur à zéro (d’après Physiologie végétale).
- Composantes du potentiel hydrique dans une cellule végétale : Ψw ≈ Ψs + Ψp (le potentiel gravitationnel Ψg et matriciel Ψm étant négligés à l’échelle cellulaire ou en solution libre, d’après Physiologie végétale).
- Loi de Van’t Hoff : formule pour Ψs = −i C R T, où i est le facteur de dissociation, C la concentration molaire, R la constante des gaz parfaits, T la température (d’après Physiologie végétale).
📝 Points essentiels
- Le potentiel hydrique (Ψ) est la force qui détermine la direction du mouvement de l’eau, allant du plus élevé (moins négatif) vers le plus faible (plus négatif).
- Dans l’eau pure, Ψ = 0 MPa, ce qui correspond à une énergie libre maximale, sans force d’entrave au mouvement de l’eau.
- La présence de solutés dissous, comme NaCl, dissocie en ions, qui exercent une attraction sur l’eau, abaissant Ψ en dessous de zéro, ce qui limite la disponibilité de l’eau pour la plante.
- La circulation de l’eau dans la plante suit un gradient de Ψ, du sol vers l’atmosphère, en passant par les racines, le xylème, et les feuilles, sous l’effet de la transpiration et de la cohésion-tension.
- La décomposition du Ψ en ses composantes (Ψs, Ψp, Ψg, Ψm) permet de comprendre les forces en jeu dans différents contextes (cellules, sol, plante entière).
💡 À retenir
Le potentiel hydrique (Ψ) est la force qui régule le mouvement de l’eau dans la plante, étant nul dans l’eau pure et négatif en présence de solutés, ce qui influence la capacité d’absorption et de transport de l’eau par la plante.
📖 6. Composantes du potentiel hydrique
🔑 Notions clés & Définitions
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Potentiel osmotique (Ψs) : Composante du potentiel hydrique liée à la concentration en solutés dans la solution. Selon Van’t Hoff (date non précisée), Ψs = −i C R T, où i est le facteur de dissociation, C la concentration molaire, R la constante des gaz parfaits, et T la température. Toujours ≤ 0, il représente l’effet des solutés qui retiennent l’eau.
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Potentiel de pression (Ψp) : Pression physique exercée sur une solution, pouvant être positive ou négative. Il inclut la pression de turgescence dans la cellule végétale, qui résulte de la compression de la membrane plasmique contre la paroi.
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Potentiel gravitationnel (Ψg) : Dépend de la hauteur h, défini par Ψg = ρ g h, où ρ est la densité de l’eau, g l’accélération gravitationnelle. Il reflète l’énergie liée à la position verticale de l’eau dans le système.
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Potentiel matriciel (Ψm) : Lié à l’adsorption de l’eau sur des surfaces (argiles, parois, gels) et à la capillarité. Toujours négatif, il joue un rôle crucial dans la rétention d’eau dans le sol et dans les tissus déshydratés.
-
Potentiel hydrique total (Ψw) : Somme des différentes composantes : Ψw = Ψs + Ψp + Ψg + Ψm (avec Ψg négligeable à l’échelle cellulaire, parfois Ψm aussi). En pratique, dans une cellule végétale, on utilise souvent : Ψw ≈ Ψs + Ψp.
📝 Points essentiels
- Le potentiel hydrique (Ψ) contrôle la direction du mouvement de l’eau, qui circule du milieu où Ψ est le plus élevé vers le plus faible, selon la loi de Van’t Hoff pour Ψs (date non précisée).
- La composante Ψs (osmotic) est toujours négative ou nulle, car les solutés abaissent l’énergie libre de l’eau. La loi de Van’t Hoff permet de calculer Ψs en fonction de la concentration en solutés.
- Le potentiel de pression Ψp peut être positif (turgidité) ou négatif (pression de succion). La pression de turgescence est essentielle pour le maintien de la rigidité cellulaire.
- Ψg dépend de la hauteur dans la plante ou dans le système, augmentant avec la hauteur (environ 0,01 MPa par mètre).
- Le potentiel matriciel Ψm, toujours négatif, est déterminant dans la rétention d’eau dans le sol sec et dans les tissus déshydratés, en lien avec l’adsorption et la capillarité.
💡 À retenir
Le potentiel hydrique total d’une plante résulte de la somme de ses composantes, déterminant la circulation de l’eau selon un gradient contrôlé par la concentration, la pression, la gravité et l’adsorption.
📖 7. Mouvement de l’eau dans la plante
🔑 Notions clés & Définitions
-
Gradient de potentiel hydrique (Ψw) : différence de potentiel hydrique entre deux points, qui détermine la direction du mouvement de l’eau. L’eau circule du point où Ψw est le plus élevé vers celui où il est le plus faible. Selon PERROUX (date), ce gradient est la force motrice principale du mouvement de l’eau dans la plante.
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Gradient global Ψw : ordre hiérarchique des potentiels hydriques dans la plante, exprimé par : Ψw(sol) > Ψw(racine) > Ψw(xylème) > Ψw(feuille) > Ψw(air). Ce gradient explique la circulation de l’eau depuis le sol jusqu’à l’atmosphère, sous l’effet de différences de potentiel.
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Rôle de la transpiration et tension dans le xylème : La transpiration crée une tension (force de succion) dans le xylème, générant une cohésion entre les molécules d’eau (cohésion-tension). Cette tension permet à l’eau d’être tirée du sol vers la feuille, en maintenant un continuum d’eau dans le système végétal.
📝 Points essentiels
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Le mouvement de l’eau suit le gradient de potentiel hydrique, qui est décomposé en plusieurs composantes (Ψs, Ψp, Ψg, Ψm), mais la majorité du déplacement dans la plante est guidée par la différence de Ψw (voir section 6). La composante gravitationnelle (Ψg) devient significative pour le mouvement vertical dans la plante entière.
-
La différence de potentiel hydrique entre le sol et la racine (Ψw(sol) > Ψw(racine)) permet à l’eau d’entrer dans la plante. Ensuite, l’eau circule du xylème vers la feuille, puis vers l’atmosphère, où Ψw(air) est très négatif, créant une aspiration forte.
-
La tension dans le xylème, générée par la transpiration, repose sur le phénomène de cohésion entre molécules d’eau, permettant de tirer l’eau en haute colonne sans rupture (cohésion-tension). La plante peut ainsi absorber l’eau même contre la gravité, jusqu’à une limite de 16 bar, au-delà de laquelle elle flétrit (point de fanaison).
-
La différence de Ψw entre la plante et le sol, ainsi que la tension créée par la transpiration, sont essentielles pour assurer la circulation continue de l’eau dans le continuum sol–plante–atmosphère (SPAC).
💡 À retenir
Le mouvement de l’eau dans la plante est guidé par un gradient global de potentiel hydrique, où la transpiration et la cohésion moléculaire jouent un rôle clé pour tirer l’eau du sol jusqu’à l’atmosphère, permettant la nutrition hydrique et la transpiration.
📖 8. Absorption racinaire de l’eau
🔑 Notions clés & Définitions
- Poils absorbants : Structures de la zone pilifère, paroi pectocellulosique mince, vacuoles volumineuses, surface de contact maximale, fragiles et renouvelés, permettant une absorption rapide et peu sélective de l’eau (voir section 4).
- Apex racinaire peu subérisé : Tissus jeunes à la pointe de la racine, perméables, facilitant l’entrée de l’eau (voir section 4).
- Bande de Caspary : Barrière située dans l’endoderme, contrôle le passage de l’eau vers le cylindre central, régulant l’absorption racinaire (voir section 10).
- Chargement de l’eau dans le xylème : Processus de transport de l’eau absorbée par les poils vers le cylindre central, permettant sa circulation dans la plante (voir section 4).
📝 Points essentiels
- L’entrée principale de l’eau dans la plante se fait par les poils absorbants situés dans la zone pilifère, qui possèdent une paroi très mince, des vacuoles volumineuses, et une surface d’échange maximale, mais sont fragiles et renouvelés régulièrement (voir section 4).
- La structure de l’apex racinaire est peu subérisée, ce qui augmente sa perméabilité à l’eau, facilitant son absorption (voir section 4).
- Le contrôle du passage de l’eau vers le cylindre central est assuré par la bande de Caspary, qui agit comme barrière régulatrice dans l’endoderme (voir section 10).
- Après absorption, l’eau est chargée dans le xylème au niveau du cylindre central, permettant son transport vers le reste de la plante (voir section 4).
💡 À retenir
L’absorption de l’eau par la racine repose principalement sur les poils absorbants fragiles et renouvelables, dont la perméabilité est contrôlée par la bande de Caspary, puis chargée dans le xylème pour la circulation.
📖 9. Rôle des poils absorbants
🔑 Notions clés & Définitions
- Paroi pectocellulosique mince : Paroi cellulaire située au niveau des poils absorbants, caractérisée par une minceur qui facilite la diffusion de l’eau. Elle est composée de pectines et de cellulose, permettant une perméabilité accrue pour l’absorption (source : physiologie végétale S4, 2026).
- Vacuoles volumineuses : Compartiments intracellulaires présents dans les poils absorbants, occupant une grande partie du volume cellulaire, favorisant la concentration en eau et la pression osmotique nécessaire à l’absorption (source : physiologie végétale S4, 2026).
- Surface de contact maximale : Surface d’échange entre le poil absorbant et le sol, augmentée par la présence de nombreux poils, permettant une absorption efficace de l’eau. La structure ramifiée et la densité des poils augmentent cette surface (source : physiologie végétale S4, 2026).
- Fragilité et renouvellement : Les poils absorbants sont fragiles, sensibles à l’acidité et à l’oxygène, ce qui entraîne leur dégradation rapide. Leur renouvellement est constant, assurant la continuité de l’absorption d’eau lors de la croissance de la racine (source : physiologie végétale S4, 2026).
📝 Points essentiels
- Les poils absorbants sont des extensions de l’épiderme racinaire, principalement présents dans la zone pilifère, où leur paroi pectocellulosique mince facilite la diffusion de l’eau vers la cellule racinaire.
- Leur structure est adaptée pour maximiser la surface d’échange avec le sol, ce qui augmente la capacité d’absorption d’eau. La surface de contact est considérablement augmentée par la ramification et la densité des poils.
- La vacuole volumineuse dans chaque poil absorbant joue un rôle crucial dans la régulation de la pression osmotique, favorisant l’entrée d’eau par osmose.
- La fragilité des poils absorbants les rend vulnérables aux conditions environnementales, ce qui nécessite leur renouvellement constant pour maintenir l’efficacité de l’absorption.
- Leur rôle est essentiel dans le processus d’absorption transmembranaire, rapide et peu sélective, permettant à la plante de capter efficacement l’eau du sol.
💡 À retenir
Les poils absorbants, par leur paroi pectocellulosique mince, leur vacuole volumineuse, leur surface d’échange maximale, et leur renouvellement constant, jouent un rôle clé dans l’absorption efficace de l’eau par la racine, malgré leur fragilité.
📖 10. Barrières à l’absorption de l’eau
🔑 Notions clés & Définitions
- Bande de Caspary : structure située dans l’endoderme des racines, formée de cellules subérisées, qui constitue une barrière imperméable à l’eau et aux solutés, contrôlant ainsi leur passage vers le cylindre central.
- Contrôle du passage de l’eau vers le cylindre central : mécanisme régulé par la bande de Caspary, qui limite ou facilite l’entrée de l’eau dans le xylème en fonction des besoins de la plante, contribuant à la régulation hydrique racinaire.
- Rôle des barrières dans la régulation de l’absorption racinaire : elles empêchent une absorption excessive ou inadéquate d’eau et de solutés, maintenant l’homéostasie hydrique et protégeant la plante contre les stress hydriques ou salins.
📝 Points essentiels
- La bande de Caspary est une barrière subérisée située dans l’endoderme, jouant un rôle clé dans la régulation de l’absorption de l’eau par la racine. Elle empêche la diffusion passive de l’eau et des solutés, obligeant leur passage transmembranaire contrôlé.
- Elle contrôle le passage de l’eau vers le cylindre central en limitant la perméabilité, ce qui permet à la plante d’ajuster l’absorption selon ses besoins hydriques.
- Les barrières dans cette zone jouent un rôle essentiel dans la régulation de l’absorption racinaire, en empêchant l’entrée d’eau ou de solutés en excès, notamment en cas de sol salin ou sec, contribuant ainsi à la stabilité hydrique de la plante.
- La régulation assurée par la bande de Caspary participe à la gestion du potentiel hydrique et à la prévention du stress hydrique ou salin, en modulant la quantité d’eau et de solutés entrant dans le système vasculaire.
💡 À retenir
La bande de Caspary constitue une barrière régulatrice essentielle dans l’absorption racinaire, contrôlant le passage de l’eau vers le cylindre central et permettant à la plante d’adapter son uptake hydrique face aux variations environnementales.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère | Eau libre | Eau liée | Eau de constitution |
|---|
| Mobilité | Faible, circule facilement | Immobilisée, peu mobile | Stabilise la structure des protéines |
| Liaisons | Pas de liaisons spécifiques | Liaisons hydrogènes | Liaison structurale |
| Rôle principal | Transport, métabolisme | Réserve, accessibilité limitée | Stabilisation structurale |
| Pourcentage dans la plante | Majoritaire (variable) | 10-20% de l’eau totale | 3-5% de l’eau totale |
| Mesure | Par dessiccation, TE=((MF–MS)/MF)*100 | Par dessiccation, TE=((MF–MS)/MF)*100 | Par techniques spécifiques |
| Force agissant sur l’eau dans le sol | Effet principal | Influence sur la disponibilité de l’eau |
|---|
| Gravité | Écoulement vers la nappe | Détermine la saturation du sol |
| Osmotiques | Attire l’eau par ions dissous | Diminue le potentiel hydrique |
| Imbibition | Attraction électrostatique | Retient l’eau dans les colloïdes |
| Capillarité | Montée de l’eau dans petits pores | Maintient l’eau à la racine |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre eau liée et eau de constitution, qui ont des rôles et mobilités très différents.
- Croire que toute l’eau dans la plante est facilement accessible — l’eau liée et de constitution limitent la disponibilité.
- Confondre la force de gravité avec les forces de rétention dans le sol.
- Omettre que l’eau hygroscopique est inutilisable pour la plante, même si elle est présente.
- Confondre la réserve utile (RU) avec l’ensemble de l’eau capillaire, qui inclut aussi l’eau non accessible.
- Négliger l’impact des forces osmotiques et d’imbibition dans la rétention de l’eau.
- Confondre la mesure de la teneur en eau par dessiccation avec d’autres méthodes non mentionnées.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de l’eau libre, liée, et de constitution selon leur mobilité, leur rôle et leur pourcentage dans la plante.
- Maîtriser la formule TE = ((MF – MS)/MF) × 100 pour mesurer la teneur en eau.
- Savoir que la méthode de dessiccation à 105°C pendant 24h est standard pour déterminer la teneur en eau.
- Identifier les forces agissant sur l’eau dans le sol : gravité, osmotiques, d’imbibition, capillarité, et leur influence sur la rétention d’eau.
- Connaître la différence entre eau gravitaire, réserve utile, et eau hygroscopique.
- Comprendre l’impact de la gravité et des forces de rétention dans la répartition de l’eau dans le sol.
- Savoir que la réserve utile correspond à la partie accessible par les racines, limitée par le point de flétrissement permanent.
- Connaître les principaux auteurs et concepts : Van’t Hoff pour la force osmotiques, la définition de Perroux sur la croissance.
- Identifier les états de l’eau dans le sol et leur rôle dans la disponibilité pour la plante.
- Maîtriser la différence entre forces de gravité, osmotiques, d’imbibition, et capillarité.
- Comprendre le rôle des poils absorbants dans l’absorption racinaire.
- Savoir que la barrière à l’absorption de l’eau peut être due à la cuticule ou à des phénomènes physiologiques.
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