Fiche de révision : Introduction à la Mémoire et l'Attention

Plan du Cours

  1. Histoire de la psychologie
  2. Étude de l'attention
  3. Étude de la mémoire
  4. Modèle Atkinson-Shiffrin
  5. Mémoire sensorielle et à court terme
  6. Mémoire à long terme
  7. Mémoire de travail
  8. Organisation et encodage
  9. Mécanismes de la mémoire

1. Histoire de la psychologie

Notions clés & Définitions

Psychologie scientifique
Wundt (1879) : naissance de la psychologie scientifique, marquant la transition d'une psychologie subjective à une approche objective et expérimentale.

Béhaviorisme
Watson : courant qui rejette les mécanismes mentaux invérifiables, se concentre uniquement sur les stimuli et réponses observables.

Néobéhaviorisme
Approche qui réintroduit des hypothèses sur les mécanismes internes via des théories comme la loi du renforcement de Hull.

Empirisme associationniste
Hume (1711-1776) et James Mill (1773-1836) : philosophie selon laquelle l'esprit est une tabula rasa à la naissance, où s'impriment sensations et idées, associées entre elles par contiguïté ou similitude.

Théorie de la Gestalt
Originaire d’Allemagne, elle insiste sur l’interaction des éléments dans un champ plutôt que sur une simple association linéaire, en s’appuyant sur des découvertes en physique.

Structuralisme
Courant qui cherche à décrire la structure des processus mentaux, notamment par l’analyse des opérations intellectuelles et la conception de l’esprit comme constitué de structures.

Points essentiels

La psychologie scientifique naît avec Wundt en 1879, marquant la fin d’une psychologie subjective pour une approche expérimentale et objective.
Le béhaviorisme, initié par Watson, refuse d’étudier les mécanismes mentaux invérifiables, se concentrant sur les stimuli et réponses observables.
Le néobéhaviorisme réintroduit des hypothèses sur les mécanismes internes, notamment avec la loi du renforcement de Hull, qui explique la motivation par la création de besoins et la récompense.
La théorie de la Gestalt s’oppose au béhaviorisme en insistant sur l’interaction des éléments dans un champ, plutôt que sur une simple association linéaire. Elle s’appuie sur des principes issus des découvertes en physique, comme ceux sur les champs de forces électromagnétiques.
Les avancées en neurophysiologie remettent en cause l’idée béhavioriste selon laquelle les stimulations déclenchent directement l’activité psychologique. L’activité électrique du cerveau montre une autonomie, avec des structures spécifiques du cerveau responsables de fonctions précises.
L’influence de la cybernétique et de l’informatique introduit l’analogie cerveau-ordinateur, permettant de comprendre le traitement de l’information dans le cerveau.

À retenir

L’évolution de la psychologie, depuis ses débuts expérimentaux avec Wundt jusqu’aux approches modernes intégrant la neurophysiologie et la cybernétique, montre comment les méthodes scientifiques ont façonné la compréhension des processus cognitifs.

2. Étude de l'attention

Notions clés & Définitions

Filtre attentionnel
Broadbent (1958) : mécanisme qui sélectionne une seule information à traiter en raison de capacités limitées, en filtrant précocement les stimuli non pertinents.

Ressources attentionnelles
Capacités limitées du système cognitif qui déterminent la quantité d’informations pouvant être traitées simultanément, impliquant que le traitement de plusieurs stimuli nécessite une gestion efficace des ressources.

Processus automatiques
Processus rapides, peu coûteux en ressources, qui se déroulent sans effort conscient, permettant de traiter certaines informations de manière efficace et sans surcharge cognitive.

Processus contrôlés
Processus nécessitant une attention consciente, demandant des ressources limitées, et impliquant un traitement volontaire, souvent plus lent et plus coûteux en ressources.

Paradigme d’écoute dichotique
Dispositif expérimental où un sujet écoute deux messages différents, un dans chaque oreille, et doit se concentrer sur un seul, permettant d’étudier la capacité de focalisation de l’attention.

Théorie de l’atténuateur
Treisman (1960) : modèle selon lequel l’attention atténue plutôt qu’exclut totalement les stimuli non pertinents, permettant la détection d’informations significatives même si elles sont atténuées.

Points essentiels

Le modèle de Broadbent (1958) postule un filtre attentionnel précoce qui sélectionne une seule information à traiter, en raison de capacités limitées. Ce filtre intervient juste après le stockage à court terme, sélectionnant rapidement l’information pertinente pour le traitement conscient, tandis que le reste est conservé dans la mémoire à court terme. La capacité limitée implique qu’on ne peut traiter plusieurs flux d’informations simultanément.

Le paradigme d’écoute dichotique montre que la capacité à focaliser l’attention sur un seul message auditif parmi plusieurs est possible. Lorsqu’un sujet doit se concentrer sur un message dans une oreille, il peut ignorer l’autre, même si des stimuli y sont présents, illustrant la capacité de filtrage précoce.

La théorie de l’atténuateur de Treisman (1960) propose que l’attention n’est pas un filtre strict, mais une atténuation. Les stimuli non pertinents sont réduits, mais pas totalement exclus, ce qui permet la détection d’informations significatives, comme des mots à charge affective ou des prénoms, même dans un contexte d’attention focalisée.

Les processus automatiques sont rapides et peu coûteux en ressources, permettant un traitement efficace sans effort conscient. En revanche, les processus contrôlés nécessitent une attention consciente, sont plus lents, et consomment davantage de ressources, ce qui limite la capacité à traiter plusieurs stimuli simultanément.

À retenir

L’attention fonctionne comme un mécanisme dynamique qui filtre et module les informations entrantes, en sélectionnant celles qui sont pertinentes selon la capacité limitée du système cognitif. Elle atténue plutôt qu’exclut totalement les stimuli non pertinents, permettant une gestion flexible des ressources attentionnelles.

3. Étude de la mémoire

Notions clés & Définitions

Mémoire à court terme
AUTEUR (date) : capacité limitée de stockage temporaire des informations, généralement de quelques secondes à une minute, permettant leur manipulation immédiate.

Mémoire à long terme
AUTEUR (date) : système de stockage durable des informations, avec une capacité beaucoup plus grande, permettant de conserver des connaissances sur une période prolongée.

Mémoire sensorielle
AUTEUR (date) : mémoire qui retient brièvement les informations sensorielles (visuelles, auditives, etc.) avant leur traitement ultérieur, avec une capacité très grande mais une durée très courte.

Niveaux de traitement
AUTEUR (date) : concept selon lequel la profondeur de traitement de l'information (superficiel ou approfondi) influence la qualité de l'encodage et la probabilité de mémorisation durable.

Mémoire sémantique
AUTEUR (date) : mémoire relative à la connaissance générale, aux concepts et aux faits, indépendante du contexte temporel ou de l’expérience personnelle.

Points essentiels

La mémoire se divise principalement en deux types : la mémoire à court terme, qui possède une capacité limitée et une durée courte, et la mémoire à long terme, qui possède une capacité étendue et une durée prolongée. La mémoire sensorielle retient brièvement les informations sensorielles avant leur traitement, permettant une sélection pour une mémoire plus durable. Les niveaux de traitement jouent un rôle crucial : un traitement plus profond (par exemple, en associant une information à d’autres connaissances ou en lui donnant un sens) augmente la qualité de l’encodage et la probabilité de mémorisation à long terme. La mémoire sémantique concerne la connaissance générale et les concepts, indépendamment du contexte spécifique dans lequel ils ont été appris.

À retenir

La mémoire est un système multifacette où la capacité de stockage, la durée de conservation et la profondeur du traitement déterminent la façon dont les informations sont conservées et accessibles.

4. Modèle Atkinson-Shiffrin

Notions clés & Définitions

Stockage sensoriel : D’après Grounding (date), il s’agit d’un stockage qui conserve brièvement les stimuli sensoriels avant leur passage en mémoire à court terme. Il permet de maintenir temporairement une trace des informations sensorielles pour une fraction de seconde.

Stockage à court terme : Selon Grounding (date), c’est un stock limité en capacité qui sert de tampon temporaire. Il retient l’information pendant une courte durée, généralement quelques secondes, avant son transfert vers la mémoire à long terme ou sa disparition.

Stockage à long terme : D’après Grounding (date), il s’agit d’un stockage durable de l’information. La mémoire à long terme conserve les données de façon relativement permanente, après leur encodage depuis la mémoire à court terme.

Processus de transfert : Selon Grounding (date), c’est le mécanisme par lequel l’information passe du stockage sensoriel ou à court terme vers la mémoire à long terme. Ce transfert dépend de l’attention et du traitement actif de l’information.

  • Filtre attentionnel : voir section 2

Points essentiels

Le modèle Atkinson-Shiffrin décrit la mémoire comme un système séquentiel comprenant trois stocks : sensoriel, court terme et long terme. Le stockage sensoriel conserve brièvement les stimuli sensoriels avant leur passage en mémoire à court terme, qui possède une capacité limitée et sert de tampon temporaire. Le transfert d’informations entre ces stocks dépend de l’attention et du traitement actif. La mémoire à court terme retient l’information pour une durée courte, souvent quelques secondes, avant de l’encoder en mémoire à long terme ou de la perdre. Ce processus de transfert est central, car il conditionne la consolidation de l’information dans la mémoire durable. La capacité limitée de la mémoire à court terme explique notamment la nécessité de stratégies de regroupement ou de répétition pour optimiser le stockage.

À retenir

Ce modèle structure la compréhension de la mémoire en étapes distinctes, soulignant que l’attention joue un rôle crucial dans le transfert et le stockage des informations, avec une mémoire à court terme limitée en capacité et une mémoire à long terme plus durable.

5. Mémoire sensorielle et à court terme

Notions clés & Définitions

  • Mémoire iconique : mémoire visuelle permettant de retenir brièvement une image ou une représentation visuelle. Sperling (années 1960) a montré qu’elle conserve une trace éphémère de l’information visuelle, d’environ 250 millisecondes.
  • Mémoire échoïque : mémoire auditive conservant brièvement les informations auditives. Elle permet de maintenir l'information sonore pendant quelques secondes, facilitant la compréhension et la répétition immédiate.
  • Capacité limitée : caractéristique de la mémoire à court terme, qui ne peut retenir qu’environ 7±2 éléments ou unités d’information.
  • Durée brève : période durant laquelle l’information reste dans la mémoire sensorielle ou à court terme, généralement quelques secondes sans répétition.
  • Stockage temporaire : stockage transitoire d’informations, que ce soit dans la mémoire sensorielle ou à court terme, avant leur traitement ou transfert vers la mémoire à long terme.

Points essentiels

  • La mémoire iconique retient les informations visuelles pendant environ une demi-seconde, ce qui permet une perception continue malgré la brièveté de chaque trace. Sperling a démontré cette capacité par des expériences de rappel partiel, où les participants peuvent rappeler environ 3 lettres sur 4 par ligne dans une matrice de 12 lettres présentée brièvement. La mémoire iconique est donc une mémoire photographique très éphémère.
  • La mémoire échoïque conserve les informations auditives pendant quelques secondes, permettant une répétition immédiate et une compréhension fluide du langage parlé. Elle est sensible à des effets de modalité, avec une supériorité temporaire pour la mémoire auditive sur la visuelle lors de délais courts.
  • La capacité limitée de la mémoire à court terme est d’environ 7±2 éléments. Lorsqu’une liste de mots ou d’éléments est présentée, seuls ceux qui entrent dans cette capacité peuvent être retenus, surtout si la répétition ou le traitement n’est pas effectué rapidement. La durée de rétention sans répétition est de quelques secondes, ce qui souligne le caractère transitoire de cette mémoire.
  • La mémoire sensorielle sert de réservoir initial pour les stimuli provenant des sens, permettant une première impression de l’information avant son traitement conscient. Elle agit comme une étape préliminaire dans le processus de mémorisation, filtrant et transférant les éléments pertinents vers la mémoire à court terme.

À retenir

La mémoire sensorielle, notamment iconique et échoïque, fonctionne comme un système de stockage transitoire essentiel pour le traitement immédiat des informations, avec une capacité limitée en quantité mais une durée très brève, permettant une perception continue malgré la brièveté de chaque trace.

6. Mémoire à long terme

Notions clés & Définitions

Mémoire déclarative

  • AUTEUR : voir section 3

Mémoire procédurale
AUTEUR (date) : système de mémoire impliqué dans l'apprentissage et la récupération de compétences et de procédures inconscientes, souvent difficile à verbaliser.

Mémoire épisodique
AUTEUR (date) : composante de la mémoire déclarative qui concerne le souvenir d’événements personnels, avec leur contexte spatio-temporel.

Mémoire sémantique
AUTEUR (date) : composante de la mémoire déclarative relative aux connaissances générales, concepts, faits, sans référence à un contexte spécifique.

Consolidation
AUTEUR (date) : processus par lequel les souvenirs deviennent stables et durables dans la mémoire à long terme, après leur encodage initial.

Points essentiels

La mémoire à long terme stocke les informations de façon durable et se divise en deux grands systèmes : la mémoire déclarative, qui est consciente, et la mémoire procédurale, qui fonctionne de manière inconsciente. La mémoire déclarative se subdivise en mémoire épisodique, concernant les événements personnels, et en mémoire sémantique, relative aux connaissances générales. La consolidation est le processus clé permettant de rendre les souvenirs stables et durables, en assurant leur transfert et leur stabilisation dans la mémoire à long terme. La récupération des souvenirs dépend de leur organisation et des indices contextuels, qui facilitent l’accès à l’information stockée.

À retenir

La mémoire à long terme englobe divers systèmes spécialisés, chacun jouant un rôle essentiel dans la conservation et la récupération des connaissances et expériences, la consolidation étant le processus central pour rendre ces souvenirs durables.

7. Mémoire de travail

Notions clés & Définitions

Boucle phonologique

  • AUTEUR : voir section 3

Calepin visuo-spatial
AUTEUR (date) : structure dédiée à l’établissement et à la manipulation d’images mentales, comprenant une perception visuelle directe et un processus d’image mentale permettant de maintenir des traces en mémoire, notamment pour la localisation spatiale.

Administrateur central
AUTEUR (date) : composant qui coordonne les sous-systèmes de la mémoire de travail, supervise leur fonctionnement, gère l’attention, coordonne les traitements, inhibe ou active des informations, et peut interrompre ou modifier les comportements en cours.

Capacité limitée
AUTEUR (date) : contrainte de la mémoire de travail qui limite la quantité d’informations pouvant être traitées simultanément, influençant la performance dans les tâches de mémoire à court terme.

Traitement actif
AUTEUR (date) : caractéristique de la mémoire de travail qui implique une manipulation volontaire et consciente de l’information, permettant son maintien, sa transformation ou son utilisation dans des tâches cognitives.

Points essentiels

La mémoire de travail est un système actif qui maintient et manipule temporairement l’information pour les tâches cognitives. Elle comprend deux sous-systèmes principaux : la boucle phonologique, responsable de l’information verbale, et le calepin visuo-spatial, dédié à l’information visuelle. La boucle phonologique se compose d’une unité de stockage phonologique, où les traces ne durent qu’une seconde et demie à deux secondes, et d’un processus de contrôle articulatoire qui permet de renvoyer des traces dans cette unité via une auto-répétition subvocale. Cet ensemble explique notamment l’effet de similarité phonologique, où les mots ou lettres se ressemblant phonétiquement sont plus difficiles à retenir, et l’effet de longueur, où les mots longs sont plus difficiles à rappeler que les courts. La tâche de suppression articulatoire, qui empêche la répétition subvocale, perturbe la mémorisation en bloquant le codage phonologique et le recodage visuel en phonologique.

Le calepin visuo-spatial possède deux composants : la perception visuelle directe et le processus d’image mentale, qui permet de maintenir des traces en mémoire, notamment pour la localisation spatiale. Des expérimentations montrent que l’imagerie mentale est plus efficace lorsque l’information provient d’un stimulus entendu, tandis que la répétition auto-verbale fonctionne mieux pour l’information visuelle. La composante spatiale concerne la localisation des objets, avec des temps de réponse proportionnels à la distance, illustrant la nature spatiale du traitement.

L’administrateur central, selon le modèle de Baddeley, fonctionne comme le SAS de Norman et Shallice. Il supervise, coordonne, inhibe ou active les sous-systèmes, et remplit quatre fonctions principales : la coordination des traitements, la rupture des automatismes, la sélection ou inhibition d’informations, et l’activation des procédures de traitement en mémoire à long terme. Il permet ainsi de gérer l’attention, de contrôler les processus automatiques ou contrôlés, et d’intervenir en cas de besoin.

À retenir

La mémoire de travail, en tant que système actif et à capacité limitée, intègre le stockage temporaire et le contrôle attentionnel, permettant la manipulation efficace de l’information pour la résolution de problèmes et le traitement cognitif.

8. Organisation et encodage

Notions clés & Définitions

Encodage profond
Ducharme et Fraisse (date non précisée) : comparé à l’apprentissage d’images, l’encodage profond, notamment sémantique, consiste à traiter l’information en lui donnant un sens, ce qui favorise une mémorisation durable.

Organisation hiérarchique
Tulving (82) : structure de stockage de l’information en niveaux ou catégories, facilitant la récupération en regroupant les éléments selon leur organisation.

Indices mnésiques
CM10 (18 mars) : éléments contextuels ou associatifs qui aident à retrouver une information en mémoire, en fournissant des repères lors de la récupération.

Traitement sémantique
Ducharme et Fraisse (date non précisée) : traitement basé sur la signification, qui améliore la mémorisation en donnant un sens à l’information encodée.

Effet de contexte
Tulving (date non précisée) : phénomène où la mémoire est meilleure lorsque les conditions d’encodage et de récupération sont similaires, soulignant l’importance de la cohérence entre ces deux phases.

Points essentiels

L’encodage profond, notamment sémantique, améliore la mémorisation durable par rapport à un encodage superficiel. En traitant l’information en lui donnant un sens, on favorise sa consolidation dans la mémoire à long terme.

L’organisation hiérarchique des informations facilite leur stockage et leur récupération. Par exemple, classer des mots en catégories permet d’accroître la capacité de rappel, comme le montre l’expérience de Tulving et Pearlstone (1996), où la catégorisation augmente le nombre d’items rappelés.

Les indices mnésiques, tels que les éléments contextuels ou associatifs, jouent un rôle clé dans la récupération. Lorsqu’un indice est présent lors de l’encodage, il peut être utilisé lors du rappel pour retrouver plus facilement l’information.

L’effet de contexte indique que la mémoire fonctionne de manière optimale lorsque le contexte d’apprentissage est similaire à celui de la récupération. La proximité entre ces deux phases, en termes d’environnement ou d’indices, facilite la récupération des souvenirs.

À retenir

L’efficacité de la mémoire dépend largement de la manière dont l’information est organisée et encodée, ce qui influence directement la facilité avec laquelle elle peut être récupérée. Un encodage sémantique et une organisation hiérarchique, associée à des indices contextuels, optimisent la mémorisation et la récupération.

9. Mécanismes de la mémoire

Notions clés & Définitions

Consolidation
Processus neurobiologique stabilisant un souvenir après son encodage initial, permettant son stockage durable. Elle transforme une trace fragile en une trace résistante à l’oubli.

Reconsolidation
Mécanisme permettant la modification d’un souvenir lors de sa récupération. Après avoir été rappelé, le souvenir peut être renforcé ou modifié avant d’être à nouveau stabilisé.

Plasticité synaptique
Capacité des synapses à changer leur force en réponse à l’activité neuronale. Elle constitue la base neurophysiologique des modifications mémorielles, permettant l’apprentissage et la mémoire.

Oubli
Perte ou dégradation d’un souvenir, pouvant résulter d’une dégradation naturelle ou d’une interférence entre souvenirs concurrents.

Interférence
Phénomène où la présence d’un souvenir ou d’une information concurrente empêche la récupération ou altère un souvenir existant.

Points essentiels

  • La consolidation stabilise les souvenirs après leur encodage initial, assurant leur stockage durable. Elle intervient pour transformer une trace fragile en une trace résistante à l’oubli, permettant la rétention à long terme.

  • La reconsolidation permet la modification des souvenirs lors de leur rappel. Lorsqu’un souvenir est réactivé, il devient labile et peut être modifié ou renforcé avant de redevenir stable.

  • La plasticité synaptique est la base neurophysiologique des changements mémoriels. Elle permet aux synapses de renforcer ou d’affaiblir leur transmission en réponse à l’activité neuronale, sous-tendant l’apprentissage et la mémoire.

  • L’oubli peut résulter d’une dégradation naturelle de la trace mnésique ou d’une interférence entre souvenirs concurrents. Ces interférences peuvent être de type rétroactive (nouveaux souvenirs perturbant les anciens) ou proactive (anciens souvenirs empêchant l’apprentissage de nouveaux).

À retenir

Les mécanismes neurobiologiques de la mémoire, notamment la consolidation, la reconsolidation et la plasticité synaptique, expliquent comment les souvenirs se forment, se modifient et peuvent s’effacer ou être perturbés par l’interférence.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1879Naissance de la psychologie scientifique avec Wundt
1711-1776Hume, développement de l'empirisme associationniste
1773-1836James Mill, théorie de l'association des idées
1958Modèle de filtrage attentionnel de Broadbent
1960Théorie de l’atténuateur de Treisman

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésAuteur(s)Concepts principaux
Histoire de la psychologieNaissance de la psychologie expérimentale, évolution des courantsWundt, Watson, Hull, Gestalt, Hume, James MillTransition du subjectivisme à l’objectivité, rejet du mental invérifiable, influence de la neurophysiologie et cybernétique
Étude de l'attentionFiltre attentionnel, ressources attentionnelles, processus automatiques et contrôlésBroadbent, TreismanFiltre précoce vs atténuateur, capacité limitée, traitement automatique vs contrôlé
Étude de la mémoireMémoire sensorielle, à court terme, à long terme; niveaux de traitement(Auteurs non précisés dans le contenu)Capacité limitée en mémoire à court terme, importance du traitement profond pour la mémoire à long terme

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre mémoire sensorielle (brève) et mémoire à court terme (plus durable).
  2. Croire que le filtre attentionnel est totalement exclusif (Treisman montre qu’il atténue plutôt qu’il exclut).
  3. Confondre processus automatiques (rapides, peu coûteux) et processus contrôlés (lents, coûteux en ressources).
  4. Omettre que la théorie de la Gestalt insiste sur l’interaction globale plutôt que sur une simple association linéaire.
  5. Penser que la mémoire à long terme a une capacité limitée (elle est considérée comme très grande dans le contenu).
  6. Confusion entre les différentes formes de mémoire (sémantique vs épisodique).
  7. Ignorer l’impact des niveaux de traitement sur la qualité de l’encodage.

Checklist Examen

  1. Connaître la date de naissance de la psychologie scientifique selon Wundt (1879).
  2. Expliquer le rejet du mental invérifiable par le béhaviorisme et ses limites.
  3. Définir la théorie de la Gestalt et ses principes fondamentaux.
  4. Identifier les principales différences entre mémoire sensorielle, mémoire à court terme et mémoire à long terme.
  5. Comprendre le modèle d’Atkinson-Shiffrin pour la mémoire.
  6. Savoir ce que propose le modèle de Broadbent (filtre précoce).
  7. Expliquer la théorie de l’atténuateur de Treisman.
  8. Connaître les caractéristiques des processus automatiques et contrôlés.
  9. Maîtriser les concepts clés liés à l’attention : ressources attentionnelles et paradigme d’écoute dichotique.
  10. Identifier les auteurs clés : Wundt (psychologie expérimentale), Watson (béhaviorisme), Hull (loi du renforcement), Treisman (atténuateur).
  11. Savoir ce qu’est une mémoire sémantique et son rôle.
  12. Vérifier la compréhension des mécanismes d’organisation et d’encodage en mémoire.
  13. Connaître les mécanismes fondamentaux du traitement de l’information dans le cerveau selon les avancées neurophysiologiques.
  14. Être capable d’identifier un piège fréquent : confusion entre processus automatiques et contrôlés.
  15. Vérifier que l’on maîtrise bien toutes les notions clés et définitions associées aux thèmes abordés.

Teste tes connaissances

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1. Selon le texte, quelle caractéristique principale définit la mémoire à long terme ?

2. Qu’est-ce qu’un filtre attentionnel selon le modèle de Broadbent ?

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Histoire de la psychologie — date clé ?

Naissance de la psychologie expérimentale en 1879 avec Wundt.

Béhaviorisme — principe ?

Se concentre uniquement sur stimuli et réponses observables.

Néobéhaviorisme — innovation ?

Réintroduit des hypothèses sur les mécanismes internes.

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