★ À maîtriser
📌 Les isotopes d’un élément ont le même nombre de protons, mais diffèrent par le nombre de neutrons et donc par leur masse atomique.
📌 Une réaction chimique conserve l’intégrité des noyaux, tandis qu’une réaction nucléaire modifie leur structure et met en jeu des énergies bien supérieures.
Compléments
📐 Formule - La variation d’énergie liée à la variation de masse vérifie , où c est la vitesse de la lumière.
En 1864, Newlands formule une règle selon laquelle le huitième élément après un élément donné ressemble au premier, comme la huitième note d’une octave ressemble à la première.
Les cases vacantes correspondent aux masses atomiques (Mendeleïev) :
La découverte du gallium, du scandium et du germanium entre 1875 et 1886 contribue à la reconnaissance du tableau de Mendeleïev.
★ À maîtriser
📌 Les éléments du tableau périodique sont rangés par numéro atomique croissant, de gauche à droite puis de haut en bas, en périodes et en familles.
Compléments
Les trois premières périodes du tableau périodique contiennent respectivement 2, 8 et 8 éléments, tandis que les quatrième et cinquième périodes en contiennent chacune 18.
L’aluminium possède 3 électrons de valence et 10 électrons de cœur.
📌 Les éléments de transition occupent les 10 colonnes à partir de IIIB et comptent comme électrons de valence ceux de leur dernière couche, tandis que pour les éléments normaux des colonnes IA, IIA, IIIA et suivantes, le nombre d’électrons de valence suit le numéro de la colonne à partir de IIIA.
★ À maîtriser
📌 Les éléments tendent à rapprocher leur structure électronique de celle du gaz noble le plus proche.
Compléments
À gauche, les éléments perdent des électrons ; à droite, ils en gagnent.
Les gaz nobles se trouvent sous forme d’atomes neutres en phase vapeur, tandis que la plupart des autres éléments existent sous forme d’assemblages moléculaires.
L’ordre de grandeur de l’énergie de dissociation d’une liaison diatomique est de quelques centaines de kJ/mole.
Association des atomes → énergie potentielle abaissée
★ À maîtriser
Dans le modèle de Lewis, les liaisons chimiques sont dues uniquement aux électrons de valence, qui se rangent par paires autant que possible selon la règle du doublet ou du duet.
Une paire liante relie des atomes, une paire non liante reste localisée sur un seul atome et un électron célibataire n’est associé à aucun autre électron en paire.
Une liaison covalente se forme lorsque chaque atome apporte un électron à la paire liante, tandis qu’une liaison dative se forme lorsqu’un seul atome apporte les deux électrons.
Selon la règle de l’octet, chaque atome d’un élément normal à partir de la deuxième période atteint une stabilité maximale lorsqu’il est entouré de 8 électrons ; la règle du doublet s’applique à la première période.
Compléments
Deux atomes peuvent partager deux ou trois paires d’électrons pour former respectivement une liaison double ou triple, et une association par quatre liaisons a également été observée, notamment entre les deux atomes de rhénium de l’ion [Re₂Cl₈]²⁻.
Les exceptions à la règle de l’octet comprennent : les molécules hypovalentes avec B ou Al, les molécules hypervalentes avec S, Cl, Br ou I, les complexes tels que Fe(CN)₆⁴⁻
📌 Une structure de Lewis donne une idée de la topologie, c’est-à-dire de la connexion entre les atomes, mais ne renseigne pas sur leur stéréochimie dans l’espace.
Radical : Molécule ayant un nombre impair d’électrons, comme
CH₃ ou
OOH, et ces molécules sont très réactives.
Acide : Molécule possédant une case électronique vacante, comme BF₃.
Base : Molécule possédant une paire libre, comme NH₃.
Décompte électronique : Attribution à un atome des électrons qui lui appartiennent en propre dans une molécule : deux électrons pour chaque paire libre localisée sur lui et un électron pour chaque paire liante qui le relie à un autre atome.
★ À maîtriser
Compléments
Dans la série C₂H₆, C₂H₄ et C₂H₂, les liaisons C—C sont respectivement simple, double et triple, leurs longueurs sont 154, 134 et 120 pm, et leurs énergies sont 351, 623 et 834 kJ·mol⁻¹.
La réaction BF₃ + NH₃ → F₃B⁽⁻⁾—N⁽⁺⁾H₃ forme une liaison dative et fait apparaître des charges formelles.
📌 Dans le décompte électronique, un électron de chaque paire liante est attribué à chacun des deux atomes liés, tandis que dans la règle de l’octet les deux électrons de la liaison comptent dans le voisinage de chacun des deux atomes.
Acide BF₃ : case vacante ; base NH₃ : paire libre
★ À maîtriser
Dans le benzène, les six liaisons C—C sont équivalentes et mesurent 1,40 Å, longueur intermédiaire entre une liaison simple de 1,54 Å et une liaison double de 1,34 Å, mais plus proche de cette dernière.
Pour choisir les formes mésomères, il faut appliquer quatre règles :
Compléments
L’ion CO₃²⁻ est plan et possède trois liaisons C—O équivalentes, interprétées par trois formes de Lewis importantes en résonance.
L’aniline possède deux formes de Kekulé majoritaires et trois formes minoritaires où le doublet de l’azote forme une double liaison N=C ; la liaison C=N mesurée vaut 140 pm, entre la liaison simple de 147 pm et la liaison double de 132 pm.
La benzène hydrogénée selon benzène + 3 H₂ → cyclohexane libère −208,2 kJ/mol, contre −358,5 kJ/mol attendu sans l’effet énergétique associé à la résonance.
★ À maîtriser
Le modèle de Lewis renseigne sur les longueurs de liaison par leur multiplicité, mais ne permet pas de déterminer la géométrie des molécules.
O₂ possède deux électrons non appariés, contrairement à la structure de Lewis standard O=O qui prévoit deux paires libres sur chaque oxygène et respecte leur octet.
Compléments
Le modèle de Lewis prévoit pour C₂ une liaison quadruple respectant l’octet des deux carbones, alors que la longueur mesurée est de 124 pm, entre celles d’une liaison double et d’une liaison triple.
Le modèle de Lewis prévoit à tort une structure cyclique en triangle équilatéral pour O₃, alors que la molécule est coudée.
Dans une molécule d’eau, arracher un électron à chacune des deux paires libres ne coûte pas la même énergie, bien que le modèle de Lewis les représente comme équivalentes.
Le modèle de Lewis ne peut pas expliquer l’existence de ClF₆.
📐 Formule - L’énergie d’interaction entre deux charges q et q′ séparées par une distance d est , avec en unités SI.
Deux charges de même signe se repoussent, tandis que deux charges de signes opposés s’attirent ; l’énergie d’interaction diminue en valeur absolue lorsque leur distance augmente.
En notation VSEPR, un voisin X peut être relié à l’atome central par une liaison simple ou multiple.
Répulsions minimisées → géométrie d’équilibre
★ À maîtriser
📌 La répulsion suit l’ordre paire libre–paire libre > paire libre–paire de liaison > paire de liaison–paire de liaison ; en présence de liaisons multiples, l’ordre indiqué est liaison multiple–liaison multiple > liaison multiple–paire de liaison > paire de liaison–paire de liaison.
📌 Pour choisir entre plusieurs géométries possibles, on minimise d’abord les interactions non liantes–non liantes à 90°, puis, en cas d’égalité, les interactions non liantes–liantes à 90°, et enfin les interactions liantes–liantes si nécessaire.
Compléments
Les angles caractéristiques des figures de répulsion sont 180° pour n + m = 2, 120° pour 3, 109,47° pour 4, 120° et 90° pour 5, 90° pour 6, et 72° et 90° pour 7.
Les angles HAH diminuent de CH₄ à NH₃ puis H₂O, passant de 109,47° à 107,3° puis 104,5° ; de SiH₄ à PH₃ puis H₂S, ils passent de 109,47° à 93,3° puis 92,1°.
Dans ClF₃, la géométrie en T est la plus stable : elle comporte 0 interaction non liante–non liante à 90° et 4 interactions non liante–liante à 90°, contre 6 pour la structure 1.
XeF₄ est plan carré ; parmi les deux arrangements envisagés pour ses paires libres, celui où elles sont séparées par 180° est plus stable que celui où elles sont séparées par 90°.
La mésomérie peut modifier les paramètres géométriques : dans l’aniline, l’angle HNH expérimental de 113° est intermédiaire entre les valeurs idéales attendues pour les formes de Kékulé standard (environ 109°) et les formes de Lewis à charges formelles (environ 120°).
★ À maîtriser
Compléments
Le modèle VSEPR prévoit la géométrie d’environ 99 % des molécules organiques, mais il présente des limites.
Dans l’exemple A—B, l’atome A possède 1,4 électron dans son espace et porte une charge de −0,4e, tandis que B possède 0,6 électron et porte une charge de +0,4e.
Une liaison purement ionique ne s’observe pas dans les molécules diatomiques ; les cristaux ioniques solides, comme le chlorure de sodium constitué d’un réseau de Na⁺ et Cl⁻, en sont un exemple.
Partage égal : covalente ; transfert complet : ionique
★ À maîtriser
📐 Formule - La définition de Pauling relie la différence d’électronégativité aux énergies de dissociation par .
Compléments
Dans l’échelle de Pauling, C = 1 lorsque les énergies sont exprimées en eV.
La relation de Pauling détermine une différence d’électronégativité ; il faut fixer la valeur d’un élément pour établir l’échelle, généralement H à environ 2 ou F à environ 4.
📌 La moyenne arithmétique des énergies de liaison proposée pour la covalence pure n’a pas de solide fondement théorique ; une moyenne géométrique a ensuite été proposée comme plus réaliste. - Pauling
L’échelle de Pauling repose sur la détermination thermochimique des énergies de liaison et ne convient donc pas aux gaz inertes qui ne forment pas de liaisons chimiques, sauf Xe.
De gauche à droite dans une période, la charge nucléaire augmente tandis que la même couche de valence se remplit, ce qui renforce l’attraction des électrons par le noyau et augmente l’électronégativité.
Le fluor est l’élément le plus électronégatif et le francium le moins électronégatif.
Dans une période, l’attraction augmente vers la droite ; dans une famille, elle diminue vers le bas.
★ À maîtriser
📐 Formule - Pour une liaison de caractère ionique portant des charges partielles ±xe séparées par une distance d, le module du moment dipolaire vaut .
📐 Formule - Pour des charges qᵢ situées aux positions rᵢ, le moment dipolaire est .
📌 Le moment dipolaire d’une distribution de charges neutre est indépendant du choix de l’origine, alors que celui d’un ion en dépend et n’a de sens qu’avec une origine précisée.
Compléments
Le moment dipolaire est un vecteur dirigé parallèlement à l’axe moléculaire pour une liaison diatomique.
L’unité SI du moment dipolaire est le C·m ; les unités moléculaires utilisées sont l’unité atomique, avec 1 bohr = 0,529177 × 10⁻¹⁰ m, et le debye, avec 1 D = 3,33 × 10⁻³⁰ C·m.
📐 Formule - Pour une molécule neutre, dont les barycentres des charges positives et négatives sont séparés par le vecteur d allant de R₋ à R₊, le moment dipolaire vaut .
📐 Formule - Le barycentre d’une distribution de charges de même signe est .
★ À maîtriser
📌 Une liaison covalente correspond à q = 0, une liaison polaire à q ≠ 0 et une liaison ionique à q = n|e|, où n est un entier et |e| = 1,6 × 10⁻¹⁹ C.
Compléments
📐 Formule - Le pourcentage d’ionicité d’une liaison de longueur d est , où qd est le moment dipolaire réel et |e|d celui d’une liaison purement ionique.
📌 Le moment dipolaire d’une molécule est la somme vectorielle des dipôles de liaison, et les charges partielles atomiques résultent aussi des électrons des paires libres localisés sur un atome.
Dans CO, la forme de Lewis à double liaison, avec une paire libre sur C et deux sur O, ne respecte pas la règle de l’octet pour C ; déplacer une paire libre de O forme une liaison triple dative, satisfait l’octet des deux atomes et donne O une charge positive et C une charge négative.
Dans la représentation mésomère de CO à liaison triple, les charges négatives portées par C, moins électronégatif que O, vont à l’encontre de la règle d’électronégativité et donnent à cette forme un poids statistique plus faible que la forme initiale.
Dans CO, le dipôle de la forme mésomère à liaison triple, de module supérieur et de sens opposé à celui de la forme initiale, compense en partie ce dernier, ce qui explique le faible moment dipolaire moléculaire observé.
La symétrie annule les dipôles de liaison → la molécule peut être apolaire malgré ses liaisons polaires.
Types de liaisons chimiques
| Type | Partage des électrons | Caractéristique |
|---|---|---|
| Covalente | Équitable entre atomes identiques | Chaque atome ne gagne ni ne perd d’électron |
| Covalente à caractère ionique | Inéquitable | Charges partielles opposées |
| Ionique | Transfert complet vers un atome | Interaction électrostatique entre ions |
| Métallique | Électrons de conduction délocalisés | Cristal d’ions positifs dans un bain d’électrons |
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1. Un atome neutre possède protons et un nombre de masse . Quelle composition décrit son noyau et son cortège électronique ?
2. Deux noyaux appartiennent au même élément, mais l’un contient deux neutrons de plus que l’autre. Quelle conclusion s’applique à ces deux atomes ?
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Combien de protons et de neutrons comprend le noyau d’un atome ?
protons et neutrons.
Que représente dans la notation d’un atome ?
Le numéro atomique.
Qu’est-ce qui distingue les isotopes d’un même élément ?
Ils diffèrent par leur nombre de neutrons.
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