Fiche de révision : Gestion locative : formes et législation

Plan du Cours

  1. Formes de gestion locative
  2. Conditions d'exercice agent immobilier
  3. Législation gestion locative
  4. Durée du mandat
  5. Différences logement nu meublé
  6. Situation sous-location et frais
  7. Obligations du propriétaire
  8. Obligations du gestionnaire
  9. Sélection et solvabilité locataire
  10. Entretien et révision du loyer
  11. Délai restitution dépôt garantie
  12. Clause résolutoire et congé

1. Formes de gestion locative

Notions clés & Définitions

  • Gestion propre : Le propriétaire gère seul son bien immobilier, assumant toutes les missions de gestion sans intervention extérieure.
  • Gestion déléguée : Le propriétaire confie toutes les prérogatives de gestion à un professionnel via un mandat, qui agit en son nom pour la gestion locative.
  • Gestion semi-déléguée : Une partie seulement des missions de gestion est confiée à un professionnel, tandis que d’autres restent sous la responsabilité du propriétaire.

Points essentiels

  • La gestion propre implique que le propriétaire réalise toutes les tâches (recherche de locataires, gestion des loyers, entretien, etc.), ce qui lui donne un contrôle total mais demande du temps et des compétences.
  • La gestion déléguée nécessite la détention d’une carte professionnelle avec mention "gestion immobilière" (carte G) pour l’agent immobilier, et l’obligation d’informer sur d’éventuels liens capitalistiques (Loi ALUR).
  • La gestion semi-déléguée permet une délégation partielle, par exemple, pour la recherche de locataires ou la gestion administrative, tout en conservant certaines responsabilités.
  • La législation encadre la gestion locative via plusieurs textes (Code civil, Loi Hoguet, décret du 20 juillet 1974, Loi du 6 juillet 1989).
  • La durée maximale d’un mandat de gestion est généralement d’un an renouvelable, avec une limite totale de 10 ans.
  • La gestion propre offre une autonomie totale mais demande une expertise juridique et administrative. La gestion déléguée facilite la gestion mais implique des coûts et une dépendance à un professionnel. La semi-déléguée constitue un compromis.

À retenir

Les trois formes de gestion locative se distinguent par leur degré d’implication du propriétaire et du professionnel : la gestion propre pour un contrôle total, la gestion déléguée pour une externalisation complète, et la semi-déléguée pour une gestion partielle. Chacune présente des avantages et inconvénients liés à la maîtrise, au coût et à la charge de travail.

2. Conditions d'exercice agent immobilier

Notions clés & Définitions

Conditions pour exercer la gestion locative en tant qu'agent immobilier : L'agent doit détenir une carte professionnelle avec mention "gestion immobilière" (carte G) pour pouvoir exercer légalement cette activité. Il doit également informer ses clients sur les liens capitalistiques conformément à la Loi ALUR.

Obligation de détenir une carte professionnelle avec mention 'gestion immobilière' : C'est une exigence légale qui permet à l'agent immobilier d'exercer la gestion locative. La carte doit porter la mention spécifique "gestion immobilière" pour que l'activité soit conforme à la réglementation.

Information sur les liens capitalistiques conformément à la Loi ALUR : L'agent doit communiquer au propriétaire ou au mandant tout lien capitalistique ou financier qu'il détient avec d'autres acteurs ou sociétés liés à la gestion immobilière, afin d'assurer transparence et loyauté dans la relation commerciale.

Points essentiels

  • La gestion locative ne peut être exercée que par un agent immobilier titulaire d'une carte professionnelle portant la mention "gestion immobilière" (carte G).
  • La détention de cette carte est une condition sine qua non pour exercer la gestion locative légalement.
  • L'agent doit informer le propriétaire ou le mandant des liens capitalistiques qu'il pourrait avoir, conformément aux exigences de la Loi ALUR.
  • Ces obligations visent à garantir la transparence, la loyauté et la conformité réglementaire dans l'exercice de la gestion locative par l'agent immobilier.

À retenir

L'exercice de la gestion locative par un agent immobilier est strictement encadré par la loi, nécessitant la détention d'une carte professionnelle spécifique et une obligation d'information sur ses liens financiers, afin d'assurer transparence et légalité.

3. Législation gestion locative

Notions clés & Définitions

Code civil : Encadre les règles des contrats et du mandat, notamment en matière de gestion locative.
Loi Hoguet (1970) : Cadre réglementaire des agents immobiliers, notamment pour l’exercice de la gestion immobilière.
Décret du 20 juillet 1974 : Complète la loi Hoguet en précisant les modalités d’application, notamment en matière d’inscription au registre des mandats.
Loi du 6 juillet 1989 : Encadre les rapports locatifs, notamment la durée du bail, la fixation des charges, la décence du logement, et la restitution du dépôt de garantie.
Champ d’application : La législation de la gestion locative s’applique aux activités de gestion de biens immobiliers pour le compte de propriétaires, encadrée par ces textes.
Principes fondamentaux : La législation établit la nécessité d’un cadre réglementaire précis pour la gestion locative, notamment la transparence, la sécurité juridique, la protection du locataire et du propriétaire, et la régularité des relations contractuelles.

Points essentiels

  • La législation de la gestion locative est principalement encadrée par le Code civil, la Loi Hoguet, le décret du 20 juillet 1974, et la Loi du 6 juillet 1989.
  • Le Code civil régit notamment les règles relatives au mandat confié au gestionnaire.
  • La Loi Hoguet impose l’obligation de détenir une carte professionnelle avec mention "gestion immobilière" (carte G) pour exercer la gestion locative.
  • Le décret du 20 juillet 1974 précise les modalités d’inscription au registre des mandats, notamment l’obligation d’un numéro d’inscription pour chaque mandat.
  • La Loi du 6 juillet 1989 encadre la relation locative, notamment la durée du bail (minimum 3 ans pour un logement nu, 1 an pour un meublé), la fixation des charges, la décence du logement, la restitution du dépôt de garantie, et la procédure en cas d’impayés.
  • La gestion locative doit respecter ces textes pour assurer la légalité et la sécurité des relations entre propriétaire, locataire, et gestionnaire.
  • La législation impose aussi des obligations en matière d’information, de transparence, et de formalisation des contrats.

À retenir

La législation de la gestion locative, encadrée par le Code civil, la Loi Hoguet, le décret du 20 juillet 1974, et la Loi du 6 juillet 1989, établit un cadre strict visant à garantir la transparence, la sécurité juridique, et la protection des parties dans la gestion immobilière.

4. Durée du mandat

Notions clés & Définitions

  • Durée maximale d'un mandat de gestion : La période pendant laquelle le mandat peut être valablement conclu ou renouvelé. Selon le contenu source, cette durée est généralement d’un an, renouvelable, avec une limite totale de 10 ans.
  • Caractère à durée déterminée du mandat : Le mandat doit être conclu pour une période précise et limitée dans le temps, excluant toute forme de mandat à durée indéfinie.
  • Conditions de renouvellement : Le mandat peut être renouvelé, mais doit respecter la durée maximale autorisée. Le renouvellement peut intervenir tacitement ou par accord exprès, selon les modalités prévues dans le contrat.
  • Conditions de fin du mandat : La fin intervient à l’expiration de la durée convenue, ou avant si une des parties y met fin conformément aux modalités contractuelles ou légales. La résiliation doit respecter un préavis, généralement de 3 mois, sauf dispositions particulières.

Points essentiels

  • La durée du mandat doit être à durée déterminée, souvent d’un an, renouvelable par tacite reconduction.
  • La limite totale de la durée du mandat ne peut excéder 10 ans, ce qui impose une périodicité de renouvellement ou de renouvellements successifs.
  • La fin du mandat peut intervenir à son terme ou par résiliation anticipée, en respectant le délai de préavis prévu.
  • La reconduction tacite doit respecter la limite de 10 ans, sinon le mandat doit être renouvelé expressément ou renouvelé par avenant.
  • La durée maximale est une règle impérative, visant à garantir la transparence et la régularité dans la gestion.

À retenir

Le mandat de gestion doit être à durée déterminée, généralement d’un an renouvelable, avec une limite totale de 10 ans, afin d’assurer une gestion encadrée et renouvelable dans le respect des règles légales.

5. Différences logement nu meublé

Notions clés & Définitions

Logement nu : Logement loué vide, sans meubles, destiné à une occupation principale.
Logement meublé : Logement loué avec un mobilier suffisant pour permettre une occupation immédiate, selon la liste minimale imposée par la réglementation.
Définition de logement nu et meublé : La distinction repose principalement sur la présence ou l'absence de meubles et équipements, ainsi que sur la durée minimale du bail, le dépôt de garantie, et le préavis applicable.
Implications pour le bailleur et le locataire : La nature du logement influence la durée du bail, le montant du dépôt de garantie, la durée du préavis, et les obligations respectives lors de la conclusion et de l'exécution du contrat.

Points essentiels

  • Durée minimale :
    • Nu : 3 ans (ou 6 ans si bail commercial ou autre exception).
    • Meublé : 1 an (ou 9 mois pour un étudiant).
  • Dépôt de garantie :
    • Nu : maximum 1 mois de loyer hors charges.
    • Meublé : maximum 2 mois de loyer hors charges.
  • Préavis :
    • Nu : 3 mois (réductible à 1 mois dans certains cas).
    • Meublé : 1 mois.
  • Implications pour le bailleur :
    • La location meublée permet une flexibilité plus grande, notamment en termes de durée et de dépôt de garantie.
    • La location nu est souvent plus encadrée, avec une durée plus longue et un dépôt de garantie moins élevé.
  • Implications pour le locataire :
    • La location meublée offre une occupation immédiate sans achat de meubles.
    • La location nue nécessite souvent une organisation plus longue pour la recherche de logement, avec un préavis plus long.

À retenir

Les logements nus et meublés se distinguent principalement par leur mobilier, leur durée minimale de location, le montant du dépôt de garantie, et le préavis, ce qui influence directement les obligations du bailleur et du locataire.

6. Situation sous-location et frais

Notions clés & Définitions

Situation de sous-location : Action par laquelle un locataire loue tout ou partie du logement qu’il occupe à un tiers, sans que cela ne remette en cause le contrat principal de location (voir aussi "Situation de sous-location" dans le contexte spécifique).
Nécessité d'accord écrit du propriétaire : Pour sous-louer un logement, le locataire doit obtenir l’accord écrit du propriétaire, notamment après 2014, et ce, pour la validité de la sous-location.
Limite de loyer en sous-location : Le montant du loyer demandé au sous-locataire ne peut excéder le loyer principal au mètre carré, conformément à la réglementation applicable après 2014.
Règles spécifiques pour la sous-location après 2014 : La sous-location doit faire l’objet d’un accord écrit du propriétaire, et le montant du loyer doit respecter la limite fixée par la loi.
Droits et obligations du locataire : Le locataire doit obtenir l’accord écrit du propriétaire pour sous-louer, respecter la limite de loyer, et informer le propriétaire de la sous-location.
Droits et obligations du propriétaire : Le propriétaire doit donner son accord écrit, et peut refuser la sous-location sans avoir à justifier son refus. Il doit également respecter la législation en vigueur concernant la limite de loyer et la transparence.

Points essentiels

  • La sous-location nécessite impérativement un accord écrit du propriétaire, surtout pour les baux signés après 2014.
  • Le montant de la sous-location ne doit pas dépasser le loyer principal au m², sous peine de sanctions.
  • La réglementation spécifique après 2014 impose que la sous-location soit encadrée par un accord écrit, pour garantir la transparence et la légalité.
  • Le locataire doit informer le propriétaire de son intention de sous-louer, et obtenir son accord écrit, pour que la sous-location soit valable.
  • Le propriétaire peut refuser la sous-location, mais doit respecter la législation en vigueur.

À retenir

La sous-location est strictement encadrée par la loi : elle nécessite un accord écrit du propriétaire et doit respecter la limite de loyer fixée, notamment après 2014, sous peine de nullité ou de sanctions.

7. Obligations du propriétaire

Notions clés & Définitions

  • Frais facturés au locataire pour l'envoi de quittance : Il est interdit de faire payer au locataire des frais pour la transmission de la quittance de loyer. La transmission doit être gratuite.
  • Obligation de fournir une quittance de loyer : Le propriétaire ou le gestionnaire doit remettre une quittance au locataire qui en fait la demande, lorsque celui-ci a payé l’intégralité de son loyer et de ses charges.
  • Conditions de demande par le locataire : Le locataire doit faire la demande pour obtenir une quittance. La remise de cette quittance doit être gratuite, sans frais, et doit couvrir le paiement intégral du loyer et des charges.

Points essentiels

  • La transmission de la quittance de loyer ne peut pas faire l’objet de frais facturés au locataire.
  • La quittance doit être fournie gratuitement dès que le locataire en fait la demande.
  • La quittance constitue une preuve de paiement du loyer et des charges.
  • La demande de quittance doit être formulée par le locataire, qui a le droit de la recevoir à tout moment, notamment à la fin de chaque paiement.
  • La transmission gratuite s’applique aussi bien lors du paiement en espèces, chèque, virement ou tout autre mode de paiement.
  • La non-fourniture ou la facturation de frais pour la quittance constitue une infraction, pouvant entraîner des sanctions pour le propriétaire ou le gestionnaire.

À retenir

Le propriétaire ou le gestionnaire doit obligatoirement remettre gratuitement la quittance de loyer au locataire qui en fait la demande, et il est interdit de faire payer des frais pour cette transmission.

8. Obligations du gestionnaire

Notions clés & Définitions

  • Retard de paiement du loyer : Délai considéré comme dans les temps si le paiement intervient jusqu’au 10 du mois, sauf stipulation contraire dans le bail (voir situation).
  • Délai de paiement considéré comme dans les temps : Jusqu’au 10 du mois, sauf si le contrat prévoit une autre date limite.
  • Pénalités éventuelles : Sanctions financières prévues en cas de retard, généralement une pénalité de 10 % du montant dû (voir situation).
  • Définition du retard de paiement : Lorsqu’un loyer n’est pas payé dans le délai fixé par le contrat ou, à défaut, jusqu’au 10 du mois.
  • Conséquences pour le locataire : Possibilité de pénalités, mise en demeure, voire procédure d’expulsion en cas de non-paiement prolongé (voir situation).
  • Conséquences pour le bailleur : Risque de perte de revenus, recours en justice, application de pénalités ou de clauses résolutoires (voir situation).

Points essentiels

  • Le paiement du loyer est considéré comme effectué dans les temps jusqu’au 10 du mois, sauf stipulation contraire dans le bail.
  • En cas de retard, des pénalités peuvent être appliquées, généralement une pénalité de 10 % du montant impayé.
  • Le retard de paiement peut entraîner des conséquences pour le locataire, telles que la mise en demeure ou la procédure d’expulsion, si le retard persiste.
  • Pour le bailleur, le retard peut impacter la trésorerie et la gestion financière, et justifier des actions légales pour recouvrer les sommes dues.

À retenir

Le délai de paiement considéré comme dans les temps est généralement jusqu’au 10 du mois ; au-delà, il constitue un retard pouvant entraîner des pénalités et des actions pour le bailleur.

9. Sélection et solvabilité locataire

Notions clés & Définitions

Obligation de reddition de comptes :
Selon le contenu source, il s'agit de l'obligation pour le gestionnaire d'informer régulièrement le propriétaire de sa gestion, notamment en lui communiquant des informations sur les loyers encaissés, les travaux payés, et en lui reversant les fonds qui lui sont dus.

Contenu de la reddition de comptes :
Il comprend principalement la communication des loyers encaissés, des dépenses engagées (travaux, charges, etc.), ainsi que le reversement des fonds au propriétaire.

Fréquence et modalités :
Le texte ne précise pas explicitement la fréquence ou les modalités précises, mais indique que cette obligation doit être régulière, impliquant une communication périodique et transparente, conformément aux règles de bonne gestion. La forme peut inclure des relevés, des comptes rendus ou des états financiers périodiques.

Points essentiels :

  • La reddition de comptes doit être régulière et transparente.
  • Elle concerne l'information sur la gestion (loyers, travaux, dépenses).
  • Elle inclut le reversement des fonds au propriétaire.
  • La fréquence n’est pas explicitement fixée, mais doit assurer une information continue.

Points essentiels

  • La gestion doit faire l’objet d’une information régulière au propriétaire.
  • Le gestionnaire doit communiquer les détails des loyers encaissés, des dépenses engagées, et des fonds reversés.
  • La transparence dans la gestion est une obligation fondamentale.
  • La fréquence de cette reddition n’est pas précisée dans le contenu source, mais doit être adaptée pour garantir une information continue.
  • La communication peut prendre la forme de relevés, de comptes rendus ou d’états financiers périodiques.

À retenir

L’obligation de reddition de comptes impose au gestionnaire d’informer régulièrement le propriétaire sur la gestion du bien, en lui fournissant des informations précises sur les fonds, les loyers, et les dépenses, et en lui reversant les fonds dus selon des modalités régulières.

10. Entretien et révision du loyer

Notions clés & Définitions

  • Garantie financière : Garantie que doit posséder le gestionnaire pour couvrir les fonds qu'il détient, conformément aux obligations légales du gestionnaire. Elle vise à assurer la sécurité des fonds des mandants en cas de défaillance du gestionnaire.
  • Assurance RCP (Responsabilité Civile Professionnelle) : Assurance que doit souscrire le gestionnaire pour couvrir sa responsabilité en cas de fautes, erreurs ou omissions dans l'exercice de ses missions. Elle garantit la réparation des dommages causés à des tiers ou aux mandants.
  • Carte G : Carte professionnelle délivrée au gestionnaire, attestant de sa qualification et de sa capacité à exercer la gestion immobilière. Elle doit mentionner la gestion immobilière et est une obligation légale pour le gestionnaire.
  • Objectifs de chaque garantie : La garantie financière vise à sécuriser les fonds détenus, l'assurance RCP couvre la responsabilité du gestionnaire, et la carte G atteste de sa qualification et de sa légitimité à exercer.
  • Obligations légales du gestionnaire : Le gestionnaire doit détenir une garantie financière, souscrire une assurance RCP, et posséder une carte G pour exercer légalement ses activités conformément à la réglementation en vigueur.

Points essentiels

  • La garantie financière est obligatoire pour couvrir les fonds détenus par le gestionnaire, notamment les loyers, dépôts de garantie, ou autres fonds appartenant aux mandants.
  • L'assurance RCP doit couvrir la responsabilité du gestionnaire en cas de fautes professionnelles, erreurs ou omissions dans la gestion des biens.
  • La carte G doit être en règle, mentionnée sur tous les documents officiels, et délivrée par une autorité compétente.
  • Chaque garantie a un objectif précis : sécuriser les fonds (garantie financière), couvrir la responsabilité (RCP), et assurer la légitimité professionnelle (carte G).
  • Le respect des obligations légales est une condition sine qua non pour la légalité de l’exercice de la gestion immobilière.

À retenir

Les garanties financières, l'assurance RCP et la carte G sont des obligations légales essentielles qui assurent la sécurité des fonds, la responsabilité du gestionnaire, et sa légitimité à exercer la gestion immobilière.

11. Délai restitution dépôt garantie

Notions clés & Définitions

  • Perception d'honoraires du locataire : Montant que le gestionnaire peut facturer au locataire pour certains services liés à la location du logement, dans le respect des limites légales.
  • Interdiction pour la gestion courante : La loi interdit au gestionnaire de percevoir des honoraires auprès du locataire pour la gestion quotidienne du logement (ex : encaissement du loyer, gestion des réparations courantes).
  • Frais de mise en location : Honoraires que le gestionnaire peut percevoir lors de la mise en location d’un logement, tels que les visites, la constitution du dossier, la rédaction du bail, et l’état des lieux d’entrée.
  • Frais pouvant être perçus par le gestionnaire : Seuls certains frais sont autorisés, notamment ceux liés à la mise en location, dans la limite fixée par la législation. La gestion courante (ex : encaissement du loyer, gestion administrative) ne doit pas donner lieu à honoraires perçus auprès du locataire.
  • Limites légales : La loi encadre strictement le montant et la nature des honoraires pouvant être facturés au locataire, notamment en plafonnant ceux liés à la mise en location et interdisant ceux pour la gestion courante.

Points essentiels

  • La perception d’honoraires du locataire pour la gestion courante est interdite. Cela inclut notamment la perception de frais pour l’encaissement du loyer, la gestion des réparations courantes, ou toute autre activité relevant de la gestion quotidienne.
  • Les honoraires légitimes que le gestionnaire peut percevoir du locataire concernent les frais de mise en location, tels que : visites, constitution du dossier, rédaction du bail, état des lieux d’entrée.
  • Ces frais de mise en location sont limités par la législation en vigueur, dont le montant maximal doit respecter le cadre fixé par la loi.
  • La loi impose que ces frais soient indiqués clairement dans le contrat ou la convention d’honoraires, et qu’ils soient justifiés.
  • La perception de frais pour la gestion courante, en dehors des frais de mise en location, est strictement interdite pour le gestionnaire, afin de protéger le locataire contre toute pratique abusive.
  • La limite légale concerne également le montant total de ces honoraires, qui doit rester raisonnable et conforme aux plafonds légaux en vigueur.

À retenir

Seuls les frais liés à la mise en location peuvent être perçus par le gestionnaire auprès du locataire, dans la limite légale, tandis que la gestion courante doit être gratuite pour le locataire.

12. Clause résolutoire et congé

Notions clés & Définitions

Documents interdits à demander au candidat locataire : Ce sont des pièces que le gestionnaire ou le propriétaire ne peut pas exiger lors de la constitution du dossier de location.
Liste des documents interdits : Inclut la photo d'identité, le relevé bancaire, le dossier médical, le contrat de mariage, et l'extrait de casier judiciaire.
Raison de cette interdiction : Ces documents sont interdits afin de respecter la vie privée du candidat, d'éviter toute discrimination et de se conformer à la législation en vigueur.

Points essentiels

  • La demande de documents interdits est strictement prohibée lors de la constitution du dossier de location.
  • Ces pièces ne peuvent pas être exigées ni lors de la sélection du locataire ni à aucun autre moment du processus.
  • La liste des documents interdits est spécifique et leur demande constitue une infraction.
  • La législation interdit cette pratique pour protéger la vie privée et garantir l'égalité de traitement entre candidats.

À retenir

Les documents interdits à demander au candidat locataire sont la photo d'identité, le relevé bancaire, le dossier médical, le contrat de mariage, et l'extrait de casier judiciaire, afin de respecter la vie privée et d'éviter toute discrimination.

Tableaux de Synthèse

CritèreGestion propreGestion déléguéeGestion semi-déléguée
DéfinitionPropriétaire gérant seul le bienProfessionnel en charge via mandatPartage des responsabilités
Intervention légaleAucune obligation spécifiqueNécessite carte G (gestion immobilière)Partielle, selon contrat
ContrôleTotalLimitée à la délégationMi-contrôle
CoûtsFaibles (pas de frais professionnels)Frais de gestionFrais partiels
AvantagesAutonomie, contrôle totalProfessionnalisme, gain de tempsFlexibilité, compromis
InconvénientsCharge importante, compétences requisesCoûts, dépendanceMoins de contrôle, responsabilités partagées

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre gestion propre et gestion déléguée : la gestion déléguée nécessite une carte G et une législation spécifique.
  2. Négliger la limite de durée totale de 10 ans pour le mandat de gestion.
  3. Oublier que la gestion semi-déléguée ne dispense pas de respecter la réglementation applicable à la gestion déléguée.
  4. Confondre la durée du mandat (souvent 1 an renouvelable) avec la durée maximale totale.
  5. Ignorer l’obligation d’informer le propriétaire des liens capitalistiques selon la Loi ALUR.
  6. Sous-estimer l’importance de la législation (Code civil, Loi Hoguet, Loi du 6 juillet 1989) dans la gestion locative.
  7. Confondre la nécessité de détenir une carte professionnelle avec l’obligation d’information sur les liens financiers.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition et les différences entre gestion propre, déléguée, et semi-déléguée.
  2. Maîtriser la législation encadrant la gestion locative : Code civil, Loi Hoguet, décret du 20 juillet 1974, Loi du 6 juillet 1989.
  3. Savoir que la gestion déléguée requiert une carte professionnelle avec mention "gestion immobilière" (carte G).
  4. Être capable d’énoncer les obligations de l’agent immobilier selon la Loi ALUR, notamment l’information sur les liens capitalistiques.
  5. Connaître la durée maximale d’un mandat de gestion (en général 1 an renouvelable, limite totale de 10 ans).
  6. Savoir que la durée du mandat doit être déterminée, avec un préavis de résiliation généralement de 3 mois.
  7. Identifier les principes fondamentaux de la législation en matière de relations locatives : durée du bail, dépôt de garantie, décence du logement.
  8. Connaître la distinction entre logement nu et meublé, notamment en termes de durée du bail.
  9. Être capable d’énoncer les obligations du propriétaire et du gestionnaire en matière d’entretien, de révision du loyer, et de restitution du dépôt.
  10. Maîtriser la procédure et les délais pour la restitution du dépôt de garantie.
  11. Connaître la différence entre clause résolutoire et congé, ainsi que leur impact sur la résiliation du bail.
  12. Connaître la notion de sous-location, ses conditions et ses frais.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Gestion locative : formes et législation avec 12 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quand la distinction légale entre logement nu et meublé a-t-elle été officiellement établie en France ?

2. Qu'est-ce qui caractérise la gestion déléguée dans le cadre de la législation gestion locative?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Gestion locative : formes et législation avec 24 flashcards interactives.

Gestion propre — définition ?

Le propriétaire gère seul son bien immobilier.

Gestion déléguée — rôle ?

Confier la gestion à un professionnel via mandat.

Gestion semi-déléguée — fonction ?

Partage partiel des missions de gestion.

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