QCM : Soins infirmiers en santé mentale — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond le mieux aux soins infirmiers en santé mentale ?

Des soins d’urgence réservés aux situations de crise suicidaire
Des soins globaux centrés sur le bien-être physique et psychosocial des personnes à risque ou atteintes de troubles mentaux
Une prise en charge limitée à l’évaluation psychologique sans intervention relationnelle
Des soins exclusivement médicamenteux destinés aux patients hospitalisés en psychiatrie

Des soins globaux centrés sur le bien-être physique et psychosocial des personnes à risque ou atteintes de troubles mentaux

Explication

Les soins infirmiers en santé mentale sont définis comme des soins globaux visant le bien-être physique et psychosocial. Ils ne se limitent ni au médicament ni à l’urgence.

2. Dans le champ de la santé mentale, quelle compétence fait partie du rôle infirmier ?

Le diagnostic psychiatrique médical définitif
La rédaction d’une anamnèse structurée et l’analyse des données recueillies
La suppression systématique des contacts avec les autres professionnels
La prescription autonome d’antidépresseurs sans avis médical

La rédaction d’une anamnèse structurée et l’analyse des données recueillies

Explication

L’anamnèse infirmière et l’analyse des données font partie des compétences citées. La prescription autonome et le diagnostic médical ne relèvent pas de ce rôle.

3. Quel est l’objectif principal de l’accueil infirmier d’une personne dépressive ?

Éviter toute discussion afin de ne pas réveiller les idées sombres
Créer un lieu calme et sécurisant pour favoriser le dialogue et réduire le risque
Multiplier les stimulations pour maintenir la vigilance
Installer la personne loin du poste soignant pour préserver son intimité

Créer un lieu calme et sécurisant pour favoriser le dialogue et réduire le risque

Explication

L’accueil doit se faire dans un lieu calme et sécurisant pour faciliter l’échange et diminuer le risque. Le texte insiste aussi sur la proximité du poste soignant si possible.

4. Quel élément doit faire l’objet d’une vigilance particulière après le début d’un antidépresseur ?

Une disparition immédiate de l’anxiété et du risque suicidaire
Une levée d’inhibition pouvant augmenter le risque suicidaire entre 7 et 15 jours
Une aggravation systématique de la dépression dès la première heure
Une somnolence obligatoirement durable pendant plusieurs mois

Une levée d’inhibition pouvant augmenter le risque suicidaire entre 7 et 15 jours

Explication

Le contenu précise qu’une levée d’inhibition peut survenir 7 à 15 jours après le début du traitement et augmenter le risque suicidaire. C’est donc une période de surveillance importante.

5. Quelle attitude correspond à l’écoute active dans la prise en charge de la dépression ?

Une posture centrée sur les ordres et les injonctions
Une distance froide pour éviter toute implication émotionnelle
Une succession rapide de conseils pour corriger les pensées négatives
Une disponibilité qui favorise l’expression de l’anxiété, des ressentis et de la détresse

Une disponibilité qui favorise l’expression de l’anxiété, des ressentis et de la détresse

Explication

L’écoute active est décrite comme une attitude de disponibilité qui permet au patient d’exprimer son vécu. Les injonctions et la froideur sont à l’opposé de cette posture.

6. Quel énoncé traduit correctement la conduite à tenir face à une allusion suicidaire ?

Toute allusion ou menace de suicide doit être prise au sérieux
Il suffit de rassurer sans explorer le contenu du propos
Une personne qui en parle ne passe généralement pas à l’acte
Il faut éviter d’aborder le sujet pour ne pas l’induire

Toute allusion ou menace de suicide doit être prise au sérieux

Explication

Le texte insiste sur le fait que tout propos ou allusion suicidaire doit être considéré sérieusement. L’idée selon laquelle « ceux qui le disent ne le font pas » est explicitement présentée comme fausse.

7. Comment se définit une crise suicidaire ?

Une tristesse passagère sans conséquence sur les conduites
Un état psychique temporaire où la personne ne voit plus d’autre issue à sa souffrance que la mort
Une période de colère intense sans lien avec la souffrance psychique
Un trouble du sommeil isolé sans retentissement émotionnel

Un état psychique temporaire où la personne ne voit plus d’autre issue à sa souffrance que la mort

Explication

La crise suicidaire est définie comme un état psychique temporaire dans lequel la mort apparaît comme la seule issue perçue. Cette définition la distingue d’une simple humeur triste.

8. Parmi les critères suivants, lequel correspond à une urgence suicidaire élevée ?

Un scénario envisagé mais avec exécution reportée
Un désir de parler sans scénario précis
Une décision proche avec planification du passage à l’acte
Une simple inquiétude sans intention exprimée

Une décision proche avec planification du passage à l’acte

Explication

L’urgence élevée correspond à une décision et une planification proches du passage à l’acte. Le scénario reporté relève plutôt d’une urgence moyenne.

9. Quelle conduite est recommandée lorsqu’un patient refuse les soins malgré un risque suicidaire élevé ?

Attendre l’amélioration spontanée de l’état psychique
Laisser le patient sortir avec un simple rendez-vous ultérieur
Mettre en place des soins sous contrainte en impliquant si possible l’entourage
Commencer d’abord un antidépresseur sans autre surveillance

Mettre en place des soins sous contrainte en impliquant si possible l’entourage

Explication

En cas de refus de soins avec risque élevé, des soins sous contrainte doivent être organisés, si possible avec l’entourage. Le texte précise aussi que la priorité est la protection.

10. Quel énoncé décrit le mieux le dispositif VigilanS ?

Un outil réservé au dépistage initial du risque suicidaire aux urgences
Une hospitalisation systématique de six mois après toute tentative de suicide
Un traitement médicamenteux destiné à remplacer l’entretien post-crise
Un suivi de veille des suicidants sur six mois avec relances et coordination par les professionnels traitants

Un suivi de veille des suicidants sur six mois avec relances et coordination par les professionnels traitants

Explication

VigilanS est présenté comme un dispositif de veille sur six mois, avec relances et coordination par les professionnels. Il s’agit d’un suivi, pas d’un traitement médicamenteux ni d’une hospitalisation systématique.

11. En phase maniaque du trouble bipolaire, quel objectif justifie le plus souvent l’hospitalisation ?

Attendre la disparition spontanée des symptômes sans intervention
Rechercher en priorité une prise de conscience détaillée des conflits passés
Réguler l’activité psychomotrice et limiter les risques liés à l’excitation
Favoriser une mise à distance complète de toute interaction sociale

Réguler l’activité psychomotrice et limiter les risques liés à l’excitation

Explication

La phase maniaque nécessite une hospitalisation pour contenir l’excitation et réguler l’activité psychomotrice. L’objectif n’est pas l’isolement social complet ni l’attente passive de l’évolution.

12. Quelle action infirmière est la plus adaptée pour contenir l’hyperactivité en phase maniaque ?

Laisser le patient organiser librement toutes ses activités sans cadre
Éviter toute surveillance afin de préserver son autonomie
Multiplier les stimulations pour occuper le patient en continu
Canaliser l’activité psychomotrice en limitant les risques de conflit ou d’agressivité

Canaliser l’activité psychomotrice en limitant les risques de conflit ou d’agressivité

Explication

Canaliser l’activité psychomotrice fait partie des actions infirmières centrales en phase maniaque. Un cadre trop laxiste ou, au contraire, surstimulant augmente les risques de débordement.

13. Face à une attaque de panique, quelle est la première priorité de prise en charge ?

Interpréter immédiatement la crise comme une réaction purement psychologique
Écarter une cause somatique grave avant de conclure à un épisode anxieux
Différer l’évaluation jusqu’à disparition complète des symptômes
Laisser la personne seule pour réduire sa dépendance

Écarter une cause somatique grave avant de conclure à un épisode anxieux

Explication

Une attaque de panique doit d’abord faire rechercher une cause somatique grave, comme un infarctus ou une grossesse extra-utérine. Il ne faut pas banaliser la crise ni la réduire d’emblée à l’anxiété.

14. Dans une attaque de panique, quelle conduite infirmière est recommandée ?

Rassurer, isoler de l’entourage et ne pas laisser la personne seule
Maintenir l’entourage autour d’elle pour la distraire
Éviter toute intervention jusqu’à ce que l’angoisse retombe spontanément
Demander une explication détaillée des causes émotionnelles pendant l’épisode

Rassurer, isoler de l’entourage et ne pas laisser la personne seule

Explication

La conduite décrite associe rassurance, diminution des stimulations par l’isolement de l’entourage et surveillance rapprochée. La personne ne doit pas être laissée seule pendant l’épisode.

15. Chez une personne présentant une personnalité histrionique, quel environnement de soin est le plus approprié ?

Un lieu calme avec éloignement du groupe et des spectateurs
Un cadre très stimulant afin de réduire le théâtralisme
Un espace collectif pour encourager l’expression devant les autres
Une attitude distante et silencieuse pour éviter toute interaction

Un lieu calme avec éloignement du groupe et des spectateurs

Explication

La prise en soins vise à soustraire la personne aux spectateurs et à l’installer dans un lieu calme afin de limiter le théâtralisme. Le groupe et la surstimulation risquent au contraire d’amplifier les comportements.

16. Quelle attitude thérapeutique est attendue face à la souffrance exprimée par une personnalité histrionique ?

Se montrer familier pour créer rapidement une alliance forte
Minimiser les propos pour éviter d’encourager les comportements
Favoriser l’extériorisation verbale de la souffrance tout en gardant une distance ajustée
Adopter une posture de jugement pour faire cesser les attitudes théâtrales

Favoriser l’extériorisation verbale de la souffrance tout en gardant une distance ajustée

Explication

Le soin doit permettre l’expression verbale de la souffrance tout en maintenant une distance thérapeutique adaptée. La familiarité excessive, le jugement ou la minimisation ne sont pas recommandés.

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Soins globaux en santé mentale

Couvrent bien-être physique et psychosocial

Infirmière en santé mentale — rôle ?

Coordonne soins et accompagne patients

Anamnèse infirmière — objectif ?

Recueillir informations pour orienter soins

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