Français Première : programme officiel

La question de grammaire à l'oral : subordonnées, négation, interrogation : fiche de révision

Les trois notions de grammaire au programme de première pour l'oral du bac : les subordonnées (relatives, conjonctives, interrogatives indirectes), l'expression de la négation et l'interrogation. Méthode d'analyse et pièges.

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1L'attendu de la question (2 points)

Pendant l'exposé, l'examinateur pose une question de grammaire sur une phrase ou un passage du texte étudié : « Analysez la négation dans… », « Identifiez et analysez les subordonnées de… ». Le programme de première limite le champ à trois notions : les propositions subordonnées (relatives, conjonctives complétives et circonstancielles, interrogatives indirectes), l'expression de la négation, l'interrogation (directe, indirecte, totale, partielle).

La réponse attendue tient en deux ou trois minutes : identifier précisément (nature, fonction, mode, type), justifier par des indices formels (mot subordonnant, forme verbale, ponctuation) et, si possible, commenter l'effet de sens dans le texte. Réviser ces trois points prend quelques heures et sécurise 2 points sur 20.

2Les propositions subordonnées

La subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel) qui a une fonction dans la relative ; elle complète un antécédent (fonction : complément de l'antécédent, ou épithète). Elle peut être déterminative (indispensable au sens) ou explicative (entre virgules, supprimable).

La subordonnée conjonctive complétive est introduite par « que » (ou « ce que », « à ce que ») sans antécédent ; elle est le plus souvent COD du verbe principal (« je sais que tu viens »). La subordonnée circonstancielle est introduite par une conjonction (quand, parce que, si, bien que, pour que, de sorte que…) et exprime le temps, la cause, la condition, la concession, le but, la conséquence, la comparaison ; son mode (indicatif ou subjonctif) dépend de la conjonction. L'interrogative indirecte est introduite par « si » ou un mot interrogatif (où, quand, pourquoi, ce que) après un verbe comme demander, savoir, ignorer, sans point d'interrogation.

3La négation

La négation totale porte sur l'ensemble de la phrase : ne… pas, ne… point, ne… guère, ne… plus, ne… jamais. La négation partielle porte sur un constituant : ne… personne, ne… rien, ne… aucun, nul ne. La négation restrictive ne… que n'est pas une vraie négation : elle signifie « seulement ».

À repérer aussi : le « ne » explétif (sans valeur négative : « je crains qu'il ne vienne »), la négation lexicale (préfixes in-, dé-, mal-, mots comme « absence »), la double négation qui vaut affirmation atténuée (« il n'est pas sans savoir »), et la litote négative (« ce n'est pas mal »). L'effet de sens : refus, dénégation, atténuation, ironie, exclusion, à relier au texte.

4L'interrogation

L'interrogation directe se termine par un point d'interrogation et se construit de trois façons : intonation seule (« Tu viens ? », registre familier), « est-ce que » (registre courant), inversion du sujet (« Viens-tu ? », registre soutenu). Elle est totale quand on répond par oui ou non, partielle quand elle porte sur un élément avec un mot interrogatif (qui, que, où, quand, comment, pourquoi, quel, combien).

L'interrogation indirecte est une subordonnée (introduite par « si » pour la totale, par un mot interrogatif pour la partielle) sans inversion ni point d'interrogation. Cas particuliers à commenter : la question rhétorique (fausse question qui affirme), la question oratoire dans un discours, l'interrogation délibérative (« Que faire ? ») du personnage qui hésite. L'effet : impliquer le lecteur, exprimer le doute, dramatiser.

Définitions à connaître par cœur

Subordonnée relative
Proposition introduite par un pronom relatif (qui, que, dont, où…) qui complète un antécédent.
Subordonnée conjonctive complétive
Proposition introduite par « que » sans antécédent, le plus souvent COD du verbe principal.
Subordonnée circonstancielle
Proposition introduite par une conjonction de subordination qui exprime une circonstance (temps, cause, but, condition, concession…).
Négation restrictive
Tournure ne… que qui signifie « seulement » ; ce n'est pas une négation véritable.
Interrogation partielle
Question qui porte sur un élément de la phrase, avec un mot interrogatif ; on ne peut y répondre par oui ou non.
Ne explétif
« Ne » sans valeur négative après certains verbes ou conjonctions (craindre que, avant que).

Quiz : teste-toi sur la question de grammaire à l'oral : subordonnées, négation, interrogation

8 questions corrigées. Réponds avant d'ouvrir la correction !

1. Dans « Je sais que tu viens », la proposition « que tu viens » est :

  • A.Une relative
  • B.Une conjonctive complétive COD
  • C.Une circonstancielle de cause
  • D.Une interrogative indirecte
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Réponse : B. Une conjonctive complétive COD

Introduite par « que » sans antécédent, elle complète le verbe « sais » : complétive COD.

2. « L'homme dont je parle » : « dont » a pour fonction :

  • A.Sujet
  • B.COD
  • C.Complément d'objet indirect (parler de)
  • D.Attribut
Voir la réponse

Réponse : C. Complément d'objet indirect (parler de)

On parle DE quelqu'un : « dont » est COI du verbe « parle » dans la relative.

3. « Il ne mange que des fruits » exprime :

  • A.Une négation totale
  • B.Une négation partielle
  • C.Une restriction (« seulement »)
  • D.Une litote
Voir la réponse

Réponse : C. Une restriction (« seulement »)

Ne… que n'est pas une négation : la phrase affirme qu'il mange seulement des fruits.

4. « Je crains qu'il ne vienne » : le « ne » est :

  • A.Une négation totale
  • B.Un ne explétif sans valeur négative
  • C.Une négation partielle
  • D.Une erreur
Voir la réponse

Réponse : B. Un ne explétif sans valeur négative

Après « craindre que », le ne explétif n'exprime pas de négation : on craint sa venue.

5. « Viens-tu ? » est une interrogation :

  • A.Indirecte partielle
  • B.Directe totale par inversion
  • C.Directe partielle
  • D.Rhétorique
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Réponse : B. Directe totale par inversion

Point d'interrogation, inversion du sujet, réponse par oui ou non : directe totale.

6. « Il demande où tu vas » contient :

  • A.Une interrogation directe partielle
  • B.Une interrogative indirecte partielle
  • C.Une relative
  • D.Une négation
Voir la réponse

Réponse : B. Une interrogative indirecte partielle

Subordonnée introduite par le mot interrogatif « où », sans point d'interrogation : indirecte partielle.

7. « Bien qu'il pleuve, nous sortons » : la subordonnée exprime :

  • A.Le temps
  • B.La cause
  • C.La concession
  • D.Le but
Voir la réponse

Réponse : C. La concession

« Bien que » + subjonctif introduit une circonstancielle de concession (opposition non empêchante).

8. Une relative explicative :

  • A.Est indispensable au sens de l'antécédent
  • B.Est encadrée de virgules et supprimable
  • C.N'a pas de pronom relatif
  • D.Est toujours au subjonctif
Voir la réponse

Réponse : B. Est encadrée de virgules et supprimable

La relative explicative ajoute une information accessoire, entre virgules ; la déterminative restreint le sens de l'antécédent.

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Questions fréquentes

La question de grammaire peut-elle porter sur autre chose que ces trois notions ?

Non : le programme de première limite la question aux subordonnées, à la négation et à l'interrogation (les notions de seconde peuvent être mobilisées comme prérequis).

Faut-il commenter l'effet de sens ?

Ce n'est pas obligatoire pour les 2 points, mais une phrase reliant la construction au sens du texte (« la négation totale traduit le refus catégorique du personnage ») est valorisée.

Comment réviser en peu de temps ?

Trois fiches d'une page (une par notion), puis vingt phrases d'entraînement par notion, tirées des textes de ton récapitulatif. En flashcards Revizly : phrase → analyse attendue.

Que faire si je ne sais pas ?

Identifie au moins ce que tu reconnais (mot subordonnant, forme de négation, type d'interrogation) et raisonne à voix haute : l'examinateur valorise la démarche.