Fiche de révision : Organisation et Fonction du Vivant

Plan du Cours

  1. Organisation du vivant
  2. Cellule, membranes et organites
  3. Transports membranaires actifs
  4. Protéines, enzymes et mutations
  5. Renouvellement cellulaire et cancer
  6. Tissus épithéliaux et conjonctifs
  7. Biomatériaux et sutures
  8. Os, sang et coagulation
  9. Muscles et réparation tissulaire
  10. Vaisseaux et valves cardiaques
  11. Système nerveux et synapses
  12. Immunité, allergies et greffes

1. Organisation du vivant

Notions clés & Définitions

  • Cellule : La cellule est la plus petite unité du vivant, qui compose les tissus et les organes et possède des caractéristiques vitales comme le métabolisme et la division.
  • Tissu : Le tissu est un groupe de cellules semblables assurant une fonction précise dans l’organisme.
  • Organe : Un organe est un assemblage de tissus qui réalise une même fonction physiologique.
  • Système : Un système (ou appareil) réunit plusieurs organes aux fonctions complémentaires pour assurer une fonction vitale.
  • Organisme : L’organisme est un être vivant formé de l’ensemble de ses systèmes agissant en synergie pour maintenir la vie.

Points essentiels

  • L’histologie classe les tissus en quatre types fondamentaux : épithélial, conjonctif, musculaire, nerveux.
  • Les tissus épithéliaux assurent surtout la protection, la sécrétion et l’absorption selon leur localisation.
  • Les tissus conjonctifs ont un rôle de soutien et de mise en contact des structures, avec des fonctions comme le transport et le stockage.
  • Les tissus musculaires réalisent le mouvement grâce à la contraction et au relâchement.
  • Les tissus nerveux participent à la circulation, au traitement et à l’envoi des informations nerveuses, ainsi qu’à la perception et à la commande des fonctions.

Astuce mémo

Tissus fondamentaux : E-C-M-N (Épithélial, Conjonctif, Musculaire, Nerveux).

2. Cellule, membranes et organites

Notions clés & Définitions

  • Cellule eucaryote : La cellule eucaryote est une cellule du vivant avec noyau et organites, délimitée par une membrane et organisée en compartiments.
  • Membrane biologique : La membrane biologique est une barrière semi-perméable qui limite les échanges et forme des compartiments, grâce à sa composition en lipides et protéines.
  • Noyau : Le noyau est un compartiment à double membrane qui protège l’ADN et permet un passage filtré des molécules via les pores nucléaires.
  • Mitochondrie : La mitochondrie est un organite du cytoplasme qui produit l’ATP par respiration cellulaire pour alimenter les activités cellulaires.
  • Marqueurs membranaires : Les marqueurs membranaires sont des molécules portées par la membrane qui permettent d’identifier le « soi » et certains éléments comme les groupes sanguins.

Points essentiels

  • Les cellules animales eucaryotes ont une taille typique proche de 20 μm et assurent des fonctions comme métabolisme, reproduction et transmission d’information.
  • La membrane est composée d’environ 80% de la surface en lipides (≈40% de la masse) et 20% de la surface en protéines (≈60% de la masse).
  • La perméabilité membranaire permet des échanges sélectifs comme entrée d’O2 et sortie de CO2, ainsi que entrée du glucose et sortie des déchets.
  • Le noyau possède une double enveloppe percée de pores nucléaires qui filtrent les entrées/sorties et le lieu de transcription des ARNm.
  • La mitochondrie relie la respiration cellulaire à la production d’énergie via l’ATP, selon : C6H12O6 + 6 O2 → 6 CO2 + 6 H2O + énergie ATP.

Astuce mémo

Lipides : 80% de la surface, 40% de la masse ; Protéines : 20% de la surface, 60% de la masse.

3. Transports membranaires actifs

Notions clés & Définitions

  • Transport actif : Transport cellulaire qui fait entrer ou sortir des molécules contre leur gradient en utilisant une source d’énergie ou un ion moteur.
  • Pompe à ATP : Protéine transmembranaire réalisant un transport actif primaire en consommant de l’ATP pour déplacer un ion à contre-gradient.
  • Ion moteur : Ion qui se déplace spontanément selon son gradient et sert ensuite de force pour faire entrer une autre molécule contre son gradient.
  • Transport actif secondaire : Transport actif couplé où l’entrée d’un ion moteur entraîne le déplacement d’une autre molécule malgré un gradient défavorable.
  • Couplage Na+ glucose : Exemple de transport actif secondaire dans lequel l’entrée du Na+ permet l’entrée du glucose même si le glucose tend à aller à contre-gradient.

Points essentiels

  • Le transport actif fait déplacer des molécules chargées ou non chargées dans le sens opposé au gradient de concentration en consommant de l’énergie ou via un ion moteur.
  • Le transport actif primaire utilise l’ATP pour produire un gradient ionique, comme un gradient de Na+.
  • Le transport actif secondaire repose sur un couplage : le Na+ entre de force et entraîne l’entrée du glucose malgré un gradient défavorable.
  • Une diminution de l’apport en Na+ réduit l’absorption intestinale du glucose en perturbant le fonctionnement des cellules.
  • Un régime sans sel s’accompagne d’une entrée de glucose moins efficace car le gradient de Na+ n’est pas suffisamment créé.
  • memoryHook(

Astuce mémo

ATP→gradient; Na+→glucose : ATP fabrique le “push”, Na+ entraîne le glucose contre le gradient.

4. Protéines, enzymes et mutations

Notions clés & Définitions

  • ADN : L’acide désoxyribonucléique est la molécule porteuse de l’information génétique, chargée négativement.
  • Chromatine : La chromatine correspond à l’ADN faiblement enroulé, où l’information génétique réside dans la séquence de nucléotides.
  • Protéine mature : La protéine mature est une protéine dont la forme 3D finale rend sa fonction possible après synthèse à partir de l’ARNm.
  • Enzyme : Une enzyme est une protéine qui agit grâce à une structure 3D spécifique, permettant l’interaction avec un substrat et la production d’un résultat réactionnel.

Points essentiels

  • Les molécules hydrophobes ou amphiphiles peuvent traverser les membranes et atteindre l’ADN, comme certains hydrocarbures aromatiques (benzène) ou solvants pétroliers.
  • Les molécules basiques chargées positivement peuvent se fixer sur l’ADN et altérer son fonctionnement en particulier en gênant l’expression des gènes ou la réplication de l’ADN.
  • Les enzymes ont une activité adaptée à un pH et une température précis, et certains ions sont nécessaires à des concentrations spécifiques.
  • Le pictogramme CMR regroupe les produits classés cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques, avec des effets sur la santé ne relevant pas uniquement d’une logique dose pour la plupart des cas.
  • Un facteur physique mutagène comme les UV et des substances chimiques CMR peuvent provoquer des mutations de l’ADN.
  • Une cellule doit cumuler environ 6 mutations pour devenir cancéreuse, généralement sur un processus de 30 à 40 ans.

Astuce mémo

CMR = Cancer Mutagène Reprotoxique ; Enzyme = pH + T + ions bien réglés.

5. Renouvellement cellulaire et cancer

Notions clés & Définitions

  • Apoptose : Mort cellulaire programmée qui élimine une cellule au lieu de la laisser se multiplier.
  • Angiogenèse : Processus par lequel des vaisseaux sanguins se forment, favorisant le développement des cellules.
  • Mutation (cumulée) : Modification de l’ADN qui s’accumule dans une cellule et peut contribuer à un basculement vers le cancer.
  • Dérèglement de l’adhésion cellulaire : Changement des interactions entre cellules qui peut faciliter leur propagation vers d’autres parties du corps.

Points essentiels

  • Le cancer correspond à un déséquilibre entre une multiplication cellulaire accrue et/ou une apoptose diminuée.
  • Certaines cellules cancéreuses développent une capacité à induire l’angiogenèse, ce qui accélère leur croissance.
  • Le cancer s’accompagne aussi d’une modification de l’adhésion cellulaire, favorisant la propagation (de bénin vers malin dans l’idée du cours).
  • Pour qu’une cellule devienne cancéreuse, elle subirait environ 6 mutations cumulées dans la même cellule.
  • La transformation vers un cancer nécessiterait généralement un processus de 30 à 40 ans.
  • La vision présentée du cancer reste une simplification, comme indiqué dans la source.

Astuce mémo

Pense “Cancer = + division − apoptose + vaisseaux (angiogenèse) + perte d’adhésion”.

6. Tissus épithéliaux et conjonctifs

Notions clés & Définitions

  • Épiderme pluristratifié : L’épiderme est la couche externe de la peau, formée de plusieurs strates de cellules épithéliales.
  • Derme : Le derme est la couche interne de la peau constituée de tissu conjonctif avec des cellules dispersées.
  • Tissu conjonctif lâche : Le tissu conjonctif lâche contient beaucoup de substance fondamentale avec des cellules et des fibres en quantités équilibrées.
  • Tissu conjonctif dense : Le tissu conjonctif dense présente peu de substance fondamentale et peu de cellules, avec beaucoup de fibres.
  • Tissu adipeux : Le tissu adipeux renferme de nombreuses cellules pleines de réserves lipidiques, jouant aussi un rôle d’isolant et d’amortisseur.

Points essentiels

  • Les papilles correspondent à l’imbrication épiderme–derme et renforcent la solidité tout en portant une sensibilité localisée dans les zones moins épaisses.
  • Le tissu conjonctif lâche se retrouve notamment dans le derme et les muqueuses, alors que le tissu conjonctif dense se retrouve par exemple dans les ligaments et les tendons pour résister à l’étirement.
  • Dans la peau, le derme contient aussi des nerfs, des vaisseaux sanguins, des glandes et des cellules immunitaires comme des macrophages.
  • Sous l’action des UV solaires, la peau synthétise la vitamine D qui participe au métabolisme du calcium.
  • Chaque minute, 30 000 à 40 000 cellules mortes de la couche cornée se détachent, soit jusqu’à environ 4 kg de peau éliminée par an.

Astuce mémo

Lâche = substance fondamentale abondante (derme/muqueuses) ; Dense = fibres majoritaires (ligaments/tendons) ; Adipeux = réserves + isolant + antichoc.

7. Biomatériaux et sutures

Notions clés & Définitions

  • Biomatériaux vivants : Les biomatériaux vivants sont des matériaux conçus pour intégrer des cellules afin de reconstruire ou régénérer un tissu au contact de l’organisme.
  • Échafaudages en polymères synthétiques : Les échafaudages en polymères synthétiques sont des structures servant de support aux cellules pour améliorer la qualité et la colonisation des tissus implantables.
  • Colle biologique Tissucol : La colle biologique Tissucol est une colle à base de protéines humaines qui forme une matrice de fibrine pour favoriser la cicatrisation.
  • Allergie aux métaux d’ostéosynthèse : L’allergie aux métaux d’ostéosynthèse est une réaction liée à des ions métalliques libérés par corrosion qui peuvent devenir allergènes une fois associés à des protéines.
  • Plaques à vis bloquées en titane : Les plaques à vis bloquées en titane sont des dispositifs d’ostéosynthèse utilisant des alliages de titane pour stabiliser une fracture pendant le remodelage osseux.

Points essentiels

  • Une première greffe nasale imprimée en 3D a été réalisée au CHU Toulouse (novembre 2022) avec vascularisation sur l’avant-bras puis prélèvement du greffon après 2 mois pour transplantation.
  • La bioingénierie cutanée démarre dans les années 70 aux États-Unis et la fabrication de tissus pour grands brûlés est utilisée depuis les années 1980.
  • Dans les années 90, l’amélioration des tissus repose sur des polymères synthétiques servant d’échafaudages permettant la conception de matériaux 3D implantables colonisés par des cellules.
  • La colle Tissucol contient notamment fibrinogène, thrombine et facteur XIII humains, ainsi que fibronectine et aprotinine, avec un rôle antifibrinolytique de l’aprotinine (58 acides aminés).
  • Le risque de cancer par ostéosynthèse ou prothèse est présenté comme non signalé à ce jour, malgré un risque théorique lié au relargage de particules si surfaces mobiles.
  • Les allergies cutanées aux métaux (chrome, cobalt, nickel) concernent 10-15% de la population, et la corrosion libère des ions qui s’associent à des protéines pour former des complexes devenant allergènes.

8. Os, sang et coagulation

Notions clés & Définitions

  • Remodelage osseux : Le remodelage osseux correspond à l’adaptation de l’os aux contraintes mécaniques, avec formation de nouvelles structures internes.
  • Sang : Le sang est un tissu conjonctif liquide spécialisé qui transporte, régule et protège l’organisme tout en contenant globules rouges, globules blancs et plaquettes.
  • Coagulation sanguine : La coagulation sanguine est un enchaînement réactif aboutissant à la formation de fibrine insoluble qui stabilise le caillot au niveau de la lésion.
  • Allergies cutanées aux métaux : Les allergies cutanées aux métaux (chrome, cobalt, nickel) peuvent apparaître après corrosion libérant des ions qui s’associent à des protéines pour activer le système immunitaire.

Points essentiels

  • Le sang a un pH maintenu entre 7.35 et 7.45 et représente environ 8% de la masse corporelle.
  • Le volume sanguin est d’environ 5–6 L chez l’homme et 4–5 L chez la femme.
  • La coagulation repose sur des cascades aboutissant à une fibrine insoluble qui coagule autour de la lésion.
  • La Tissucol contient notamment fibrinogène, thrombine et facteur XIII, ainsi que fibronectine pour l’adhésion et un inhibiteur de la fibrinolyse (aprotinine).
  • La population allergique aux métaux (chrome, cobalt, nickel) est estimée à 10–15%, et les ions libérés peuvent devenir allergènes en se liant à des protéines.
  • Certains stents libèrent des médicaments, comme l’héparine, visant à éviter la coagulation du sang au site traité.

Astuce mémo

Fibrine = “colle” du corps : elle se forme et verrouille le caillot autour de la lésion.

9. Muscles et réparation tissulaire

Notions clés & Définitions

  • Myocyte : Cellule musculaire contractile, excitables et spécialisée dans la formation des fibres musculaires grâce à ses myofibrilles.
  • Sarcomère : Unité fonctionnelle de la myofibrille qui se raccourcit pendant la contraction quand actine et myosine coulissent.
  • Régénération musculaire : Processus de réparation des fibres musculaires quand l’écart entre parties intactes reste limité, avec nettoyage puis reconstruction.
  • Fibres musculaires satellites : Cellules spécialisées capables de participer à la régénération, présentes pour le muscle squelettique mais absentes dans le muscle cardiaque selon le cours.
  • Réparation par biomatériaux : Approche de réparation de tissus ou d’organes fondée sur l’usage de matériaux conçus pour soutenir ou remplacer la structure endommagée.

Points essentiels

  • La contraction de la myofibrille repose sur le coulissement des filaments d’actine et de myosine, et chaque sarcomère se raccourcit pendant la contraction.
  • La contraction nécessite de l’énergie sous forme d’ATP, car le stock intracellulaire d’ATP est faible et l’ATP provient surtout de la respiration.
  • La régénération musculaire s’effectue avec une phase de nettoyage par macrophages puis une reconstitution de la fibre grâce à une fusion de cellules, avec une durée d’environ 4 semaines.
  • La cicatrisation du muscle s’accompagne d’une immobilisation et s’observe sur une guérison d’environ 40 jours, avec multiplication cellulaire nécessaire.
  • Le muscle cardiaque ne se régénère pas car il ne possède pas de cellules satellites selon la description du cours.
  • Les réparations de tissus ou d’organes reposent sur plusieurs stratégies possibles : biomatériaux, thérapie cellulaire, transplantation, combinaisons biomatériaux et cellules, ou implants construits à partir de cellules, tissus ou organes.

10. Vaisseaux et valves cardiaques

Notions clés & Définitions

  • Nœud sinusal : Le nœud sinusal est la structure du cœur qui lance l’automatisme cardiaque.
  • Faisceau de Hiss et réseau de Purkinje : Le faisceau de Hiss et le réseau de Purkinje assurent une conduction rapide du message cardiaque et sa répartition dans le cœur.
  • Valves cardiaques : Les valves cardiaques servent de mécanismes anti-reflux pour maintenir une circulation du sang dans un seul sens.
  • Muscles cardiaques : Les muscles cardiaques sont des cellules striées, à un noyau, très interconnectées et sans cellules satellites, donc peu régénérables.
  • Muscles lisses vasculaires : Les muscles lisses des vaisseaux contrôlent l’ouverture et la fermeture des parois, ce qui modifie le calibre et donc la pression.

Points essentiels

  • Le message cardiaque entraîne d’abord la contraction des oreillettes, puis après conduction vers les ventricules, la contraction ventriculaire.
  • En cas de valve non étanche, un souffle cardiaque apparaît et cela représente un danger.
  • Les artérioles ont des muscles lisses : la vasoconstriction diminue le sang vers le muscle, tandis que le relâchement provoque une vasodilatation avec afflux sanguin.
  • Le contrôle des artérioles inclut un apport neurohormonal (par exemple adrénaline avec vasodilatation des artères cardiaques et vasoconstriction périphérique) et un contrôle auto lié au manque d’O2.
  • Les artères, plus élastiques et contractiles avec une média développée, sortent le sang du cœur, alors que les veines sont moins développées et utilisent surtout leurs valves pour l’anti-retour.

Astuce mémo

Oreillettes d’abord, ventricules ensuite : la conduction (Hiss–Purkinje) fait le relais.

11. Système nerveux et synapses

Notions clés & Définitions

  • Système nerveux central : Le système nerveux central regroupe encéphale et moelle épinière et assure la protection osseuse du tissu nerveux.
  • Système nerveux périphérique : Le système nerveux périphérique diffuse dans tout le corps et connecte le système central via les nerfs.
  • Système nerveux somatique : Le système nerveux somatique commande le corps par l’appareil locomoteur.
  • Système nerveux autonome : Le système nerveux autonome pilote les organes internes.
  • Synapse : La synapse est une connexion entre deux neurones qui convertit un message électrique en message chimique via un neurotransmetteur.

Points essentiels

  • Le potentiel d’action est un phénomène bioélectrique dû à des passages ioniques via des protéines membranaires, avec dépolarisation transitoire et loi du tout ou rien au-dessus du seuil.
  • La propagation du potentiel d’action dans les fibres myélinisées est saltatoire et plus rapide (15 à 130 m/s), tandis que sans myéline la vitesse est d’environ 1 m/s.
  • Le neurotransmetteur libéré à la synapse se fixe sur un récepteur spécifique puis déclenche un nouveau potentiel d’action sur le neurone suivant.
  • Les drogues peuvent bloquer les récepteurs, activer des récepteurs ou moduler la synapse, ce qui peut produire absence de message ou messages inattendus comme des hallucinations.
  • Le cortex cérébral se situe à la surface du cerveau, avec plusieurs couches de neurones sur 3 à 5 mm d’épaisseur, et contient des aires motrices, sensitives et d’association.

Astuce mémo

Myéline = “15 à 130 m/s” et “saltatoire”, sans myéline = “1 m/s” (chute de vitesse).

12. Immunité, allergies et greffes

Notions clés & Définitions

  • Immunité innée : L’immunité innée est une réponse rapide, immédiate et non spécifique, déclenchée dès qu’un dérèglement survient comme une infection, des cellules cassées ou des molécules étrangères.
  • Immunité adaptative : L’immunité adaptative, aussi dite acquise et spécifique, repose sur l’activation de lymphocytes après présentation d’antigènes et conduit à une réponse plus efficace lors d’une nouvelle rencontre.
  • Cellules présentatrices d’antigènes : Les cellules présentatrices d’antigènes sont des cellules qui, après phagocytose, présentent des fragments antigéniques via le CMHII pour activer des lymphocytes.
  • Sélection clonale : La sélection clonale est le processus où un lymphocyte reconnaissant un antigène précis s’active, puis prolifère avant de se différencier en cellules effectrices ou mémoire.
  • Allergie IgE : Une allergie IgE correspond à un scénario en deux étapes où des IgE se fixent aux mastocytes puis, lors d’un second contact, déclenchent une libération massive de médiateurs comme l’histamine.

Points essentiels

  • L’inflammation de l’immunité innée est associée à 4 signes cliniques et se termine par la phagocytose, tout en stimulant la réponse adaptative.
  • L’activation des lymphocytes nécessite une double reconnaissance impliquant LT CD4 et LB, et aboutit à des plasmocytes qui produisent des anticorps spécifiques de l’antigène.
  • Lors d’une infection virale, les cellules dendritiques activées migrent jusqu’au ganglion drainant puis activent des LT CD8 naïfs avant qu’ils atteignent le tissu infecté par la circulation sanguine.
  • La réponse primaire produit des anticorps en 1 à 3 semaines et reste faible, alors que la réponse secondaire produit des anticorps rapidement et à une quantité environ 100 à 1000 fois supérieure.
  • Pour limiter le rejet de greffe, le principe vise un “zero mismatch” des marqueurs du CMH, avec identification d’identité allélique HLA-A, HLA-B, HLA-DRB1 et DQB1 (parfois C et DP).
  • L’œdème de Quincke et le choc anaphylactique sont des réactions allergiques aiguës potentiellement mortelles, respectivement liées à l’obstruction des voies respiratoires et à un effondrement de la tension artérielle avec perte de connaissance.

Astuce mémo

Inné = “vite et non spécifique”, Adaptatif = “spécifique et mémoire”, Greffe = “CMH identique”, Allergie = “IgE au 1er contact puis histamine au 2e”.

Repères chronologiques

DateÉvénement
02/03/2026Date du module/du cours (« 02/03/2026 » apparaît dans le contenu source)
novembre 2022Première greffe nasale pour le CHU Toulouse (imprimée en 3D, greffon prélevé après 2 mois)
1935Date d’apparition du collage comme technique de suture (« le collage est une technique plus récente → 1935 »)
1970Date d’utilisation des principaux fils de synthèse (Synthofil) (« 1970 »)

Tableaux de synthèse

Tissus fondamentaux : fonctions principales

Type de tissuFonctions
ÉpithélialProtection des surfaces externes ou internes ; sécrétion ; absorption
ConjonctifSoutien/maintien/mise en contact ; transport ; immunité ; stockages
MusculaireMouvement par contraction / relâchement
NerveuxCirculation, traitement et envoi des informations nerveuses ; mémoire, perception, commande des fonctions

Immunité innée vs adaptative

TypeCaractéristiques
InnéeRapide/immédiate ; non spécifique ; déclenchée lors de tout dérèglement ; se termine par phagocytose et stimule l’adaptative
AdaptativeSpécifique (acquise) ; repose sur activation de lymphocytes après présentation d’antigènes ; réponses primaire puis secondaire avec mémoire

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre les 4 tissus fondamentaux : croire que le tissu conjonctif sert surtout à « protéger » alors que la protection/absorption/sécrétion est surtout du tissu épithélial.
  2. Croire que l’ATP sert juste à la « contraction » : dans le cours, l’ATP intervient aussi pour les transports actifs et comme énergie des activités cellulaires.
  3. Mélanger transport actif primaire et secondaire : le primaire consomme directement l’ATP pour un ion, le secondaire utilise un ion moteur pour faire entrer une autre molécule contre son gradient.
  4. Penser que toutes les molécules hydrophobes passent passivement « sans risque » : le cours insiste que certaines (ex benzène/solvants/alcools) peuvent atteindre l’ADN et être cancérigènes.
  5. Penser que le cancer dépend uniquement du « nombre de mutations » : le cours souligne le déséquilibre + multiplication et/ou − apoptose (avec angiogenèse et modification de l’adhésion).
  6. Confondre immunité innée et adaptative : l’innée est non spécifique et se termine par phagocytose, l’adaptative est spécifique et donne une réponse primaire puis secondaire plus forte.
  7. Croire que « zero mismatch » suffit sans parler du CMH/HLA : le rejet dépend de l’absence de différences de marqueurs du CMH (HLA-A, HLA-B, HLA-DRB1, DQB1, parfois C et DP).

Checklist Examen

  1. Définir cellule, tissu, organe, système/appareil, organisme et citer les 4 types de tissus fondamentaux avec leurs fonctions principales.
  2. Décrire les eucaryotes : taille typique (~20 μm), compartimentation (membranes semi-perméables), rôle du noyau (double membrane, pores, transcription) et de la mitochondrie (ATP par respiration).
  3. Expliquer les échanges membranaires : perméabilité sélective et perméabilité aux molécules non chargées/selon les gradients, puis la logique des transports actifs contre gradient.
  4. Distinguer transport actif primaire (ATP → gradient ionique) et transport actif secondaire (ion moteur Na+ → couplage avec entrée glucose) et relier au régime sans sel (absorption du glucose diminuée).
  5. Relier ADN/ADN chromatinien aux effets des molécules : passage des hydrophobes/amphiphiles jusqu’à l’ADN et fixation des molécules basiques chargées positives ; préciser CMR (cancérogène, mutagène, reprotoxique) et l’idée « effets pas liés à la dose » (hors exceptions du cours).
  6. Décrire la cascade cancer du cours : environ 6 mutations cumulées (processus ~30-40 ans), déséquilibre ++ multiplication/− apoptose, et rôle angiogenèse + modification de l’adhésion cellulaire.
  7. Comparer tissus épithéliaux et conjonctifs via jonctions/adhésion et matrice ; citer exemples : épiderme/derme/papilles, conjonctif lâche/dense/adipeux et fonctions associées (soutien, anti-choc, résistance à l’étirement).
  8. Décrire le principe des biomatériaux et sutures : greffes (biomatériaux vivants/échafaudages), colle Tissucol (fibrinogène/thrombine/facteur XIII + aprotinine), et allergie aux métaux via corrosion (complexes ion métallique–protéine).
  9. Expliquer os-sang-coagulation : remodelage osseux, caractéristiques du sang (pH 7.35-7.45, ~8% masse, volumes), rôle de la fibrine dans la coagulation, et allergie métaux (chrome/cobalt/nickel).
  10. Décrire contraction et régénération musculaire : sarcomère (actine/myosine coulissent), ATP via respiration, phases macrophages/phase ~4 semaines pour reconstituer la fibre, durée cicatrisation ~40 jours et absence de cellules satellites en muscle cardiaque.
  11. Expliquer conduction cardiaque et valves : nœud sinusal puis Hiss–Purkinje, contraction oreillettes puis ventricules, rôle anti-reflux des valves et danger si non étanche (souffle).
  12. Décrire synapse et système nerveux : potentiel d’action (tout ou rien, seuil), conduction myélinisée saltatoire (15 à 130 m/s) vs sans myéline (~1 m/s), synapse (NT→récepteur→nouveau PA), puis immunité (innée→phagocytose/CPA→adaptative), allergies IgE (sensibilisation puis déclenchement histamine) et greffes (CMH/HLA…

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