Fiche de révision : Introduction à la Gestion des Compétences

Plan du Cours

  1. Lien formation et GEPP
  2. Cadre légal formation
  3. Dispositifs de formation
  4. Obligations employeur
  5. Outils formation entreprise
  6. Dispositifs de financement
  7. Parcours professionnel
  8. Entretien parcours
  9. Bilan professionnel
  10. Dispositifs d'accompagnement
  11. Dispositifs spécifiques

1. Lien formation et GEPP

Notions clés & Définitions

  • Lien entre formation et GEPP : La formation est indissociable de la GEPP, car former les collaborateurs permet de maintenir, développer ou acquérir des compétences, servant ainsi aux ambitions de la planification stratégique des ressources humaines. La formation contribue à la réalisation des objectifs de la GEPP, notamment la montée en compétences, la mobilité interne, et la valorisation des talents (source : analyse de la GEPP).

  • Objectifs de la formation dans la GEPP : La formation vise à planifier la montée en compétences pour répondre aux besoins futurs de l'entreprise, développer la compétitivité, optimiser les recrutements, valoriser les talents, et favoriser la mobilité interne (source : analyse de la GEPP).

  • Plan d’action formation : Ensemble des actions concrètes telles que le plan de développement des compétences, mobilités internes, campagnes de recrutement, VAE, entretiens de parcours professionnel, bilans de compétences, intégrant la stratégie globale de la GEPP pour répondre aux besoins en compétences (source : analyse de la GEPP).

  • Encadrement légal de la formation en entreprise : La formation en entreprise est encadrée par la loi liberté de choisir son avenir professionnel (2018), le décret n° 2026-127 (2026), et la loi du 24 octobre 2025 sur la reconversion, qui régissent notamment la formation, ses modalités, obligations et financements (source : analyse de la GEPP).

  • Aides financières pour la GEPP : Dispositifs tels que les EDEC, le FNE formation, et l’aide au conseil RH des TPE/PME, destinés à soutenir la mise en œuvre de la GEPP et de la formation (source : analyse de la GEPP).

  • Obligation de formation pour l’employeur : L’employeur doit respecter plusieurs obligations légales, notamment informer les salariés dès l’embauche, organiser des entretiens de parcours professionnels tous les 4 ans, participer au financement, et adapter en permanence les compétences des salariés (source : analyse de la GEPP).

Points essentiels

  • La formation est un levier stratégique pour la GEPP, permettant de répondre aux besoins futurs en compétences, de sécuriser les parcours professionnels, et de renforcer la compétitivité de l’entreprise.
  • La loi de 2018 et la réforme de 2017 ont intégré la formation dans la stratégie de la GEPP, avec notamment la création de la période de reconversion en 2026, remplaçant Pro-A et Transco.
  • La mise en œuvre du plan d’action formation doit respecter un cadre légal précis, incluant la hiérarchisation des besoins, la définition des actions, leur financement, et la consultation des représentants du personnel.
  • Les aides financières sont essentielles pour soutenir la formation, notamment pour les PME, mais leur montant et conditions peuvent évoluer selon la taille de l’entreprise et la nature des actions.
  • L’obligation de formation de l’employeur s’inscrit dans une démarche de sécurisation des parcours professionnels, de fidélisation, et d’attractivité.

À retenir

La formation constitue un pilier central de la GEPP, permettant d’anticiper et d’adapter les compétences aux évolutions économiques et technologiques, tout en étant encadrée par un cadre légal précis et soutenu par des aides financières.

Notions clés & Définitions

  • Cadre légal de la formation professionnelle : Ensemble des lois, décrets, et règlements encadrant la formation en entreprise, visant à organiser, réguler et favoriser le développement des compétences des salariés (source : analyse de la GEPP, loi liberté de choisir son avenir professionnel, décrets, lois de 2025 et 2026).

  • Loi liberté de choisir son avenir professionnel : Loi de 2018 modifiant le régime de la formation, renommant le plan de formation en "plan de développement des compétences", supprimant l’allocation formation, et réformant la gouvernance via la création de France Compétences et la réforme des contributions (source : analyse de la GEPP).

  • Décret n° 2026-127 du 24 février 2026 : Texte législatif introduisant de nouvelles conditions pour le CPF, plafonnant le financement, et créant la "période de reconversion" pour remplacer le PRO-A et Transco, dans un contexte de rationalisation des dépenses et de sécurisation des parcours professionnels (source : analyse de la GEPP).

  • Loi du 24 octobre 2025 sur la reconversion : Loi instituant la "période de reconversion", permettant aux salariés d’acquérir des certifications, blocs de compétences, ou socle de connaissances, facilitant la mobilité interne ou externe, en remplacement des dispositifs Transco et Pro-A (source : analyse de la GEPP).

  • Obligations légales de l’employeur en formation : Ensemble des devoirs imposés à l’employeur, notamment informer dès l’embauche, organiser des entretiens de parcours professionnels tous les 4 ans, participer au financement, adapter en permanence les compétences, et soumettre le plan de développement des compétences aux représentants du personnel (source : analyse de la GEPP).

  • Nouveaux dispositifs légaux de formation : Dispositifs instaurés ou modifiés par la législation récente, tels que la période de reconversion, le CPF de transition, la contribution unique à la formation (CUFPA), et la réforme des modalités de financement et d’organisation de la formation (source : analyse de la GEPP).

3. Dispositifs de formation

Notions clés & Définitions

Dispositifs de formation en entreprise : Ensemble des actions, méthodes et outils mis en place par l’employeur pour favoriser le développement des compétences des salariés, conformément à la législation et aux stratégies de l’entreprise.

Plan de développement des compétences : Document ou démarche stratégique qui recense, hiérarchise et organise les actions de formation, bilans, VAE, apprentissage, visant à répondre aux besoins en compétences de l’entreprise et des salariés. Il peut inclure aussi des actions non obligatoires selon la stratégie d’entreprise.

Entretien de parcours professionnel : Rencontre obligatoire tous les 4 ans entre l’employeur et le salarié, visant à définir, à partir d’un bilan de parcours, des perspectives d’évolution, des actions de formation, et à informer sur les dispositifs de développement des compétences. C’est la pierre angulaire de la gestion des ressources humaines et de la GEPP.

Bilan professionnel : Examen récapitulatif du parcours professionnel du salarié tous les 8 ans, permettant de vérifier la réalisation d’entretiens, formations, certifications, progressions, et d’établir un état global de l’évolution professionnelle.

Dispositifs d’accompagnement à la formation : Ensemble des actions et services (CEP, accompagnement personnalisé, mobilité, soutien à la validation des acquis) destinés à aider le salarié dans son parcours professionnel et sa reconversion.

AFEST : Action de formation en situation de travail, permettant d’acquérir ou de développer des compétences directement sur le poste, avec une réflexion pédagogique préalable, une organisation adaptée, et un formateur désigné, en conformité avec le décret n° 2018-1341 du 28 décembre 2018.

VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) : Processus permettant à un salarié de faire reconnaître officiellement ses compétences et expériences professionnelles en vue d’obtenir une certification, un diplôme ou un titre enregistré au RNCP.

CPF de transition : Dispositif permettant au salarié de mobiliser ses droits au CPF pour suivre une formation en vue d’une reconversion ou d’un changement de métier, dans le cadre de la période de reconversion instaurée par la loi du 24 octobre 2025.

Points essentiels

  • La formation en entreprise doit respecter le cadre légal (loi liberté de choisir son avenir professionnel de 2018, décret n° 2026-127, loi du 24 octobre 2025).
  • Le plan de développement des compétences n’est pas une obligation légale mais fortement conseillé pour répondre aux obligations en matière de formation.
  • La loi impose la tenue d’un entretien de parcours professionnel tous les 4 ans, pour permettre au salarié d’envisager son évolution, et d’un bilan professionnel tous les 8 ans.
  • Les dispositifs d’accompagnement (CEP, mobilités, VAE) et outils (AFEST, CPF de transition) sont intégrés dans la stratégie de formation pour sécuriser et valoriser les parcours professionnels.
  • La formation obligatoire (hygiène, sécurité, métiers réglementés) doit être effectuée en temps de travail, avec maintien de la rémunération.
  • La mise en œuvre de l’AFEST doit respecter une organisation pédagogique précise, permettant une intégration concrète des compétences en situation réelle.
  • La période de reconversion, créée par la loi du 24 octobre 2025, remplace Pro-A et Transco, facilitant la mobilité interne ou externe et la certification des compétences.

À retenir

Les dispositifs de formation en entreprise, structurés autour du plan de développement des compétences, de l’entretien de parcours professionnel, et d’outils innovants comme l’AFEST ou la VAE, visent à sécuriser et valoriser la gestion des compétences tout en respectant le cadre légal.

4. Obligations employeur

Notions clés & Définitions

  • Obligations légales de l’employeur en formation : Ensemble des devoirs imposés par la loi à l’employeur pour assurer la formation professionnelle de ses salariés, notamment l’information, l’organisation, le financement et la soumission aux représentants du personnel (voir section 4).
  • Information des salariés sur la formation : Obligation pour l’employeur d’informer dès l’embauche le salarié des dispositifs de formation disponibles, notamment lors de l’entretien de parcours professionnel tous les 4 ans (voir section 4).
  • Organisation des entretiens de parcours professionnel : Mise en place d’un entretien tous les 4 ans, permettant au salarié d’évoquer son évolution, ses besoins en formation, et à l’employeur d’informer sur les dispositifs existants (voir section 4).
  • Participation au financement de la formation : Engagement financier de l’employeur pour couvrir tout ou partie des coûts pédagogiques, salariaux et annexes liés aux actions de formation, via la contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance (CUFPA) (voir section 4).
  • Soumission du plan de développement des compétences aux représentants du personnel : Obligation pour l’employeur de présenter chaque année le plan de développement des compétences, incluant les actions de formation, pour avis des représentants du personnel (voir section 4).
  • Obligation d’adapter les compétences : Devoir pour l’employeur de maintenir, développer ou acquérir les compétences des salariés en lien avec l’évolution de leur poste, notamment par des actions de formation, en conformité avec l’article L 6321-1 du Code du travail (voir section 4).

Points essentiels

  • La formation fait partie intégrante de la stratégie d’entreprise, visant à sécuriser les parcours professionnels, renforcer l’attractivité et la fidélisation (voir section 4).
  • L’employeur doit informer le salarié dès son embauche et lors de l’entretien de parcours professionnel sur les dispositifs tels que la VAE, le CPF, l’abondement, et le CEP (voir section 4).
  • L’entretien de parcours professionnel doit être réalisé tous les 4 ans, avec un écrit remis au salarié, pour faire le point sur son parcours, ses compétences, et ses perspectives (voir section 4).
  • Le plan de développement des compétences, bien que non obligatoire, est fortement conseillé pour répondre aux obligations légales et anticiper les besoins en compétences (voir section 4).
  • La contribution financière de l’employeur couvre les actions de formation, bilans, VAE, apprentissage, avec une répartition selon les dispositifs (voir section 4).
  • La loi impose également de respecter des conditions de forme pour que l’action de formation soit reconnue, notamment un programme, des objectifs, des moyens pédagogiques, et un suivi (voir section 4).
  • En cas de non-respect des obligations de formation, des sanctions pénales ou financières peuvent être appliquées, notamment en cas d’accident du travail dû à un manque de formation (voir section 4).

À retenir

L’employeur doit assurer une information claire, organiser régulièrement des entretiens, financer et adapter la formation pour garantir le développement des compétences, conformément aux obligations légales.

5. Outils formation entreprise

Notions clés & Définitions

Outils de la formation en entreprise : Ensemble des dispositifs, méthodes et démarches permettant de planifier, mettre en œuvre, suivre et évaluer la formation des salariés dans l’objectif de développer leurs compétences et répondre aux besoins de l’entreprise (source : contenu source).

Plan de développement des compétences : Anciennement appelé plan de formation, c’est un dispositif à l’initiative de l’employeur qui recense les actions de formation, bilans de compétences, VAE, apprentissage, visant à adapter, maintenir et développer les compétences des salariés. Il inclut aussi les actions non obligatoires selon la stratégie d’entreprise (source : contenu source).

Entretien de parcours professionnel : Obligation légale instaurée par l’ANI du 05 décembre 2003, il se tient tous les 4 ans pour chaque salarié. Il permet d’évoquer les évolutions professionnelles, les dispositifs de formation, et de définir un projet professionnel. Il ne remplace pas l’évaluation ou l’entretien annuel (source : contenu source).

Bilan professionnel : Examen récapitulatif du parcours professionnel du salarié tous les 8 ans, vérifiant la tenue des entretiens de parcours, la formation suivie, les certifications obtenues, et l’évolution salariale ou professionnelle. Il doit faire l’objet d’un écrit (source : contenu source).

Dispositifs d’accompagnement : Ensemble des mécanismes visant à soutenir la mobilité, la reconversion ou la validation des acquis, tels que le Conseil en évolution professionnelle (CEP), l’accompagnement personnalisé, ou la mobilisation de dispositifs spécifiques pour certains publics (source : contenu source).

CPF (Compte Personnel de Formation) : Dispositif permettant à chaque salarié de cumuler des heures de formation mobilisables tout au long de sa carrière, avec un plafonnement et des règles encadrant leur utilisation. La création de la période de reconversion en 2026 remplace le PRO-A et Transco (source : contenu source).

VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) : Processus permettant de faire reconnaître officiellement les compétences acquises par l’expérience en obtenant une certification enregistrée au RNCP ou un CQP, dans le cadre du parcours professionnel (source : contenu source).

Période de reconversion : Dispositif instauré par la loi du 24 octobre 2025, en vigueur depuis 2026, visant à faciliter la mobilité interne ou externe des salariés en leur permettant d’acquérir une certification, un socle de connaissances ou un bloc de compétences, en remplacement des dispositifs Transco et Pro-A (source : contenu source).

Points essentiels

  • La formation est indissociable de la stratégie de GEPP, permettant de planifier la montée en compétences, la mobilité interne, et de développer la compétitivité de l’entreprise.
  • Le plan de développement des compétences n’est pas une obligation légale mais fortement conseillé pour répondre aux obligations en matière de formation.
  • L’entretien de parcours professionnel, obligatoire tous les 4 ans, est une étape clé pour définir les projets professionnels et informer sur les dispositifs de formation.
  • Le bilan professionnel, tous les 8 ans, synthétise le parcours du salarié, vérifiant la réalisation des entretiens, formations, certifications, et évolutions.
  • La loi du 5 septembre 2018 et la réforme légale de 2026 encadrent et renforcent l’intégration de la formation dans la stratégie d’entreprise.
  • La période de reconversion, créée en 2026, remplace plusieurs dispositifs pour favoriser la mobilité et la reconversion professionnelle, avec un objectif de certification ou de qualification.

À retenir

Les outils de la formation en entreprise, tels que le plan de développement des compétences, l’entretien de parcours professionnel, la VAE et la période de reconversion, constituent des leviers essentiels pour sécuriser et faire évoluer les parcours professionnels tout en répondant aux exigences légales et stratégiques de l’entreprise.

6. Dispositifs de financement

Notions clés & Définitions

Dispositifs de financement de la formation professionnelle : Ensemble des mécanismes et ressources mobilisées pour financer les actions de formation, encadrés par la législation et les dispositifs légaux (art. L6311-1, L6313-1 du code du Travail).

Contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance (CUFPA) : Partage de la répartition du financement de la formation entre l’employeur et l’opérateur de compétences, selon une répartition spécifique (voir section 4).

Répartition du financement par dispositif : Mode de distribution des fonds alloués à la formation, selon les différents dispositifs (ex : plan de développement des compétences, CPF, VAE, etc.), en fonction des règles établies par la législation.

Aides à l’apprentissage : Soutiens financiers octroyés pour favoriser l’embauche et la formation des apprentis, dont le montant peut varier selon la taille de l’entreprise et le niveau de diplôme ou certification (diminution prévue en 2025/26).

Plafonnement du financement du CPF : Limitation du montant total ou annuel des fonds mobilisables via le Compte Personnel de Formation (CPF), notamment avec le plafonnement instauré pour contrôler les dépenses (ex : ticket modérateur à 103,20 en 2026).

Nouveaux financements et réformes : Mises en place de nouveaux dispositifs ou modifications législatives visant à rationaliser, sécuriser ou renforcer le financement de la formation, comme la création de la période de reconversion (2026), la réforme du CPF, ou la création de France Compétences (voir section 4).

Points essentiels

  • La contribution unique à la formation (CUFPA) permet une répartition précise du financement entre l’employeur et l’opérateur de compétences, selon la nature de l’action et le dispositif utilisé.
  • La répartition du financement par dispositif doit respecter les règles légales, notamment pour le plan de développement des compétences, le CPF, la VAE, ou la période de reconversion.
  • Les aides à l’apprentissage sont conditionnées par la taille de l’entreprise et le niveau de diplôme ou certification, avec une réduction prévue en 2025/26.
  • Le plafonnement du financement du CPF est instauré pour maîtriser les dépenses, avec un plafond à 103,20 en 2026.
  • Les réformes législatives récentes, telles que la loi du 24 octobre 2025, instaurent la période de reconversion et modifient les modalités de financement pour renforcer la sécurisation des parcours professionnels.

À retenir

Le financement de la formation professionnelle repose sur une répartition réglementée entre dispositifs, avec des plafonnements et aides spécifiques, dans un contexte de réformes visant à sécuriser et rationaliser les ressources.

7. Parcours professionnel

Notions clés & Définitions

Parcours professionnel : Ensemble des évolutions, formations, expériences et changements qu’un salarié réalise au cours de sa vie active, permettant de construire et d’adapter son évolution de carrière (source implicite dans l’analyse de la GEPP).

Plan de développement des compétences : Dispositif à l’initiative de l’employeur regroupant les actions de formation, bilans de compétences, VAE, apprentissage, visant à favoriser l’adaptation, le maintien et le développement des compétences des salariés (source : définition juridique et procédure).

Entretien de parcours professionnel : Obligation légale instaurée par l’ANI du 05 décembre 2003, réalisé tous les 4 ans, permettant au salarié d’évoquer ses projets, perspectives d’évolution, besoins en formation, et à l’employeur de l’informer sur les dispositifs de développement (source : description légale et déroulement).

Bilan professionnel : Récapitulatif du parcours professionnel du salarié, effectué tous les 8 ans, vérifiant la tenue des entretiens, actions de formation suivies, certifications obtenues, progression salariale ou professionnelle (source : définition légale).

Mobilité interne et externe : Déplacements professionnels au sein de l’entreprise ou vers d’autres entreprises, visant à faire évoluer la carrière, répondre aux besoins de l’entreprise ou favoriser la reconversion (source : contexte général de la GEPP).

Évolution de carrière : Progression ou changement dans la trajectoire professionnelle d’un salarié, pouvant inclure promotions, reconversions, changements de poste ou de secteur, souvent accompagnée de formations ou d’entretiens (source : contexte de l’analyse de la GEPP).

Points essentiels

  • La formation est indissociable de la GEPP, permettant de maintenir, développer ou acquérir des compétences pour répondre aux besoins futurs de l’entreprise.
  • Le plan de développement des compétences (PDC) n’est pas obligatoire légalement mais fortement conseillé pour répondre aux obligations en matière de formation.
  • L’entretien de parcours professionnel, instauré par la loi, doit avoir lieu tous les 4 ans, pour définir projets professionnels, perspectives d’évolution, et informer sur dispositifs (VAE, CPF, CEP).
  • Le bilan professionnel, réalisé tous les 8 ans, vérifie le parcours du salarié, ses formations, certifications, et progression.
  • La loi du 24 octobre 2025 a créé la période de reconversion, remplaçant Pro-A et Transco, pour faciliter la mobilité interne ou externe et la reconversion professionnelle.
  • La mobilité et l’évolution de carrière sont encouragées par des dispositifs légaux et stratégiques, intégrés dans la gestion des ressources humaines.
  • La loi et la réglementation insistent sur l’importance de l’adaptation continue des compétences pour garantir l’employabilité interne et externe du salarié.

À retenir

Le parcours professionnel englobe l’ensemble des évolutions, formations et mobilités d’un salarié, encadré par des dispositifs légaux comme l’entretien de parcours, le bilan professionnel, et la période de reconversion, afin de sécuriser et valoriser son évolution de carrière.

8. Entretien parcours

Notions clés & Définitions

Entretien de parcours professionnel : Dispositif légal instauré par l’ANI du 05 décembre 2003, visant à permettre au salarié d’envisager son évolution professionnelle, ses perspectives d’évolution, et les actions de formation à entreprendre. Il ne remplace pas l’entretien annuel d’évaluation ni n’évalue la performance ou la rémunération. Il doit être réalisé tous les 4 ans, avec un écrit pour le salarié et dans le dossier du salarié (art. L 6321-1 du Code du travail).

Bilan professionnel : Récapitulatif du parcours professionnel du salarié effectué tous les 8 ans, vérifiant notamment la tenue des entretiens de parcours, la réalisation d’actions de formation, l’acquisition de certifications, et la progression salariale ou professionnelle. Il doit également faire l’objet d’un écrit.

Dispositifs d’accompagnement : Ensemble des outils et services permettant au salarié de développer ses compétences ou de se reconvertir, tels que le Conseil en évolution professionnelle (CEP), la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), la période de reconversion, ou l’accompagnement personnalisé.

Objectifs de l’entretien et du bilan : Permettre au salarié d’élaborer un projet professionnel, d’envisager des perspectives d’évolution, et de définir des actions de formation. Pour l’employeur, ils constituent un levier pour développer sa stratégie RH, optimiser la gestion des ressources, et sécuriser les parcours professionnels.

Rôle de l’employeur et du salarié : L’employeur doit informer le salarié de ses droits et organiser les entretiens, notamment en leur consacrant un temps dédié. Le salarié doit participer activement, exprimer ses souhaits d’évolution, et identifier ses besoins en formation ou en accompagnement.

Fréquence et contenu : L’entretien de parcours professionnel doit être réalisé tous les 4 ans, avec un point sur le passé, le présent, et le futur professionnel du salarié. Le bilan professionnel se déroule tous les 8 ans. Les deux doivent faire l’objet d’un écrit, et incluent des discussions sur les compétences, les formations, et les projets professionnels.

9. Bilan professionnel

Notions clés & Définitions

  • Bilan professionnel : Examen récapitulatif du parcours professionnel du salarié effectué tous les 8 ans, permettant de vérifier l’acquisition de compétences, la progression salariale ou professionnelle, et la réalisation d’actions de formation ou VAE (voir section 7). Il doit faire l’objet d’un écrit, avec un exemplaire dans le dossier du salarié et un remis au salarié.

  • Entretien de parcours professionnel : Entretien obligatoire tous les 4 ans, destiné à définir les évolutions et projets professionnels du salarié, à informer sur les dispositifs de développement des compétences (VAE, CPF, CEP), sans évaluer le travail ou la rémunération. Il doit être écrit, avec un document dans le dossier du salarié et remis à celui-ci.

  • Dispositifs d’accompagnement : Ensemble des outils et actions (CEP, VAE, période de reconversion, etc.) destinés à soutenir le salarié dans son évolution professionnelle, à la fois pour l’individu et pour l’entreprise.

  • Objectifs et modalités du bilan : Permettre au salarié d’envisager un projet professionnel, des perspectives d’évolution, et des actions de formation. Pour l’employeur, cela contribue à développer la stratégie RH et à optimiser la gestion des ressources. Le bilan doit être écrit, et sa périodicité est fixée à 8 ans.

  • Utilité pour le salarié et l’employeur : Le salarié bénéficie d’une meilleure connaissance de ses compétences et perspectives, favorisant son employabilité et son développement personnel. L’employeur peut anticiper les besoins en compétences, sécuriser les parcours professionnels, et renforcer la fidélisation.

  • Obligations légales : La loi impose la tenue d’un entretien de parcours professionnel tous les 4 ans, et d’un bilan professionnel tous les 8 ans, avec un document écrit. En cas de non-respect, des pénalités peuvent s’appliquer, notamment un abondement du CPF de 3 000 euros pour les entreprises d’au moins 50 salariés si ces obligations ne sont pas remplies (voir section 8).

Points essentiels

  • Le bilan professionnel est réalisé tous les 8 ans pour faire un point global sur le parcours du salarié, en vérifiant notamment la formation, les certifications, la progression salariale ou professionnelle.
  • L’entretien de parcours professionnel, obligatoire tous les 4 ans, permet d’orienter le salarié, d’évoquer ses projets et de l’informer sur les dispositifs de développement.
  • Ces deux dispositifs doivent être écrits, avec un exemplaire dans le dossier du salarié et un autre remis à celui-ci.
  • La loi prévoit des cas spécifiques pour les salariés « séniors » (45 ans et plus), notamment une visite médicale de mi-carrière et des aménagements de fin de carrière.
  • La « période de reconversion » instaurée par la loi du 24 octobre 2025, remplaçant Pro-A et Transco, facilite la mobilité interne ou externe pour la reconversion professionnelle, avec l’obtention de certifications ou blocs de compétences.

À retenir

Le bilan professionnel et l’entretien de parcours professionnel sont des outils légaux essentiels pour accompagner l’évolution des salariés, permettant à la fois leur développement personnel et la gestion stratégique des compétences en entreprise.

10. Dispositifs d'accompagnement

Notions clés & Définitions

Dispositifs d’accompagnement à la formation
Moyens et actions mis en place pour soutenir le développement des compétences des salariés, notamment par des actions de formation, bilans de compétences, VAE, ou actions liées à la mobilité et à la reconversion. Ces dispositifs peuvent être initiés par l’employeur ou par des acteurs externes.

Conseil en évolution professionnelle (CEP)
Service d’accompagnement permettant aux salariés, demandeurs d’emploi ou jeunes, d’être conseillés sur leur parcours professionnel, leurs projets de formation, de reconversion ou d’évolution, en lien avec les dispositifs de formation et de validation des acquis.

Accompagnement personnalisé
Dispositif d’aide individualisée visant à soutenir le salarié dans ses démarches de développement professionnel, notamment via des actions de conseil, de formation ou de mobilité, adaptées à ses besoins spécifiques.

Mobilité et reconversion
Processus permettant à un salarié d’évoluer au sein de l’entreprise ou de changer d’activité professionnelle, souvent via des dispositifs spécifiques comme la période de reconversion, pour favoriser l’adaptation aux évolutions du marché du travail ou aux souhaits du salarié.

Soutien à la validation des acquis
Aide apportée pour obtenir une certification ou un diplôme par la reconnaissance des compétences acquises en formation, expérience ou par la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience).

Dispositifs spécifiques pour certains publics
Actions et programmes adaptés à des publics particuliers (jeunes, seniors, personnes en situation de handicap, etc.) pour favoriser leur insertion, leur reconversion ou leur développement professionnel, en tenant compte de leurs besoins spécifiques.

Points essentiels

  • La formation est indissociable de la GEPP, avec des plans d’action variés (mobilités, VAE, bilans, etc.).
  • La loi de 2018 et la loi du 24 octobre 2025 ont renforcé l’intégration de la formation dans la stratégie d’entreprise.
  • Le dispositif de période de reconversion, créé en 2026, remplace Pro-A et Transco, facilitant la mobilité interne ou externe.
  • Le Conseil en évolution professionnelle (CEP) est un outil d’accompagnement individuel pour orienter et conseiller dans le cadre de la formation et de la reconversion.
  • Les dispositifs pour certains publics (jeunes, seniors, handicapés) sont conçus pour répondre à leurs besoins spécifiques, notamment en matière d’insertion et de reconversion.
  • La validation des acquis (VAE) est encouragée pour reconnaître officiellement les compétences acquises en expérience ou formation.

À retenir

Les dispositifs d’accompagnement à la formation, incluant le CEP, la mobilité, la reconversion et le soutien à la validation des acquis, constituent des outils essentiels pour favoriser l’évolution professionnelle des salariés, en s’adaptant aux enjeux légaux et stratégiques de l’entreprise.

11. Dispositifs spécifiques

Notions clés & Définitions

  • Dispositifs pour l’insertion, la reconversion, la lutte contre l’illettrisme : Ensemble des actions et programmes conçus pour faciliter l’intégration professionnelle, la reconversion ou la lutte contre l’illettrisme, notamment via la création de périodes de reconversion ou dispositifs spécifiques pour certains publics (voir aussi "période de reconversion" et "dispositifs pour certains publics").
  • Actions de formation adaptées à certains publics : Actions de formation conçues pour répondre aux besoins spécifiques de publics particuliers (jeunes, seniors, personnes en situation de handicap) afin de favoriser leur accès ou leur maintien dans l’emploi.
  • Dispositifs pour la formation des jeunes, des seniors, des personnes en situation de handicap : Programmes ou mesures spécifiques visant à répondre aux enjeux de formation liés à ces publics, tels que la mise en place de dispositifs de reconversion ou d’aménagements de carrière.
  • Programmes spécifiques et financements dédiés : Initiatives et fonds alloués pour soutenir ces dispositifs, notamment la création de dispositifs de reconversion, de périodes de reconversion, ou autres actions ciblant ces publics.

Points essentiels

  • La période de reconversion (créée par la loi du 24 octobre 2025, en vigueur depuis 2026) remplace les dispositifs Transitions collectives et Pro-A, visant à faciliter la mobilité interne ou externe et la reconversion professionnelle. Elle permet d’acquérir des certifications, CQP, ou blocs de compétences.
  • Les dispositifs spécifiques pour certains publics (jeunes, seniors, personnes en situation de handicap) incluent des actions de formation adaptées, des aménagements de carrière, ou des dispositifs de reconversion, notamment la visite médicale de mi-carrière pour les collaborateurs de 45 ans ou plus, et des aménagements pour les collaborateurs proches de la retraite.
  • Les programmes spécifiques et financements dédiés sont mis en place pour soutenir ces actions, avec notamment des aides financières, des dispositifs de reconversion, ou des mesures d’accompagnement ciblées.
  • Ces dispositifs ont pour objectif de favoriser l’insertion, la reconversion, la lutte contre l’illettrisme, et l’adaptation des publics spécifiques à leur environnement professionnel.

À retenir

Les dispositifs spécifiques regroupent l’ensemble des actions et programmes conçus pour répondre aux besoins particuliers de publics ciblés, en favorisant leur insertion, reconversion ou maintien dans l’emploi, avec des financements et mesures adaptés.

Repères chronologiques

DateÉvénement
2018Loi liberté de choisir son avenir professionnel
24 février 2026Décret n° 2026-127 relatif à la formation et à la reconversion
24 octobre 2025Loi sur la reconversion et la période de reconversion

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésObjectifsCadre légalAuteurs / Références
Lien formation & GEPPFormation liée à la stratégie de gestion des compétences, montée en compétences, mobilité interneAnticiper besoins futurs, sécuriser parcours, renforcer compétitivitéLoi de 2018, analyse de la GEPPAnalyse de la GEPP
Cadre légal formationLoi de 2018, décret 2026-127, loi 2025Encadrer, réguler, financer la formationLoi liberté de choisir son avenir professionnel, décret 2026-127, loi 2025Analyse de la GEPP
Dispositifs de formationPlan de développement, entretien de parcours, bilan professionnel, VAE, AFESTDéfinir, organiser, accompagner la formationLoi de 2018, décret 2018-1341, loi 2025Analyse de la GEPP

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre le plan de développement des compétences avec l’entretien de parcours professionnel.
  2. Croire que la formation est uniquement une obligation légale, alors qu’elle est aussi stratégique.
  3. Confondre la période de reconversion avec le Pro-A ou Transco.
  4. Sous-estimer l’importance de l’entretien de parcours tous les 4 ans dans la gestion RH.
  5. Confondre VAE et bilan professionnel : le premier valide des compétences, le second fait un état global.
  6. Oublier que le cadre légal de la formation est principalement encadré par la loi de 2018, le décret 2026-127, et la loi 2025.
  7. Confondre dispositifs d’accompagnement et dispositifs de formation : l’un concerne l’aide au parcours, l’autre la formation elle-même.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de la GEPP et son lien avec la formation, notamment la montée en compétences et la mobilité interne.
  2. Maîtriser les objectifs de la formation dans le cadre de la GEPP.
  3. Identifier le cadre légal de la formation : loi de 2018, décret 2026-127, loi 2025.
  4. Savoir ce qu’est le plan de développement des compétences et ses composantes.
  5. Connaître les obligations légales de l’employeur : information dès l’embauche, entretien de parcours tous les 4 ans, participation au financement.
  6. Comprendre la notion de bilan professionnel et sa périodicité (tous les 8 ans).
  7. Savoir définir et distinguer les dispositifs d’accompagnement (CEP, mobilité, soutien à la VAE).
  8. Maîtriser la procédure et les enjeux de l’entretien de parcours professionnel.
  9. Connaître la définition et la mise en œuvre de l’AFEST.
  10. Identifier les dispositifs de financement : EDEC, FNE formation, aide au conseil RH, CPF de transition.
  11. Connaître la loi du 24 octobre 2025 sur la reconversion et la période de reconversion.
  12. Savoir que la formation doit respecter le cadre légal fixé par la loi de 2018, le décret 2026-127, et la loi 2025.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction à la Gestion des Compétences avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel est le rôle principal du lien entre la formation et la GEPP dans la stratégie de gestion des ressources humaines ?

2. Qui a formulé la loi de 2018 modifiant le cadre de la formation professionnelle en France ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction à la Gestion des Compétences avec 22 flashcards interactives.

Lien formation et GEPP

La formation soutient la stratégie de la GEPP.

Objectifs de la formation dans GEPP

Anticiper compétences, développer la mobilité, renforcer la compétitivité.

Plan d’action formation

Actions concrètes intégrant stratégie, compétences, mobilités.

Voir les flashcards →

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