Fiche de révision : Introduction à la sécurité incendie en bâtiments

Plan du Cours

  1. Sécurité incendie dans les bâtiments
  2. Étapes de la mise en sécurité
  3. Éclairage de sécurité : fonctions et types
  4. BAES et LSC : implantation et raccordement
  5. Exploitation, maintenance et mise au repos BAES
  6. Signalisation de sécurité et visibilité des balisages
  7. Système de sécurité incendie : composition et catégories
  8. Zonage SSI : détection, mise en sécurité, alarme
  9. Évacuation : alarme générale et alarme sélective
  10. Alarmes techniques et surveillance technique du bâtiment
  11. Architecture du SSI : SDI, SMSI et organes

1. Sécurité incendie dans les bâtiments

Notions clés & Définitions

  • ERP : ERP désigne les établissements recevant du public, où la sécurité incendie vise d’abord la protection des personnes.
  • ERT : ERT désigne les établissements soumis au code du travail, où des règles de sécurité incendie s’appliquent aussi aux travailleurs.
  • Détecteur automatique : Détecteur automatique est un dispositif qui repère un début d’incendie le plus tôt possible pour déclencher les actions de sécurité.
  • Déclencheur manuel mural : Déclencheur manuel mural est un dispositif actionné par une personne pour signaler immédiatement un feu au personnel de surveillance.
  • BAES : BAES est un bloc autonome d’éclairage de sécurité qui assure l’éclairage de sécurité en cas de coupure de l’éclairage normal.

Points essentiels

  • La sécurité incendie vise la protection des personnes et des biens dans les ERP et/ou ERT.
  • La mise en sécurité suit 3 étapes : détecter et signaler, mettre en sécurité, puis intervenir.
  • Détecter et signaler consiste à repérer le feu tôt puis à transmettre sa localisation au personnel de surveillance.
  • Mettre en sécurité comprend évacuer et informer avec signaux visuels et sonores, libérer les issues, puis compartimenter et désenfumer.
  • Intervenir consiste à aider les secours en signalant la localisation du feu, l’état des organes, en mettant à disposition les commandes et en permettant la coupure des circuits électriques.
  • L’éclairage de sécurité est obligatoire dans tous les ERP et/ou ERT.

Astuce mémo

Détecter → Signaliser → Mettre en sécurité → Intervenir : D-S-M-I comme une chaîne d’actions.

2. Étapes de la mise en sécurité

Notions clés & Définitions

  • BAES : Blocs autonomes d’éclairage de sécurité : dispositifs qui assurent l’éclairage de sécurité en cas d’interruption de l’éclairage normal grâce à une alimentation de secours.
  • ERP : Établissements recevant du public : catégories d’établissements soumis à des exigences de sécurité incendie, notamment pour l’éclairage de sécurité.
  • ERT : Établissements recevant des travailleurs : établissements relevant du Code du travail, avec des exigences de sécurité applicables aux installations d’éclairage de sécurité.
  • État de repos : Mode de fonctionnement des BAES pendant les périodes de fermeture, utilisé pour éviter la décharge inutile des batteries.
  • Télécommande de mise au repos : Dispositif obligatoire permettant de commander centralement la mise au repos (ou l’arrêt) des BAES lors de la coupure volontaire de l’éclairage normal.

Points essentiels

  • Le raccordement des BAES doit venir d’une dérivation prise en aval du dispositif de protection et en amont du dispositif de commande de l’éclairage normal du local ou du dégagement où sont installés les blocs.
  • Si protection et commande sont dans un même dispositif, l’alimentation des blocs peut être en amont à condition que ce dispositif coupe l’alimentation des blocs en cas de coupure automatique de la protection.
  • Les BAES doivent être mis à l’état de repos lorsque l’éclairage normal est volontairement hors tension pendant les périodes de fermeture.
  • La mise à l’état de repos sert à éteindre les BAES après une coupure volontaire de l’éclairage normal, puis ils reviennent automatiquement en veille au rétablissement.
  • La mise à l’état de repos évite la décharge des BAES pendant l’arrêt volontaire et préserve la durée de vie des batteries.
  • L’installation doit prévoir un ou plusieurs dispositifs de mise à l’état de repos centralisée (art. EC12 §6).

Astuce mémo

Repos = Fermeture : BAES éteints pour éviter décharge et usure, puis veille automatique à la réouverture.

3. Éclairage de sécurité : fonctions et types

Notions clés & Définitions

  • BAES : Bloc autonome d’éclairage de sécurité qui assure l’éclairage d’évacuation en cas de défaillance de l’alimentation normale.
  • BAES Performance Sati : BAES intégrant un système automatique de test intégré, permettant des contrôles réglementaires pendant l’exploitation.
  • Sati : Système Automatique de Test Intégré qui exécute automatiquement des tests des lampes et des batteries sur les BAES.
  • Signalisation de sécurité : Ensemble des étiquettes et pictogrammes qui balisent les cheminements et issues de secours pour guider l’évacuation.
  • Luminaires sur source centralisée : Installation d’éclairage de sécurité composée de luminaires, d’une source centralisée et de circuits de sécurité adaptés aux normes.

Points essentiels

  • Les vérifications périodiques se limitent au contrôle de l’allumage de la LED verte de bon état de marche des blocs, l’éclairage normal étant sous tension.
  • Une maintenance annuelle, réalisée par une personne qualifiée, comprend des vérifications, nettoyages et entretiens de chaque bloc autonome d’éclairage de sécurité.
  • Les interventions annuelles et leurs résultats doivent être consignés dans un rapport de visite à annexer au registre de sécurité de l’établissement.
  • Après maintenance annuelle, la personne qualifiée renseigne une étiquette de maintenance visible sur chaque bloc vérifié.
  • En ERP avec périodes de fermeture, les vérifications doivent être faites pour que l’installation ait retrouvé son autonomie prescrite au début de chaque ouverture.
  • Une décharge réglementaire d’1 heure d’un BAES nécessite un temps de charge minimal de 12 heures pour redevenir opérationnel après fermeture.

Astuce mémo

Fermeture → Charge 12h : ouverture = autonomie retrouvée.

4. BAES et LSC : implantation et raccordement

Notions clés & Définitions

  • LSC : Luminaire d’éclairage de sécurité alimenté par une source centralisée dans une installation à circuits de sécurité.
  • BAES : Bloc autonome d’éclairage de sécurité, utilisé pour assurer l’évacuation dans le local concerné.
  • Source centralisée : Alimentation centralisée fournissant en permanence ou selon un mode défini l’énergie aux luminaires d’éclairage de sécurité.
  • Coffret anti-panique : Coffret permettant d’alimenter les circuits d’éclairage d’ambiance lorsque l’éclairage normal est éteint en présence de l’alimentation normale.
  • Canalisations de sécurité CR1 : Canalisations reliant les LSC à la source centralisée, imposant la catégorie CR1 pour leur tenue.

Points essentiels

  • Les luminaires d’éclairage d’évacuation doivent être alimentés en permanence par la source centralisée (mode permanent).
  • Les luminaires d’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique peuvent être éteints en présence de l’alimentation normale (mode permanent ou non permanent).
  • Si l’éclairage d’ambiance est éteint en veille, son allumage automatique doit être assuré par un nombre suffisant de points de détection de défaillance de l’alimentation normale/remplacement.
  • La source centralisée doit fournir une autonomie d’1 heure et être installée dans un local de service électrique coupe-feu 1 heure avec des portes coupe-feu 1/2 heure.
  • Si l’éclairage d’ambiance est éteint en présence de l’alimentation normale, la source centralisée peut être complétée par un coffret anti-panique pour alimenter les circuits d’ambiance.
  • Dans ce cas, la détection de l’alimentation de l’éclairage normal doit être assurée par un nombre suffisant de points de détection, avec une détection par salle.

Astuce mémo

Évacuation = Permanent ; Ambiance = Veille possible + Détection suffisante ; Source = 1h + local coupe-feu ; Ambiance éteinte ⇒ Coffret anti-panique + 1 détection par salle.

5. Exploitation, maintenance et mise au repos BAES

Notions clés & Définitions

  • Zone de Détection (ZF/ ZC) : Zone de découpage du bâtiment définie à partir des zones de détection et de compartimentage pour organiser l’exploitation du SSI.
  • Zone de Détection Manuelle (ZDM) : Zone où des déclencheurs manuels provoquent l’alarme sans lancer directement la mise en sécurité.
  • Zone de Mise en Sécurité (ZS) : Aire regroupant les organes de mise en sécurité, comme des portes coupe-feu et volets de désenfumage.
  • Zone d’Alarme (ZA) : Aire où le son d’alarme d’évacuation est audible pour déclencher l’alerte des occupants.
  • Zone de Compartimentage (ZC) : Aire où se ferment automatiquement portes et clapets coupe-feu pour limiter la propagation.

Points essentiels

  • Les zones doivent avoir une superficie et une configuration permettant à l’agent exploitant d’aller visiter une zone et de revenir à la centrale avant la durée programmée de l’alarme restreinte.
  • En l’absence de désenfumage, il doit y avoir au moins une ZDA par niveau.
  • Les ZDM déclenchent le processus d’alarme sans déclencher le processus de mise en sécurité.
  • Il est recommandé d’avoir au moins une ZDM par niveau.
  • Une ZS comprend notamment la zone d’Alarme (ZA) et des organes de mise en sécurité comme portes coupe-feu et volets de désenfumage.
  • La zone d’Alarme (ZA) est unique pour un bâtiment à bâtiment unique, mais chaque bâtiment distinct possède sa propre ZA pour diffuser l’alarme générale par bâtiment (sauf avis contraire de la commission de sécurité).

Astuce mémo

ZS = Sécurité + ZA (Alarme) + ZC (Coupure) + ZF (Fumées).

6. Signalisation de sécurité et visibilité des balisages

Notions clés & Définitions

  • Détecteur thermo vélocimétrique : Détecteur de chaleur qui déclenche selon la vitesse d’élévation de la température et un seuil atteint à un temps donné.
  • Détecteur thermostatique : Détecteur de chaleur qui s’active dès que la température dépasse un seuil fixé.
  • Détecteur optique de fumée : Détecteur automatique qui détecte un foyer à partir de la présence de fumées selon une surface et une distance de surveillance définies.
  • Détecteur linéaire de fumée : Détecteur qui surveille une zone grâce à un faisceau laser traversé par des fumées, avec une couverture sur de grandes distances.
  • Détecteur de flamme : Détecteur automatique qui réagit au rayonnement infrarouge des flammes et à la présence de CO2.

Points essentiels

  • Dans les couloirs et bureaux, installer un détecteur à ≤ 5 m de chaque extrémité et garder ≤ 10 m entre deux détecteurs successifs.
  • Pour une sécurité maximale, les détecteurs optiques de fumée et de chaleur doivent être positionnés selon des règles de détection de surface.
  • Thermo vélocimétrique : l’alarme est transmise dès que la température dépasse un seuil fixé, en tenant compte de la vitesse d’élévation.
  • Thermo vélocimétrique : la protection standard couvre jusqu’à 30 m², avec hauteur max 4 m et distance max 4,4 m.
  • Thermostatique : la protection standard couvre jusqu’à 18 m², avec hauteur max 4 m et distance max 3,6 m.
  • Températures d’utilisation : thermo vélocimétrique entre -20°C et +90°C, thermostatique entre 20°C et +70°C ; au-delà, le bon fonctionnement est entravé (ex : ambiances trop chaudes).

Astuce mémo

Seuil + vitesse (thermo vélocimétrique) vs seuil seul (thermostatique) : vitesse = “véloci-”.

7. Système de sécurité incendie : composition et catégories

Notions clés & Définitions

  • Détecteur de flamme : Détecteur conçu pour repérer un foyer à partir du rayonnement infrarouge des flammes et de la présence de CO2 liée à la combustion.
  • Alarme générale : Signal sonore destiné à ordonner l’évacuation des occupants d’un bâtiment, avec une caractéristique définie par la norme NF S 32-001.
  • Alarme générale sélective : Signal d’alarme générale, distinct de l’alarme AFNOR NF S 32-001, visant à alerter seulement certaines catégories de personnel d’un ERP.
  • Diffuseur sonore : Équipement qui émet un signal d’évacuation audible, soit pour tout le bâtiment, soit pour des catégories de personnes ciblées.
  • Compartimentage : Mesure de sécurité qui limite la propagation de l’incendie en isolant des zones du bâtiment pendant une durée donnée.

Points essentiels

  • Le détecteur de flamme peut être perturbé par la vapeur d’eau, les poussières, les aérosols et tout obstacle entre l’optique et le réflecteur.
  • La coupure complète du faisceau laser est considérée comme un défaut.
  • Le détecteur de flamme doit être installé sur un support stable non soumis à dilatation, sans obstacle entre le détecteur et son réflecteur.
  • La couverture minimale annoncée est de 17 m de distance et un angle de vision de +45° de part et d’autre, soit un cône de 90°.
  • Pour un montage sous plafond entre 3,5 et 7 m, la surface couverte est de 150 m² et varie avec l’inclinaison et la hauteur.
  • Le détecteur de flamme est adapté aux feux ouverts dus à la combustion de solides, liquides ou gaz carbonés (ex. bois, fuel, butane).

Astuce mémo

Flamme = IR + CO2 ; obstacle = aveuglement ; support stable = faisceau stable.

8. Zonage SSI : détection, mise en sécurité, alarme

Notions clés & Définitions

  • Compartimentage : Le compartimentage est une mesure de sécurité qui limite la propagation du feu, de la chaleur et des fumées pendant un temps donné en les confinant dans une zone délimitée.
  • Zone de compartimentage : Une zone de compartimentage est un espace délimité par des éléments constructifs comme murs, planchers et portes, pouvant être traversé par des conduits ou circulations.
  • Portes coupe-feu : Les portes coupe-feu sont des dispositifs de fermeture destinés à isoler une circulation ou un conduit afin de maintenir la continuité du compartiment en cas d’incendie.
  • Désenfumage : Le désenfumage est un dispositif qui évacue les fumées d’incendie pour faciliter l’évacuation et limiter les effets des fumées sur les personnes et les biens.

Points essentiels

  • Un compartiment est délimité par des murs, planchers, portes et autres éléments constructifs, et sa continuité peut être rétablie au droit des traversées (ex. clapet coupe-feu, portes coupe-feu).
  • Toute circulation horizontale encloisonnée de grande longueur (> 50 m) doit être recoupée tous les 25 à 30 m.
  • Pour les établissements de type U et J, la circulation doit être recoupée au moins une fois, quelle que soit sa longueur.
  • Les portes doivent être à fermeture automatique pour les escaliers encloisonnés des établissements de type R, pour une cage d’escaliers traversée avec 2 issues au même niveau, et pour les portes de recoupement des circul
  • Les portes à fermeture automatique sont asservies à la détection automatique dans trois cas prévus par le règlement : locaux à sommeil au dessus du 1er étage, portes vers des locaux occupés par des tiers, et dispositions
  • La fermeture des portes se fait sur l’ensemble du bâtiment, sauf pour les établissements de type U et J où elle se fait pour chaque niveau.

Astuce mémo

Compartimentage = Feu/Fumées confinés par murs+portes ; Désenfumage = Fumées sorties pour voir et respirer mieux.

9. Évacuation : alarme générale et alarme sélective

Notions clés & Définitions

  • Alarme générale : Alarme générale : signal d’alerte diffusé à l’ensemble des occupants pour déclencher l’évacuation sans distinction de zone.
  • Alarme sélective : Alarme sélective : signal d’alerte limité à une partie du bâtiment afin de guider l’évacuation selon la zone concernée.
  • CMSI : CMSI : système de mise en sécurité incendie qui pilote automatiquement des fonctions de sécurité, dont le désenfumage, selon les scénarios d’incendie.
  • DCS : DCS : dispositif de contrôle et de signalisation qui assure la commande et la surveillance de fonctions de sécurité, notamment via des interfaces comme les coffrets de relayage.
  • AES : AES : alimentation électrique de sécurité qui fournit l’énergie nécessaire aux installations de sécurité pour fonctionner en mode normal et en mode sécurité.

Points essentiels

  • Le désenfumage des circulations horizontales encloisonnées est souvent combiné naturel et mécanique, avec volets/ventilateurs commandés électriquement par le CMSI.
  • La détection automatique des locaux ne doit pas commander le désenfumage des circulations horizontales.
  • Le désenfumage se fait toujours par niveau (ou fraction de niveau) et peut être adapté à un local particulier.
  • Si un conduit de désenfumage est commun à plusieurs niveaux, le déclenchement à un niveau doit bloquer la commande automatique des autres niveaux via un verrouillage sur CMSI.
  • Le coffret de relayage est une interface de sécurité entre un DCS/CMSI (TBT) et un ventilateur de désenfumage (BT).
  • Les pompiers peuvent arrêter la ventilation grâce à des coffrets spécifiques placés à côté du DCS/CMSI.

Astuce mémo

Général = tout le monde, Sélectif = zone ciblée ; CMSI pilote, AES alimente.

10. Alarmes techniques et surveillance technique du bâtiment

Notions clés & Définitions

  • Dispositif de coupure d’urgence : Dispositif permettant de couper rapidement l’alimentation d’un circuit électrique en cas d’urgence, avec un accès immédiat et une action intentionnelle pour éviter toute réalimentation automatique.
  • Coupure électrique d’urgence : Fonction de coupure qui met hors tension, en une seule manœuvre, tous les conducteurs actifs d’un circuit, sans permettre la réalimentation sans action volontaire.
  • Arrêt d’urgence : Manœuvre destinée à stopper un mouvement ou un processus devenu dangereux, sans permettre le redémarrage de l’installation sans intervention intentionnelle.
  • Alarme technique : Signalisation destinée à des usages tertiaires ou domestiques simples pour surveiller des paramètres comme température, inondation ou gaz.
  • Surveillance technique du bâtiment : Système de détection et de signalisation d’anomalies techniques, relié à des détecteurs ou contacts secs pour répondre aux exigences des installations du bâtiment.

Points essentiels

  • Un dispositif de coupure d’urgence doit être facilement accessible et aisément reconnaissable dans tout circuit terminal.
  • En ERP, les dispositifs de coupure d’urgence (hors enseignes lumineuses) doivent être hors d’atteinte du public et accessibles uniquement par le personnel, sauf dérogations prévues.
  • La dérogation concerne notamment les circuits d’éclairage interdits d’exception, et vise des locaux pédagogiques (ateliers, salles de travaux pratiques, laboratoires, cuisines pédagogiques).
  • La coupure électrique d’urgence est une coupure en charge, directe ou à distance, en une seule manœuvre de tous les conducteurs actifs du circuit.
  • Le déblocage d’un dispositif de coupure d’urgence ne doit pas réalimenter le circuit sans une action intentionnelle.
  • L’arrêt d’urgence stoppe un mouvement ou un processus devenu dangereux, et son déblocage ne doit pas redémarrer l’installation sans intervention intentionnelle.

Astuce mémo

Coupure = couper tous les actifs ; Arrêt = stopper le danger : dans les deux cas, pas de redémarrage sans action volontaire.

11. Architecture du SSI : SDI, SMSI et organes

Notions clés & Définitions

  • SSI : Système de sécurité incendie regroupant la détection, la signalisation et la mise en sécurité pour protéger un bâtiment.
  • SDI : Système de détection incendie qui reçoit les informations des détecteurs et les transmet au tableau de signalisation.
  • SMSI : Système de mise en sécurité incendie qui pilote automatiquement et centralement les actions de sécurité en cas d’incendie.
  • CMSI : Centralisateur de mise en sécurité incendie assurant le pilotage centralisé et automatique de la mise en sécurité dans les SSI les plus élaborés.
  • Zonage : Découpage du bâtiment en zones correspondant aux fonctions du SSI, comme détection, alarme, compartimentage ou désenfumage.

Points essentiels

  • Le SDI reçoit une information émise par un détecteur automatique (DA(I)) vers un tableau de signalisation de type 1.
  • Le SMSI assure la mise en sécurité d’un établissement avec pilotage centralisé et automatique.
  • Le CMSI n’est requis que pour les SSI des catégories A et B, et regroupe UGA, US et UCMC.
  • Les organes du SMSI incluent les DCT, qui comprennent notamment les DAS et les diffuseurs sonores, avec une exception sur le coffret de relayage pour ventilateur de désenfumage.
  • Une zone d’alarme (ZA) correspond à l’aire où le son d’évacuation est audible.
  • Une zone de compartimentage (ZC) correspond à l’aire où se ferment automatiquement portes et clapets coupe-feu via les organes commandés.

Astuce mémo

SDI = Détecter, SMSI = Sécuriser, Zonage = Découper (ZA/ZC/ZD…).

Tableaux de synthèse

Types d’éclairage de sécurité

TypeRôle principalQuand intervient
Éclairage normalAssurer l’exploitation du bâtimentEn présence du réseau d’alimentation électrique
Éclairage de remplacementContinuer l’exploitation en cas de coupureEn cas de coupure de l’éclairage normal
Éclairage de sécuritéAssurer circulation, évacuation et manœuvres de sécuritéEn cas de besoin (notamment lors d’une défaillance/coupure)

Fonctions de l’éclairage de sécurité

FonctionCe qu’elle garantitExemples
Éclairage d’évacuationÉvacuation du public par éclairage des cheminements et indicationsCheminements, sorties, obstacles, changements de direction, balisage
Éclairage d’ambiance ou anti-paniqueVisibilité uniforme pour éviter le risque de paniqueMaintien d’un éclairage uniforme

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre les étapes : détecter/signaler ne remplace pas mettre en sécurité, et intervenir ne se limite pas à appeler les secours.
  2. Croire que la détection automatique commande directement le désenfumage des circulations horizontales : le cours précise que non.
  3. Mélanger BAES et LSC : BAES sont généralement utilisés sauf cas réglementaires, et les LSC sont plus fréquents quand l’effectif dépasse 700 personnes.
  4. Oublier la logique repos/veille : la mise à l’état de repos sert à éteindre les BAES après coupure volontaire, puis retour automatique à la veille au rétablissement.
  5. Se tromper sur la signalisation : les étiquettes de balisage doivent être éclairées par l’éclairage d’évacuation (bloc porteur si transparent, bloc proche si opaque).
  6. Confondre coupure et arrêt d’urgence : la coupure électrique d’urgence coupe tous les conducteurs actifs sans réalimentation sans action volontaire, l’arrêt stoppe un mouvement/processus dangereux sans redémarrage sans l
  7. Penser que la ZA est commune à tout le bâtiment : le cours distingue bâtiment unique vs plusieurs bâtiments, avec une ZA par bâtiment (sauf avis contraire).

Checklist Examen

  1. Décrire les 3 étapes de la mise en sécurité : détecter et signaler, mettre en sécurité (évacuer/informer, libérer issues, compartimenter, désenfumer), puis intervenir (aider les secours, localisation, organes, coupure de
  2. Expliquer les 3 types d’éclairage (normal, remplacement, sécurité) et les 2 fonctions de l’éclairage de sécurité (évacuation vs ambiance/anti-panique).
  3. Donner les règles de raccordement des BAES : dérivation en aval du dispositif de protection et en amont de la commande de l’éclairage normal, avec condition si protection/commande dans le même dispositif.
  4. Expliquer l’exploitation des BAES : mise à l’état de repos pendant les périodes de fermeture, retour automatique à l’état de veille au rétablissement, et le but (éviter décharge/usure, être prêt à l’ouverture).
  5. Expliquer la télécommande : obligatoire, placée près de la commande générale ou divisionnaire, action à la fermeture pour couper l’éclairage normal et mettre au repos, action à l’ouverture pour remettre en veille.
  6. Lister les fréquences de maintenance BAES : mensuel (secours + LED/retour télécommande), tous les 6 mois (autonomie, automatisé avec BAES Sati), annuel par personne qualifiée (vérifications, nettoyage, rapport et étiquet
  7. Expliquer la logique BAES Sati : tests automatiques, vérification des LED (vert opérationnel, jaune défaut) et mémorisation/signalisation sur le bloc.
  8. Décrire la signalisation de sécurité : visibilité en tout point, règles d’éclairage des étiquettes (transparent/opaque) et caractéristiques des pictogrammes réglementaires (blanc sur fond vert, normes).
  9. Expliquer l’installation sur source centralisée : LSC en mode permanent pour évacuation, ambiance/anti-panique en permanent ou non permanent, autonomie 1 heure et local source centralisée coupe-feu 1 heure avec portes 1/
  10. Expliquer le désenfumage et ses règles : par niveau (ou fraction), verrouillage sur CMSI si conduit commun à plusieurs niveaux, et commande électrique par CMSI pour volets/ventilateurs dans les circulations encloisonnées
  11. Expliquer le zonage SSI : définir ZD/ZDA/ZDM, ZS (incluant ZA et organes), ZC, ZF, et rappeler les règles de présence minimale (au moins une ZDA par niveau en absence de désenfumage, recommandation d’au moins une ZDM par
  12. Expliquer la détection : rôle du SDI, fonction du déclencheur manuel (alarme sans mise en sécurité), et caractéristiques d’implantation des détecteurs (ex : couloirs/bureaux pour détecteurs optiques de fumée).
  13. Distinguer coupure électrique d’urgence vs arrêt d’urgence et donner les exigences de dispositif de coupure d’urgence (facile d’accès, hors d’atteinte du public en ERP sauf dérogations, pas de réalimentation/redémarrage
  14. Expliquer les alarmes : alarme générale (2 tons NF S 32-001, audible tout point, durée min 5 min, déverrouillage automatique des issues), alarme générale sélective (différente NF S 32-001, pour certaines catégories, via

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction à la sécurité incendie en bâtiments avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle est la finalité principale de la sécurité incendie dans les ERP et les ERT ?

2. Quelle est la principale finalité de la sécurité incendie dans les bâtiments recevant du public (ERP) et les établissements recevant des travailleurs (ERT) ?

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Sécurité incendie — objectif ?

Protéger personnes et biens dans les bâtiments.

ERP sécurité

Protection des personnes dans les ERP.

Étapes de mise en sécurité — 3 ?

Détecter/signaler, mettre en sécurité, intervenir.

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