📋 Plan du Cours
- Effet de la cible
- Engagement personnel
- Motivation défensive
- Perception du message
- Effet du canal
- Caractéristiques du canal
- Support de communication
- Attractivité de la source
- Processus interactifs
📖 1. Effet de la cible
🔑 Notions clés & Définitions
- Effet de la cible : Influence que possèdent les caractéristiques de la personne exposée au message sur la réception, l’interprétation et la crédibilité du message lui-même. La perception du message n’est pas neutre, elle dépend de la cible (voir aussi "l’impact de la pertinence personnelle").
- Engagement personnel : Degré d’implication, d’intérêt ou de proximité de la cible avec le contenu du message, qui modifie la façon dont elle traite et réagit à celui-ci. Plus l’engagement est élevé, plus la réaction au message est susceptible d’être biaisée ou défensive.
- Motivation défensive : Tendance de la cible à rejeter ou à contester un message menaçant ou inconfortable, souvent pour préserver son estime de soi ou ses croyances préexistantes. Selon Libermann & Chaiken (1992), cette motivation influence la crédibilité perçue du message.
- Impact de la pertinence personnelle : Effet que la relation entre la situation ou le contenu du message et la vécu ou les intérêts personnels de la cible peut avoir sur la crédibilité et la réception du message. Une forte pertinence augmente généralement la crédibilité perçue.
- Relation implication personnelle et traitement défensif : La proximité ou l’alignement entre la position initiale de la cible et celle défendue par le message favorise un traitement défensif accru, notamment en contestation ou rejet, surtout si le message est perçu comme menaçant.
📝 Points essentiels
- La perception de la crédibilité et de la pertinence du message dépend fortement des caractéristiques de la cible, telles que son engagement personnel ou sa consommation préalable (ex. Libermann & Chaiken, 1992).
- La motivation défensive intervient lorsque le message est perçu comme menaçant, ce qui peut conduire à une contestation ou un rejet, notamment chez les personnes très impliquées ou ayant une position initiale proche de celle du message.
- La relation entre implication personnelle et traitement du message montre que plus la cible est impliquée, plus elle est susceptible d’adopter une attitude défensive ou de contester le contenu, surtout si celui-ci est perçu comme extrême ou menaçant.
- La pertinence personnelle influence la crédibilité perçue : un message pertinent est généralement jugé plus crédible, mais peut aussi renforcer la motivation défensive si la cible se sent menacée.
- La réaction du récepteur dépend aussi de ses ressources cognitives, de la distraction, et de l’intérêt personnel, qui modulent l’impact de l’engagement et de la motivation défensive.
💡 À retenir
L’effet de la cible montre que la réception et la crédibilité d’un message sont fortement modulées par ses caractéristiques personnelles, notamment son engagement, sa perception de menace, et la pertinence du contenu pour ses intérêts, ce qui influence la probabilité de traitement défensif ou de rejet.
📖 2. Engagement personnel
🔑 Notions clés & Définitions
- Distance entre la position préexistante et la position défendue : La différence entre la croyance ou l’attitude initiale de la cible et le message présenté, qui influence la réaction et la persuasion (voir section 5.3.4).
- Biais de perception induit par l’engagement : La tendance de la perception du contenu à être modifiée ou biaisée par le degré d’implication personnelle, notamment par la perception de menace ou de crédibilité (voir section 5.3.3).
- Implication personnelle : Le degré d’intérêt, de motivation ou d’intérêt personnel que la cible ressent vis-à-vis du message, qui modère la susceptibilité à la persuasion et le traitement de l’information (voir section 5.3.4).
- Lien entre implication personnelle et traitement défensif : La relation selon laquelle une forte implication peut entraîner une réaction défensive, notamment par la contestation ou la rejet du message menaçant, en raison de la menace perçue pour l’image ou la position initiale (voir section 5.3.3).
- Rôle central de l’engagement dans la modulation de la perception : L’engagement personnel influence la façon dont le message est perçu, en biaisant la crédibilité, la confiance et la réaction émotionnelle, ce qui peut renforcer ou affaiblir l’effet persuasif (voir section 5.3.4).
📝 Points essentiels
- La distance entre la position initiale de la cible et la position défendue par le message est cruciale : plus cette distance est faible, plus la persuasion est efficace, surtout si le message est extrême, car il touche une zone proche des croyances préexistantes (voir section 5.3.4).
- La motivation défensive, notamment dans le contexte des messages de santé ou menaçants, est modulée par l’engagement personnel : les personnes très impliquées contestent moins ou perçoivent davantage la crédibilité du message menaçant (Libermann & Chaiken, 1992).
- La perception du message est biaisée par l’engagement : les participants peu ou fortement impliqués réagissent différemment selon la menace perçue, ce qui influence leur crédibilité et leur réaction à la communication (voir section 5.3.3).
- Au-delà des messages de prévention, l’engagement personnel influence la perception de tout message, en modulant la crédibilité, la réaction émotionnelle et la susceptibilité à l’influence (Vallone et al., 1985).
- La réaction au message dépend aussi des ressources cognitives, de la distraction, et de la distance entre la position initiale et la position du message, qui déterminent la facilité ou la difficulté à traiter et à contester l’information (voir section 5.3.4).
💡 À retenir
L’engagement personnel, en modulant la distance entre la position initiale et le message, influence profondément la perception, la crédibilité et la susceptibilité à la persuasion, tout en pouvant induire des traitements défensifs face aux messages menaçants.
📖 3. Motivation défensive
🔑 Notions clés & Définitions
- Motivation défensive : Mécanisme psychologique par lequel une personne rejette ou conteste un message menaçant pour préserver son estime de soi ou ses croyances (voir section 1).
- Effet des messages menaçants selon le niveau d'engagement personnel : La perception et la contestation d’un message menaçant varient en fonction de l’implication personnelle de la cible, plus l’engagement étant élevé, plus la réaction défensive est forte (Libermann & Chaiken, 1992).
- Rôle de la motivation défensive dans l’échec des appels à la peur : La motivation défensive peut entraîner une résistance accrue face aux messages utilisant la peur, surtout chez les individus fortement engagés ou concernés par le sujet (voir section 1).
- Différences de contestation des messages selon la consommation de caféine : Les participantes très consommatrices de café contestent davantage les messages menaçants ou non, comparées à celles peu consommatrices, illustrant l’impact de l’engagement personnel (Libermann & Chaiken, 1992).
- Interaction entre menace perçue et engagement personnel : La perception de la menace influence la réaction défensive, modérée par le niveau d’implication personnelle, avec une contestation accrue chez ceux qui se sentent directement concernés (Libermann & Chaiken, 1992).
📝 Points essentiels
- La motivation défensive est activée lorsque le message est perçu comme menaçant, surtout si la cible a un fort engagement personnel ou une forte implication dans le sujet (Libermann & Chaiken, 1992).
- Selon Libermann & Chaiken (1992), un texte menaçant est généralement jugé plus crédible, mais la réaction de contestation dépend du niveau d’engagement : les personnes fortement impliquées (ex : consommatrices de café) contestent davantage, surtout si le message est peu menaçant.
- La réaction défensive peut réduire l’efficacité des appels à la peur, notamment chez les individus très concernés, ce qui limite la persuasion.
- La perception de menace et l’engagement personnel interagissent pour moduler la crédibilité perçue et la contestation du message, influençant ainsi la résistance à la persuasion.
- Au-delà de la santé, la réaction défensive face à un message peut s’appliquer à tout type de communication, en particulier lorsque la personne se sent directement concernée ou menacée.
💡 À retenir
La motivation défensive, modulée par le niveau d’engagement personnel et la perception de menace, joue un rôle clé dans la contestation des messages menaçants, limitant souvent leur efficacité persuasive.
📖 4. Perception du message
🔑 Notions clés & Définitions
- Crédibilité perçue : La perception de la fiabilité et de la compétence de la source ou du message, qui influence la réception et l’interprétation du message (voir section 3).
- Signaux relationnels : Les éléments non-verbaux comme le ton, l’expression faciale ou le rythme, qui modulent la compréhension du message en transmettant des indices sur la crédibilité ou l’intention de la source (voir section 5.4).
- Formulation du message : La manière dont le contenu est présenté, notamment s'il est menaçant ou non, qui influence la perception de crédibilité et la réaction de la cible (voir section 3).
- Biais d’interprétation selon la cible : La tendance de l’individu à interpréter le contenu du message en fonction de ses caractéristiques personnelles, telles que la consommation de caféine ou l’engagement personnel, ce qui peut biaiser la perception du message (Libermann & Chaiken, 1992).
- Engagement personnel : Le degré d’implication ou d’intérêt de la cible avec le contenu, qui modère la perception du message, notamment en renforçant ou en atténuant la crédibilité perçue (voir section 1).
📝 Points essentiels
- La perception du message est fortement modulée par l’engagement personnel, qui influence la crédibilité perçue et la réaction face à un contenu menaçant ou non (Libermann & Chaiken, 1992).
- Les signaux relationnels comme le ton ou l’expression du visage jouent un rôle clé dans la compréhension, en transmettant des indices sur la crédibilité ou l’intention de la source (section 5.4).
- La formulation du message, notamment s’il est menaçant, peut augmenter ou diminuer la crédibilité perçue, mais cet effet dépend aussi du contexte et des caractéristiques de la cible.
- La perception du message n’est pas neutre : elle est biaisée par la position initiale, l’engagement personnel, et les ressources cognitives de la cible, ce qui peut entraîner une interprétation subjective et partielle du contenu (Libermann & Chaiken, 1992).
- La crédibilité perçue et les signaux relationnels interagissent pour influencer la réception du message, notamment dans des contextes où la source est perçue comme sympathique ou antipathique, et selon le canal utilisé (section 5.4).
💡 À retenir
La perception du message est une construction subjective influencée par l’engagement personnel, les signaux relationnels, et la formulation, ce qui modère la crédibilité perçue et la compréhension réelle du contenu.
📖 5. Effet du canal
🔑 Notions clés & Définitions
- Caractéristiques physiques du canal : éléments tels que le ton, le rythme, la présence non-verbale (expression faciale, gestes) qui influencent la perception du message, notamment en amplifiant l’effet de la source dans le cas du canal oral (Libermann & Chaiken, 1992).
- Interaction canal et source (Attractivité*Canal) : concept selon lequel la présentation du message via différents supports (écrit, audio, vidéo) modifie l’impact de la source, notamment en renforçant ou atténuant l’effet de l’attractivité ou de la sympathie de la source (Chaiken & Eagly, 1983).
- Traitement heuristique vs traitement approfondi : distinction selon laquelle certains canaux, comme TikTok ou la vidéo, favorisent un traitement rapide et heuristique, tandis que d’autres, comme le PDF, encouragent une analyse plus lente et détaillée, influençant la susceptibilité à la persuasion (Seo, 2020).
- Processus interactifs canal, source et cible : mécanismes par lesquels les caractéristiques du canal (ex : oral vs écrit) modulent la perception du message en amplifiant l’effet de la source ou en focalisant sur le contenu, selon la nature du support (cours amphi vs polycopié, face-à-face vs email).
- Effet minime du canal seul : résultats expérimentaux (Wiegman, 1989 ; Seo, 2020) montrant que le canal n’a pas d’effet autonome significatif sur la persuasion, mais agit en interaction avec d’autres facteurs comme la source ou la forme du message.
📝 Points essentiels
- La perception du message est modulée par les caractéristiques physiques du canal, telles que le ton, le rythme, et la présence non-verbale, qui amplifient l’effet de la source dans le cas du canal oral (Libermann & Chaiken, 1992).
- La comparaison entre différents supports (face-à-face, email, TikTok, PDF) montre que le canal influence la façon dont le message est traité : le canal oral favorise un traitement heuristique, amplifiant l’effet de la source, tandis que l’écrit favorise une analyse approfondie du contenu (Seo, 2020).
- La recherche de Wiegman (1989) indique que l’effet du canal seul sur la persuasion est très faible ou nul, suggérant que le canal agit surtout via des processus interactifs, en modifiant la perception de la source ou du contenu selon le contexte.
- La présentation du message via des médias plus immersifs ou personnels (vidéo, face-à-face) augmente la perception de la présence et de l’attractivité de la source, renforçant son influence (Chaiken & Eagly, 1983).
- La susceptibilité à l’influence dépend aussi de la capacité du récepteur à capter l’information, qui varie selon le support : traitement rapide sur TikTok ou par vidéo, versus traitement lent et argumenté avec un PDF.
💡 À retenir
L’effet du canal sur la persuasion est principalement contextuel et interactif, modulant l’impact de la source ou du contenu selon ses caractéristiques physiques et la nature du support, mais il n’agit pas en tant que facteur autonome.
📖 6. Caractéristiques du canal
🔑 Notions clés & Définitions
- Présence non-verbale : éléments de communication tels que le ton, l’expression faciale, le rythme de parole, qui accompagnent le message oral ou vidéo, et qui modulent la perception et la compréhension du message (Chaiken & Eagly, 1983).
- Ambiguïté accrue en absence de non-verbal : difficulté d’interprétation du message lorsque les signaux non-verbaux sont absents, comme dans l’email ou le texte écrit, pouvant entraîner des surinterprétations ou une perception biaisée (Wiegman, 1989).
- Traitement heuristique vs approfondi selon le support : distinction entre une réception rapide et superficielle de l’information (ex. TikTok) et une analyse détaillée et argumentée (ex. PDF), influençant la capacité à assimiler le contenu et la persuasion (Seo, 2020).
- Inégalités dans la capacité d’assimilation : différences individuelles dans la compréhension et le traitement de l’information en fonction du canal utilisé, notamment en raison des caractéristiques physiques ou de la nature du support (ex. traitement rapide sur TikTok vs traitement lent sur PDF).
- Effet du canal sur la perception et la compréhension : le support influence la manière dont le message est perçu, notamment par la modulation du traitement cognitif, la présence de signaux relationnels, et la susceptibilité à l’influence (Chaiken & Eagly, 1983; Wiegman, 1989).
📝 Points essentiels
- La présence non-verbale (ton, rythme, expression) amplifie l’effet de la source et facilite le traitement approfondi du message, notamment en face-à-face ou via vidéo, contrairement à l’écrit où l’absence de non-verbal augmente l’ambiguïté (Chaiken & Eagly, 1983).
- L’absence de signaux non-verbaux dans des supports comme l’email ou le texte écrit favorise une interprétation heuristique, souvent plus rapide mais moins nuancée, ce qui peut réduire la capacité à assimiler le contenu et augmenter la susceptibilité à la persuasion (Seo, 2020).
- La nature du support influence la capacité d’assimilation : par exemple, TikTok favorise un traitement rapide et heuristique, tandis que le PDF permet une analyse plus approfondie, ce qui modère l’impact de la source et du contenu (Seo, 2020).
- La modulation de l’effet du canal peut se faire via des processus interactifs, où la forme (ton, rythme, non-verbal) amplifie l’effet de la source, surtout si cette dernière est perçue comme attractive ou sympathique (Chaiken & Eagly, 1983).
- La susceptibilité à l’influence dépend aussi du canal : par exemple, la vidéo ou l’audio renforcent l’effet de la source, tandis que le support écrit accentue le traitement du contenu, ce qui peut réduire l’impact de la source (Chaiken & Eagly, 1983).
💡 À retenir
Le canal ne se limite pas à un simple vecteur de transmission : ses caractéristiques physiques et la nature du support modulent profondément la perception, la compréhension et l’efficacité persuasive du message, en fonction des signaux non-verbaux, du traitement cognitif et des inégalités individuelles.
📖 7. Support de communication
🔑 Notions clés & Définitions
- Support de communication : Média ou canal utilisé pour transmettre un message, comme la parole, l’écrit, la vidéo ou la radio, qui influence la réception et l’impact du message (Wiegman, 1989).
- Impact du support : Influence du média sur la manière dont le message est perçu, compris, et la persuasion qu’il peut générer, modulée par ses caractéristiques physiques et contextuelles (Chaiken & Eagly, 1983).
- Exemples historiques : Supports utilisés en propagande, tels que le film "Triumph des Willens" (1935) ou "Why We Fight" (1942), illustrant comment le choix du média peut renforcer l’effet persuasif.
- Relation support/canal : Interaction entre la nature du support et ses caractéristiques (ton, rythme, non-verbal) qui modulent la perception du message, notamment dans des contextes face-à-face ou à distance (recadrage face-à-face vs email).
- Rôle du support dans l’influence : Le support ne se limite pas à un simple vecteur, il peut amplifier ou diminuer l’effet du message en fonction de ses propriétés et de la façon dont il est traité par le récepteur (ex : traitement heuristique vs traitement approfondi).
📝 Points essentiels
- Le support de communication ne doit pas être considéré comme un simple canal neutre, mais comme un élément actif qui influence la réception du message, notamment par ses caractéristiques physiques (ton, rythme, non-verbal) (Chaiken & Eagly, 1983).
- Historiquement, la propagande a montré que le choix du support (films, radio, médias écrits) pouvait maximiser ou limiter l’impact persuasif, comme dans "Triumph des Willens" (1935) ou "Why We Fight" (1942).
- La nature du support influence la façon dont le message est traité : le support oral ou audiovisuel tend à amplifier l’effet de la source (signaux relationnels, ton), tandis que l’écrit favorise le traitement du contenu (traitement approfondi, arguments).
- La forme du support (face-à-face, email, TikTok, PDF) modifie la perception, la compréhension et l’attribution d’intention, en raison de la présence ou absence de signaux non-verbaux ou de traitement heuristique.
- Les processus interactifs entre support, source et contexte montrent que le support peut renforcer ou atténuer l’effet de la source ou du message, selon ses caractéristiques et la situation (Wiegman, 1989).
💡 À retenir
Le support de communication, en tant que média, joue un rôle actif dans la modulation de l’impact du message, en influençant la façon dont il est perçu, traité et intégré par le récepteur, selon ses propriétés physiques et contextuelles.
📖 8. Attractivité de la source
🔑 Notions clés & Définitions
-
Sympathie ou antipathie de la source : La perception positive ou négative d’une source par le récepteur, influençant la persuasion selon que la source est perçue comme agréable ou désagréable. Chaiken & Eagly (1983) ont montré que la sympathie augmente l’impact persuasif, notamment via le traitement de la forme du message (audio/vidéo).
-
Interaction source-canal : La manière dont l’effet de l’attractivité de la source varie selon le canal de communication utilisé (écrit, audio, vidéo). Chaiken & Eagly (1983) ont observé que la source attractive a un effet plus marqué lorsque le canal privilégie le traitement de la forme (audio/vidéo) par rapport à l’écrit.
-
Effet de la présence de la source via le canal : La perception que la source est plus présente ou réelle en fonction du support (écrit, audio, vidéo), ce qui peut renforcer ou diminuer son influence. La vidéo ou l’audio amplifient la présence perçue, augmentant la crédibilité et l’impact.
-
Étude Chaiken & Eagly (1983) : Recherche expérimentale montrant que la sympathie de la source et le canal interagissent pour influencer le changement d’attitude, avec un effet accru dans les modalités audiovisuelles. La crédibilité perçue est aussi modulée par cette interaction.
-
Rôle de la crédibilité perçue : La crédibilité attribuée à la source, influencée par son attractivité, sa sympathie ou antipathie, et par le canal utilisé, conditionne la persuasion. La crédibilité est renforcée par la présence perçue via le canal audiovisuel.
📝 Points essentiels
- La sympathie ou antipathie de la source modifie significativement son influence, notamment dans le contexte de la persuasion en santé ou politique, comme le montre Libermann & Chaiken (1992).
- L’effet de l’attractivité de la source est amplifié lorsque le canal privilégie le traitement de la forme (audio/vidéo), car ces supports rendent la source plus présente et crédible.
- La crédibilité perçue dépend à la fois de la sympathie de la source et du canal utilisé, avec une interaction qui peut maximiser ou réduire l’impact persuasif.
- Chaiken & Eagly (1983) ont démontré que la source sympathique est plus persuasive dans les formats audiovisuels, où la présence et l’expression faciale ou ton sont perceptibles, contrairement à l’écrit où l’effet est moindre.
💡 À retenir
L’attractivité de la source influence la persuasion de manière renforcée par le canal de communication, notamment lorsque celui-ci permet une perception plus directe et vivante de la source, comme en audio ou vidéo. La crédibilité perçue dépend donc de cette interaction entre sympathie et support.
📖 9. Processus interactifs
🔑 Notions clés & Définitions
- Interaction entre canal, source et cible : processus selon lequel la perception et l’efficacité du message sont modifiées par la combinaison spécifique du support de communication, de la légitimité ou attractivité de la source, et des caractéristiques individuelles de la cible (ex : ressources cognitives, engagement).
- Amplification de l’effet de la source par le canal oral : phénomène où le support oral (face-à-face, vidéo, audio) renforce la crédibilité ou l’impact de la source, notamment par la transmission de signaux relationnels (ton, expression faciale) (voir aussi section 5.4).
- Modulation par interactions sociales : influence du contexte social et des interactions sociales (ex : surinterprétation en email, absence de signaux non-verbaux) sur la perception du message, pouvant augmenter ou diminuer son effet (ex : surinterprétation, ambiguïté accrue).
- Différences individuelles dans la perception : variabilité entre individus dans la capacité à capter l’information pertinente ou à traiter le message, influencée par des ressources cognitives ou par l’engagement personnel, modifiant la sensibilité à l’effet du canal et de la source (voir aussi section 5.3).
- Influence combinée du canal et de la source : interaction où la nature du support (écrit, audio, vidéo) et la légitimité ou attractivité de la source se renforcent mutuellement, affectant la perception, la crédibilité et le changement d’attitude (ex : plus d’effet d’attractivité sur support audio/vidéo).
📝 Points essentiels
- La perception du message ne dépend pas uniquement de la source ou du contenu, mais aussi de l’interaction entre le canal, la source et la cible, comme le montrent les études de Chaiken & Eagly (1983).
- Le canal oral (face-à-face, vidéo, audio) amplifie l’effet de la source, notamment par la transmission de signaux relationnels, ce qui augmente la crédibilité perçue et le changement d’attitude (section 5.4.1).
- La nature du support influence la manière dont le message est traité : le support écrit favorise un traitement approfondi du contenu, tandis que le support oral ou vidéo facilite un traitement heuristique, renforçant l’effet de la source (section 5.4.1).
- Les interactions sociales jouent un rôle clé : en face-à-face ou vidéo, les signaux non-verbaux modulent la perception du message, alors qu’en email, l’absence de ces signaux peut entraîner une surinterprétation ou une ambiguïté accrue (section 5.4).
- La susceptibilité à l’influence varie selon les caractéristiques individuelles, notamment la capacité cognitive et l’engagement personnel, qui modulent la perception de l’effet du canal et de la source (section 5.3).
- La combinaison de l’attractivité de la source et du canal peut maximiser ou minimiser l’impact du message, comme le montre l’étude de Chaiken & Eagly (1983), où la source attractive a un effet plus marqué sur support oral ou vidéo.
💡 À retenir
L’efficacité de la persuasion résulte d’un processus interactif où le canal, la source et la cible s’influencent mutuellement, modifiant la perception et l’impact du message selon le contexte social, la nature du support, et les caractéristiques individuelles.
📊 Tableaux de Synthèse
| Facteur | Influence sur la réception du message | Auteur | Notions clés |
|---|
| Effet de la cible | La perception, crédibilité et traitement du message dépendent des caractéristiques personnelles (engagement, menace perçue, pertinence) | Libermann & Chaiken (1992) | Effet de la cible, motivation défensive, crédibilité perçue |
| Engagement personnel | La proximité entre la croyance initiale et le message influence la persuasion; un engagement élevé peut entraîner une réaction défensive | Vallone et al. (1985) | Distance croyance-message, biais de perception, réaction défensive |
| Motivation défensive | La résistance augmente face à un message menaçant, surtout chez les personnes très impliquées | Libermann & Chaiken (1992) | Rejet, contestation, effet de la menace |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre engagement personnel et implication : l’un concerne la motivation, l’autre la proximité avec le contenu.
- Sous-estimer l’impact de la menace perçue sur la réaction défensive.
- Croire que la crédibilité du message est indépendante de la perception de menace ou d’implication.
- Confondre la motivation défensive avec la simple résistance à la persuasion.
- Négliger l’effet de la pertinence personnelle sur la crédibilité perçue.
- Omettre la distinction entre réaction cognitive (traitement) et réaction émotionnelle (ressenti).
- Ignorer que l’engagement peut à la fois renforcer et limiter la persuasion selon le contexte.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de l'effet de la cible selon Libermann & Chaiken (1992).
- Expliquer comment l’engagement personnel influence la perception et la crédibilité du message.
- Définir la motivation défensive et ses mécanismes selon Libermann & Chaiken.
- Identifier l’impact de la menace perçue sur la réaction du récepteur.
- Comprendre la relation entre implication personnelle et réaction défensive.
- Savoir comment la pertinence personnelle modère la crédibilité perçue.
- Décrire l’effet de la proximité entre la croyance initiale et le message sur la persuasion.
- Expliquer le rôle de l’engagement dans la modulation de la réaction face à un message menaçant.
- Identifier les facteurs qui favorisent ou limitent la réaction défensive.
- Connaître les auteurs clés : Libermann & Chaiken (1992), Vallone et al. (1985).
- Maîtriser la distinction entre réaction cognitive et réaction émotionnelle.
- Comprendre comment la menace perçue et l’engagement affectent la résistance à la persuasion.
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