SVT Terminale — programme officiel

Comportements, mouvement et système nerveux : fiche de révision

Réflexe myotatique, message nerveux, plasticité cérébrale et contraction musculaire : du neurone au mouvement, la fiche complète.

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1Le cours condensé : le réflexe myotatique

Le réflexe myotatique — contraction involontaire d'un muscle en réponse à son propre étirement (réflexe rotulien, achilléen) — sert d'outil diagnostique de l'intégrité du système neuromusculaire. Son circuit est monosynaptique : l'étirement stimule les fuseaux neuromusculaires (mécanorécepteurs du muscle), un neurone sensitif conduit le message jusqu'à la moelle épinière (par la racine dorsale), où une unique synapse le transmet au motoneurone (qui ressort par la racine ventrale) commandant le même muscle.

Le message nerveux est codé électriquement le long des neurones : potentiels d'action « tout ou rien », dont c'est la FRÉQUENCE qui code l'intensité de la stimulation. Au niveau des synapses, le codage devient chimique : l'arrivée des potentiels d'action déclenche l'exocytose d'un neurotransmetteur (acétylcholine à la jonction neuromusculaire), dont la CONCENTRATION dans la fente code le message ; sa fixation sur les récepteurs postsynaptiques déclenche (ou non) de nouveaux potentiels d'action ou la contraction.

La jonction neuromusculaire est une synapse chimique cible de nombreuses substances : le curare, antagoniste de l'acétylcholine, la bloque et paralyse ; la toxine botulique empêche l'exocytose.

2Le mouvement volontaire et la plasticité cérébrale

Le mouvement volontaire naît dans le cortex moteur (aire motrice primaire du lobe frontal, organisée en carte somatotopique) : les messages descendent par des faisceaux qui CROISENT la ligne médiane au niveau du bulbe — d'où l'hémiplégie droite après un AVC de l'hémisphère gauche. Dans la moelle, chaque motoneurone intègre en permanence les messages excitateurs et inhibiteurs convergents (sommation) : il est la voie finale commune vers le muscle.

Les accidents (section de moelle, AVC, myopathies, atteintes de la jonction) se lisent avec ce schéma : une section médullaire abolit le mouvement volontaire sous la lésion mais conserve le réflexe myotatique, dont le circuit reste intact.

Le cortex n'est pas figé : la plasticité cérébrale remodèle les cartes motrices avec l'apprentissage (l'entraînement étend la représentation des doigts chez le musicien) et permet une récupération partielle après lésion, par recrutement de zones voisines. Cette capacité, maximale chez le jeune, diminue avec l'âge — d'où l'importance de la rééducation précoce.

3La cellule musculaire productrice de mouvement

La fibre musculaire est organisée en myofibrilles, succession de sarcomères — l'unité contractile. Chaque sarcomère contient des filaments fins d'actine et des filaments épais de myosine : lors de la contraction, les têtes de myosine se fixent sur l'actine et pivotent, faisant GLISSER les filaments les uns sur les autres. Le sarcomère se raccourcit sans que les filaments changent de longueur (les bandes claires rétrécissent, la bande A reste constante).

Chaque cycle de pivotement consomme un ATP (détachement puis réarmement de la tête de myosine) ; le calcium libéré par le réticulum sarcoplasmique à l'arrivée du message nerveux démasque les sites de fixation sur l'actine.

La réserve d'ATP musculaire s'épuise en quelques secondes : elle est régénérée par trois voies — la phosphocréatine (immédiate, très brève), la fermentation lactique (rapide, sans dioxygène, rendement faible : 2 ATP par glucose), la respiration cellulaire mitochondriale (plus lente à s'installer mais à haut rendement : ~36 ATP par glucose) — mobilisées selon l'intensité et la durée de l'effort. Le glucose provient de la glycémie, régulée autour de 1 g/L par les hormones pancréatiques insuline (hypoglycémiante, stockage sous forme de glycogène) et glucagon (hyperglycémiante) ; les diabètes (type 1 : destruction auto-immune des cellules β productrices d'insuline ; type 2 : insulinorésistance) perturbent cette régulation.

4Ce qui tombe au bac, pièges et entraînement

Exercices types : schématiser l'arc réflexe et localiser une lésion à partir de symptômes ; interpréter des enregistrements de potentiels d'action (codage en fréquence) ; analyser l'effet d'une substance sur la synapse ; expliquer le glissement des filaments à partir d'électronographies de sarcomères ; relier voie métabolique et type d'effort.

Pièges : l'amplitude des potentiels d'action est CONSTANTE (loi du tout ou rien) — c'est la fréquence qui varie ; racine dorsale = sensitif, racine ventrale = moteur ; lors de la contraction, les filaments ne raccourcissent pas, ils glissent ; ne pas confondre fuseau neuromusculaire (récepteur de l'étirement) et plaque motrice (synapse d'exécution) ; la fermentation lactique ne « fabrique pas de l'acide par manque d'air » — elle régénère le NAD⁺ pour maintenir la glycolyse.

Entraînement : redessine l'arc réflexe et un sarcomère contracté/relâché, puis génère un QCM Revizly depuis ton cours — les localisations de lésions et les codages du message sont les questions les plus discriminantes du bac.

Définitions à connaître par cœur

Réflexe myotatique
Contraction réflexe d'un muscle en réponse à son propre étirement, via un circuit monosynaptique médullaire ; outil de diagnostic neurologique.
Potentiel d'action
Signal électrique d'amplitude constante (loi du tout ou rien) se propageant le long du neurone ; l'intensité du message est codée par sa fréquence.
Synapse chimique
Zone de communication où le message est transmis par exocytose d'un neurotransmetteur, dont la concentration code le message.
Sarcomère
Unité contractile de la myofibrille, où le glissement des filaments d'actine entre les filaments de myosine raccourcit le muscle.
Plasticité cérébrale
Capacité du cortex à remodeler ses cartes fonctionnelles au fil de l'apprentissage ou après une lésion, décroissante avec l'âge.
Glycémie
Concentration de glucose sanguin, régulée autour de 1 g/L par l'insuline (stockage) et le glucagon (libération) ; sa dérégulation définit les diabètes.

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9 questions corrigées. Réponds avant d'ouvrir la correction !

1. Le circuit du réflexe myotatique comporte…

  • A.Aucune synapse
  • B.Une seule synapse entre neurone sensitif et motoneurone
  • C.Trois synapses corticales
  • D.Uniquement des interneurones
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Réponse : B. Une seule synapse entre neurone sensitif et motoneurone

C'est un réflexe monosynaptique : la synapse unique se trouve dans la substance grise de la moelle épinière.

2. L'intensité d'une stimulation est codée, le long du neurone, par…

  • A.L'amplitude des potentiels d'action
  • B.La fréquence des potentiels d'action
  • C.La vitesse de conduction
  • D.Le diamètre de l'axone
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Réponse : B. La fréquence des potentiels d'action

Les potentiels d'action obéissent à la loi du tout ou rien : seule leur fréquence varie avec l'intensité.

3. Les fibres sensitives entrent dans la moelle par…

  • A.La racine ventrale
  • B.La racine dorsale
  • C.Le canal central
  • D.Le nerf moteur
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Réponse : B. La racine dorsale

Racine dorsale = voie sensitive (avec son ganglion) ; racine ventrale = voie motrice. Une section sélective le démontre.

4. Le neurotransmetteur de la jonction neuromusculaire est…

  • A.La dopamine
  • B.L'acétylcholine
  • C.L'adrénaline
  • D.Le GABA
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Réponse : B. L'acétylcholine

Libérée par exocytose à la plaque motrice, elle déclenche la contraction ; le curare bloque ses récepteurs.

5. Une hémiplégie droite suggère une lésion…

  • A.De l'hémisphère droit
  • B.De l'hémisphère gauche
  • C.De la moelle lombaire
  • D.Du muscle
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Réponse : B. De l'hémisphère gauche

Les faisceaux moteurs croisent au niveau du bulbe : chaque hémisphère commande la moitié opposée du corps.

6. Pendant la contraction, dans le sarcomère…

  • A.Les filaments raccourcissent
  • B.Les filaments glissent les uns sur les autres
  • C.L'actine disparaît
  • D.La bande A s'allonge
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Réponse : B. Les filaments glissent les uns sur les autres

Les têtes de myosine tirent l'actine vers le centre : le sarcomère raccourcit à longueur de filaments constante.

7. La voie qui fournit le plus d'ATP par glucose est…

  • A.La fermentation lactique
  • B.La respiration cellulaire
  • C.La phosphocréatine
  • D.La glycolyse seule
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Réponse : B. La respiration cellulaire

L'oxydation complète mitochondriale produit ~36 ATP par glucose, contre 2 pour la fermentation — mais elle est plus lente à s'installer.

8. Le diabète de type 1 résulte…

  • A.D'une insulinorésistance
  • B.De la destruction auto-immune des cellules β du pancréas
  • C.D'un excès de glucagon
  • D.D'un déficit musculaire
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Réponse : B. De la destruction auto-immune des cellules β du pancréas

Sans cellules β, plus d'insuline : le glucose n'est plus stocké. Le type 2 associe insulinorésistance et épuisement sécrétoire.

9. Après section complète de la moelle, sous la lésion…

  • A.Réflexes et mouvements volontaires disparaissent
  • B.Le réflexe myotatique persiste, le mouvement volontaire disparaît
  • C.Seuls les réflexes disparaissent
  • D.Tout fonctionne normalement
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Réponse : B. Le réflexe myotatique persiste, le mouvement volontaire disparaît

Le circuit réflexe, entièrement médullaire, reste intact ; les commandes corticales, elles, ne passent plus.

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Questions fréquentes

Comment le message nerveux est-il codé ?

Électriquement le long des neurones par la fréquence des potentiels d'action (amplitude constante), puis chimiquement aux synapses par la concentration de neurotransmetteur libéré.

Que teste le médecin avec le réflexe rotulien ?

L'intégrité de tout l'arc réflexe : fuseaux neuromusculaires, neurone sensitif, synapse médullaire, motoneurone et muscle. Une abolition localise une lésion sur ce circuit.

Comment le muscle régénère-t-il son ATP pendant l'effort ?

Par trois voies complémentaires : la phosphocréatine pour les premières secondes, la fermentation lactique pour les efforts intenses et brefs (2 ATP/glucose), la respiration cellulaire pour les efforts prolongés (~36 ATP/glucose).

Comment réviser efficacement ce chapitre très schématique ?

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