QCM : Introduction à l'Analyse Statistique — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel principe caractérise un échantillonnage probabiliste ?

Une probabilité connue d’inclusion pour chaque individu
Un recrutement uniquement des individus les plus disponibles
Un choix de participants selon des quotas fixés à l’avance
Une sélection fondée sur des critères pratiques ou empiriques

Une probabilité connue d’inclusion pour chaque individu

Explication

Dans un échantillonnage probabiliste, chaque individu a une probabilité connue d’être inclus, souvent via un tirage aléatoire. Les autres propositions décrivent des formes non probabilistes.

2. Quelle statistique sert à évaluer la significativité des coefficients dans une régression logistique ?

La statistique de Wald
Le test t de Student
Le coefficient de Pearson
La variance intra-groupe

La statistique de Wald

Explication

En régression logistique, la significativité des coefficients est évaluée par une statistique de Wald. Le test t concerne la régression linéaire, tandis que Pearson et la variance intra-groupe relèvent d’autres analyses.

3. Quelle est la formule du coefficient de corrélation de Pearson ?

r = (X̄ − Ȳ) / n
r = Cov(X,Y) / (σX × σY)
r = aX + b
r = Σ(Xi − X̄)² / Σ(Yi − Ȳ)²

r = Cov(X,Y) / (σX × σY)

Explication

Le coefficient de Pearson est la covariance normalisée par le produit des écarts-types. Il mesure l’intensité du lien linéaire entre deux variables métriques.

4. Dans un modèle logit binaire, quelle transformation de la probabilité est modélisée de manière linéaire par les variables explicatives ?

Le carré de la probabilité p
La racine carrée de p
La différence p−(1−p)
Le logarithme des odds p/(1−p)

Le logarithme des odds p/(1−p)

Explication

Le modèle logit repose sur la transformation ln[p/(1−p)], appelée log-odds, qui est ensuite reliée linéairement aux prédicteurs. Les autres transformations ne correspondent pas à la forme du modèle.

5. Que mesure principalement le coefficient de Pearson ?

La dispersion autour d’une médiane
L’intensité d’une relation linéaire entre deux variables métriques
La différence de moyenne entre deux groupes
La probabilité qu’une hypothèse soit vraie

L’intensité d’une relation linéaire entre deux variables métriques

Explication

Pearson quantifie l’intensité du lien linéaire entre deux variables quantitatives. Il ne sert ni à comparer des groupes ni à tester directement une hypothèse nulle.

6. Dans quel cas le test de Khi-deux est-il utilisé ?

Pour estimer une pente dans un modèle de régression
Pour comparer la moyenne de deux échantillons indépendants
Pour mesurer l’intensité d’un lien linéaire entre deux variables métriques
Pour étudier une relation entre deux variables qualitatives croisées

Pour étudier une relation entre deux variables qualitatives croisées

Explication

Le Khi-deux sert à analyser des relations entre variables qualitatives présentées dans un tableau de contingence. Il ne compare pas des moyennes et ne mesure pas une corrélation linéaire.

7. Dans une analyse factorielle, pourquoi applique-t-on souvent une rotation Varimax aux facteurs extraits ?

Pour rendre les dimensions plus interprétables
Pour augmenter la taille de l’échantillon
Pour transformer une variable qualitative en variable binaire
Pour calculer une p-value plus faible

Pour rendre les dimensions plus interprétables

Explication

La rotation Varimax est utilisée pour améliorer l’interprétabilité des dimensions extraites. Elle ne sert ni à modifier la taille de l’échantillon ni à produire une significativité statistique.

8. Quelle forme générale correspond à une régression linéaire multiple ?

Y = a1X1 + a2X2 + … + anXn + b + ε
ln[p/(1-p)] = b + aX
Y = μ1 − μ2
Y = aX + b + ε

Y = a1X1 + a2X2 + … + anXn + b + ε

Explication

La régression linéaire multiple relie une variable dépendante à plusieurs variables indépendantes dans une forme additive. La régression simple n’utilise qu’un seul prédicteur.

9. Dans une démarche scientifique, que désigne une hypothèse scientifique ?

Une mesure descriptive calculée sur un échantillon
Une simple opinion formulée sans possibilité de test
Une conclusion définitive obtenue après analyse des données
Une proposition testable formulée pour répondre à une question de recherche

Une proposition testable formulée pour répondre à une question de recherche

Explication

Une hypothèse scientifique est une proposition destinée à répondre à une question de recherche et qui peut être évaluée par un protocole. Elle n’est pas une conclusion finale ni une simple opinion.

10. Que faut-il vérifier pour soutenir l’hypothèse d’homoscédasticité dans ce modèle ?

L’égalité stricte des moyennes de toutes les variables explicatives
La présence d’une variable dépendante dichotomique
L’utilisation d’un seul prédicteur numérique
L’absence de lien entre les résidus et la prédiction de Y

L’absence de lien entre les résidus et la prédiction de Y

Explication

L’homoscédasticité suppose que les résidus ne varient pas en fonction des valeurs prédites de Y. Un lien entre résidus et prédiction indiquerait au contraire une hétéroscédasticité.

11. Quelle technique consiste à réduire un ensemble de variables en quelques dimensions latentes en exploitant leurs corrélations ?

Le test de Student
La régression linéaire simple
L’analyse factorielle
L’analyse de contingence

L’analyse factorielle

Explication

L’analyse factorielle sert précisément à résumer de nombreuses variables corrélées en un nombre limité de facteurs. L’analyse de contingence, le test de Student et la régression simple répondent à d’autres objectifs.

12. Quelle relation décrit le mieux l’opposition entre H0 et H1 ?

H0 sert uniquement à décrire les données observées sans comparaison
H0 et H1 expriment deux façons équivalentes de dire la même chose
H0 affirme l’existence d’un effet, tandis que H1 affirme son absence
H0 affirme l’absence d’effet, tandis que H1 affirme l’existence d’un effet

H0 affirme l’absence d’effet, tandis que H1 affirme l’existence d’un effet

Explication

L’hypothèse nulle H0 pose l’absence d’effet, et l’hypothèse alternative H1 soutient l’existence d’un effet. C’est cette opposition qui structure le test d’hypothèse.

13. Si la proportion réelle est inconnue, quelle valeur prend généralement p dans le calcul de taille d’échantillon ?

70 %
25 %
50 %
95 %

50 %

Explication

Quand p est inconnue, on prend par défaut p = 50 %, ce qui maximise pq et donne une estimation prudente de la taille requise. C’est pourquoi q vaut aussi 50 %.

14. Quelle méthode consiste à découper d’abord la population en strates homogènes avant d’y effectuer un tirage aléatoire ?

L’échantillonnage par quota
L’échantillonnage en grappe
L’échantillonnage aléatoire stratifié
L’échantillonnage par convenance

L’échantillonnage aléatoire stratifié

Explication

L’échantillonnage stratifié commence par la constitution de strates homogènes, puis applique un tirage aléatoire dans chaque strate. C’est différent des grappes, qui tirent des groupes entiers.

15. Dans quel cas parle-t-on d’échantillonnage par quota ?

Quand on tire des grappes entières au hasard
Quand on sélectionne chaque individu avec une probabilité connue
Quand on respecte des proportions sur des critères de contrôle
Quand on interroge seulement les individus les plus accessibles

Quand on respecte des proportions sur des critères de contrôle

Explication

L’échantillonnage par quota est non probabiliste et vise à reproduire les proportions de la population sur des caractères choisis. Il ne repose pas sur une probabilité connue d’inclusion.

16. Quel indicateur correspond à la différence entre le troisième et le premier quartile ?

L’étendue
L’écart interquartile
La moyenne arithmétique
La variance

L’écart interquartile

Explication

L’écart interquartile est défini par Q3 − Q1 et mesure la dispersion de la moitié centrale des données. L’étendue, elle, repose sur les extrêmes.

17. Quelle différence distingue une variable nominale d’une variable ordinale ?

La nominale a un ordre, l’ordinale n’en a pas
La nominale n’a pas d’ordre, l’ordinale suit un classement
La nominale est quantitative, l’ordinale est qualitative
La nominale est continue, l’ordinale est discrète

La nominale n’a pas d’ordre, l’ordinale suit un classement

Explication

Une variable nominale regroupe des modalités sans ordre, tandis qu’une variable ordinale présente un classement préétabli. Le critère d’ordre est donc déterminant.

18. Dans une étude statistique, que désigne une population mère ?

L’unité élémentaire mesurée dans le tableau de données
La fraction d’individus effectivement observée dans l’enquête
L’ensemble des individus étudiés sur lequel on veut généraliser
Le sous-groupe choisi uniquement pour sa facilité d’accès

L’ensemble des individus étudiés sur lequel on veut généraliser

Explication

La population mère est l’ensemble des individus concernés par l’étude, trop vaste pour être mesuré entièrement. L’échantillon n’en est qu’une fraction sélectionnée.

19. Quel test est le plus adapté pour comparer les moyennes de plus de deux groupes ?

L’ANOVA
Le coefficient de Pearson
Le test t de Student
Le test de Khi-deux

L’ANOVA

Explication

L’ANOVA compare les moyennes de plus de deux groupes en évaluant si la variation entre groupes dépasse la variation aléatoire. Le test t est plutôt réservé à deux groupes.

20. Quelle formule sert à calculer la taille minimale d’un échantillon pour une proportion ?

n = t² × p × q / e²
n = N / (t × e)
n = p + q + e
n = (N + n0 - 1) / N

n = t² × p × q / e²

Explication

La taille minimale s’obtient avec n = t²pq/e², où q vaut 1 − p et e représente la marge d’erreur. Les autres expressions ne correspondent pas à cette formule.

21. Que mesure principalement l’écart-type ?

La dispersion des valeurs autour de la moyenne
Le nombre total d’observations
La position centrale de la distribution
Le sens de l’asymétrie de la distribution

La dispersion des valeurs autour de la moyenne

Explication

L’écart-type est un indicateur de dispersion fondé sur la variance, qui mesure l’éloignement des valeurs par rapport à la moyenne. Il ne décrit pas la position centrale.

22. Quel énoncé décrit correctement les résidus en régression linéaire simple ?

Ce sont les écarts verticaux entre les observations et la droite de régression
Ce sont les valeurs moyennes prévues pour chaque groupe
Ce sont les variables explicatives ajoutées au modèle
Ce sont les coefficients qui mesurent l’effet de X sur Y

Ce sont les écarts verticaux entre les observations et la droite de régression

Explication

Les résidus correspondent à la distance verticale entre les points observés et la droite ajustée. Ils représentent la part de Y que X n’explique pas.

23. Dans la régression linéaire simple, que représente le paramètre b ?

La valeur estimée de Y lorsque X = 0
La variance expliquée par le modèle
La corrélation entre X et Y
L’écart-type des résidus

La valeur estimée de Y lorsque X = 0

Explication

Dans le modèle Y = aX + b + ε, b est l’ordonnée à l’origine, donc la valeur prédite de Y quand X vaut 0. La pente, elle, est portée par a.

24. Quelle caractéristique décrit une variable quantitative discrète ?

Un nombre fini de valeurs entières
Des valeurs réelles sur un intervalle
Des modalités sans classement
Des catégories ordonnées par préférence

Un nombre fini de valeurs entières

Explication

Une variable quantitative discrète prend des valeurs entières dénombrables, souvent en nombre fini ou dénombrable. Les valeurs réelles sur un intervalle relèvent d’une variable continue.

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Individu — définition ?

Unité statistique étudiée, personne ou objet.

Population mère — définition ?

Ensemble complet des individus d’étude.

Échantillon — définition ?

Fraction de la population pour généraliser.

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