Fiche de révision : Introduction à l'Atmosphère et la Météorologie Aeronautique

Plan du Cours

  1. Atmosphère type OACI et ISA
  2. Conditions standard au niveau de la mer
  3. Décroissance linéaire de la température
  4. Correspondance pression altitude en atmosphère type
  5. Pression atmosphérique : définitions et unités
  6. Variations de pression avec altitude et lieu
  7. Champ de pression et représentation par isobares
  8. Vocabulaire météorologique des systèmes de pression
  9. Règles de plafond et visibilité dans les messages
  10. Messages TAF : structure et groupes de codes
  11. Groupes TAF 7 à 10 : temps, nuages, évolutions

1. Atmosphère type OACI et ISA

Notions clés & Définitions

  • Atmosphère type OACI : Atmosphère de référence définie par l’OACI, utilisée pour comparer et calculer des grandeurs atmosphériques en navigation et en performances aéronef.
  • ISA : ISA (International Standard Atmosphere) est la version standardisée de l’atmosphère type, reliant pression, température et altitude.
  • Conditions standard au niveau de la mer : En atmosphère standard, les valeurs de référence au niveau de la mer fixent la pression, la température et la masse volumique pour les calculs.
  • Delta ISA : Delta ISA est l’écart entre la température réelle et la température donnée par l’atmosphère type à une altitude donnée.

Points essentiels

  • L’atmosphère type sert en météorologie et navigation, pour calculer les performances (décollage, montée, croisière, descente, atterrissage) et pour calibrer des instruments (anémomètre, altimètre, variomètre).
  • En atmosphère standard, température, pression et densité diminuent quand l’altitude augmente.
  • Les variations de pression avec l’altitude sont plus marquées dans les basses couches que plus haut.
  • Exemple : à 4 000 ft, si la température réelle est +2°C, l’écart avec l’atmosphère type est de -5°C (delta ISA-5).
  • En atmosphère type, la température décroît linéairement de -2°C par 1 000 ft jusqu’à 36 000 ft (tropopause moyenne).
  • En atmosphère type, la température décroît aussi de -6,5°C par 1 000 m jusqu’à 11 000 m (tropopause moyenne).

Astuce mémo

ISA = référence : P, T, densité décroissent avec l’altitude ; Delta ISA = (T réelle − T ISA).

2. Conditions standard au niveau de la mer

Notions clés & Définitions

  • Pression atmosphérique : La pression atmosphérique est la force exercée par la masse d’air sur une surface, exprimée avec une unité adaptée.
  • Baromètre à mercure : Le baromètre à mercure est l’instrument de base qui mesure la pression à partir de la hauteur de mercure.
  • mmHg : Le mmHg est le millimètre de mercure, une unité de pression historiquement utilisée avec le baromètre à mercure.
  • inHg : Le inHg est le pouce de mercure, unité de pression utilisée notamment dans les pays qui ne suivent pas le SI.
  • Marée barométrique : La marée barométrique est la variation quotidienne de la pression en un même lieu, de faible amplitude.

Points essentiels

  • Au niveau de la mer, la pression est de l’ordre de 1 000 hPa.
  • Le mmHg est relié à l’hPa par l’équivalence 750 mmHg = 1 000 hPa.
  • Les États-Unis utilisent le pouce de mercure (inHg) pour exprimer la pression.
  • La conversion donnée est 1 000 hPa = 29,54 inHg.
  • La pression diminue avec l’altitude car il y a moins d’air au-dessus, mais la baisse n’est pas linéaire (air compressible).
  • Repère d’altitude : au niveau de la mer, on perd 1 hPa en montant de 28 ft, contre 37 ft à 10 000 ft et 75 ft à 30 000 ft pour perdre 1 hPa.

Astuce mémo

Conversion repère : 750 mmHg ↔ 1 000 hPa ; 29,54 inHg ↔ 1 000 hPa.

3. Décroissance linéaire de la température

Notions clés & Définitions

  • Atmosphère standard : Référence de l’aéronautique où la température décroît avec l’altitude selon une loi linéaire.
  • Isothermie : Situation où la température reste constante avec l’altitude.
  • Inversion de température : Situation où la température augmente avec l’altitude.
  • ISA : Référence de comparaison entre la température réelle et la température de l’atmosphère standard à une altitude donnée.
  • Refroidissement adiabatique : Refroidissement d’une particule d’air qui s’élève, lié à sa détente lors du mouvement vertical.

Points essentiels

  • À 36 000 ft (11 000 m), l’atmosphère standard devient isotherme à −56,5°C.
  • En atmosphère standard, la température décroît de 2°C par 1 000 ft jusqu’à la zone isotherme.
  • Exemple : à 5 000 ft, la baisse standard vaut 5×2°C=10°C, donc la température standard est 15−10=+5°C.
  • ISA − 5 signifie que la température réelle est 5°C plus basse que la température standard à la même altitude.
  • Les cartes WINTEM donnent la température par niveaux (FL020, FL050, FL100) et les METAR/TAF la donnent sur les aérodromes concernés.
  • La densité de l’air est inversement proportionnelle à la température : l’air chaud est moins dense, ce qui dégrade les performances (aérodynamique et rendement moteur).

Astuce mémo

2°C/1 000 ft : standard = “ça descend vite”, puis à 36 000 ft ça se stabilise à −56,5°C.

4. Correspondance pression altitude en atmosphère type

Notions clés & Définitions

  • Atmosphère standard : Atmosphère de référence où la température décroît avec l’altitude à un taux fixe, servant de base aux comparaisons de stabilité.
  • Décroissance de température standard : Taux de refroidissement avec l’altitude dans l’atmosphère standard, utilisé pour juger si une particule d’air devient plus lourde ou plus légère.
  • Atmosphère stable : Situation où une particule d’air soulevée devient plus froide que l’air ambiant et redescend, ce qui limite le développement vertical.
  • Atmosphère instable : Situation où une particule d’air soulevée reste plus chaude que l’air ambiant et continue de monter, favorisant le développement vertical.
  • Point de rosée : Température à laquelle une particule d’air, refroidie à pression constante, atteint la saturation (100% d’humidité relative).

Points essentiels

  • Une particule d’air soulevée se refroidit d’environ 3°C par 1 000 ft, car l’air froid est plus dense que l’air chaud.
  • En atmosphère standard, la température ambiante décroît d’environ 2°C par 1 000 ft avec l’altitude.
  • Si la décroissance de température ambiante est inférieure à 3°C par 1 000 ft, la particule devient plus froide que l’air environnant et l’atmosphère est stable.
  • Si la décroissance de température ambiante est supérieure à 3°C par 1 000 ft, la particule reste plus chaude que l’air ambiant et l’atmosphère est instable.
  • La température minimale survient environ 1/2 heure après le lever du Soleil, et la température maximale environ 2 heures après le passage au zénith.
  • Un ciel nuageux réduit l’amplitude thermique en limitant le réchauffement diurne et le refroidissement radiatif nocturne.

Astuce mémo

Stabilité = particule refroidit plus vite (3°C/1 000 ft) que l’air ambiant (2°C/1 000 ft) ; instabilité = ambiant refroidit plus vite que la particule.

5. Pression atmosphérique : définitions et unités

Notions clés & Définitions

  • Pression atmosphérique : La pression atmosphérique est la force exercée par l’air sur une surface, due au poids de la colonne d’air au-dessus.
  • Unité hectopascal : L’hectopascal (hPa) est une unité de pression utilisée en météorologie pour exprimer la pression de l’atmosphère.
  • Unité pascal : Le pascal (Pa) est l’unité SI de pression, correspondant à une force de 1 newton par mètre carré.

Points essentiels

  • En météorologie, la pression est exprimée en hPa (souvent autour de 1000 hPa au niveau de la mer).
  • Le lien SI est : 1hPa=100Pa1\,\text{hPa}=100\,\text{Pa}.
  • La pression atmosphérique varie avec l’altitude : elle diminue quand on s’élève.
  • La pression est une grandeur scalaire : elle ne dépend pas de l’orientation de la surface dans le cadre standard de l’atmosphère.
  • La pression sert de référence pour décrire des systèmes (anticyclones/dépressions) via des différences de pression.
  • Les variations de pression sont liées aux mouvements de l’air et aux changements de masse d’air.

6. Variations de pression avec altitude et lieu

Notions clés & Définitions

  • Masse d’air : Une masse d’air est un vaste volume où température et humidité restent globalement homogènes sur une grande étendue géographique.
  • Front : Un front est la zone de transition entre deux masses d’air de natures différentes.
  • Masse d’air maritime : Une masse d’air maritime se forme au-dessus des mers et océans et contient davantage d’humidité.
  • Masse d’air continentale : Une masse d’air continentale se forme au-dessus des terres et est généralement peu humide.
  • Front froid : Un front froid correspond à l’avancée d’une masse d’air froide qui progresse plus vite que l’air chaud.

Points essentiels

  • Les masses d’air sont classées par leur origine (arctique/antarctique, polaire, tropicale, équatoriale) et par l’humidité liée au lieu d’évolution.
  • Au-dessus des mers et océans, on parle de masses d’air humides, tandis qu’au-dessus des terres on parle de masses d’air continentales peu humides.
  • Les masses d’air de natures différentes se mélangent peu, sauf cas particuliers.
  • Un front froid a une épaisseur typique de 100 m à 1–2 km et sa trace au sol correspond à la zone frontale.
  • La pente réelle d’un front froid est de l’ordre de 1 km pour 50 km (ou 1 km pour 150 km).
  • Un front chaud a une épaisseur typique de 100 m à 1–2 km et sa trace au sol correspond aussi à la zone frontale.

Astuce mémo

Froid = plus rapide → repousse en altitude ; Chaud = plus rapide → soulève en altitude.

7. Champ de pression et représentation par isobares

Notions clés & Définitions

  • Front chaud : Un front chaud est une limite où l’air chaud avance et remplace progressivement l’air plus froid, avec des évolutions typiques de température, pression, vent et visibilité.
  • Front froid : Un front froid est une limite où l’air froid progresse et s’installe, entraînant une baisse puis stabilisation de la température et des changements de pression et de vent.
  • Front occlus : Un front occlus correspond à l’enchevêtrement de fronts chaud et froid, pouvant devenir instable avec davantage de nuages cumuliformes et d’averses.
  • Perturbation : Une perturbation est l’ensemble des phénomènes associés à une dépression, incluant fronts, variations de pression/température/humidité, vent, nébulosité, visibilité et précipitations.
  • Frontogénèse : La frontogénèse est le mécanisme de création d’une perturbation et des fronts associés.

Points essentiels

  • Lors du passage d’un front froid, la température diminue puis se stabilise, tandis que la pression diminue puis augmente.
  • Lors du passage d’un front chaud, la température augmente et la pression diminue.
  • Le vent se renforce et tourne lors du passage des fronts : du secteur ouest vers le secteur nord-ouest pour un front froid, et du secteur sud vers le secteur sud-ouest pour un front chaud.
  • La visibilité et le plafond évoluent avec les fronts : ils diminuent puis augmentent, sauf sous les Cb et les averses.
  • Un front occlus peut présenter un caractère instable avec davantage de nuages cumuliformes, et des averses ou cumulonimbus sont possibles.
  • Une perturbation se déplace sur plusieurs milliers de km à une vitesse moyenne de 25 kt et dure en moyenne 5 à 7 jours.

Astuce mémo

Froid = Froid puis Stabilise + Pression qui baisse puis remonte ; Chaud = Chaud puis Pression qui baisse ; Occlus = Instable + Cumuliformes + Averses/Cb.

8. Vocabulaire météorologique des systèmes de pression

Notions clés & Définitions

  • QNH : Référence altimétrique utilisée pour caler les altitudes indiquées en QNH, avec une base au niveau moyen de la mer.
  • Niveau de vol (FL) : Niveau de l’atmosphère exprimé en fonction de la pression standard, utilisé pour exprimer l’altitude en aviation.
  • Nébulosité SCT à OVC : Catégories de couverture nuageuse allant de SCT à OVC, renseignies sur les cartes pour décrire la nébulosité.
  • Abréviations de localisation des phénomènes : Abréviations indiquant où se produisent les phénomènes par rapport au relief et aux zones (mer, montagnes, surface, villes, vallées).

Points essentiels

  • Le QNH couvre l’Europe occidentale de la surface jusqu’au niveau de vol 450.
  • Le calage standard de référence est 1013,25 hPa, et les altitudes sont indiquées en QNH.
  • Les niveaux de vol (FL) sont utilisés pour exprimer l’altitude dans les informations de carte.
  • La nébulosité est renseignée de SCT à OVC, avec BKN ou OVC au-dessus du FL100.
  • Les cartes indiquent les altitudes des isothermes 0°C et -10°C.
  • Les températures et niveaux de la tropopause sont indiqués, ainsi que la visibilité horizontale en surface (V0, V1,5, V5, V8).

Astuce mémo

QNH = 1013,25 hPa + altitudes au niveau moyen de la mer ; FL = niveaux de vol ; V0/V1,5/V5/V8 = visibilité en surface.

9. Règles de plafond et visibilité dans les messages

Notions clés & Définitions

  • Visibilité dominante : La visibilité dominante est la valeur principale de visibilité horizontale donnée dans le message, exprimée en mètres.
  • Visibilité minimale directionnelle : La visibilité minimale directionnelle est une visibilité plus faible indiquée avec une direction quand elle est nettement inférieure à la dominante selon des seuils.
  • CAVOK : CAVOK est un code qui signifie que le plafond et la visibilité sont conformes à des conditions favorables, avec absence de phénomènes significatifs précisés.
  • FEW : FEW est un code de nébulosité indiquant une couverture de nuages faible, correspondant à 1 à 2 octats.
  • SCT : SCT est un code de nébulosité indiquant une couverture de nuages éparse, correspondant à 3 à 4 octats.

Points essentiels

  • La visibilité horizontale est codée en mètres et le code 9999 signifie 10 km ou plus.
  • Une visibilité minimale peut être ajoutée avec une direction si elle est inférieure à 1 500 m ou inférieure à 50 % de la visibilité dominante et aussi inférieure à 5 000 m.
  • Le plafond est lié à la base des nuages codée en pieds, avec une nébulosité exprimée en octats.
  • FEW correspond à 1 à 2 octats, SCT à 3 à 4 octats, BKN à 5 à 7 octats et OVC à 8 octats.
  • Deux types de nuages peuvent être précisés s’ils sont identifiés, notamment CB (cumulonimbus) et TCU (tower congestus).
  • CAVOK regroupe des conditions favorables incluant plafond et visibilité, avec 4 conditions à remplir.

Astuce mémo

9999 = « 10 km ou plus » ; seuils visibilité minimale : <1500 m OU <50% de la dominante, et <5000 m.

10. Messages TAF : structure et groupes de codes

Notions clés & Définitions

  • TAF : Prévision météorologique codée pour un aérodrome, valable sur une période donnée.
  • Terminal Aerodrome Forecast : Nom complet des messages TAF, utilisés pour annoncer l’évolution du temps sur un aérodrome.
  • Groupe 6 : Groupe de codes indiquant les phénomènes météorologiques prévus (intensité, descripteur, précipitations, obscurcissement).
  • Groupe 7 : Groupe de codes donnant la hauteur de base des nuages et la nébulosité en octats.
  • CAVOK : Sigle signifiant Ceiling And Visibility OK, utilisé quand des conditions précises sont toutes réunies.

Points essentiels

  • Deux formats existent : TAF courts (validité 9 h, émission toutes les 3 h) et TAF longs (validité 24 h ou 30 h, émission toutes les 6 h).
  • Un message TAF est disponible 1 h avant le début de sa validité.
  • Les groupes 1 à 8 décrivent le temps à l’heure de début de validité du message.
  • Si le temps évolue significativement, des groupes d’évolutions et de probabilités précisent les phénomènes attendus.
  • Les groupes 1 à 10 sont organisés dans un ordre défini : type, lieu, jour/heure, période, vent, visibilité/phenomènes, temps significatif, nébulosité/nuages, évolutions/probabilités, températures extrêmes (facultatif).
  • Dans le groupe 6, l’intensité est codée par – (faible, modérée) et + (forte).

Astuce mémo

TAF = 1→8 temps initial, puis évolutions/probabilités si ça change (penser “départ puis suite”).

11. Groupes TAF 7 à 10 : temps, nuages, évolutions

Notions clés & Définitions

  • Visibilité dominante : La visibilité dominante est la valeur principale de la visibilité horizontale annoncée en mètres dans le TAF.
  • CAVOK : CAVOK est un acronyme indiquant que les conditions de plafond et de visibilité sont favorables selon des critères précis.
  • TEMPO : TEMPO est un code indiquant des fluctuations temporaires de paramètres pendant moins d’une heure et sur moins de la moitié de la période.
  • BECM : BECM est un code indiquant une évolution régulière ou irrégulière des paramètres entre des heures données, sur une durée normalement d’environ 2 heures mais < 4 heures.

Points essentiels

  • La visibilité dominante est donnée en mètres, et 9999 signifie 10 km ou plus.
  • Une visibilité minimale peut être précisée avec une direction si elle est < 1500 m ou < 50 % de la dominante et aussi < 5000 m.
  • CAVOK impose 4 conditions : visibilité dominante > 10 km, pas de nuage sous le plus élevé entre la hauteur de secteur et 1500 m (5000 ft) au-dessus du point de référence, pas de CB/TCU, et pas de temps significatif.
  • Le groupe 7 décrit les phénomènes météorologiques significatifs prévus, avec intensité marquée par – (faible/modérée) ou + (forte).
  • Les phénomènes significatifs incluent notamment SH (averse), TS (orage), FZ (se congelant), DZ (bruine), RA (pluie), SN (neige) et NSW (aucun phénomène significatif).
  • Le groupe 8 donne la base des nuages en pieds et la nébulosité en octats : FEW 1-2, SCT 3-4, BKN 5-7, OVC 8, et précise CB ou TCU si identifiés.

Astuce mémo

CAVOK = Visibilité >10 km + pas de nuages bas + pas de CB/TCU + pas de temps significatif.

Repères chronologiques

DateÉvénement
14 juillet 2025Mise à jour du document Aérogligli (compilation Météorologie BIA)
26 août 2016Mise à jour du document Aérogligli (résumés)
30 décembre 2022Mise à jour du document Aérogligli (cartes TEMSI)
12 mars 2015Exemple de données WINTEM (jeudi 12 mars 2015 à 04:01 UTC et 14:32 UTC)

Tableaux de synthèse

Décroissance de température : atmosphère type vs refroidissement adiabatique

SituationTaux de décroissanceRéférence
Atmosphère standard2°C par 1 000 ft (jusqu’à la tropopause moyenne)Atmosphère type/ISA
Refroidissement d’une particule d’air en air sec3°C par 1 000 ftRefroidissement adiabatique (particule qui s’élève)
Refroidissement d’une particule d’air saturée≈1,5°C par 1 000 ftRefroidissement pseudo-adiabatique (dans les nuages)

Stabilité : comparaison des taux

ConditionComparaisonConséquence
Atmosphère stableDécroissance ambiante < 3°C par 1 000 ftLa particule devient plus froide que l’air ambiant et redescend
Atmosphère instableDécroissance ambiante > 3°C par 1 000 ftLa particule reste plus chaude que l’air ambiant et continue de monter

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre delta ISA : c’est (T réelle − T ISA), donc un delta ISA négatif signifie une température réelle plus basse que la standard.
  2. Mélanger les taux : la décroissance en atmosphère type est 2°C/1 000 ft, alors que le refroidissement d’une particule qui s’élève est ~3°C/1 000 ft (air sec) ou ~1,5°C/1 000 ft (saturé).
  3. Croire que la pression diminue linéairement avec l’altitude : le cours précise que la diminution n’est pas linéaire car l’air est compressible.
  4. Se tromper sur les unités de pression : le cours insiste sur hPa (et 1 hPa = 100 Pa) et sur les conversions mmHg ↔ hPa et inHg ↔ hPa.
  5. Inverser la logique de stabilité : stabilité correspond à une particule qui refroidit plus vite que l’air ambiant (et donc redescend), instabilité à l’inverse.
  6. Confondre QNH et FL : QNH est une référence altimétrique (calage) alors que FL correspond aux niveaux de vol en pression standard.
  7. Mauvaise lecture de CAVOK : il ne suffit pas d’avoir une bonne visibilité, il faut aussi les 4 conditions (visibilité >10 km, pas de nuage bas sous le seuil, pas de CB/TCU, pas de temps significatif).

Checklist Examen

  1. Définir l’atmosphère type (ISA) et expliquer à quoi elle sert (comparaison, performances, calibration instruments).
  2. Calculer une température standard à partir de la décroissance 2°C par 1 000 ft (ou 0,65°C/100 m) et identifier la zone isotherme à −56,5°C.
  3. Interpréter delta ISA à partir d’un exemple (signe et sens : T réelle vs T ISA).
  4. Donner les repères de pression au niveau de la mer et les conversions mmHg ↔ hPa et inHg ↔ hPa (avec les équivalences du cours).
  5. Utiliser les repères d’altitude pour perdre 1 hPa (28 ft au niveau de la mer, 37 ft à 10 000 ft, 75 ft à 30 000 ft).
  6. Expliquer la différence entre isothermie et inversion de température, puis relier température/densité aux performances (air chaud moins dense).
  7. Expliquer le lien entre température et altimètre (Zi vs Zv) et le danger quand l’air est plus froid que la standard à l’altitude du vol.
  8. Décrire la logique de stabilité/instabilité en comparant le refroidissement de la particule (~3°C/1 000 ft) à la décroissance ambiante standard (~2°C/1 000 ft) et aux conditions du jour.
  9. Définir point de rosée et point de condensation (saturation à pression constante vs altitude de formation des nuages).
  10. Décrire les masses d’air (origine et humidité : maritime vs continentale) et les fronts (froid/chaud/occlus) avec leurs épaisseurs et pentes typiques du cours.
  11. Décrire les évolutions typiques lors du passage d’un front froid, d’un front chaud et d’un front occlus (température/pression/vent/visibilité-plafond).
  12. Lire et décoder les messages METAR et TAF : groupes (METAR 1-10, TAF 1-10), seuils visibilité (9999, visibilité minimale directionnelle), nébulosité (FEW/SCT/BKN/OVC), et codes d’évolutions (TEMPO/BECM/PROB) ainsi que Cb
  13. Identifier sur les cartes TEMSI et WINTEM les informations demandées par le cours (références altimétriques, nébulosité SCT→OVC, isothermes 0°C et −10°C, visibilité V0/V1,5/V5/V8, et représentation du vent/température W1
  14. Connaître les règles de CAVOK (4 conditions) et les seuils de plafond/visibilité associés aux codes FEW/SCT/BKN/OVC et aux messages.

Teste tes connaissances

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1. Quel est le rôle principal de l’atmosphère type OACI, aussi appelée ISA, dans les calculs aéronautiques ?

2. Quelles sont les valeurs standard de référence au niveau de la mer en atmosphère standard ?

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Atmosphère type OACI — définition ?

Référence standardisée pour comparer les paramètres atmosphériques.

ISA — rôle ?

Standardise pression, température et densité à différentes altitudes.

Conditions standard au niveau de la mer — valeurs ?

Pression 1013 hPa, Température 15°C, Densité standard.

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