Fiche de révision : Introduction à la Protection Intégrée des Cultures

Plan du Cours

  1. Protection intégrée des cultures : objectifs et principes
  2. Évolution de l’agriculture et intensification productiviste
  3. Contreparties de l’intensification et recrudescence parasitaire
  4. Évolution des méthodes de lutte et place de la PIC
  5. Cadres réglementaires Ecophyto et dispositifs DEPHY
  6. Prophylaxie et lutte indirecte : définition et leviers
  7. Contrôle cultural : définitions et effets sur l’inoculum
  8. Rotation et assolement : intérêts sanitaires et limites

1. Protection intégrée des cultures : objectifs et principes

Notions clés & Définitions

  • Protection intégrée des cultures (PIC) : Approche de protection qui combine plusieurs méthodes pour limiter les bioagresseurs tout en réduisant les impacts et les risques.
  • Lutte indirecte prophylactique : Voie de protection qui agit en amont pour rendre l’installation ou le développement des bioagresseurs moins favorables.
  • Contrôle cultural : Levier de lutte indirecte qui modifie les conditions de culture pour diminuer la pression des adventices et des maladies.
  • Contrôle génétique : Levier de lutte indirecte qui s’appuie sur le patrimoine génétique des plantes pour améliorer leur résistance ou tolérance.
  • Lutte directe : Voie de protection qui vise l’action sur le bioagresseur lui-même, une fois le risque identifié.

Points essentiels

  • La PIC s’organise en lutte indirecte (préventive/prophylactique), puis en caractérisation des risques, avant la lutte directe.
  • La lutte indirecte comprend deux leviers : contrôle cultural et contrôle génétique.
  • La lutte directe se décline en lutte physique, biocontrôle (lutte éthologique et lutte biologique) et chimique raisonnée.
  • L’évolution historique oppose une protection très aléatoire avant-guerre à une agriculture productiviste après-guerre, avec plus d’intrants.
  • Le contexte de l’intensification inclut l’augmentation de la population, la hausse des coûts/contraintes de main d’œuvre et la recherche de productivité.
  • Le raisonnement PIC s’appuie sur des décisions fondées sur le risque plutôt que sur une action systématique.

Astuce mémo

PIC = Prévenir (cultural + génétique) → Repérer le risque → Agir (physique + biocontrôle éthologique/biologique + chimie raisonnée).

2. Évolution de l’agriculture et intensification productiviste

Notions clés & Définitions

  • Après-guerre agricole : Période d’après 1945 où l’agriculture française se réorganise pour produire davantage grâce à la hausse de la productivité et des rendements.
  • Intensification agricole : Mode de production qui augmente les quantités produites en mobilisant plus d’intrants et de moyens techniques sur les mêmes surfaces.
  • Agriculture productiviste : Modèle agricole orienté vers la maximisation de la production et des rendements, avec mécanisation et intrants en forte croissance.
  • Intrants agricoles : Ensemble des ressources ajoutées à la production (semences, fertilisation, produits de protection, eau, etc.) pour accroître les rendements.
  • Contreparties de l’intensification : Effets négatifs possibles liés à l’usage massif d’intrants, touchant la biodiversité, la santé, les sols, les parasites et la société.

Points essentiels

  • Rendement blé : 13 q/ha en 1913, 18 q/ha en 1948, et une valeur à déterminer pour 2025 dans ton cours.
  • La logique quantitative du produire plus repose sur l’augmentation des intrants et des moyens techniques plutôt que sur l’extension des surfaces.
  • Le contexte historique d’après-guerre combine hausse de la population, hausse du coût de la main-d’œuvre et exigences d’amélioration du revenu et des conditions de travail.
  • La diminution du prix des produits agricoles pousse à produire plus pour maintenir la rentabilité.
  • Les innovations nécessaires à l’intensification incluent mécanisation, amélioration des moyens de production (semences, fertilisation, hydraulique), protection chimique, agrandissement des exploitations et remembrement,扩
  • Les contreparties biologiques concernent la biodiversité et les milieux naturels, avec des impacts sur les équilibres écologiques.

Astuce mémo

Productiviste = Plus d’intrants → Plus de rendements, mais “prix à payer” sur bio, tox, sols, parasites et société.

3. Contreparties de l’intensification et recrudescence parasitaire

Notions clés & Définitions

  • Intensification agricole : Ensemble des pratiques visant à augmenter les rendements via l’usage massif d’intrants et de techniques standardisées.
  • Recrudescence parasitaire : Augmentation des attaques de bioagresseurs (ravageurs, maladies, adventices) malgré la protection, souvent liée aux conditions de production.
  • Modèle productiviste : Modèle agricole centré sur la production maximale, avec recours important aux intrants et à des méthodes de lutte dominées par la chimie.
  • Protection intégrée des cultures : Approche combinant plusieurs méthodes de lutte (préventives, directes, chimiques et non chimiques) pour gérer les bioagresseurs de façon raisonnée.
  • Protection agroécologique des cultures : Déclinaison de l’agroécologie appliquée à la protection des cultures, structurée autour de la prévention, de la biodiversité et de la santé du sol.

Points essentiels

  • L’intensification et l’usage massif d’intrants peuvent entraîner une uniformisation des paysages, un débocagement et une désertification.
  • Sur le plan social et économique, le modèle productiviste peut réduire le nombre d’agriculteurs, favoriser le surendettement et accroître la dépendance.
  • Le modèle productiviste peut aussi générer des déséquilibres de production (surproduction) et une fracture sociétale.
  • La recrudescence du parasitisme peut s’expliquer par le climat, la manière de conduire les rotations, et l’usage du pulvérisateur.
  • La recrudescence peut aussi venir des variétés cultivées et des réglementations encadrant les pratiques de protection.
  • La protection des cultures est une nécessité, mais elle doit être organisée pour limiter les effets négatifs du modèle productiviste.

Astuce mémo

Climat + Rotations + Pulvérisateur + Variétés + Réglementations = CRPPVR (cause de recrudescence).

4. Évolution des méthodes de lutte et place de la PIC

Notions clés & Définitions

  • Protection intégrée : Approche de gestion des bioagresseurs qui combine plusieurs méthodes pour réduire l’impact sur l’agriculture, l’environnement et la santé.
  • Lutte intégrée : Ensemble de principes visant à privilégier la prévention et la combinaison des leviers disponibles avant d’utiliser des traitements.
  • Plan Ecophyto V1 : Plan lancé en septembre 2008 dans le cadre du Grenelle de l’environnement pour encadrer la réduction des usages de pesticides.
  • DEPHY FERME : Dispositif de démonstration et de production de références sur des systèmes de culture économes en phytos, mobilisant des agriculteurs volontaires.
  • IFT total : Indicateur de suivi des traitements phytosanitaires, permettant de mesurer l’évolution des usages selon les familles de produits.

Points essentiels

  • La PIC s’appuie sur une logique de priorité : prévention/prophylaxie, puis évaluation des risques et décisions, puis mesures curatives en dernier recours et si possible non chimiques, enfin pesticides spécifiques avec un
  • Les 8 grands principes de la PIC visent à réduire l’impact des pratiques agricoles et environnementales sur la santé en combinant toutes les méthodes disponibles.
  • Ecophyto V1 est lancé en septembre 2008, puis revu fin 2015 avec Ecophyto V2, puis V2+ (2019).
  • Objectifs Ecophyto V2+ : réduire les usages de pesticides de 50% d’ici 2025 et sortir du glyphosate d’ici fin 2020 pour les principaux usages, puis au plus tard d’ici 2022 pour l’ensemble.
  • Ecophyto 2030 vise une diminution de 50% de l’utilisation des pesticides à l’horizon 2030, avec accélération de la recherche d’alternatives et massification de la re-conception des systèmes en transition agro-écologique.
  • DEPHY FERME est une action phare d’Ecophyto : réseau de démonstration et de production de références, avec plus de 2000 agriculteurs engagés volontairement et 254 groupes d’agriculteurs (données 2023).

Astuce mémo

Priorité PIC : Prévenir → Évaluer → Curatif (dernier recours, si possible non chimique) → Spécifique (minimum d’effets).

5. Cadres réglementaires Ecophyto et dispositifs DEPHY

Notions clés & Définitions

  • Stratégie Ecophyto 2030 : Cadre national visant à réduire l’usage des pesticides et à structurer des actions agricoles sur la durée.
  • DEPHY ferme : Dispositif qui accompagne des exploitations pour mettre en œuvre la protection intégrée et suivre leurs pratiques.
  • Réseau DEPHY : Réseau d’expérimentation et de suivi des fermes engagées dans la démarche DEPHY.
  • PIC : Protection intégrée des cultures, approche combinant plusieurs leviers pour gérer les bioagresseurs avec moins de pesticides.

Points essentiels

  • Dans les grandes cultures, l’IFT total hors traitement de semence baisse en moyenne de 23% grâce surtout à la diminution des IFT fongicides hors biocontrôle (-33%) et insecticides hors biocontrôle (-16%).
  • Les IFT herbicides diminuent plus faiblement, avec une baisse moyenne de 6%, ce qui rend la gestion des adventices plus difficile.
  • Le réseau DEPHY ferme (PIC) : les résultats de la PIC sont indiqués comme clôturés pour le réseau DEPHY.
  • Le plan Ecophyto 2030 vise une réduction de l’usage des pesticides de 30% et de 50% (2 réponses justes).
  • Dans les fermes DEPHY grandes cultures, la baisse d’IFT est de 10% et, dans les fermes DEPHY GC, elle est de 20%.
  • L’IFT fongicide est le plus difficile à diminuer, ce qui ressort du profil d’évolution des IFT.

Astuce mémo

Baisse IFT = 23% (fongicides -33%, insecticides -16%) ; herbicides -6% (adventices difficiles).

6. Prophylaxie et lutte indirecte : définition et leviers

Notions clés & Définitions

  • Lutte indirecte : La lutte indirecte regroupe des actions préventives qui réduisent l’installation ou la multiplication des bioagresseurs en agissant sur les conditions plutôt que sur l’ennemi directement.
  • Prophylaxie : La prophylaxie correspond à l’ensemble des mesures préventives visant à limiter l’entrée, la survie ou la dissémination des bioagresseurs avant qu’ils ne causent des dégâts.
  • Contrôle cultural : Le contrôle cultural désigne des pratiques qui agissent sur l’inoculum, sa dissémination, la culture ou l’environnement afin de diminuer la pression sanitaire.
  • Inoculum primaire : L’inoculum primaire est la source initiale de bioagresseurs qui démarre l’infection ou l’infestation sur la parcelle ou la culture.
  • Triangle inoculum plante environnement : Le triangle inoculum–plante–environnement décrit comment les pratiques culturales modifient simultanément la source, l’hôte et les conditions du milieu.

Points essentiels

  • La lutte indirecte est aussi appelée lutte préventive ou prophylactique, et elle se combine avec la lutte physique, le biocontrôle et la lutte chimique.
  • Le contrôle cultural peut agir en modifiant l’inoculum primaire ou sa dissémination, en agissant indirectement via la culture, ou en agissant sur l’environnement.
  • L’environnement peut être compris comme un réservoir d’alloinoculum, c’est-à-dire une source secondaire contribuant à la pression de bioagresseurs.
  • L’effet des pratiques culturales se lit au niveau d’un triangle entre inoculum, plante cultivée et environnement, avec des effets souvent partiels et polyvalents.
  • La rotation est un levier de contrôle cultural car elle rompt le cycle des bioagresseurs en introduisant des plantes non-hôtes et réduit l’inoculum primaire.
  • La fréquence de retour d’une culture sur une parcelle est le critère majeur expliquant la pression de bioagresseurs endémiques dont le cycle se déroule sur la parcelle.

Astuce mémo

Prophylaxie = « agir avant » : Inoculum → Culture → Environnement (triangle) ; Rotation = « casser le cycle » en changeant d’hôte.

7. Contrôle cultural : définitions et effets sur l’inoculum

Notions clés & Définitions

  • Parcelle : La parcelle est le critère qui explique la pression de bioagresseurs endémiques, car leur cycle se déroule sur une parcelle.
  • Bioagresseur tellurique : Un bioagresseur tellurique est un bioagresseur d’origine endogène qui se conserve et se transmet par le sol.
  • Bioagresseur aérien mobile : Un bioagresseur aérien mobile est un bioagresseur capable de se déplacer, donc moins dépendant d’une conservation strictement tellurique.
  • Parasite oligophage : Un parasite oligophage se développe sur un nombre limité d’hôtes, ce qui rend ses ennemis plus sensibles aux rotations ciblées.
  • Parasite polyphage : Un parasite polyphage attaque de nombreuses espèces hôtes, ce qui limite l’efficacité des rotations contre lui.

Points essentiels

  • La rotation a une efficacité sanitaire liée à trois caractéristiques des bioagresseurs : origine (tellurique vs aérienne), spécificité du parasitisme et durée de conservation.
  • Les bioagresseurs telluriques, endogènes et à cycle sur la parcelle sont fortement réduits par la rotation, car l’inoculum reste lié au sol.
  • Les rotations sont très efficaces contre des ennemis inféodés à une culture monophage ou oligophage, mais peu efficaces contre les polyphages.
  • La durée de conservation de l’inoculum conditionne l’effet de la rotation : plus elle est longue, plus la rotation seule peut être insuffisante.
  • Exemple ravageur : la chrysomèle du maïs Diabrotica virgifera peut être fortement réduite (96 à 98%) par une rotation évitant le maïs au printemps suivant les pontes.
  • Exemple ravageur tellurique : le nématode à kyste des céréales Heterodera avenae est oligophage sur céréales mais possède une durée de vie très longue, ce qui limite l’effet de rotations courtes.

Astuce mémo

Tellurique = Sol + Rotation efficace ; Oligophage = Hôte ciblé ; Polyphage = Rotation moins efficace ; Longue conservation = Rotation pas assez.

8. Rotation et assolement : intérêts sanitaires et limites

Notions clés & Définitions

  • Rotation culturale : La rotation culturale est l’alternance planifiée de cultures sur plusieurs années pour casser les cycles des bioagresseurs et réduire leur pression.
  • Assolement : L’assolement désigne la répartition des cultures sur une exploitation ou un territoire sur une période donnée, avec des successions organisées.
  • Piétin échaudage du blé : Le piétin échaudage du blé est une maladie fongique dont le champignon persiste dans le sol et contamine le système racinaire avant d’atteindre le collet.
  • Plante non-hôte : Une plante non-hôte est une culture qui ne permet pas la survie ou la multiplication d’un bioagresseur spécifique, ce qui réduit l’inoculum.
  • Vulpin : Le vulpin est une adventice dont la levée peut être défavorisée par des rotations avec des périodes de semis variées et des cultures à saisons différentes.

Points essentiels

  • La rotation peut limiter des bioagresseurs en empêchant la présence de la culture hôte au moment clé du cycle (ex. absence de maïs au printemps suivant des pontes d’été).
  • En l’absence de maïs au printemps suivant les pontes, la quasi-totalité de la population de chrysomèle présente dans la parcelle est anéantie en une seule année.
  • Pour les maladies, le champignon survit sur les résidus de culture et se conserve dans le sol, puis infecte les racines avant de gagner le collet.
  • Des retours fréquents de céréales favorisent le piétin échaudage du blé, car ils maintiennent des hôtes successifs.
  • L’absence de plantes hôtes pendant 3 ans fait disparaître l’inoculum, ce qui réduit fortement la pression sur le blé suivant.
  • Pour les adventices, la rotation agit directement via des successions semées à différentes saisons et des époques préférentielles de levée, ce qui déspécialise la flore.

Astuce mémo

Cycle→hôte : pas d’hôte = chute (chrysomèle) ; pas d’hôte 3 ans = inoculum qui s’éteint (maladies).

Repères chronologiques

DateÉvénement
1913Rendement du blé : 13 q/ha (avant-guerre)
1948Rendement du blé : 18 q/ha (après-guerre)
septembre 2008Lancement du plan Ecophyto V1
fin 2015Révision du plan Ecophyto : Ecophyto V2
2019Ecophyto V2+ (2019)
2025Objectif Ecophyto : réduire les usages des pesticides de 50% d’ici 2025
fin 2020Sortir du glyphosate d’ici fin 2020 (principaux usages)
d’ici 2022Sortir du glyphosate au plus tard d’ici 2022 (ensemble des usages)
2030Ecophyto 2030 : diminution de 50% de l’utilisation des pesticides à l’horizon 2030

Tableaux de synthèse

Évolution des méthodes de lutte

ApprocheLogiquePositionnement
Lutte chimique aveugleSystématique, d’assuranceAvant seuils/raisonnement
Protection raisonnéeRaisonnement par seuils, OAD, etc.Entre chimie et intégration
Protection intégrée (PIC)Combinaison de toutes les méthodes disponibles, chimiques et non-chimiquesPriorité prévention puis décisions par risque
Protection agroécologique des cultures (PAEC)Prévention + biodiversité + santé du solDéclinaison agroécologie appliquée à la protection

Leviers de la lutte indirecte et de la lutte directe

VoieSous-ensemblesBut
Lutte indirecte (préventive/prophylactique)Contrôle cultural ; contrôle génétiqueRéduire l’installation/développement des bioagresseurs en agissant sur les conditions
Lutte directeLutte physique ; biocontrôle (lutte éthologique et lutte biologique) ; lutte chimique raisonnéeAgir sur le bioagresseur une fois le risque identifié

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre lutte indirecte et lutte directe : la première agit sur les conditions (inoculum/culture/environnement) avant dégâts, la seconde vise l’ennemi une fois le risque identifié.
  2. Croire que la rotation “élimine” les bioagresseurs : elle a un effet préventif et de limitation majeur, rarement une élimination totale, surtout contre les polyphages.
  3. Penser que toutes les rotations ont la même efficacité : elle dépend de l’origine (tellurique vs aérienne), de la spécificité (oligophage vs polyphage) et de la durée de conservation de l’inoculum.
  4. Mélanger prophylaxie et contrôle cultural : la prophylaxie est l’ensemble des mesures préventives, tandis que le contrôle cultural est un levier précis (rotation, pratiques, environnement).
  5. Se tromper sur l’ordre PIC : prévention/prophylaxie puis caractérisation/évaluation des risques, et seulement ensuite mesures curatives en dernier recours (si possible non chimiques).
  6. Interpréter Ecophyto V2+ comme un plan “uniquement” pour le glyphosate : le cours donne aussi l’objectif global de réduction des usages de pesticides et des échéances associées.
  7. Oublier que l’IFT herbicides baisse moins que fongicides/insecticides : la gestion des adventices reste plus difficile (baisse moyenne 6%).

Checklist Examen

  1. Savoir définir PIC et distinguer lutte indirecte (préventive/prophylactique) et lutte directe, avec leurs sous-leviers (physique, biocontrôle, chimique raisonnée).
  2. Replacer la logique PIC dans l’ordre : prévention/prophylaxie, caractérisation/évaluation des risques, puis curatif en dernier recours et si possible non chimique, puis pesticides spécifiques à minimum d’effets.
  3. Citer les 8 grands principes de la PIC tels que formulés : priorité aux mesures préventives, évaluation des risques, curatif en dernier recours si possible non chimique, et pesticides spécifiques au minimum d’effets.
  4. Expliquer l’évolution historique : avant-guerre agriculture autarcique et protection très aléatoire, puis intensification productiviste d’après-guerre (intrants, mécanisation, chimie, remembrement).
  5. Relier intensification et contreparties : biodiversité/toxicologie/écotoxicologie/pédologie/parasitaire, puis causes de recrudescence (climat, rotations, pulvérisateur, variétés, réglementations).
  6. Connaître les repères Ecophyto : lancement Ecophyto V1 (septembre 2008), révision fin 2015 (V2), V2+ (2019), objectifs 50% d’ici 2025 et sortie glyphosate fin 2020 (principaux usages) puis d’ici 2022 (ensemble).
  7. Savoir ce qu’est DEPHY FERME : réseau de démonstration et production de références, avec +2000 agriculteurs engagés volontairement et 254 groupes d’agriculteurs (données 2023).
  8. Maîtriser la définition prophylaxie et ses objectifs : prévenir/défavoriser introduction, installation ou développement des bioagresseurs, en combinant lutte physique, biocontrôle, lutte chimique et leviers de contrôle (
  9. Savoir définir contrôle cultural et décrire le triangle inoculum–plante–environnement, en précisant que l’environnement peut être un réservoir d’alloinoculum.
  10. Expliquer pourquoi la rotation est un levier majeur de contrôle cultural : elle rompt le cycle, introduit des plantes non-hôtes et réduit l’inoculum primaire, avec la fréquence de retour comme critère clé de pression end
  11. Classer l’efficacité sanitaire de la rotation selon 3 caractéristiques : origine tellurique vs aérienne, spécificité (oligophage vs polyphage), et durée de conservation de l’inoculum.
  12. Savoir mobiliser les exemples : Diabrotica virgifera (96 à 98% en rotation évitant le maïs au printemps suivant), Heterodera avenae (durée de vie très longue limitant rotations courtes), piétin échaudage du blé (sur rés
  13. Savoir décrire l’intérêt de la rotation pour les maladies et les adventices : champignon sur résidus et infection racinaire avant collet, et pour adventices déspécialisation via périodes de semis variées (ex. vulpin).

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction à la Protection Intégrée des Cultures avec 8 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel est l’objectif principal de la protection intégrée des cultures ?

2. Quelle évolution caractérise l’agriculture productiviste après-guerre ?

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Révisez avec les flashcards

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Protection intégrée — objectifs ?

Limiter bioagresseurs tout en réduisant impacts et risques.

Lutte indirecte — rôle ?

Agir en amont pour rendre l’installation des bioagresseurs moins favorable.

Contrôle cultural — définition ?

Pratiques modifiant conditions de culture pour diminuer pression parasitaire.

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