QCM : Psychologie clinique et psychanalyse — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel énoncé décrit le mieux l’origine du soin dans le vivant ?

Le soin résulte d’une théorie médicale élaborée par les premières civilisations.
Le soin appartient aux pratiques symboliques propres aux sociétés humaines.
Le soin naît avec le langage humain et les institutions sociales.
Le soin apparaît chez certains animaux avant sa transformation par la culture humaine.

Le soin apparaît chez certains animaux avant sa transformation par la culture humaine.

Explication

Le soin existe déjà chez certains animaux avant d’être repris et transformé par les cultures humaines. L’idée qu’il serait propre à l’homme confond le soin animal avec ses formes culturelles et théorisées.

2. Quelle conséquence la néothénie humaine a-t-elle sur le nourrisson ?

Elle réduit son besoin d’aide en favorisant des comportements autonomes.
Elle lui permet de se déplacer rapidement grâce à une maturation précoce.
Elle le rend physiquement impuissant et fortement dépendant des soins.
Elle explique que les soins humains reposent principalement sur l’apprentissage verbal.

Elle le rend physiquement impuissant et fortement dépendant des soins.

Explication

La néothénie désigne la prématuration de la naissance humaine, qui laisse le nourrisson très vulnérable et dépendant. Elle ne décrit donc pas une autonomie précoce ni l’origine langagière des soins.

3. Qu’est-ce qui caractérise principalement la transformation humaine du soin ?

Il reste un comportement instinctuel réglé par des mécanismes biologiques.
Il se limite à une relation individuelle entre un soignant et un malade.
Il devient une pratique culturelle, langagière, sociale et théorisée.
Il dépend d’une observation médicale préalable des signes corporels.

Il devient une pratique culturelle, langagière, sociale et théorisée.

Explication

Chez l’humain, le soin dépasse l’instinct et s’inscrit dans le langage, les relations sociales, la culture et la théorie. Le réduire à un comportement biologique ignore précisément cette transformation humaine.

4. Comment peut-on définir la science dans sa fonction générale ?

Comme une expérience personnelle destinée à exprimer la singularité vécue.
Comme une interprétation clinique centrée sur l’histoire d’un sujet.
Comme une intuition théorique visant à dépasser toute vérification empirique.
Comme une pratique sociale produisant des connaissances vérifiées et vérifiables.

Comme une pratique sociale produisant des connaissances vérifiées et vérifiables.

Explication

La science est une pratique sociale qui construit des connaissances soumises à la vérification et susceptibles d’être vérifiées à nouveau, afin de décrire, expliquer et prévoir. La psychologie clinique, elle, accorde une place particulière à la singularité du sujet.

5. Quel effet la généralisation scientifique peut-elle avoir sur la subjectivité ?

Elle transforme les phénomènes complexes en réalités moins calculables et moins reproductibles.
Elle restitue l’expérience singulière en la rendant pleinement comparable.
Elle remplace les modèles généraux par des récits personnels difficilement vérifiables.
Elle produit un savoir commun en laissant de côté une part de l’expérience singulière.

Elle produit un savoir commun en laissant de côté une part de l’expérience singulière.

Explication

La science réduit la complexité en privilégiant ce qui est reproductible, calculable, manipulable et vérifiable, ce qui peut exclure une part de la subjectivité. La subjectivité renvoie précisément à l’expérience singulière, qui ne se confond pas avec un savoir général.

6. Que signifie l’origine grecque du terme « clinique » et quelle pratique désigne-t-il ?

Il renvoie au corps et désigne la mesure instrumentale des fonctions biologiques.
Il renvoie au lit et désigne l’observation rapprochée du patient au cas par cas.
Il renvoie au discours et désigne l’interprétation théorique des symptômes.
Il renvoie au signe et désigne le classement statistique des maladies générales.

Il renvoie au lit et désigne l’observation rapprochée du patient au cas par cas.

Explication

Le terme clinique vient de kliné, qui signifie « lit », et renvoie à l’observation du patient au plus près de ce qui lui arrive. Une approche clinique se distingue ainsi d’une démarche réduite au classement statistique général.

7. Quelle est la fonction propre de la sémiologie médicale ?

Repérer et étudier les signes qui constituent une maladie, indépendamment de la personnalité observée.
Classer statistiquement les patients selon la fréquence de leurs troubles corporels.
Observer le malade au chevet afin de décrire l’ensemble de son expérience subjective.
Interpréter l’histoire singulière du patient pour donner un sens psychique à chaque symptôme.

Repérer et étudier les signes qui constituent une maladie, indépendamment de la personnalité observée.

Explication

La sémiologie étudie et repère les signes qui constituent une maladie sans dépendre de la personnalité du patient observé. Leur interprétation relève d’une étape distincte, nécessaire pour comprendre la maladie mais différente du repérage sémiologique.

8. Quelle démarche correspond à la définition du diagnostic en psychopathologie ?

Déterminer les causes sociétales d’un trouble psychique
Évaluer globalement le fonctionnement psychique et l’origine de la souffrance
Prévoir l’évolution probable d’une maladie au fil du temps
Classer les maladies mentales selon leurs manifestations principales

Évaluer globalement le fonctionnement psychique et l’origine de la souffrance

Explication

Le diagnostic évalue le fonctionnement psychique, repère les difficultés et recherche l’origine de la souffrance. La classification des maladies mentales relève plutôt de la nosographie.

9. Quelle distinction entre nosographie et étiologie est correcte ?

La nosographie soigne les maladies, tandis que l’étiologie mesure leur gravité
La nosographie classe les troubles, tandis que l’étiologie étudie leurs causes
La nosographie analyse la souffrance, tandis que l’étiologie décrit les symptômes
La nosographie prévoit l’évolution, tandis que l’étiologie met en œuvre le traitement

La nosographie classe les troubles, tandis que l’étiologie étudie leurs causes

Explication

La nosographie décrit et classe les maladies mentales, alors que l’étiologie cherche leurs causes sociétales, psychologiques ou organiques. La prévision de l’évolution appartient au pronostic, et la mise en œuvre des soins au traitement.

10. Dans quelle situation la médecine organique rencontre-t-elle une limite explicative ?

Lorsqu’une maladie présente une lésion corporelle clairement observable
Lorsqu’un symptôme correspond à une cause organique déjà reconnue
Lorsqu’un comportement psychologique apparaît sans causalité ni lésion corporelle identifiée
Lorsqu’un traitement médical réduit les manifestations d’un trouble psychique

Lorsqu’un comportement psychologique apparaît sans causalité ni lésion corporelle identifiée

Explication

La médecine organique est limitée lorsqu’elle ne peut relier un comportement psychologique à une causalité ou à une lésion corporelle. Une lésion identifiable fournit au contraire une explication conforme à son approche.

11. Quel sens contemporain la psychopathologie possède-t-elle par rapport à son sens ancien ?

Elle désignait auparavant les traitements appliqués aux maladies corporelles
Elle désigne aujourd’hui les lésions cérébrales responsables des troubles mentaux
Elle désigne aujourd’hui les théories qui sous-tendent les maladies psychiques
Elle désignait autrefois les méthodes utilisées pour classer les symptômes

Elle désigne aujourd’hui les théories qui sous-tendent les maladies psychiques

Explication

Dans son usage actuel, la psychopathologie renvoie aux théories qui sous-tendent les maladies psychiques. Son sens ancien désignait les maladies de l’âme, et non des lésions cérébrales ou des traitements corporels.

12. Quelle contribution est associée à Philippe Pinel dans l’histoire de la psychopathologie ?

Il a développé la classification moderne de la démence précoce
Il a établi que l’hystérie résultait de lésions cérébrales observables
Il a désenchaîné des personnes considérées comme folles et participé à leur libération
Il a succédé à son maître en privilégiant les saignées psychiatriques

Il a désenchaîné des personnes considérées comme folles et participé à leur libération

Explication

Philippe Pinel est associé au désenchaînement des personnes considérées comme folles et à leur libération. L’étude de l’hystérie à la Salpêtrière est liée à Charcot, tandis que la démence précoce est associée à Kraepelin.

13. Que constate Jean-Martin Charcot à la Salpêtrière concernant l’hystérie ?

Elle peut se manifester sans être due à des lésions corporelles identifiées
Elle constitue une forme de traitement humanitaire des malades mentaux
Elle résulte nécessairement d’une lésion cérébrale visible à l’examen
Elle correspond principalement à une méthode de classement des maladies mentales

Elle peut se manifester sans être due à des lésions corporelles identifiées

Explication

À la Salpêtrière, Charcot constate que l’hystérie n’est pas due à des lésions, malgré son approche initiale anatomo-clinique. L’idée d’une lésion cérébrale visible contredit précisément cette observation.

14. Quel risque clinique accompagne la généralisation des descriptions symptomatiques dans la clinique de l’observation ?

Elle peut transformer les symptômes observés en causes biologiques directement mesurables
Elle peut remplacer l’observation des symptômes par une interprétation exclusivement théorique
Elle peut rendre les soins plus personnalisés en supprimant les catégories générales
Elle peut effacer la singularité du sujet au profit d’une description commune

Elle peut effacer la singularité du sujet au profit d’une description commune

Explication

La généralisation facilite la description des symptômes et l’orientation des soins, mais elle risque de réduire la singularité du sujet. La description générale ne remplace pas l’observation par une théorie et ne garantit pas à elle seule une personnalisation accrue.

15. Pourquoi le passage de l’individualité au général constitue-t-il une difficulté clinique face à une personne en souffrance ?

Il distingue les réactions individuelles des symptômes observables par le clinicien
Il permet d’adapter une description commune aux particularités de chaque personne
Il convertit une catégorie diagnostique générale en récit personnel détaillé
Il transforme une expérience subjective singulière en description standardisée

Il transforme une expérience subjective singulière en description standardisée

Explication

Ce passage pose problème parce qu’il transforme une souffrance vécue subjectivement en une formulation standardisée destinée à la généralisation. Une catégorie générale peut aider à classer les symptômes, mais elle ne restitue pas nécessairement l’expérience singulière.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 34 flashcards sur Psychologie clinique et psychanalyse.

Qu'est-ce que le soin selon la définition donnée ?

Une pratique du vivant existant chez certains animaux avant la culture humaine.

Que désigne la néothénie dans la naissance humaine ?

La prématuration spécifique rendant le nourrisson impuissant et dépendant.

Comment le soin évolue-t-il chez l'humain ?

Il devient une pratique culturelle, langagière, sociale et théorisée.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Psychologie clinique et psychanalyse.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM