Agenda 21 (Sommet de la Terre, 1992): Programme d’actions pour le XXIe siècle visant à promouvoir un développement durable à l’échelle locale, élaboré par une collectivité locale avec la participation de la population et des acteurs locaux. Il s’agit d’un diagnostic partagé, d’une stratégie basée sur des enjeux identifiés, et d’un plan d’action pluriannuel. En France, il a été adopté en 2006 dans un cadre de référence national.
Collectivités territoriales (voir section 3): Niveaux locaux de gestion confiés à des élus, comprenant notamment les communes, départements, régions, intercommunalités, et collectivités d’outre-mer. Elles jouent un rôle central dans la mise en œuvre de l’Agenda 21 en adaptant les actions aux enjeux locaux.
Circuits courts: Système de distribution de produits dont l’objectif est de réduire la distance entre le producteur, le distributeur et le consommateur, favorisant ainsi une consommation locale, la réduction de l’empreinte carbone et le soutien à l’économie locale.
Anthropisation: Modification d’un milieu naturel par les activités humaines, entraînant souvent une perte de biodiversité et une transformation des écosystèmes. Ce processus est un enjeu majeur dans la gestion durable des territoires.
L’Agenda 21 constitue une démarche participative et territorialisée pour intégrer le développement durable dans la gestion locale, en mobilisant l’ensemble des acteurs autour d’actions concrètes adaptées aux enjeux spécifiques de chaque territoire.
L’agriculture urbaine, à travers ses pratiques collectives et écologiques, constitue une réponse innovante aux défis de durabilité, de sécurité alimentaire et de cohésion sociale dans les villes.
Agroécologie : méthodes de production agricole respectueuses de l’environnement et renforçant l’autonomie des exploitations, favorisant une gestion durable des ressources naturelles. (Source : définitions du cours)
Agroforesterie : association d’arbres, de cultures et de pâturages sur une même parcelle, permettant une diversification des systèmes agricoles, une meilleure gestion des ressources et une réduction des impacts environnementaux. (Source : définitions du cours)
L’agroécologie vise à concilier production agricole et préservation de l’environnement en utilisant des techniques respectueuses des écosystèmes, telles que la diversification des cultures, la gestion intégrée des ressources, et la réduction des intrants chimiques.
Elle s’inscrit dans une démarche d’autonomie des exploitations agricoles, en favorisant la résilience face aux changements climatiques et en réduisant la dépendance aux ressources externes.
L’agroforesterie, en intégrant des arbres dans les systèmes agricoles, contribue à la séquestration du carbone, à la protection des sols contre l’érosion, et à la biodiversité.
Ces pratiques participent à la transition vers une agriculture plus durable, en limitant l’usage des pesticides et engrais chimiques, tout en améliorant la qualité des sols et la biodiversité.
La promotion de l’agroécologie s’appuie sur des approches locales et participatives, intégrant les savoirs traditionnels et scientifiques pour adapter les techniques aux contextes spécifiques.
L’agroécologie constitue une réponse innovante et durable aux enjeux agricoles et environnementaux, en privilégiant des pratiques respectueuses des écosystèmes et en renforçant l’autonomie des exploitations.
Aménagement des territoires : action menée par l’État et les collectivités territoriales consistant à modifier l’organisation et l’utilisation d’un espace afin de l’adapter aux besoins et aux pratiques.
Territoire : partie de la surface terrestre appropriée par une communauté humaine et administrée par un État, considéré comme un ensemble cohérent, physique, administratif et humain.
Habiter : pratiquer un territoire (s’y loger, y travailler, y consommer…), ce qui implique une forte interactivité entre les acteurs et leur espace.
Mobilités : déplacements recourant à des modes de transport, essentiels pour la gestion et l’organisation des territoires.
Mobilités douces : déplacements utilisant des modes de transport propres et non polluants, tels que le vélo, les véhicules électriques ou les transports collectifs.
L’aménagement des territoires vise à répondre aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux en modifiant l’organisation spatiale pour favoriser un développement durable. Il s’appuie sur des actions concrètes menées par l’État et les collectivités, en intégrant notamment la gestion des mobilités et l’adaptation des espaces aux besoins des populations.
La notion de territoire est centrale, elle désigne une partie de la surface terrestre gérée par une communauté ou un État, et doit être considérée comme une unité cohérente dans l’aménagement, permettant une gestion intégrée des ressources et des espaces.
La pratique de habiter implique une interaction dynamique entre les acteurs (habitants, acteurs économiques, collectivités) et leur espace, intégrant des enjeux liés à la qualité de vie, à la cohésion sociale et à la durabilité.
La promotion des mobilités douces s’inscrit dans une démarche de réduction de l’impact environnemental des déplacements, en favorisant des modes de transport plus respectueux de l’environnement, notamment dans le cadre de la transition énergétique et de la lutte contre la pollution.
La planification territoriale, notamment via des outils comme le PCAET, vise à coordonner ces enjeux pour atteindre des objectifs de réduction des émissions de GES et d’amélioration de la qualité de vie.
L’aménagement des territoires consiste à organiser et à transformer l’espace pour répondre aux besoins des populations tout en intégrant les enjeux de durabilité, notamment par le développement de mobilités douces et une gestion cohérente du territoire.
COP (Conférence des Parties) : Réunion annuelle des États pour fixer les objectifs mondiaux en matière d’environnement, notamment sur le climat, la biodiversité et la lutte contre la désertification. Elle est organisée dans le cadre de conventions internationales telles que la CCNUCC (Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques). La COP sur le climat est la plus importante, avec des rencontres depuis 1995, et a permis la signature du Protocole de Kyoto (1997) et de l’Accord de Paris (2015).
(source : contenu source)
Protocole de Kyoto (1997) : Premier grand accord international visant à réduire efficacement les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, dans le cadre de la COP sur les changements climatiques.
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Accord de Paris (2015) : Accord adopté lors de la COP 21, engageant 195 États à limiter le réchauffement climatique mondial entre 1,5 °C et 2 °C d’ici 2100, et à mettre en œuvre l’Agenda 2030 avec ses 17 Objectifs de développement durable.
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COP sur la biodiversité : Réunion annuelle des Parties pour négocier et renforcer la protection de la biodiversité mondiale, dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CBD).
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COP sur la lutte contre la désertification : Réunion annuelle visant à coordonner les actions internationales pour lutter contre la dégradation des terres et la désertification, dans le cadre de la Convention de lutte contre la désertification (CLD).
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COP sur les changements climatiques : La plus importante des COP, prévue par la CCNUCC, elle se réunit chaque année depuis 1995 pour négocier des engagements internationaux contre le changement climatique. Elle a vu la signature du Protocole de Kyoto en 1997 et de l’Accord de Paris en 2015.
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Les COP, notamment celles sur le climat, sont des rendez-vous internationaux essentiels pour fixer des engagements globaux visant à préserver la planète, en particulier face à l’urgence climatique et à la perte de biodiversité.
Les Objectifs de développement durable (ODD), intégrés dans l’Agenda 2030, représentent un cadre mondial ambitieux pour transformer la société en conciliant progrès social, protection de l’environnement et croissance économique, avec un horizon fixé à 2030.
La transition énergétique vise à réduire la dépendance aux énergies fossiles en favorisant le développement des énergies renouvelables et en améliorant l’efficacité énergétique, afin de limiter l’impact environnemental et lutter contre le changement climatique.
Les énergies fossiles sont la principale source d’énergie mondiale, mais leur utilisation intensive contribue au changement climatique et à la raréfaction des ressources, notamment des nappe fossile, nécessitant une transition vers des alternatives plus durables.
Énergie renouvelable : énergie fournie par la nature en quantité illimitée (soleil, vent, eau) ou se régénérant à l’échelle humaine (biomasse – ex. le bois, agrocarburant). (source : contenu source)
Offshore : technique d’exploitation des énergies en mer (pétrole et parcs éoliens). (source : contenu source)
GIEC : Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat, créé en 1988, qui attribue le changement climatique aux GES provenant des énergies fossiles. (source : contenu source)
Les énergies renouvelables représentent actuellement environ 10 % de la consommation mondiale d’énergie, leur part étant en croissance grâce à la baisse des coûts et à la nécessité de réduire l’impact environnemental. (source : contenu source)
La majorité de la consommation énergétique mondiale (85 %) provient encore des énergies fossiles, qui contribuent aux changements climatiques en émettant des GES. La transition vers les EnR est donc cruciale pour limiter le réchauffement climatique. (source : contenu source)
La technologie offshore permet d’exploiter l’énergie éolienne et pétrolière en mer, offrant un potentiel important pour la production d’énergie renouvelable, notamment dans les zones où l’exploitation terrestre est limitée ou peu adaptée. (source : contenu source)
La croissance des énergies renouvelables est freinée par des défis liés au transport et au stockage de l’énergie produite, mais leur compétitivité économique s’améliore, rendant leur développement plus viable. (source : contenu source)
La lutte contre le changement climatique s’appuie aussi sur la réduction de la consommation d’énergies fossiles et le développement des EnR, dans le cadre de la transition énergétique. (source : contenu source)
Les énergies renouvelables, essentielles pour lutter contre le changement climatique, tendent à prendre une place croissante dans le mix énergétique mondial, notamment grâce à l’exploitation offshore et à la baisse des coûts technologiques.
GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat) (1988) : organisme international créé pour évaluer les connaissances scientifiques sur le changement climatique, ses impacts et ses options d’adaptation et d’atténuation, en fournissant des rapports synthétiques aux décideurs.
Rapport Brundtland (1987) : rapport publié par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, qui définit le développement durable comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».
Fonds pour l’environnement mondial (FEM) (1991) : organisme international réunissant plus de 176 pays, chargé de financer des projets visant à lutter contre la dégradation de l’environnement et à soutenir le développement durable, notamment en finançant une partie du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
Sommet de la Terre à Rio (1992) : conférence internationale où la déclaration de Rio a adopté l’Agenda 21, un plan d’action mondial pour le développement durable, soulignant le rôle central des territoires et des collectivités locales dans la mise en œuvre des politiques environnementales.
Grenelle de l’environnement (2007) : processus de concertation en France réunissant acteurs publics et privés pour définir des mesures concrètes en faveur de la transition écologique, de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et du développement durable.
Agence européenne pour l’environnement (2003) : agence indépendante chargée de fournir des informations fiables et comparables sur l’état de l’environnement en Europe, afin d’éclairer la prise de décision politique.
Le GIEC a été créé en 1988 pour fournir une évaluation scientifique du changement climatique, ses causes, ses impacts et ses solutions, influençant fortement la politique climatique mondiale. Ses rapports, notamment ceux de 2007 et 2013, ont confirmé la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique.
Le rapport Brundtland de 1987 a popularisé la notion de développement durable, en insistant sur l’équilibre entre besoins présents et avenir, et a posé les bases des politiques internationales en matière de durabilité.
Le FEM, créé en 1991, joue un rôle clé dans le financement des projets environnementaux à l’échelle mondiale, notamment ceux liés à la lutte contre le changement climatique, en mobilisant des ressources pour des initiatives innovantes.
Lors du Sommet de la Terre à Rio (1992), la communauté internationale a adopté l’Agenda 21, qui a permis de structurer la gouvernance locale et mondiale en matière de développement durable, en insistant sur la responsabilité des territoires.
La COP sur la lutte contre le changement climatique, prévue par la CCNUCC (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques), se réunit chaque année depuis 1995, avec des accords majeurs comme le Protocole de Kyoto (1997) et l’Accord de Paris (2015), visant à limiter le réchauffement mondial à 1,5-2°C.
La France a lancé le Grenelle de l’environnement en 2007, marquant une étape importante dans la politique nationale en faveur de la transition écologique et de la réduction des émissions de GES.
Les accords et rapports internationaux, notamment ceux du GIEC, ont permis de mieux comprendre le changement climatique et d’engager des actions concrètes à l’échelle mondiale, avec un rôle central pour les territoires et les acteurs locaux dans la mise en œuvre des politiques de développement durable.
| Thème | Notions clés | Objectifs | Pratiques principales | Acteurs | Auteur / Référence |
|---|---|---|---|---|---|
| Agenda 21 | Programme de développement durable (Sommet de la Terre, 1992) | Mobiliser les collectivités pour un développement durable | Diagnostic partagé, plan d’action local, participation citoyenne | Collectivités territoriales, acteurs locaux | Conventions internationales, rapport Brundtland |
| Agriculture urbaine | Production alimentaire en ville, jardins partagés | Sécurité alimentaire, cohésion sociale, durabilité | Circuits courts, agroécologie, agroforesterie | Citoyens, associations, collectivités | FAO, FAO, FAO |
| Agroécologie | Méthodes respectueuses de l’environnement, autonomie | Réduction des intrants, gestion durable des ressources | Diversification, gestion intégrée, réduction pesticides | Exploitants agricoles, chercheurs | Pierre Rabhi, Miguel Altieri |
| Aménagement du territoire | Organisation spatiale, mobilité, urbanisme | Optimiser l’usage de l’espace, réduire l’étalement urbain | Zoning, transports doux, planification urbaine | État, collectivités, urbanistes | Jean-Michel Roux, Jean-Marc Offner |
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1. Qu'est-ce que l'Agenda 21 ?
2. En quelle année la France a-t-elle adopté le cadre de référence national pour l’Agenda 21 ?
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Agenda 21 — définition ?
Programme d’actions pour un développement durable local.
Agriculture urbaine — objectif ?
Produire localement des aliments en ville.
Agroécologie — principe ?
Méthodes agricoles respectueuses de l’environnement.
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