Fiche de révision : Introduction au développement durable et à la transition écologique

Plan du Cours

  1. Agenda 21
  2. Agriculture urbaine
  3. Agroécologie
  4. Aménagement territoire
  5. COP environnement
  6. Objectifs développement durable
  7. Transition énergétique
  8. Energies fossiles
  9. Energies renouvelables
  10. GIEC et accords climatiques

1. Agenda 21

Notions clés & Définitions

  • Agenda 21 (Sommet de la Terre, 1992): Programme d’actions pour le XXIe siècle visant à promouvoir un développement durable à l’échelle locale, élaboré par une collectivité locale avec la participation de la population et des acteurs locaux. Il s’agit d’un diagnostic partagé, d’une stratégie basée sur des enjeux identifiés, et d’un plan d’action pluriannuel. En France, il a été adopté en 2006 dans un cadre de référence national.

  • Collectivités territoriales (voir section 3): Niveaux locaux de gestion confiés à des élus, comprenant notamment les communes, départements, régions, intercommunalités, et collectivités d’outre-mer. Elles jouent un rôle central dans la mise en œuvre de l’Agenda 21 en adaptant les actions aux enjeux locaux.

  • Circuits courts: Système de distribution de produits dont l’objectif est de réduire la distance entre le producteur, le distributeur et le consommateur, favorisant ainsi une consommation locale, la réduction de l’empreinte carbone et le soutien à l’économie locale.

  • Anthropisation: Modification d’un milieu naturel par les activités humaines, entraînant souvent une perte de biodiversité et une transformation des écosystèmes. Ce processus est un enjeu majeur dans la gestion durable des territoires.

Points essentiels

  • L’Agenda 21, initié lors du Sommet de la Terre en 1992, met en avant le rôle des territoires et des collectivités locales dans la réalisation du développement durable, en réponse aux enjeux environnementaux, sociaux et économiques locaux.
  • La France s’est engagée à appliquer cet agenda dès 1992, avec un cadre de référence national adopté en 2006, pour coordonner les actions à tous les niveaux de collectivités.
  • La démarche implique une forte participation locale, avec des acteurs variés (communes, régions, parcs nationaux), pour élaborer et mettre en œuvre des programmes d’action adaptés aux spécificités territoriales.
  • La réduction de l’empreinte écologique passe notamment par le développement des circuits courts, la gestion durable des ressources, et la lutte contre l’anthropisation excessive des milieux.

À retenir

L’Agenda 21 constitue une démarche participative et territorialisée pour intégrer le développement durable dans la gestion locale, en mobilisant l’ensemble des acteurs autour d’actions concrètes adaptées aux enjeux spécifiques de chaque territoire.

2. Agriculture urbaine

Notions clés & Définitions

  • Agriculture urbaine : Pratiques agricoles effectuées en ville ou en périphérie, réémergentes ou émergentes, visant à produire localement des aliments dans un contexte urbain ou périurbain. Elle favorise la proximité entre producteurs et consommateurs, contribuant à la sécurité alimentaire et à la durabilité urbaine.
  • Jardin partagé : Espace vert géré collectivement, accessible au public, où les habitants cultivent ensemble des plantes ou légumes. Il développe des liens sociaux de proximité et favorise l’engagement communautaire dans une démarche écologique et solidaire.
  • Agroécologie : Méthodes de production agricole respectueuses de l’environnement, renforçant l’autonomie des exploitations, en intégrant des principes écologiques dans la gestion des cultures et des ressources.
  • Agroforesterie : Pratique combinant arbres, cultures et pâturages sur une même parcelle, permettant une gestion intégrée des ressources naturelles, favorisant la biodiversité et la résilience des systèmes agricoles.
  • Anthropisation : Modification d’un milieu naturel par les activités humaines, souvent à l’origine de la transformation des espaces en zones urbaines ou agricoles.
  • Circuits courts : Modes de distribution visant à réduire la distance entre producteurs et consommateurs, favorisant la fraîcheur des produits, la réduction des coûts et l’impact environnemental.

Points essentiels

  • L’agriculture urbaine s’inscrit dans une logique de développement durable, en favorisant la réduction des circuits de distribution et la valorisation des espaces inutilisés ou sous-utilisés en ville.
  • Elle contribue à la résilience urbaine face aux enjeux de sécurité alimentaire, de gestion des déchets organiques et d’intégration écologique dans les quartiers.
  • La pratique de l’agroécologie et de l’agroforesterie dans ces espaces permet de limiter l’usage de produits chimiques, de préserver la biodiversité et de renforcer l’autonomie alimentaire locale.
  • Les jardins partagés jouent un rôle social en renforçant la cohésion communautaire, en sensibilisant à l’environnement et en favorisant l’éducation à l’écologie.
  • La croissance de l’agriculture urbaine répond aussi à la nécessité de repenser la gestion des espaces urbains face à l’urbanisation croissante, en intégrant des pratiques respectueuses de l’environnement et en valorisant la participation citoyenne.

À retenir

L’agriculture urbaine, à travers ses pratiques collectives et écologiques, constitue une réponse innovante aux défis de durabilité, de sécurité alimentaire et de cohésion sociale dans les villes.

3. Agroécologie

Notions clés & Définitions

  • Agroécologie : méthodes de production agricole respectueuses de l’environnement et renforçant l’autonomie des exploitations, favorisant une gestion durable des ressources naturelles. (Source : définitions du cours)

  • Agroforesterie : association d’arbres, de cultures et de pâturages sur une même parcelle, permettant une diversification des systèmes agricoles, une meilleure gestion des ressources et une réduction des impacts environnementaux. (Source : définitions du cours)

Points essentiels

  • L’agroécologie vise à concilier production agricole et préservation de l’environnement en utilisant des techniques respectueuses des écosystèmes, telles que la diversification des cultures, la gestion intégrée des ressources, et la réduction des intrants chimiques.

  • Elle s’inscrit dans une démarche d’autonomie des exploitations agricoles, en favorisant la résilience face aux changements climatiques et en réduisant la dépendance aux ressources externes.

  • L’agroforesterie, en intégrant des arbres dans les systèmes agricoles, contribue à la séquestration du carbone, à la protection des sols contre l’érosion, et à la biodiversité.

  • Ces pratiques participent à la transition vers une agriculture plus durable, en limitant l’usage des pesticides et engrais chimiques, tout en améliorant la qualité des sols et la biodiversité.

  • La promotion de l’agroécologie s’appuie sur des approches locales et participatives, intégrant les savoirs traditionnels et scientifiques pour adapter les techniques aux contextes spécifiques.

À retenir

L’agroécologie constitue une réponse innovante et durable aux enjeux agricoles et environnementaux, en privilégiant des pratiques respectueuses des écosystèmes et en renforçant l’autonomie des exploitations.

4. Aménagement territoire

Notions clés & Définitions

  • Aménagement des territoires : action menée par l’État et les collectivités territoriales consistant à modifier l’organisation et l’utilisation d’un espace afin de l’adapter aux besoins et aux pratiques.

  • Territoire : partie de la surface terrestre appropriée par une communauté humaine et administrée par un État, considéré comme un ensemble cohérent, physique, administratif et humain.

  • Habiter : pratiquer un territoire (s’y loger, y travailler, y consommer…), ce qui implique une forte interactivité entre les acteurs et leur espace.

  • Mobilités : déplacements recourant à des modes de transport, essentiels pour la gestion et l’organisation des territoires.

  • Mobilités douces : déplacements utilisant des modes de transport propres et non polluants, tels que le vélo, les véhicules électriques ou les transports collectifs.

Points essentiels

  • L’aménagement des territoires vise à répondre aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux en modifiant l’organisation spatiale pour favoriser un développement durable. Il s’appuie sur des actions concrètes menées par l’État et les collectivités, en intégrant notamment la gestion des mobilités et l’adaptation des espaces aux besoins des populations.

  • La notion de territoire est centrale, elle désigne une partie de la surface terrestre gérée par une communauté ou un État, et doit être considérée comme une unité cohérente dans l’aménagement, permettant une gestion intégrée des ressources et des espaces.

  • La pratique de habiter implique une interaction dynamique entre les acteurs (habitants, acteurs économiques, collectivités) et leur espace, intégrant des enjeux liés à la qualité de vie, à la cohésion sociale et à la durabilité.

  • La promotion des mobilités douces s’inscrit dans une démarche de réduction de l’impact environnemental des déplacements, en favorisant des modes de transport plus respectueux de l’environnement, notamment dans le cadre de la transition énergétique et de la lutte contre la pollution.

  • La planification territoriale, notamment via des outils comme le PCAET, vise à coordonner ces enjeux pour atteindre des objectifs de réduction des émissions de GES et d’amélioration de la qualité de vie.

À retenir

L’aménagement des territoires consiste à organiser et à transformer l’espace pour répondre aux besoins des populations tout en intégrant les enjeux de durabilité, notamment par le développement de mobilités douces et une gestion cohérente du territoire.

5. COP environnement

Notions clés & Définitions

  • COP (Conférence des Parties) : Réunion annuelle des États pour fixer les objectifs mondiaux en matière d’environnement, notamment sur le climat, la biodiversité et la lutte contre la désertification. Elle est organisée dans le cadre de conventions internationales telles que la CCNUCC (Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques). La COP sur le climat est la plus importante, avec des rencontres depuis 1995, et a permis la signature du Protocole de Kyoto (1997) et de l’Accord de Paris (2015).
    (source : contenu source)

  • Protocole de Kyoto (1997) : Premier grand accord international visant à réduire efficacement les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, dans le cadre de la COP sur les changements climatiques.
    (source : contenu source)

  • Accord de Paris (2015) : Accord adopté lors de la COP 21, engageant 195 États à limiter le réchauffement climatique mondial entre 1,5 °C et 2 °C d’ici 2100, et à mettre en œuvre l’Agenda 2030 avec ses 17 Objectifs de développement durable.
    (source : contenu source)

  • COP sur la biodiversité : Réunion annuelle des Parties pour négocier et renforcer la protection de la biodiversité mondiale, dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CBD).
    (source : contenu source)

  • COP sur la lutte contre la désertification : Réunion annuelle visant à coordonner les actions internationales pour lutter contre la dégradation des terres et la désertification, dans le cadre de la Convention de lutte contre la désertification (CLD).
    (source : contenu source)

  • COP sur les changements climatiques : La plus importante des COP, prévue par la CCNUCC, elle se réunit chaque année depuis 1995 pour négocier des engagements internationaux contre le changement climatique. Elle a vu la signature du Protocole de Kyoto en 1997 et de l’Accord de Paris en 2015.
    (source : contenu source)

Points essentiels

  • La COP sur les changements climatiques est la plus médiatisée et la plus structurante, avec des négociations annuelles pour fixer des objectifs contraignants ou volontaires.
  • Le Protocole de Kyoto (1997) a marqué la première étape concrète avec des engagements contraignants pour réduire les émissions de GES, mais ses résultats ont été limités.
  • L’Accord de Paris (2015) a remplacé Kyoto en fixant des objectifs plus flexibles, avec une participation universelle et des contributions déterminées au niveau national (NDC).
  • La COP sur la biodiversité et la lutte contre la désertification complètent le cadre international en abordant d’autres enjeux environnementaux cruciaux.
  • Ces COP illustrent la coopération internationale pour répondre aux enjeux environnementaux globaux, avec une forte implication des acteurs étatiques et non étatiques.

À retenir

Les COP, notamment celles sur le climat, sont des rendez-vous internationaux essentiels pour fixer des engagements globaux visant à préserver la planète, en particulier face à l’urgence climatique et à la perte de biodiversité.

6. Objectifs développement durable

Notions clés & Définitions

  • Objectifs de développement durable (ODD) : Ensemble de 17 objectifs adoptés par les Nations Unies en 2015, visant à éradiquer la pauvreté, protéger la planète et assurer la prospérité pour tous d’ici 2030. Ils reconnaissent l’interdépendance entre dimensions sociales, économiques et environnementales (voir aussi Agenda 2030).
  • Agenda 2030 : Cadre international adopté par l’ONU en 2015, comprenant les 17 ODD, pour orienter l’action mondiale en faveur du développement durable jusqu’en 2030.
  • Objectifs du millénaire pour le développement : Huit objectifs fixés par l’ONU en 2000 pour réduire la pauvreté, la faim, la mortalité infantile, etc., à atteindre d’ici 2015, avant d’être remplacés par les ODD.
  • Agenda 21 : Programme d’actions pour le XXIe siècle, adopté lors du Sommet de la Terre en 1992, visant à promouvoir un développement durable à l’échelle locale, notamment par la mise en œuvre d’agendas 21 locaux.
  • Objectifs du millénaire pour le développement : (voir aussi Objectifs du millénaire pour le développement).

Points essentiels

  • Les ODD sont un cadre global pour orienter les politiques nationales et internationales, avec un engagement à agir pour la justice sociale, la préservation de l’environnement et la croissance économique.
  • La déclaration de l’Agenda 2030 souligne l’importance d’une approche intégrée, où chaque objectif influence et est influencé par les autres, afin d’assurer un développement équilibré.
  • Les Objectifs du millénaire ont permis de fixer des priorités mondiales entre 2000 et 2015, mais ont été jugés insuffisants pour répondre aux enjeux globaux, d’où la transition vers les ODD.
  • La mise en œuvre des ODD implique une mobilisation de tous les acteurs, notamment les gouvernements, la société civile et le secteur privé, pour atteindre les cibles fixées d’ici 2030.
  • La relation entre Agenda 21 et les ODD montre une continuité dans la démarche de développement durable, l’Agenda 21 étant une étape locale vers la réalisation des objectifs mondiaux.

À retenir

Les Objectifs de développement durable (ODD), intégrés dans l’Agenda 2030, représentent un cadre mondial ambitieux pour transformer la société en conciliant progrès social, protection de l’environnement et croissance économique, avec un horizon fixé à 2030.

7. Transition énergétique

Notions clés & Définitions

  • Transition énergétique : processus de transformation des systèmes de production et de consommation d’énergie visant à réduire l’impact environnemental en favorisant la sobriété, l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables (voir page 6).
  • PCAET (Plan Climat Air-Énergie Territorial) : outil de planification élaboré par les collectivités pour atténuer le changement climatique, développer les énergies renouvelables et maîtriser la consommation d’énergie (voir page 3).
  • Energies renouvelables : sources d’énergie fournies par la nature en quantité illimitée ou se régénérant à l’échelle humaine, telles que le soleil, le vent, l’eau ou la biomasse (voir pages 6 et 9).
  • Energies fossiles : énergie non renouvelable produite à partir du pétrole, du gaz, du charbon ou de l’uranium, représentant 85 % de la consommation mondiale d’énergie, mais responsables du changement climatique (voir pages 6, 9 et 10).
  • Neutralité carbone : équilibre entre les émissions de CO2 et leur captation par des puits de carbone, permettant d’atteindre des émissions nettes nulles (voir page 3).

Points essentiels

  • La majorité de la consommation énergétique mondiale repose encore sur les énergies fossiles, qui contribuent fortement au changement climatique selon le GIEC (voir pages 6, 9 et 10).
  • La transition énergétique cherche à réduire cette dépendance en augmentant la part des énergies renouvelables, qui ne représentent encore que 10 % des besoins mondiaux, malgré leur baisse de coût et leur compétitivité croissante (voir pages 6, 8, 9).
  • La mise en œuvre du PCAET permet aux collectivités de planifier et d’accélérer cette transition en intégrant des mesures pour développer les énergies renouvelables, améliorer l’efficacité énergétique et réduire les émissions de GES (voir pages 3 et 6).
  • La croissance des énergies renouvelables, notamment l’éolien, le solaire, et la bioénergie, est encouragée pour limiter le changement climatique tout en assurant une sécurité énergétique à long terme (voir pages 8 et 9).
  • La lutte contre le gaspillage énergétique, la promotion des écoconstructions et des transports verts sont des stratégies complémentaires pour atteindre la neutralité carbone (voir pages 8 et 10).

À retenir

La transition énergétique vise à réduire la dépendance aux énergies fossiles en favorisant le développement des énergies renouvelables et en améliorant l’efficacité énergétique, afin de limiter l’impact environnemental et lutter contre le changement climatique.

8. Energies fossiles

Notions clés & Définitions

  • Énergie fossile : énergie non renouvelable produite à partir du pétrole, du gaz, du charbon ou de l’uranium contenus dans le sous-sol. (source : contenu source)
  • Hydrocarbures : composés fossiles formés de carbone et d’hydrogène, comprenant principalement le pétrole et le gaz naturel. (source : contenu source)
  • Nappe fossile : nappe d’eau souterraine non renouvelable à l’échelle humaine, exploitée comme ressource en eau. (source : contenu source)

Points essentiels

  • Les énergies fossiles représentent 85 % de la consommation mondiale d’énergie, ce qui en fait la principale source d’énergie utilisée. Leur utilisation est fortement liée aux GES (Gaz à Effet de Serre), responsables du changement climatique, comme le souligne le GIEC (2007).
  • Les hydrocarbures (pétrole et gaz naturel) sont des ressources fossiles essentielles, mais leur exploitation entraîne des enjeux environnementaux et géopolitiques majeurs. La dépendance mondiale à ces ressources est critique, notamment dans les principaux pays consommateurs tels que les États-Unis, la Chine, et la Russie.
  • La nappe fossile est une ressource en eau souterraine non renouvelable, exploitée pour répondre aux besoins en eau dans des régions où l’eau est rare, mais sa surexploitation peut conduire à une pénurie durable. La nappe phréatique, quant à elle, se recharge naturellement par infiltration, contrairement à la nappe fossile.
  • La transition énergétique vise à réduire la dépendance aux énergies fossiles en favorisant le développement des énergies renouvelables (voir section 9), mais la majorité des besoins mondiaux devraient encore être couverts par ces ressources en 2040.

À retenir

Les énergies fossiles sont la principale source d’énergie mondiale, mais leur utilisation intensive contribue au changement climatique et à la raréfaction des ressources, notamment des nappe fossile, nécessitant une transition vers des alternatives plus durables.

9. Energies renouvelables

Notions clés & Définitions

  • Énergie renouvelable : énergie fournie par la nature en quantité illimitée (soleil, vent, eau) ou se régénérant à l’échelle humaine (biomasse – ex. le bois, agrocarburant). (source : contenu source)

  • Offshore : technique d’exploitation des énergies en mer (pétrole et parcs éoliens). (source : contenu source)

  • GIEC : Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat, créé en 1988, qui attribue le changement climatique aux GES provenant des énergies fossiles. (source : contenu source)

Points essentiels

  • Les énergies renouvelables représentent actuellement environ 10 % de la consommation mondiale d’énergie, leur part étant en croissance grâce à la baisse des coûts et à la nécessité de réduire l’impact environnemental. (source : contenu source)

  • La majorité de la consommation énergétique mondiale (85 %) provient encore des énergies fossiles, qui contribuent aux changements climatiques en émettant des GES. La transition vers les EnR est donc cruciale pour limiter le réchauffement climatique. (source : contenu source)

  • La technologie offshore permet d’exploiter l’énergie éolienne et pétrolière en mer, offrant un potentiel important pour la production d’énergie renouvelable, notamment dans les zones où l’exploitation terrestre est limitée ou peu adaptée. (source : contenu source)

  • La croissance des énergies renouvelables est freinée par des défis liés au transport et au stockage de l’énergie produite, mais leur compétitivité économique s’améliore, rendant leur développement plus viable. (source : contenu source)

  • La lutte contre le changement climatique s’appuie aussi sur la réduction de la consommation d’énergies fossiles et le développement des EnR, dans le cadre de la transition énergétique. (source : contenu source)

À retenir

Les énergies renouvelables, essentielles pour lutter contre le changement climatique, tendent à prendre une place croissante dans le mix énergétique mondial, notamment grâce à l’exploitation offshore et à la baisse des coûts technologiques.

10. GIEC et accords climatiques

Notions clés & Définitions

  • GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat) (1988) : organisme international créé pour évaluer les connaissances scientifiques sur le changement climatique, ses impacts et ses options d’adaptation et d’atténuation, en fournissant des rapports synthétiques aux décideurs.

  • Rapport Brundtland (1987) : rapport publié par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, qui définit le développement durable comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

  • Fonds pour l’environnement mondial (FEM) (1991) : organisme international réunissant plus de 176 pays, chargé de financer des projets visant à lutter contre la dégradation de l’environnement et à soutenir le développement durable, notamment en finançant une partie du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

  • Sommet de la Terre à Rio (1992) : conférence internationale où la déclaration de Rio a adopté l’Agenda 21, un plan d’action mondial pour le développement durable, soulignant le rôle central des territoires et des collectivités locales dans la mise en œuvre des politiques environnementales.

  • Grenelle de l’environnement (2007) : processus de concertation en France réunissant acteurs publics et privés pour définir des mesures concrètes en faveur de la transition écologique, de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et du développement durable.

  • Agence européenne pour l’environnement (2003) : agence indépendante chargée de fournir des informations fiables et comparables sur l’état de l’environnement en Europe, afin d’éclairer la prise de décision politique.

Points essentiels

  • Le GIEC a été créé en 1988 pour fournir une évaluation scientifique du changement climatique, ses causes, ses impacts et ses solutions, influençant fortement la politique climatique mondiale. Ses rapports, notamment ceux de 2007 et 2013, ont confirmé la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique.

  • Le rapport Brundtland de 1987 a popularisé la notion de développement durable, en insistant sur l’équilibre entre besoins présents et avenir, et a posé les bases des politiques internationales en matière de durabilité.

  • Le FEM, créé en 1991, joue un rôle clé dans le financement des projets environnementaux à l’échelle mondiale, notamment ceux liés à la lutte contre le changement climatique, en mobilisant des ressources pour des initiatives innovantes.

  • Lors du Sommet de la Terre à Rio (1992), la communauté internationale a adopté l’Agenda 21, qui a permis de structurer la gouvernance locale et mondiale en matière de développement durable, en insistant sur la responsabilité des territoires.

  • La COP sur la lutte contre le changement climatique, prévue par la CCNUCC (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques), se réunit chaque année depuis 1995, avec des accords majeurs comme le Protocole de Kyoto (1997) et l’Accord de Paris (2015), visant à limiter le réchauffement mondial à 1,5-2°C.

  • La France a lancé le Grenelle de l’environnement en 2007, marquant une étape importante dans la politique nationale en faveur de la transition écologique et de la réduction des émissions de GES.

À retenir

Les accords et rapports internationaux, notamment ceux du GIEC, ont permis de mieux comprendre le changement climatique et d’engager des actions concrètes à l’échelle mondiale, avec un rôle central pour les territoires et les acteurs locaux dans la mise en œuvre des politiques de développement durable.

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésObjectifsPratiques principalesActeursAuteur / Référence
Agenda 21Programme de développement durable (Sommet de la Terre, 1992)Mobiliser les collectivités pour un développement durableDiagnostic partagé, plan d’action local, participation citoyenneCollectivités territoriales, acteurs locauxConventions internationales, rapport Brundtland
Agriculture urbaineProduction alimentaire en ville, jardins partagésSécurité alimentaire, cohésion sociale, durabilitéCircuits courts, agroécologie, agroforesterieCitoyens, associations, collectivitésFAO, FAO, FAO
AgroécologieMéthodes respectueuses de l’environnement, autonomieRéduction des intrants, gestion durable des ressourcesDiversification, gestion intégrée, réduction pesticidesExploitants agricoles, chercheursPierre Rabhi, Miguel Altieri
Aménagement du territoireOrganisation spatiale, mobilité, urbanismeOptimiser l’usage de l’espace, réduire l’étalement urbainZoning, transports doux, planification urbaineÉtat, collectivités, urbanistesJean-Michel Roux, Jean-Marc Offner

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre Agenda 21 avec le développement durable en général, alors qu’il s’agit d’un programme spécifique initié lors du Sommet de la Terre en 1992.
  2. Assimiler agriculture urbaine uniquement à la production de nourriture, alors qu’elle inclut aussi la dimension sociale et écologique.
  3. Confusion entre agroécologie et agriculture conventionnelle, notamment sur l’usage des pesticides et intrants chimiques.
  4. Penser que l’aménagement du territoire ne concerne que l’urbanisme, alors qu’il intègre aussi la mobilité, l’environnement et la participation citoyenne.
  5. Confondre mobilités douces avec tous les modes de transport non motorisés, alors qu’elles désignent spécifiquement les modes propres et non polluants.
  6. Négliger le rôle des acteurs locaux dans la mise en œuvre de l’Agenda 21 ou des pratiques agricoles durables.
  7. Confusion entre les notions de biodiversité et de résilience dans le contexte de l’agroécologie.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de l’Agenda 21 selon le rapport Brundtland (1992) et ses enjeux principaux.
  2. Identifier les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de l’Agenda 21 (collectivités, citoyens, acteurs locaux).
  3. Expliquer le concept d’agriculture urbaine, ses objectifs et ses pratiques (circuits courts, jardins partagés, agroécologie).
  4. Définir l’agroécologie et ses principes fondamentaux, en citant Miguel Altieri ou Pierre Rabhi.
  5. Comprendre la pratique de l’agroforesterie et ses bénéfices pour la biodiversité et la gestion des ressources.
  6. Décrire les enjeux de l’aménagement du territoire, notamment la gestion des mobilités et la réduction de l’étalement urbain.
  7. Connaître la différence entre mobilités douces et autres modes de transport.
  8. Maîtriser les objectifs et les principes de la transition énergétique, en lien avec la réduction des énergies fossiles.
  9. Identifier les principales sources d’énergies renouvelables (solaire, éolien, hydroélectrique, géothermie).
  10. Connaître le rôle du GIEC dans la sensibilisation aux enjeux climatiques et les principaux accords (COP21, Accord de Paris).
  11. Savoir citer les auteurs clés : Pierre Rabhi (agroécologie), Miguel Altieri (agroécologie), Jean-Michel Roux (aménagement).
  12. Vérifier la maîtrise de la définition de PERROUX sur la croissance et ses implications pour le développement durable.

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2. En quelle année la France a-t-elle adopté le cadre de référence national pour l’Agenda 21 ?

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Agenda 21 — définition ?

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Agriculture urbaine — objectif ?

Produire localement des aliments en ville.

Agroécologie — principe ?

Méthodes agricoles respectueuses de l’environnement.

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