Fiche de révision : Introduction au théâtre du XXe siècle

Plan du Cours

  1. Théâtre du XXe siècle
  2. Théâtre moderne
  3. Théâtre philosophique
  4. Théâtre de l’absurde
  5. Théâtre au XVIIIe siècle
  6. Théâtre romantique
  7. Théâtre de boulevard
  8. Genres théâtraux
  9. Règles classiques
  10. Comédie classique
  11. Tragédie classique
  12. Origines du théâtre

1. Théâtre du XXe siècle

Notions clés & Définitions

  • Théâtre du XXe siècle : Renouveau des formes théâtrales, thèmes modernes, expérimentation artistique, marqué par une volonté de renouveler la manière de représenter et d’aborder la scène.
  • Théâtre de l’absurde : Courant théâtral caractérisé par la difficulté de communication, l’absence d’action conventionnelle, et une mise en scène qui reflète l’absurdité de la condition humaine. Il met en avant un univers où la logique et la raison sont défaillantes.
  • Samuel Beckett : Auteur emblématique du théâtre de l’absurde, connu pour ses œuvres où l’action est minimale et la communication difficile, comme En attendant Godot.
  • Eugène Ionesco : Auteur du théâtre de l’absurde, célèbre pour ses pièces telles que La cantatrice chauve et Rhinocéros, qui illustrent la difficulté de communication et l’absurdité du langage.
  • Jean-Paul Sartre : Philosophe et dramaturge, associé au théâtre de l’absurde, notamment avec Huis clos, qui explore la condition humaine, la liberté et la responsabilité dans un univers absurde.

Points essentiels

  • Le théâtre du XXe siècle se caractérise par un renouveau formel, avec l’expérimentation de nouvelles formes et thèmes modernes.
  • Le théâtre de l’absurde se distingue par une absence d’action conventionnelle, une mise en scène qui reflète la difficulté de communication et l’absurdité de l’existence.
  • Samuel Beckett, Eugène Ionesco et Jean-Paul Sartre sont des figures majeures de ce courant, chacun apportant une vision différente mais complémentaire de l’absurde.
  • La difficulté de communication est un thème central, illustrant l’impossibilité de se comprendre dans un monde dénué de logique apparente.
  • La mise en scène et le langage dans ces œuvres tendent à déstabiliser le spectateur, en rupture avec les formes classiques.

À retenir

Le théâtre du XXe siècle, notamment le théâtre de l’absurde, remet en question la communication et la logique, reflétant l’angoisse et l’absurdité de la condition humaine moderne à travers une expérimentation artistique innovante.

2. Théâtre moderne

Notions clés & Définitions

  • Théâtre du XXe siècle : Ensemble des formes théâtrales renouvelées, intégrant diverses expérimentations artistiques et thèmes modernes, avec des auteurs comme Samuel Beckett, Eugène Ionesco, Jean-Paul Sartre, Jean Anouilh, Giraudoux, et des œuvres telles qu'En attendant Godot, La cantatrice chauve, Huis clos. Ce théâtre se caractérise par la difficulté de communication, l'absence d’action conventionnelle, et une réflexion sur la condition humaine.

  • Théâtre de l’absurde : Sous-genre du théâtre moderne, marqué par une absence d’action conventionnelle, une difficulté de communication, et souvent une tonalité pacifiste. Exemples : En attendant Godot, La cantatrice chauve, Rhinocéros, Le roi s’amuse.

  • Théâtre philosophique : Théâtre qui questionne l’existence, la liberté, la responsabilité, et l’absurdité de la condition humaine, avec des œuvres comme Caligula, Les justes de Camus, Huis clos de Sartre.

Points essentiels

  • Le théâtre du XXe siècle se distingue par la diversité des formes et des thèmes, notamment la remise en question des conventions traditionnelles.
  • Le théâtre de l’absurde, en particulier, met en avant la difficulté de communication et l’absurdité de la condition humaine, avec une absence d’action conventionnelle.
  • Les auteurs majeurs comme Samuel Beckett, Eugène Ionesco, Sartre, Camus, et Jean Anouilh ont marqué cette période par leurs œuvres qui explorent la difficulté de communication et la réflexion existentielle.
  • Ces œuvres se caractérisent par une tonalité souvent pacifiste et une remise en cause des règles classiques du théâtre.

À retenir

Le théâtre moderne, notamment le théâtre de l’absurde et philosophique, se distingue par sa remise en question des formes traditionnelles, en mettant en avant la difficulté de communication et la réflexion sur la condition humaine.

3. Théâtre philosophique

Notions clés & Définitions

Théâtre philosophique : Œuvres qui questionnent l’existence, la liberté, la responsabilité et l’absurdité de la condition humaine, notamment par le biais de dialogues et de situations qui mettent en lumière ces thèmes.
Camus : Auteur de pièces telles que Caligula et Les justes, abordant la question de l’absurde, de la liberté et de la responsabilité individuelle.
Sartre : Auteur de Huis clos, mettant en scène la responsabilité et la liberté à travers des personnages enfermés, illustrant la philosophie existentialiste.
Théâtre de l’absurde : Courant théâtral caractérisé par l’absence de logique, peu d’action, et des thèmes liés à l’absurdité de la vie.
Samuel Beckett : Auteur de En attendant Godot, œuvre emblématique du théâtre de l’absurde, avec peu d’action et une mise en scène de l’absurdité de la condition humaine.
Eugène Ionesco : Auteur de La cantatrice chauve et Rhinocéros, œuvres qui illustrent l’absurdité, la difficulté de communication et la perte de sens dans le langage.

Points essentiels

  • Le théâtre philosophique se distingue par son questionnement sur l’existence et la condition humaine, en utilisant le dialogue et la mise en scène pour faire réfléchir.
  • Camus et Sartre sont des figures majeures, avec des œuvres qui illustrent la liberté, la responsabilité et l’absurde.
  • Le théâtre de l’absurde se caractérise par une absence de logique, peu d’action, et des thèmes liés à l’absurdité de la vie, comme dans En attendant Godot ou La cantatrice chauve.
  • Samuel Beckett et Eugène Ionesco sont des représentants clés de ce courant, utilisant la scène pour dépeindre la difficulté de communication et l’absence de sens.

À retenir

Le théâtre philosophique explore l’absurdité et la liberté de l’homme face à l’existence, en utilisant des formes qui remettent en question la logique et la communication, notamment à travers le théâtre de l’absurde.

4. Théâtre de l’absurde

Notions clés & Définitions

  • Théâtre de l’absurde : Courant théâtral du XXe siècle caractérisé par une difficulté de communication, une absence d’action conventionnelle, et une mise en scène de l’absurdité de l’existence. Il se distingue par peu d’action, un rythme lent, et des dialogues souvent incohérents ou répétitifs.
  • Samuel Beckett : Auteur emblématique du théâtre de l’absurde, connu pour En attendant Godot, qui met en scène deux clochards, Vladimir (Didi) et Estragon (Gogo), illustrant la difficulté de communication et l’attente sans fin.
  • Eugène Ionesco : Auteur majeur du théâtre de l’absurde, avec des œuvres comme La cantatrice chauve et Rhinocéros, qui explorent la difficulté de communication et la vacuité du langage.
  • Jean-Paul Sartre : Auteur associé au théâtre philosophique, dont Huis clos, qui partage avec le théâtre de l’absurde la thématique de l’absurdité de la condition humaine.

Points essentiels

  • Le théâtre de l’absurde se distingue par une absence de logique et peu d’action, illustrant la difficulté de communication entre les personnages.
  • La pièce En attendant Godot de Samuel Beckett met en scène deux personnages, Vladimir et Estragon, qui attendent un certain Godot, symbolisant l’attente absurde et le vide existentiel.
  • Eugène Ionesco, avec La cantatrice chauve et Rhinocéros, utilise le langage incohérent et la répétition pour souligner l’absurdité de la communication et la perte de sens.
  • La thématique centrale est la difficulté de communication, qui reflète l’absurdité de la condition humaine.
  • Ce courant remet en question la représentation traditionnelle du théâtre, privilégiant l’absurde, le non-sens, et l’aliénation.

À retenir

Le théâtre de l’absurde illustre l’absurdité de l’existence et la difficulté de communication, en utilisant peu d’action et un langage incohérent pour refléter le vide et l’absurdité de la condition humaine.

5. Théâtre au XVIIIe siècle

Notions clés & Définitions

  • Lumières : Mouvement intellectuel du XVIIIe siècle qui influence la pensée et la culture, notamment dans le théâtre, avec des auteurs comme Voltaire, Diderot et Beaumarchais.
  • Voltaire : Auteur de tragédies, il incarne l’esprit des Lumières, prônant la raison et la critique sociale.
  • Diderot : Créateur du drame bourgeois, il développe une nouvelle forme de théâtre axée sur la vie quotidienne et les injustices sociales.
  • Marivaux : Auteur de comédies sentimentales, il introduit le concept de marivaudage, caractérisé par des dialogues subtils et une exploration des sentiments.
  • Masque (sens figuré) : Représente le jeu de l’amour et du hasard, avec des personnages types comme Arlequin ou Lisette.
  • Beaumarchais : Auteur du Barbier de Séville et du Mariage de Figaro, il dénonce les injustices sociales avant la Révolution française.
  • Racine, Molière, Corneille : Figures majeures du théâtre classique, respectivement tragédies, comédies et tragédies-comédies, avec des règles strictes.
  • Comédie : Genre théâtral représentant la bourgeoisie, avec des thèmes d’amour, de mariage et de conflits de génération, en vers ou prose, 3 à 5 actes.
  • Tragédie : Genre noble mettant en scène la royauté ou la haute noblesse, centrée sur la passion et le pouvoir, en vers, 5 actes.
  • Règles classiques : Ensemble de principes visant à structurer le théâtre, notamment l’unité de lieu, de temps, d’action, la bienséance et la vraisemblance.
  • Comédie-ballet : Mélange de théâtre et de danse, visant à plaire et instruire, exemplifié par Le Bourgeois Gentilhomme.
  • Idéal de l’honnête homme : Homme mesuré, modéré, rationnel, qui se méfie de la passion, valeur prônée par Nicolas Boileau.

Points essentiels

  • Le théâtre du XVIIIe siècle est marqué par le classicisme et le baroque, avec des figures comme Racine, Molière et Corneille, qui respectent des règles strictes.
  • La comédie se concentre sur la satire des mœurs, avec des personnages archétypes créés par Molière (hypochondriaque, libertin, avare, hypocrite, misanthrope).
  • La pièce Le Menteur (vers) et Don Juan (prose) illustrent deux types de pièces comiques, avec des différences dans la temporalité, le lieu et l’objectif du mensonge.
  • La tragédie, inspirée de la mythologie et de l’histoire, suit des règles précises : unité de lieu, de temps (24h), d’action, avec un langage soutenu et une action vraisemblable.
  • La comédie au XVIIIe siècle est plus souple, avec une liberté accrue dans le respect des règles.
  • La bataille d’Hernani en 1830 marque la fin du respect strict des règles classiques, avec un mélange de genres et une mise en scène plus libre.

À retenir

Le théâtre du XVIIIe siècle, sous l’influence des Lumières, cherche à allier la rigueur des règles classiques avec une critique sociale et une volonté de plaire, préparant ainsi la révolution théâtrale du XIXe siècle.

6. Théâtre romantique

Notions clés & Définitions

  • Drame romantique : Genre théâtral du XIXe siècle caractérisé par le mélange de comédie et de tragédie, avec une référence à Shakespeare, et un bouleversement des règles classiques. Il privilégie la liberté d’expression, la scène multiple, la vraisemblance et une bienséance modérée ou absente dans certains genres. Hugo et Musset en sont des figures emblématiques, avec des œuvres comme Ruy Blas. La bataille d’Hernani en 1830 symbolise cette rupture avec le théâtre classique.

  • Bataille d’Hernani (1830) : Événement marquant où la pièce de Victor Hugo provoque un scandale en raison du non-respect des règles classiques (notamment l’usage de l’alexandrin), illustrant la confrontation entre le théâtre classique et le théâtre romantique.

  • Théâtre de boulevard / vaudeville : Forme de théâtre comique, populaire, avec scènes multiples, quiproquos et sujets quotidiens. Représenté par des auteurs comme Feydeau et Labiche. Il privilégie le divertissement et la légèreté, souvent avec une vraisemblance et une bienséance modérée ou absente.

  • Théâtre de la Renaissance : Influence italienne, notamment la comedia dell’arte, avec des personnages types comme Arlequin, Pantalon, Polichinelle. Il privilégie l’improvisation, les personnages stéréotypés, et a influencé le théâtre classique en France.

Points essentiels

  • Le théâtre romantique se caractérise par la rupture avec les règles classiques : absence d’unité stricte de lieu, de temps, et d’action, avec plusieurs lieux, jours, voire années représentés dans une même pièce.
  • La référence à Shakespeare est manifeste, notamment dans le mélange de comédie et de tragédie.
  • La bataille d’Hernani (1830) marque la fin du respect strict des règles classiques, provoquant un scandale et une confrontation entre partisans du théâtre classique et du théâtre moderne.
  • Les œuvres de Hugo, Musset, Dumas, et Delsarte illustrent cette période, avec des scènes multiples et une vraisemblance moins rigoureuse.
  • Le théâtre de boulevard et le vaudeville, avec des auteurs comme Feydeau et Labiche, proposent des pièces légères, souvent basées sur des quiproquos et des sujets quotidiens.

À retenir

Le théâtre romantique du XIXe siècle se distingue par sa volonté de rompre avec les règles classiques, en privilégiant la liberté d’expression, la scène multiple, et une représentation plus fidèle à la vie, tout en étant marqué par des événements comme la bataille d’Hernani qui symbolisent cette révolution.

7. Théâtre de boulevard

Notions clés & Définitions

  • Comédie : Genre théâtral visant à divertir en représentant des personnages bourgeois ou issus de métiers, abordant des thèmes tels que l’amour, le mariage, les conflits de génération, avec un style en vers ou en prose, généralement en 3 à 5 actes, utilisant un langage courant, et ayant pour but de plaire tout en instruisant (voir section 11).

  • Vaudeville : Sous-genre de la comédie de boulevard caractérisé par des sujets quotidiens, souvent basé sur des quiproquos, avec une tonalité légère et humoristique, représenté par des auteurs comme Georges Feydeau et Eugène Labiche.

  • But de plaire et instruire : Objectif principal de la comédie classique, visant à divertir tout en véhiculant une morale ou une critique sociale, selon la devise de Nicolas Boileau.

  • Personnages bourgeois : Figures types dans la comédie de boulevard, issus du peuple ou de la classe moyenne, souvent représentés dans des situations de la vie quotidienne.

  • Conflits de génération : Thème récurrent dans la comédie, mettant en scène les tensions entre différentes générations, souvent autour du mariage ou des valeurs sociales.

  • Langage courant : Niveau de langue utilisé dans la comédie de boulevard, proche du langage quotidien, contrastant avec le niveau soutenu de la tragédie.

  • 3 à 5 actes : Structure classique de la pièce de théâtre de boulevard, permettant une narration rythmée et dynamique.

  • Séparation entre tragédie et comédie : Règle classique affirmant qu’on ne doit pas mélanger ces deux genres, chaque genre ayant ses codes et ses thèmes propres.

  • Unité de lieu : Règle classique exigeant que l’action se déroule en un seul lieu, pour respecter la cohérence de la pièce (voir section 11).

  • Unité de temps : Règle classique limitant la durée de l’action à 24 heures, afin de renforcer la vraisemblance.

  • Unité d’action : Règle imposant qu’une seule intrigue principale soit développée, sans sous-intrigues multiples.

  • Bienséances : Règle de bienséance exigeant un niveau de langage soutenu en tragédie, mais beaucoup moins respectée dans la comédie, où la liberté d’expression est plus grande.

  • Vraisemblance : Critère de réalisme et de cohérence dans l’action, respecté en tragédie mais souvent relâché dans la comédie.

Points essentiels

  • La comédie de boulevard se caractérise par sa légèreté, ses sujets quotidiens et ses intrigues basées sur des quiproquos ou des malentendus.
  • Elle met en scène des personnages issus de la bourgeoisie ou de métiers, dans des situations de la vie courante.
  • La structure classique en 3 à 5 actes, avec un langage en vers ou en prose, permet une narration rythmée et accessible.
  • Les règles classiques telles que l’unité de lieu, de temps et d’action sont généralement respectées en tragédie, mais sont beaucoup plus souples dans la comédie.
  • La devise "plaire et instruire" guide la création de ces pièces, visant à divertir tout en véhiculant une morale ou une critique sociale.
  • Les auteurs emblématiques du théâtre de boulevard incluent Georges Feydeau et Eugène Labiche, qui ont popularisé ce genre au XIXe siècle.

À retenir

Le théâtre de boulevard est un genre léger et populaire, basé sur des intrigues simples et des personnages du quotidien, respectant ou relâchant selon les cas les règles classiques pour divertir tout en reflétant la société.

8. Genres théâtraux

Notions clés & Définitions

  • Comédie : Genre théâtral visant à divertir en représentant des personnages bourgeois ou de métiers variés, souvent en vers ou en prose, structurée en 3 à 5 actes, abordant des thèmes comme l’amour, le mariage ou les conflits de génération. Elle cherche à plaire tout en instruisant, selon la devise "plaire et instruire" (pièce du XVIIe siècle).
  • Tragédie : Genre dramatique représentant des personnages de haute noblesse (roi, reine, prince, princesse) dans un contexte antique ou noble, en vers, avec 5 actes, traitant de passions et de pouvoir, souvent avec une fin tragique. Respecte des règles strictes comme l’unité de lieu, de temps, d’action, et la bienséance.
  • Comédie-ballet : Variante de la comédie intégrant une partie dansée, visant à divertir tout en instruisant, comme "Le bourgeois gentilhomme".
  • Règles classiques (voir section 11) : Ensemble de principes visant à structurer le théâtre, notamment l’unité de lieu, de temps, d’action, la bienséance, et la vraisemblance, principalement appliquées à la tragédie. La comédie est plus souple dans leur respect.
  • Comédie de caractère : Type de comédie où le personnage est stéréotypé avec un trait de caractère unique (ex : hypocrite, avare, libertin). Molière en est un maître, utilisant le comique de caractère, de geste, de mots, ou situation.
  • Comédie satirique : Comédie visant à critiquer ou dénoncer les moeurs et injustices sociales, souvent avec un ton mordant ou ironique.
  • Comédie de mœurs : Genre qui critique ou met en scène les comportements sociaux, notamment dans le contexte du XVIIe siècle avec des personnages types et des situations de la vie quotidienne.
  • Comédie de situation : Genre basé sur des situations comiques, souvent liées à des quiproquos ou malentendus.
  • Tragédie "chant du bouc" : Expression désignant la tragédie, genre sérieux et noble, souvent mythologique ou historique.
  • Comédie "chant du banquet" : Expression désignant la comédie, genre léger et divertissant, souvent satirique ou burlesque.
  • Didascalie : Indication scénique ou de mise en scène dans le texte théâtral, servant à guider acteurs et metteur en scène.

Points essentiels

  • La comédie vise à divertir tout en instruisant, utilisant des personnages stéréotypés et des thèmes liés à la vie quotidienne ou aux moeurs. Elle privilégie la liberté dans le respect des règles, notamment au XVIIe siècle.
  • La tragédie, en revanche, représente des personnages nobles dans des situations de passion et de pouvoir, avec une fin souvent tragique, respectant des règles strictes comme l’unité de lieu, de temps et d’action.
  • La comédie-ballet mêle théâtre et danse, cherchant à plaire et instruire simultanément.
  • Les règles classiques (unité de lieu, de temps, d’action, bienséance, vraisemblance) sont fondamentales pour la tragédie, mais plus souples pour la comédie.
  • Molière a créé des personnages types (hypochondriaque, libertin, avare, hypocrite, misanthrope) pour illustrer la comédie de caractère, visant à corriger les moeurs par le rire ("castigat mores ridendo").
  • La comédie de mœurs et satirique critique la société et ses injustices, souvent avec un ton mordant.

À retenir

Les genres théâtraux, principalement la comédie et la tragédie, se distinguent par leur but, leurs personnages et leur respect ou non des règles classiques, la comédie étant plus flexible et souvent satirique, tandis que la tragédie suit des règles strictes pour représenter des passions nobles.

9. Règles classiques

Notions clés & Définitions

  • Unité de lieu : règle selon laquelle l’action doit se dérouler en un seul lieu, permettant une cohérence spatiale dans la pièce (voir section 7).
  • Unité de temps : règle selon laquelle l’action doit se dérouler en 24 heures, limitant la durée de l’action pour renforcer la vraisemblance (voir section 7).
  • Unité d’action : règle qui impose qu’une seule action principale soit développée dans la pièce, évitant les intrigues secondaires ou multiples (voir section 7).
  • Bienséances : niveau de langue soutenu et respectueux, interdiction de représenter la mort, le sexe ou la violence de façon explicite dans la tragédie (voir section 11).
  • Vraisemblance : action réaliste et cohérente avec la vraisemblance du contexte, permettant au spectateur de croire à l’histoire racontée (voir section 11).
  • Séparation entre tragédie et comédie : règle qui interdit de mélanger ces deux genres, chaque genre ayant ses propres codes et thèmes (voir section 11).
  • Règles du théâtre classique : ensemble de principes visant à structurer la pièce selon des normes strictes, notamment l’unité de lieu, de temps, d’action, la bienséance et la vraisemblance (voir section 11).
  • Règles dans la comédie : plus souples, avec moins d’obligations strictes, permettant une plus grande liberté dans l’écriture et la représentation (voir section 11).

Points essentiels

  • Les règles classiques visent à assurer la cohérence, la vraisemblance et la moralité dans la représentation théâtrale.
  • La tragédie doit respecter strictement l’unité de lieu, de temps, d’action, la bienséance et la vraisemblance, afin de représenter des sujets nobles et sérieux (ex : passion, pouvoir).
  • La comédie, en revanche, adopte des règles plus flexibles, privilégiant le plaisir, la satire et la critique sociale.
  • La séparation entre tragédie et comédie est fondamentale pour respecter les codes du théâtre classique.
  • La bienséance impose un niveau de langage soutenu et interdit la représentation explicite de la violence ou de la sexualité dans la tragédie.
  • La vraisemblance garantit que l’action reste crédible et conforme aux attentes du public.

À retenir

Les règles classiques du théâtre visent à structurer la pièce selon des normes strictes pour garantir cohérence, moralité et crédibilité, tout en permettant une certaine liberté dans la comédie.

10. Comédie classique

Notions clés & Définitions

  • Comédie classique : genre théâtral visant à plaire et instruire, respectant des règles strictes et utilisant des personnages stéréotypés, souvent issus du théâtre du XVIIe siècle (Molière, Racine, Corneille).
  • Règles de la comédie classique : unité de lieu, unité de temps (24h), unité d’action, bienséances (langue soutenue, interdiction de montrer la mort, le sexe, la violence), action vraisemblable.
  • Molière : auteur emblématique de la comédie classique, maître du comique de caractère, de situation, de mots, et de geste.
  • Personnages types : hypochondriaque (Le malade imaginaire), libertin (Don Juan), avare (Harpagon), hypocrite (Tartuffe), misanthrope (Alceste).
  • Objectif de la comédie : plaire tout en corrigeant les moeurs par le rire ("castigat mores ridendo").
  • Comédie-ballet : genre mêlant théâtre et danse, avec des parties dansées (ex : Le bourgeois gentilhomme).
  • Auteur du XVIIe siècle : Nicolas Boileau, critique prônant la modération et la mesure dans la littérature.
  • Les archétypes : personnages avec un seul trait de caractère, créés par Molière pour illustrer des vices ou des ridicules sociaux.

Points essentiels

  • La comédie classique se caractérise par une structure rigoureuse avec 3 à 5 actes, un langage courant ou satirique, et des thèmes liés à l’amour, au mariage, aux conflits de génération.
  • La comédie se distingue de la tragédie par une plus grande liberté dans le respect des règles, notamment en ce qui concerne l’unité de lieu, de temps et d’action.
  • La comédie-ballet, comme Le bourgeois gentilhomme, associe texte et danse pour plaire et instruire.
  • La règle d’interdiction de mêler tragédie et comédie est fondamentale dans le théâtre classique.
  • La comédie de Molière utilise le comique de caractère, de situation, de mots et de geste pour faire rire tout en dénonçant les travers sociaux.
  • La comédie vise à corriger les moeurs par le rire, selon la devise "plaire et instruire".

À retenir

La comédie classique, structurée et codifiée, utilise des personnages stéréotypés et respecte des règles strictes pour divertir tout en faisant réfléchir sur les moeurs sociales.

11. Tragédie classique

Notions clés & Définitions

Unité de lieu : Règle selon laquelle l’action doit se dérouler en un seul lieu géographique.
Unité de temps : Règle selon laquelle l’action doit se dérouler en 24 heures.
Unité d’action : Règle selon laquelle la pièce doit suivre une seule intrigue principale, sans sous-intrigues.
Bienséances : Règles de décence et de moralité, notamment l’interdiction de représenter la mort, le sexe ou la violence de façon choquante, et un niveau de langue soutenu.
Vraisemblance : L’action doit respecter la logique interne et la cohérence, favorisant le réalisme dans la représentation.
Séparation entre tragédie et comédie : Règle fondamentale qui interdit de mélanger ces deux genres dans une même pièce.

Points essentiels

  • La tragédie classique s’appuie sur des règles strictes issues du théâtre grec et romain, notamment celles de l’unité de lieu, de temps et d’action, ainsi que sur la bienséance et la vraisemblance (voir section 8).
  • La tragédie met en scène des personnages issus de la haute noblesse (roi, reine, prince, princesse) dans un contexte antique ou historique, souvent dans un palais, avec un langage soutenu et versifié, structurée en 5 actes.
  • Son objectif est d’éveiller la pitié et la crainte chez le spectateur, tout en respectant les règles de la morale et de la décence.
  • La séparation entre tragédie et comédie est une règle essentielle, chaque genre ayant ses propres codes et thèmes.
  • La tragédie classique privilégie la passion et le pouvoir, avec une fin souvent tragique (mort ou chute).

À retenir

La tragédie classique repose sur des règles strictes d’unité, de bienséance et de vraisemblance, visant à respecter la morale et à susciter une émotion profonde chez le spectateur.

12. Origines du théâtre

Notions clés & Définitions

  • Théâtre grec : théâtre de l’Antiquité caractérisé par des tragédies d’Eschyle, Sophocle, Euripide, et des comédies d’Aristophane, avec un chœur, des masques, et une représentation en plein air.
  • Tragédies d’Eschyle, Sophocle, Euripide : œuvres majeures du théâtre grec antique, souvent centrées sur des thèmes mythologiques ou historiques.
  • Comédies d’Aristophane : pièces satiriques et humoristiques de la Grèce antique.
  • Chœur : groupe de personnages chantant, dansant, et commentant l’action, présent dans le théâtre grec.
  • Masques : accessoires permettant d’identifier les personnages et leur genre, portés lors des représentations.
  • Représentation en plein air : théâtre grec pratiqué en extérieur, dans des théâtres construits en amphithéâtre.
  • Théâtre romain : adaptation du théâtre grec avec rideau de scène, décors, et mise en scène plus élaborée.
  • Théâtre médiéval : théâtre disparu puis réapparu avec l’église, comprenant mystères (représentations religieuses) et sujets profanes (fables).
  • Mystères : pièces religieuses représentant des scènes bibliques, jouées dans l’église ou sur le parvis.
  • Fables : sujets profanes, souvent moraux, joués lors du Moyen Âge.
  • Renaissance italienne : période de renouveau du théâtre avec la comedia dell’arte, improvisation, personnages types (Arlequin, Pantalon, Polichinelle).
  • Théâtre moderne : évolution des formes et thèmes, influencé par diverses traditions.
  • Influences diverses : mélange de styles et de pratiques issus de différentes époques et cultures.
  • Évolution des formes et des thèmes : transformation du théâtre depuis ses origines antiques jusqu’à la période moderne.

Points essentiels

  • Le théâtre grec antique est la première forme structurée, avec des tragédies et des comédies.
  • La tragédie grecque se concentre sur des thèmes mythologiques ou historiques, avec un respect strict des règles comme l’unité de lieu, de temps, et d’action.
  • Le chœur, les masques, et la représentation en plein air sont des éléments caractéristiques du théâtre grec.
  • Le théâtre romain s’oppose au grec par l’introduction de décors et de mise en scène plus élaborée.
  • Au Moyen Âge, le théâtre disparaît puis réapparaît sous forme de mystères religieux et de fables profanes.
  • La renaissance italienne introduit la comedia dell’arte, avec des personnages types et une improvisation.
  • La continuité historique montre une évolution constante des formes, thèmes, et influences du théâtre.

À retenir

Les origines du théâtre combinent des traditions grecques, romaines, médiévales, et renaissantes, marquées par une évolution constante des formes et des thèmes, avec une importance centrale du chœur, des masques, et des représentations en plein air dans l’Antiquité.

Repères chronologiques

DateÉvénement
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Tableaux de Synthèse

CritèreThéâtre du XXe siècleThéâtre moderneThéâtre philosophiqueThéâtre de l’absurde
Notions clésRenouveau formel, thèmes modernes, expérimentationDiversité, remise en question des conventionsQuestionnement de l’existence, liberté, responsabilitéDifficulté de communication, absence d’action conventionnelle
Auteurs principauxSamuel Beckett, Eugène Ionesco, SartreBeckett, Ionesco, Sartre, Camus, AnouilhCamus, Sartre, Beckett, IonescoBeckett, Ionesco, Sartre
CaractéristiquesInnovation artistique, thèmes modernesFormes expérimentales, thèmes existentielsDialogue philosophique, réflexion existentielleLangage incohérent, mise en scène de l’absurde
ThèmesCondition humaine, absurdité, communicationCondition humaine, communication, expérimentationLiberté, responsabilité, absurditéAbsence de logique, vide existentiel, communication

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre théâtre de l’absurde et théâtre philosophique : tous deux abordent l’absurde, mais le théâtre de l’absurde privilégie la mise en scène et le non-sens, tandis que le théâtre philosophique insiste sur la réflexion et le dialogue.
  2. Croire que le théâtre du XXe siècle est uniquement expérimental ou abstrait ; il inclut aussi des formes plus classiques.
  3. Confondre les œuvres de Beckett et celles de Sartre : Beckett privilégie l’absence d’action, Sartre met en scène la responsabilité individuelle.
  4. Assimiler tous les auteurs du XXe siècle à un seul courant : il existe une diversité de formes et de thèmes.
  5. Confondre la difficulté de communication dans le théâtre de l’absurde avec une simple incompréhension linguistique ; c’est une mise en scène de l’absurdité de l’existence.
  6. Négliger la distinction entre théâtre de l’absurde et théâtre philosophique : le premier privilégie l’absurdité, le second la réflexion.
  7. Oublier que certains auteurs comme Ionesco utilisent le langage incohérent pour dénoncer la vacuité du langage.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition du théâtre du XXe siècle et ses principales caractéristiques.
  2. Identifier Samuel Beckett comme figure emblématique du théâtre de l’absurde et connaître En attendant Godot.
  3. Expliquer en quoi le théâtre de l’absurde reflète l’absurdité de la condition humaine.
  4. Distinguer le théâtre de l’absurde du théâtre philosophique, en précisant leurs objectifs et méthodes.
  5. Connaître Eugène Ionesco et ses œuvres majeures, notamment La cantatrice chauve et Rhinocéros.
  6. Comprendre le rôle de Sartre dans le théâtre philosophique avec Huis clos.
  7. Savoir que le théâtre moderne inclut la remise en question des formes classiques et l’expérimentation.
  8. Identifier les thèmes récurrents du théâtre de l’absurde : difficulté de communication, absence d’action, vacuité du langage.
  9. Connaître le concept de mise en scène qui reflète l’absurdité et la perte de sens.
  10. Maîtriser la différence entre théâtre de l’absurde et théâtre expérimental ou classique.
  11. Connaître les auteurs clés : Samuel Beckett, Eugène Ionesco, Jean-Paul Sartre, Albert Camus, Jean Anouilh.
  12. Vérifier la maîtrise des notions de condition humaine, absurdité, communication, liberté, responsabilité.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction au théâtre du XXe siècle avec 12 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle est la conséquence principale de la remise en question des formes traditionnelles dans le théâtre du XXe siècle, notamment dans le théâtre de l’absurde ?

2. Comment un metteur en scène peut-il appliquer les principes du théâtre moderne dans sa mise en scène ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction au théâtre du XXe siècle avec 24 flashcards interactives.

Théâtre du XXe siècle — définition ?

Renouveau des formes, thèmes modernes, expérimentation.

Théâtre de l’absurde — caractéristique ?

Difficulté de communication, absence d’action conventionnelle.

Samuel Beckett — œuvre emblématique ?

En attendant Godot.

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