QCM : Principes fondamentaux de l'agitation industrielle — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans une dispersion grossière de liquides non miscibles, où la dispersion des gouttes se produit-elle généralement ?

Exclusivement au fond de la cuve
Dans la zone libre au-dessus du liquide
Uniquement au centre de la cuve
Près de la périphérie de l’agitateur

Près de la périphérie de l’agitateur

Explication

Pour des gouttes relativement grosses, la dispersion se fait généralement près de la périphérie de l’agitateur grâce au cisaillement élevé. C’est aussi dans ces zones que la re-coalescence peut devenir importante.

2. Quels paramètres font partie du problème de transfert thermique dans une cuve agitée ?

Uniquement le diamètre du mobile et le nombre de pales
La taille des gouttes, la tension interfaciale et la vitesse de sédimentation
La géométrie des surfaces d’échange, la conductivité thermique du fluide et sa capacité calorifique
Le nombre de Reynolds, le nombre de Froude et la présence de chicanes

La géométrie des surfaces d’échange, la conductivité thermique du fluide et sa capacité calorifique

Explication

Le transfert thermique dépend ici des géométries d’échange ainsi que des propriétés thermiques du fluide, en particulier la conductivité thermique et la capacité calorifique. Les autres choix concernent d’autres domaines de l’agitation.

3. Dans une cuve chicanée sans vortex, comment le nombre de puissance se comporte-t-il vis-à-vis des nombres adimensionnels ?

Il dépend seulement de Reynolds, sans dépendance à Froude
Il dépend seulement de Froude, sans dépendance à Reynolds
Il dépend uniquement de la viscosité du fluide
Il dépend de la vitesse de rotation sans forme adimensionnelle

Il dépend seulement de Reynolds, sans dépendance à Froude

Explication

En absence de vortex, la présence de chicanes supprime l’influence de la gravité dans la corrélation, donc le nombre de puissance ne dépend que de Reynolds. La dépendance à Froude réapparaît lorsque le vortex intervient.

4. Dans les corrélations de puissance, quelle forme est attendue en présence possible de vortex ?

NP = f(Re, Fr)
NP = f(Re) uniquement
NP = f(μ, ρ) uniquement
NP = constante quelle que soit la géométrie

NP = f(Re, Fr)

Explication

Quand le vortex peut intervenir, la corrélation de puissance dépend à la fois de Reynolds et de Froude. En cuve chicanée, l’influence de Fr disparaît et la dépendance se réduit à Re.

5. Dans un mélange de fluides miscibles, que représente l’échelle du micromélange λ ?

La taille moyenne des gouttes dispersées
La finesse des mélanges locaux à atteindre
La vitesse de sédimentation des particules
La hauteur totale de liquide dans la cuve

La finesse des mélanges locaux à atteindre

Explication

Le micromélange λ caractérise la finesse des mélanges locaux recherchés, surtout lorsque la contrainte de temps est forte. Il ne décrit ni une hauteur de cuve ni des gouttes dispersées.

6. Pour une simple remise en mouvement au fond ou une attaque de dissolution, quel type d’action est privilégié ?

Une circulation d’ensemble très faible
Un cisaillement maximal dans toute la cuve
Une turbulence locale près du fond
Une absence de mouvement tangentiel

Une turbulence locale près du fond

Explication

Pour une mise en mouvement locale au fond, on privilégie une turbulence concentrée près de cette zone. Un mobile en pompage bas est typiquement utilisé pour augmenter le transfert de matière sur les particules.

7. Que compare le nombre de Reynolds d’agitation ?

Les forces d’inertie aux effets visqueux
La circulation axiale à la circulation tangentielle
Les forces d’inertie à la force de gravité
La puissance fournie à la puissance dissipée par la chaleur

Les forces d’inertie aux effets visqueux

Explication

Le nombre de Reynolds compare l’inertie à la viscosité, ce qui permet de distinguer un régime laminaire d’un régime turbulent. Le nombre de Froude, lui, compare l’inertie à la gravité.

8. Quel énoncé décrit correctement le nombre de puissance ?

Il relie la puissance fournie à ρN^3D^5
Il mesure la vitesse de sédimentation des particules
Il caractérise la formation d’un vortex en fonction du temps
Il compare l’inertie à la gravité

Il relie la puissance fournie à ρN^3D^5

Explication

Le nombre de puissance s’écrit P/(ρN^3D^5) et relie donc la puissance consommée à une échelle inertielle de référence. Les autres propositions décrivent d’autres grandeurs adimensionnelles ou phénomènes.

9. Quelle différence distingue une mise en suspension totale d’une mise en suspension partielle ?

Aucune particule ne subsiste sur le fond dans le cas total
La suspension partielle exige une puissance plus élevée
La suspension totale ne concerne que les fluides miscibles
La suspension partielle correspond à une émulsion très fine

Aucune particule ne subsiste sur le fond dans le cas total

Explication

En mise en suspension totale, aucune particule ne reste sur le fond, ce qui impose une circulation d’ensemble suffisante. La mise en suspension partielle consiste seulement à soulever les particules sur une hauteur donnée.

10. Quel est le rôle principal des stabilisants dans une émulsion stable ?

Favoriser la séparation rapide des phases
Freiner la re-coalescence des gouttes
Supprimer tout cisaillement local
Augmenter la taille des gouttes

Freiner la re-coalescence des gouttes

Explication

Les stabilisants servent à inhiber la re-coalescence des gouttes et à maintenir l’émulsion dans le temps. Ils permettent d’obtenir des gouttes très fines sans retour rapide à de plus grosses entités.

11. Dans une cuve non chicanée, quand un vortex apparaît-il plus facilement ?

Lorsque la viscosité domine complètement
Lorsque la puissance adimensionnelle devient constante
Lorsque le nombre de Reynolds est très faible
Lorsque le nombre de Froude est grand

Lorsque le nombre de Froude est grand

Explication

Un vortex est favorisé quand l’inertie l’emporte sur la gravité, donc pour un nombre de Froude élevé, surtout en absence de chicanes. Un Reynolds faible traduit plutôt un régime visqueux laminaire.

12. Quel mode de circulation correspond au fait que le mobile envoie le liquide vers le bas et aspire le haut ?

Le pompage haut
La circulation tangentielle
Le pompage bas
L’autoaspiration du ciel gazeux

Le pompage bas

Explication

Le pompage bas consiste à refouler le liquide vers le bas tout en aspirant le haut. Ce mode peut même favoriser l’entrainement du gaz dans la cuve à forte vitesse de rotation.

13. Quel type de mobile n’a pas d’effet de pompage et reste essentiellement cisaillant ?

Une turbine à pales inclinées
Une ancre d’agitation lente
La turbine Rushton à pales droites
Une hélice à pas à droite

La turbine Rushton à pales droites

Explication

Les turbines Rushton à pales droites n’engendrent pas de pompage notable ; elles sont donc surtout cisaillantes. Les mobiles inclinés ou les hélices, au contraire, produisent un effet de circulation.

14. Quelle est la démarche correcte pour choisir un mobile d’agitation ?

Choisir d’abord le fabricant, puis ajuster les objectifs en fonction du matériel
Commencer par la forme de la cuve, puis déduire les besoins de mélange
Sélectionner directement la vitesse de rotation avant toute autre décision
Définir d’abord les objectifs et les besoins, puis choisir le type général de mobile

Définir d’abord les objectifs et les besoins, puis choisir le type général de mobile

Explication

La démarche part des effets recherchés et des besoins à satisfaire, avant de choisir le type général de mobile. Le choix final est ensuite affiné par les dimensions relatives et la vitesse d’agitation.

15. Quel comportement de NP est associé à un régime turbulent pleinement établi sans vortex ?

NP dépend surtout de la gravité
NP augmente fortement avec la viscosité
NP devient pratiquement indépendant de Re
NP varie comme 1/Re

NP devient pratiquement indépendant de Re

Explication

En régime turbulent pleinement établi, la puissance adimensionnelle devient presque constante et dépend peu de Reynolds. À l’inverse, en laminaire, on observe typiquement NP ≈ 1/Re.

16. Quel est l’objectif principal d’une ancre d’agitation utilisée pour le transfert thermique ?

Mobiliser des produits visqueux à faible vitesse, notamment en double enveloppe
Produire une turbulence locale au fond pour remettre les solides en mouvement
Créer un jet radial intense pour casser les gouttes
Éviter toute circulation pour limiter la dissipation de puissance

Mobiliser des produits visqueux à faible vitesse, notamment en double enveloppe

Explication

L’ancre est un mobile tangentielle utilisé à vitesse lente, particulièrement adapté aux produits visqueux et aux opérations de transfert thermique en double enveloppe. Les autres propositions correspondent à d’autres types de mobiles ou d’autres objectifs d’agitation.

17. Pourquoi cherche-t-on souvent une turbulence locale plutôt qu’une puissance uniforme dans toute la cuve lors d’un mélange rapide de réactifs ?

Parce qu’une puissance uniforme supprimerait toute diffusion moléculaire
Parce qu’un mélange rapide ne nécessite jamais de forte agitation
Parce qu’une turbulence locale diminue toujours la sélectivité
Parce qu’une réduction de λ demande une puissance qui augmente très vite

Parce qu’une réduction de λ demande une puissance qui augmente très vite

Explication

Quand on veut réduire fortement l’échelle du micromélange, la puissance à injecter augmente rapidement. On concentre donc l’action dans une zone turbulente locale plutôt que de chercher une puissance élevée partout.

18. Sur quel critère la classification des problèmes d’agitation repose-t-elle d’abord ?

Sur la couleur du fluide et la taille du moteur
Sur la seule vitesse périphérique du mobile
Sur la présence ou non d’un échangeur thermique
Sur les phases présentes dans la cuve agitée

Sur les phases présentes dans la cuve agitée

Explication

La classification se fait d’abord selon les phases en présence dans la cuve, car cela oriente le type de mobile à envisager. La vitesse ou le matériel interviennent ensuite dans le dimensionnement.

19. Quel facteur géométrique influence le plus la consommation de puissance et la forme des courbes de nombre de puissance dans une cuve agitée ?

La température ambiante autour de l’installation
La couleur du fluide dans la cuve
La proximité relative des parois de la cuve par rapport au mobile
La nature chimique des impuretés dissoutes

La proximité relative des parois de la cuve par rapport au mobile

Explication

La proximité des parois par rapport au mobile est le facteur géométrique principal qui modifie la prise de puissance et les corrélations de puissance. Les autres propositions ne relèvent pas de l’influence géométrique du système d’agitation.

20. Que désigne la similitude géométrique dans l’analyse dimensionnelle ?

Une égalité des viscosités entre tous les fluides considérés
Une égalité stricte des puissances consommées par deux agitateurs
Une réduction de l’échelle du micromélange dans une cuve
Des rapports de longueurs sans dimension qui conservent les proportions du système

Des rapports de longueurs sans dimension qui conservent les proportions du système

Explication

La similitude géométrique repose sur des rapports de longueurs adimensionnels, comme D/T ou H/L, qui préservent les proportions. Elle ne impose ni l’égalité des puissances ni celle des viscosités.

21. Quel résultat fondamental donne l’application du théorème de Buckingham aux variables D, ρ, μ, N et g ?

Aucun nombre adimensionnel si la cuve est chicanée
Trois nombres adimensionnels dépendant des phases présentes
Un seul nombre adimensionnel lié uniquement à la géométrie
Deux nombres adimensionnels caractéristiques de la dynamique

Deux nombres adimensionnels caractéristiques de la dynamique

Explication

Avec ces variables, le théorème de Buckingham conduit à deux groupes adimensionnels caractéristiques de la dynamique, ici associés à Reynolds et Froude. Le chicanage modifie l’analyse du vortex, mais ne supprime pas le regroupement dimensionnel.

22. Quelle analogie est utilisée pour relier la traînée d’un obstacle au nombre de puissance ?

La puissance due à la traînée conduit à une grandeur de type Cx comparable à NP
La traînée n’a aucun lien avec la puissance de l’agitateur
La traînée devient nulle dès que Re dépasse 10
La traînée dépend uniquement du nombre de Froude

La puissance due à la traînée conduit à une grandeur de type Cx comparable à NP

Explication

L’analogie obstacle-pale montre que la puissance issue de la traînée se met sous une forme adimensionnelle du même type que le nombre de puissance. C’est pourquoi on peut associer Cx et NP dans cette approche.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 22 flashcards sur Principes fondamentaux de l'agitation industrielle.

Agitation — définition ?

Opération pour accélérer transferts dans un fluide.

Objectifs — rôle ?

Définir effets recherchés pour dimensionner l’agitateur.

Choix du mobile — étape clé ?

Sélection basé sur objectifs, dimensions, vitesse.

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