📋 Plan du Cours
- Finalités et objectifs de la formation
- Champs théoriques de l’analyse des politiques publiques
- Genèse de l’analyse des politiques publiques
- Acteurs et intervenants du cycle des politiques publiques
- Cycle des politiques publiques
- Évaluation des politiques publiques
- Instances chargées de l’évaluation : contrôle administratif
- IGF : missions, finalités et modalités d’intervention
- IGAT et inspections générales ministérielles
- Société civile et démocratie participative
- Contrôle social : intérêts, apports et modalités
- Matrice du cadre logique et hiérarchie des objectifs
🔑 Notions clés & Définitions
- Analyse des politiques publiques : Domaine scientifique qui étudie comment les décisions publiques sont conçues, mises en œuvre et comprises pour traiter des problèmes collectifs.
- Évaluation des politiques publiques : Démarche visant à juger la valeur d’une politique à partir de critères et de méthodes, afin d’éclairer la décision et l’amélioration.
- Cycle des politiques publiques : Enchaînement des étapes allant de la mise à l’agenda à la décision, puis à la mise en œuvre et à l’évaluation.
- Approches et méthodes d’analyse : Ensemble de cadres théoriques et d’outils mobilisés pour expliquer et analyser les politiques publiques.
- Acteurs des politiques publiques : Ensemble des institutions et groupes qui influencent la décision, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques.
📝 Points essentiels
- À l’issue du cours, les participants doivent pouvoir expliquer le rôle des intervenants dans le cycle des politiques publiques.
- Le cours entraîne à produire et restituer des résultats sous forme de conclusions et recommandations.
- La formation vise la maîtrise des principales approches et méthodes d’analyse des politiques publiques.
- La formation inclut la conception et la conduite d’un processus d’évaluation des politiques publiques.
- Le séminaire aborde aussi le contexte d’émergence, les fondements, les théories et approches, ainsi que les acteurs des politiques publiques.
- Le programme traite l’évaluation via ses cadres conceptuels et méthodologiques, ses instances, et la conduite opérationnelle d’une mission d’évaluation.
💡 Astuce mémo
Objectifs = 4 verbes : Comprendre acteurs, Produire recommandations, Maîtriser méthodes, Conduire évaluation.
🔑 Notions clés & Définitions
- Politique publique : Une politique publique est un ensemble d’orientations stratégiques décidées par les pouvoirs publics pour répondre à un problème collectif à un horizon global et durable.
- Programme : Un programme est la traduction opérationnelle d’une politique publique, regroupant plusieurs projets/actions autour d’un même objectif à un horizon moyen terme.
- Action : Une action est un ensemble cohérent d’activités mises en œuvre dans un programme pour produire un résultat spécifique, avec un niveau plus ciblé et concret.
- Projet : Un projet est une entreprise temporaire et unique, délimitée par des objectifs, un budget, des acteurs et une durée, pouvant s’inscrire dans une action ou exister seul.
- Activité : Une activité correspond à des tâches précises et opérationnelles réalisées pour mener une action, avec un niveau très concret et court terme.
📝 Points essentiels
-
Une politique publique se situe au niveau :
-
Une politique publique se décline en programme, puis en actions, puis en activités, et un projet est une unité temporaire pouvant s’insérer dans une action.
-
Exemple de politique publique : habitat social ; exemple de programme : villes sans bidonvilles ; exemple d’action : restructuration d’un quartier informel ; exemple d’activité : construction de 500 logements ; exemple d
-
Une politique sectorielle vise un domaine précis (ex. énergie, santé, agriculture) et est pilotée par le ministère concerné.
-
Une politique générale oriente les priorités gouvernementales à partir d
-
Une politique publique peut être multisectorielle et impliquer plusieurs niveaux de gouvernance, comme la régionalisation avancée.
💡 Astuce mémo
Politique → Programme → Action → Projet → Activité : du plus large au plus court, du stratégique au concret.
🔑 Notions clés & Définitions
- Théorie des réseaux de politiques publiques : Approche qui explique l’action publique comme le produit de réseaux d’acteurs humains et non-humains qui coopèrent et se coordonnent.
- Actor-Network Theory : Courant d’analyse qui décrit comment des humains et des objets (documents, technologies, normes) participent à la construction des décisions publiques.
- Théorie de l’échange : Théorie selon laquelle les acteurs échangent des ressources politiques comme l’information, la légitimité et le financement pour négocier.
- Théorie de la dépendance aux ressources : Théorie qui affirme qu’un acteur dépend des ressources clés détenues par d’autres, ce qui détermine sa capacité d’influence.
- Advocacy Coalition Framework : Cadre qui analyse les politiques publiques à partir de coalitions d’acteurs partageant des croyances, en conflit ou en négociation.
📝 Points essentiels
- L’action publique émerge de la coopération et de la coordination entre acteurs humains et non-humains, pas d’une décision isolée.
- Une politique publique se construit par négociation, traduction des intérêts et stabilisation d’un réseau d’acteurs.
- Cette approche peut poser un problème de responsabilité et rend la formalisation des décisions plus lente et difficile.
- La théorie de l’échange met en avant une négociation permanente fondée sur l’échange de biens politiques (information, légitimité, financement).
- La théorie de l’échange suppose que les acteurs veulent et peuvent échanger, ce qui n’est pas toujours vérifié.
- La dépendance aux ressources implique que le pouvoir dépend de la maîtrise de ressources clés (financières, humaines, informationnelles).
💡 Astuce mémo
Réseau = Humains + Objets ; Échange = Info/Légitimité/Financement ; Pouvoir = Ressources clés.
🔑 Notions clés & Définitions
- Institutions politiques : Les institutions politiques regroupent les organes qui orientent la stratégie et arbitrent les choix publics, comme le gouvernement et le parlement.
- Administration publique : L’administration publique regroupe les structures chargées de traduire les décisions politiques en actions concrètes et en services.
- Institutions de contrôle et de régulation : Les institutions de contrôle et de régulation veillent à la transparence, à la redevabilité et à la régulation de secteurs sensibles.
- Société civile : La société civile rassemble des associations et ONG indépendantes qui défendent des causes et participent au débat public.
- Secteur privé : Le secteur privé regroupe les acteurs économiques qui produisent, investissent et participent au dialogue social autour des politiques publiques.
📝 Points essentiels
- Les institutions politiques gouvernent, légifèrent et représentent les citoyens, puis fixent les priorités nationales.
- L’administration publique assure l’exécution quotidienne des politiques et combine efficacité, continuité et expertise technique.
- Les institutions de contrôle renforcent la transparence et la redevabilité et cherchent à prévenir abus de pouvoir et corruption.
- La société civile joue un rôle de relais entre citoyens et institutions et soutient la participation citoyenne.
- Le secteur privé stimule investissement et emploi, mais ses intérêts peuvent diverger de l’intérêt général via le lobbying.
- La gouvernance publique dépend d’un équilibre entre efficacité de l’État, contrôle institutionnel, participation citoyenne et apports extérieurs.
💡 Astuce mémo
État = décider + exécuter ; Contrôle = vérifier ; Société civile = relier ; Secteur privé = produire ; Équilibre = gouverner sans déséquilibrer.
🔑 Notions clés & Définitions
- Cycle des politiques publiques : Le cycle des politiques publiques décrit l’enchaînement des étapes allant de la décision à la réalisation, puis à l’évaluation et aux ajustements.
- Mise en œuvre des politiques publiques : La mise en œuvre regroupe les actions concrètes menées par des agents publics pour transformer des décisions en résultats observables.
- Instruments prescriptifs : Les instruments prescriptifs sont des outils qui imposent directement des règles, normes ou contraintes pour orienter les comportements.
- Instruments persuasifs et incitatifs : Les instruments persuasifs et incitatifs visent à influencer les choix des acteurs par encouragement, information ou incitations financières plutôt que par contrainte directe.
- Modèle top-down : Le modèle top-down conçoit la mise en œuvre comme une traduction hiérarchique d’objectifs fixés au centre vers l’action locale.
📝 Points essentiels
- La mise en œuvre correspond au passage de la programmation (plans, moyens) à l’exécution réelle sur le terrain.
- La mise en œuvre mobilise des activités variées : décisions administratives, allocations de ressources, suivi et redéfinitions éventuelles du cadre d’action.
- Les instruments prescriptifs imposent des règles et peuvent s’appuyer sur surveillance et sanctions pour garantir le respect.
- Les instruments persuasifs et incitatifs orientent les comportements via subventions, exonérations, information/communication ou conventions volontaires.
- La mise en œuvre peut prendre plusieurs formes : administrative, partenariale, décentralisée, contractuelle, par délégation et participative.
- Le modèle top-down fixe les objectifs de façon normative et mesure la réussite par la conformité aux directives initiales, avec risque de décalage local.
💡 Astuce mémo
Top-down = du sommet vers le terrain ; Bottom-up = du terrain vers le sommet.
🔑 Notions clés & Définitions
- Évaluation des politiques publiques : Démarche de gouvernance qui produit des informations pour juger une politique, éclairer les décisions et améliorer l’action publique.
- Policy brief : Document de synthèse qui présente rapidement les résultats et recommandations d’une évaluation pour faciliter la décision.
- Audit de performance : Évaluation centrée sur la manière dont une organisation atteint ses objectifs, en examinant régularité, économie, efficience et efficacité.
- Suivi-évaluation S&E : Ensemble de processus qui planifient, collectent, analysent et présentent des informations pour soutenir la décision et capitaliser l’expérience.
- Gestion axée sur les résultats GAR : Approche de pilotage qui organise la gestion publique autour des résultats attendus et d’indicateurs de performance.
📝 Points essentiels
- Une évaluation vise notamment à comprendre le fonctionnement et les effets, vérifier l’atteinte des objectifs, et proposer des améliorations possibles.
- L’évaluation est décrite comme systématique, multidimensionnelle, participative, comparative et orientée vers l’action.
- Les finalités se déclinent en dimensions cognitive, normative, instrumentale, managériale, déontologique et pédagogique.
- Les formes d’évaluation incluent rapports, étude d’impact, audit de performance, revue/bilan de programme, étude comparative et policy brief.
- L’évaluation ne se réduit pas à mesurer des résultats : elle sert surtout à éclairer la décision publique et à améliorer l’action de l’État.
- Les normes d’évaluation couvrent pertinence/utilité, rigueur scientifique, éthique/intégrité, faisabilité, exactitude/crédibilité et participation/inclusivité.
💡 Astuce mémo
Finalités = Connaître + Juger + Décider + Gérer + Rendre des comptes + Apprendre (C J D G R A).
🔑 Notions clés & Définitions
- Inspection Générale des Finances : L’Inspection Générale des Finances est un corps d’inspection rattaché au Ministère des Finances, chargé de vérifications et d’audits au service de la gestion publique.
- Dahir n° 1.59.269 du 14 avril 1960 : Le dahir fondateur fixe les attributions et prérogatives des Inspecteurs des Finances, notamment leurs missions de vérification.
- Inspection Générale des Collectivités Territoriales : L’Inspection Générale des Collectivités Territoriales contrôle et accompagne la gestion des collectivités, dans une logique de proximité et de décentralisation.
- Inspections Générales Ministérielles : Les Inspections Générales Ministérielles assurent un contrôle interne sectoriel au sein de chaque ministère, sur la gestion et le respect des procédures.
- Décision du MEF du 06.05.2016 : La décision du MEF organise fonctionnellement l’IGF en domaines d’activité, pour structurer ses missions d’inspection et d’audit.
📝 Points essentiels
- Le contrôle administratif est exercé par le Gouvernement et les administrations via leurs structures internes, dans une logique de suivi et d’efficacité budgétaire.
- L’IGF relève directement du Ministre des Finances et agit comme appui technique et administratif pour la décision gouvernementale.
- Les Inspecteurs des Finances vérifient notamment les services de caisse et de comptabilité des agents de l’État et des collectivités locales, ainsi que la gestion correspondante.
- Les Inspecteurs des Finances contrôlent aussi la régularité des opérations des ordonnateurs de recettes et de dépenses publiques et de tous administrateurs.
- L’IGF réalise des audits de performance pour mesurer le rapport coût/résultats, en plus des contrôles de régularité.
- L’IGF audite certains marchés au-delà de seuils (5 millions de dirhams pour les marchés, et marchés négociés au-delà de 1 million de dirhams).
💡 Astuce mémo
IGF = Régularité + Performance (coût/résultats) ; IGAT = Collectivités ; IGM = Ministères.
🔑 Notions clés & Définitions
- Portails numériques citoyens : Ensemble de plateformes qui donnent accès aux informations et démarches publiques pour renforcer la relation administration–citoyen.
- CESE : Institution de dialogue pluraliste chargée de mener des concertations et d’intégrer les attentes des citoyens dans les avis et rapports.
- Plateforme de participation citoyenne : Portail national permettant aux citoyens de communiquer revendications, propositions et recommandations aux pouvoirs publics.
- Gouvernement Ouvert au Maroc : Portail qui publie l’avancement du plan d’action national du gouvernement ouvert et organise des espaces de co-création.
- Idarati : Interface unifiée multi-espaces regroupant des informations et démarches administratives à partir de procédures approuvées.
📝 Points essentiels
- Les plateformes citoyennes visent à améliorer la redevabilité, l’engagement et la confiance sociale, éléments mobilisés dans une évaluation sociale rigoureuse.
- Le CESE organise des concertations via sa plateforme pour produire avis et rapports en intégrant les attentes citoyennes.
- La plateforme nationale de participation citoyenne permet d’exprimer opinions et propositions sur des programmes, projets ou politiques d’intérêt général.
- Le portail du Gouvernement Ouvert au Maroc publie l’état de mise en œuvre du plan d’action national et propose des ateliers thématiques via soumission d’idées.
- Idarati regroupe uniquement des procédures et décisions administratives approuvées par la Commission nationale des procédures et mesures administratives.
- Cadre d’évaluation : référence méthodologique structurante qui fixe critères, indicateurs, formes et modes pour assurer cohérence et comparabilité des résultats.
💡 Astuce mémo
Re-devabilité + CESE + Participation + Gouvernement ouvert + Idarati = 5 portes pour informer, débattre, proposer, suivre et faire la démarche.
🔑 Notions clés & Définitions
- Cadre logique : Outil de planification qui organise un projet en reliant objectifs, activités, ressources et indicateurs pour suivre la logique d’ensemble.
- Matrice du cadre logique : Tableau de planification structurant un programme en logique verticale et logique horizontale, avec indicateurs, cibles, sources de vérification, hypothèses et risques.
- Logique verticale : Partie du cadre logique qui décrit la chaîne causale du projet et précise les hypothèses importantes hors du contrôle du gestionnaire.
- Logique horizontale : Partie du cadre logique qui relie les résultats et ressources à des indicateurs mesurables et à des sources permettant de vérifier les progrès.
- Chaîne des résultats : Séquence cause→effet reliant intrants, activités, extrants, effets et impact, utilisée pour représenter la théorie du changement.
📝 Points essentiels
- La méthode du cadre logique structure la planification comme un trajet ICI→LA-BAS : situation actuelle, objectifs, activités, risques, puis mesure des résultats et preuves.
- La matrice du cadre logique comporte 4 colonnes et 4 rangées pour rendre la logique du projet complète et compréhensible.
- La logique verticale clarifie les liens de causalité et met en évidence les hypothèses/incertitudes qui échappent au contrôle du projet.
- La logique horizontale précise comment mesurer : indicateurs clés et sources de vérification pour les effets et les ressources mobilisées.
- La cohérence verticale et horizontale doit être vérifiée : la logique d’action doit correspondre à des moyens de mesure crédibles.
- La chaîne des résultats commence par la mise à disposition des ressources, puis enchaîne activités→extrants→réalisations/impacts, avec une rétroaction mentionnée dans la logique de suivi.
💡 Astuce mémo
Verticale = Causalité (pourquoi ça marche) ; Horizontale = Vérification (comment on prouve).
🔑 Notions clés & Définitions
- Méthodes qualitatives : Les méthodes qualitatives produisent des résultats riches en détails et en explications, mais difficiles à généraliser à grande échelle.
- Méthodes quantitatives : Les méthodes quantitatives produisent des résultats généralisables et comparables, mais avec parfois moins de finesse sur les mécanismes.
- Méthodes mixtes d’évaluation : Les méthodes mixtes combinent de façon intégrée des outils quantitatifs et qualitatifs pour obtenir une vision à la fois mesurable et compréhensive.
- Triangulation : La triangulation consiste à croiser plusieurs sources, méthodes ou points de vue pour renforcer la fiabilité et la crédibilité des conclusions.
- Méthodes participatives d’évaluation : Les méthodes participatives associent directement les parties prenantes à l’évaluation, comme acteurs du processus et pas seulement comme sources d’information.
📝 Points essentiels
- Qualitatives : elles donnent accès à la dimension humaine et contextuelle et aident à repérer des mécanismes de réussite ou d’échec.
- Qualitatives : elles peuvent être subjectives et exigent souvent un temps important d’animation et d’analyse (ex. codage thématique).
- Quantitatives : elles apportent objectivité, comparabilité dans le temps et mesure précise des impacts, mais peuvent réduire le réel à la quantification.
- Quantitatives : elles demandent des compétences statistiques/économétriques et peuvent être impossibles si un groupe témoin ou des données complètes manquent.
- Méthodes mixtes : la complémentarité, la triangulation, le séquençage et l’intégration organisent la combinaison des approches.
- Méthodes mixtes : les quantitatives répondent au “combien et dans quelle proportion”, tandis que les qualitatives répondent au “pourquoi et comment”.
💡 Astuce mémo
Quali = Pourquoi/Comment, Quanti = Combien/Proportion, Mixte = les deux, Triangulation = je croise pour valider, Participatif = les citoyens co-évaluent.
🔑 Notions clés & Définitions
- Contrôle social : Le contrôle social désigne l’ensemble des mécanismes qui orientent les comportements des individus pour maintenir l’ordre et les normes collectives.
- Intérêts du contrôle social : Les intérêts du contrôle social regroupent les raisons pour lesquelles une société encadre les conduites afin de réduire les écarts et sécuriser la vie collective.
- Apports du contrôle social : Les apports du contrôle social sont les effets positifs attendus, comme la stabilité, la prévention des déviances et la cohésion entre membres d’un groupe.
- Modalités du contrôle social : Les modalités du contrôle social sont les formes concrètes d’encadrement des comportements, allant de la pression sociale aux sanctions formelles.
📝 Points essentiels
- Le contrôle social vise à faire respecter des normes en influençant les comportements, plutôt qu’en se limitant à constater les écarts.
- Les intérêts principaux incluent la réduction des déviances, la protection de la collectivité et la régulation de la vie sociale.
- Les apports attendus sont la cohésion du groupe et la stabilité des pratiques, en rendant les conduites plus prévisibles.
- Les modalités peuvent combiner des mécanismes informels (pression du groupe) et des mécanismes formels (règles et sanctions institutionnelles).
- Le contrôle social peut aussi produire des effets négatifs si les normes sont trop rigides ou si l’encadrement devient stigmatisant.
💡 Astuce mémo
Normes → comportements : le contrôle social agit pour réduire les écarts et stabiliser le groupe.
🔑 Notions clés & Définitions
- Hiérarchie des objectifs : Une structure qui organise les objectifs d’une politique du niveau le plus général vers des résultats plus concrets et mesurables.
- Matrice du cadre logique : Un tableau de pilotage qui relie objectifs, indicateurs, moyens et hypothèses pour rendre l’action publique cohérente et évaluable.
- Indicateurs de mise en œuvre : Des mesures quantitatives ou qualitatives utilisées pour vérifier si les actions prévues par une politique sont effectivement appliquées.
- Boucle de rétroaction : Un mécanisme de retour d’information qui permet d’ajuster le plan d’action après analyse des résultats et des obstacles rencontrés.
📝 Points essentiels
- La hiérarchie des objectifs sert à passer d’une intention générale à des résultats opérationnels, puis à des actions vérifiables.
- La matrice du cadre logique vise à rendre explicite le lien entre objectifs, indicateurs et conditions de réussite pour faciliter le pilotage et l’évaluation.
- Le suivi des recommandations doit mesurer la mise en œuvre selon un niveau d’application : 0 pas appliqué, 1 partiellement, 2 totalement.
- Les indicateurs de suivi doivent inclure au minimum le taux de recommandations appliquées et le délai moyen de mise en œuvre.
- La traduction en plan d’action exige d’identifier l’institution responsable, de clarifier les rôles et de définir des indicateurs de suivi.
- Le plan d’action doit être ajusté via une boucle de rétroaction en documentant pourquoi certaines recommandations ne sont pas suivies.
💡 Astuce mémo
Objectifs → résultats → actions : la matrice relie chaque niveau à des indicateurs, puis la rétroaction corrige le plan.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1950-1960 | Naissance de l’analyse des politiques publiques aux États-Unis (phase fondatrice) |
| 1956 | Mills publie « The power Elite » (théorie élitiste) |
| 1996 | Scriven (1996) : l’évaluation est une discipline très jeune |
| 1959 | Lindblom (1959) : modèle incrémental (« The Science of Muddling Through ») |
| 2011 | Constitution : ancrage de l’évaluation des politiques publiques (articles 70, 101, 148, 156) |
| 2015 | LOF (2015) : logique de performance ; lois organiques des collectivités (2015) : suivi/évaluation |
| 2016 | Décision du MEF du 06.05.2016 : organisation fonctionnelle de l’IGF |
| 2005 | INDH (2005) : système de suivi et d’évaluation inclus dès le lancement |
📊 Tableaux de synthèse
Hiérarchie des niveaux d’une politique publique
| Niveau | Rôle | Horizon |
|---|
| Politique publique | Orientations stratégiques décidées par les pouvoirs publics pour répondre à un problème collectif | Global, stratégique, à long terme |
| Programme | Traduction opérationnelle d’une politique publique, regroupant plusieurs projets/actions | Opérationnel, moyen terme |
| Action | Ensemble cohérent d’activités dans un programme pour produire un résultat spécifique | Plus ciblé, concret |
| Activité | Tâches précises et opérationnelles pour mener une action | Très concret, court terme |
| Projet | Entreprise temporaire et unique avec objectifs, budget, acteurs et durée | Délimité, spécifique |
Évaluation vs suivi-évaluation (S&E)
| Aspect | Évaluation | Suivi-évaluation (S&E) |
|---|
| Finalité | Apprécier systématiquement et objectivement la conception, la mise en œuvre et les résultats pour éclairer la décision et améliorer | Assurer une intervention continue avec indications rapides de progrès/absence de progrès et capitaliser l’expérience |
| Moment | En cours ou achevé (peut être ex ante / in itinere / ex post) | Continu durant le projet et périodique après le projet |
| Centrage | Pertinence, efficacité, efficience, impact, durabilité | Apports, activités, produits et réalisations à court terme (selon la définition donnée) |
| Acteurs | Peut être interne ou externe | Interne (mené par les personnes chargées de l’exécution) ou selon les dispositifs S&E décrits |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre politique générale et politique publique : la première fixe une vision/priorités, la seconde traduit en actions sectorielles mesurables.
- Inverser la chaîne Politique → Programme → Action → Projet → Activité : l’activité est le niveau le plus concret et court terme.
- Croire que l’évaluation se limite à mesurer des résultats : elle vise aussi à juger (pertinence, cohérence, etc.) et à éclairer la décision.
- Mélanger évaluation d’impact et évaluation de processus : l’impact cherche la causalité/effets, le processus décrit la mise en œuvre et ses blocages.
- Confondre triangulation et méthodes mixtes : la triangulation croise pour valider un même phénomène, tandis que les méthodes mixtes combinent des approches pour produire une vision intégrée.
- Penser que top-down et bottom-up sont exclusifs : le cours insiste sur des modèles interactifs et des combinaisons dans la pratique.
- Oublier la logique de la matrice du cadre logique : verticale = causalité/hypothèses, horizontale = indicateurs/sources de vérification.
✅ Checklist Examen
- Expliquer les finalités de l’analyse et de l’évaluation des politiques publiques et les objectifs du cours (acteurs, recommandations, méthodes, conduite d’une évaluation).
- Définir politique publique, programme, action, activité et projet, puis justifier la hiérarchie de niveaux et donner un exemple complet du cours.
- Présenter la genèse de l’analyse des politiques publiques en phases (années 1950-1960, années 1970, années 1980-1990, années 2000) et ses idées clés (rationalité, cycle, diversification).
- Présenter la genèse de l’évaluation (Scriven 1996, États-Unis/OCDE, puis États-providence, NPM, gouvernance mondiale) et relier au contexte marocain (logique contrôle avant 2000, impulsions puis Constitution 2011).
- Distinguer les dimensions conceptuelles (polity/politic/policies) et les caractéristiques des politiques publiques (intérêt général, acteurs publics, normatif, cycle, multidimensionnel, temporalité, conflictuel).
- Classer une politique selon politique générale vs politique sectorielle vs politique publique, et selon typologies (régulatoire/constitutive/distributive/redistributive/symbolique et instruments incitatifs/contraignants/
- Expliquer les théories des politiques publiques et des acteurs vues au cours (modèles rationnel/incrémental, pluralisme/élitisme, ACF, PET, Multiple Streams, réseaux/gouvernance, nudge).
- Décrire les acteurs du cycle : institutions politiques, administration publique, institutions de contrôle/régulation, société civile, secteur privé, et préciser leurs rôles dans la gouvernance.
- Décrire le cycle des politiques publiques (problématisation, mise à l’agenda, programmation, mise en œuvre, évaluation) et les étapes de la problématisation et de la mise à l’agenda (fenêtre d’opportunité, modèles).
- Expliquer la mise en œuvre : définition, instruments prescriptifs vs persuasifs/incitatifs, formes (administrative, partenariale, décentralisée, contractuelle, délégation, participative) et modèles top-down/bottom-up.
- Distinguer évaluation, suivi-évaluation (S&E) et audit de performance, puis citer les finalités et normes d’évaluation (pertinence/utilité, rigueur, éthique, faisabilité, crédibilité, participation).
- Maîtriser les outils conceptuels : théorie du changement (impact/effets/résultats/activités/ressources/hypothèses/indicateurs), cadre logique (hiérarchie verticale/horizontale, matrice 4x4), chaîne des résultats (inputs→
- Expliquer les méthodes d’évaluation (qualitatives, quantitatives, mixtes, triangulation, participatives) et donner au moins une limite/atout pour chaque famille.
- Présenter les instances d’évaluation au Maroc : contrôle politique (Parlement, commissions, articles constitutionnels), contrôle juridictionnel (Cour des comptes, modalités), contrôle administratif (IGF/IGAT/IGM, dahir/é
Crée tes propres fiches de révision
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches