Fiche de révision : Introduction aux troubles neuro-cognitifs

Plan du Cours

  1. Fonctions cognitives
  2. Troubles neuro-cognitifs
  3. Démences types
  4. Diagnostic démence
  5. Traitements non médicamenteux
  6. Traitements médicamenteux
  7. Troubles du comportement
  8. Confusion mentale

1. Fonctions cognitives

Notions clés & Définitions

  • Fonctions cognitives : Processus psychiques aboutissant à la connaissance, regroupant diverses capacités mentales permettant l'acquisition, le traitement, la mémorisation et l'utilisation des informations.

  • Mémoire immédiate : Persistance brève de la perception sensorielle, permettant de retenir une information juste après sa perception.
    Ex : retenir le début d'une phrase pour comprendre la fin.

  • Mémoire de travail : Stockage temporaire d’informations pendant la réalisation d’une tâche cognitive, facilitant la manipulation active de ces données.
    Ex : retenir un numéro de téléphone le temps de le composer.

  • Mémoire épisodique : Souvenirs personnels liés à des événements spécifiques, contextualisés dans le temps et l’espace.

  • Mémoire sémantique : Connaissances générales et facts, indépendants d’un contexte précis, permettant la compréhension du monde.

  • Mémoire procédurale : Apprentissage des automatismes et des gestes, ne mettant pas en œuvre la conscience ou la réflexion.
    Ex : faire du vélo ou écrire.

  • Fonctions exécutives : Aptitudes telles que la planification, l’émission de jugements, l’abstraction, l’inhibition, essentielles à l’organisation et à la régulation du comportement.

  • Langage (phasie) : Capacité à s’exprimer et à comprendre les expressions verbales.

  • Praxis : Exécution de mouvements simples ou séquences de mouvements, comme dessiner ou manipuler des objets.

Points essentiels

  • Les fonctions cognitives rassemblent plusieurs processus psychiques aboutissant à la connaissance, notamment la mémoire (immédiate, de travail, épisodique, sémantique, procédurale), le langage, la praxis, l’attention, et les fonctions visuo-spatiales.

  • La mémoire immédiate concerne la persistance brève de la perception sensorielle, tandis que la mémoire de travail intervient lors de tâches cognitives actives.

  • La mémoire épisodique et sémantique sont distinctes : la première concerne les souvenirs personnels, la seconde les connaissances générales.

  • Les fonctions exécutives regroupent des capacités complexes comme la planification ou l’inhibition, indispensables à l’adaptation du comportement.

  • La reconnaissance des objets (gnosies) et la perception spatiale (fonctions visuo-spatiales) font aussi partie des fonctions cognitives.

  • La distinction entre mémoire procédurale et mémoire déclarative (épisodique et sémantique) est fondamentale pour comprendre leur fonctionnement et leur altération.

  • La pratique du langage et la praxis sont essentielles à la communication et à l’interaction avec l’environnement.

À retenir

Les fonctions cognitives regroupent l’ensemble des processus mentaux permettant d’acquérir, de traiter et d’utiliser l’information, avec la mémoire, le langage, et les fonctions exécutives comme piliers fondamentaux de la connaissance.

2. Troubles neuro-cognitifs

Notions clés & Définitions

  • Troubles neuro-cognitifs : altération des fonctions cognitives, c'est-à-dire des processus psychiques aboutissant à la connaissance, pouvant se manifester par une diminution ou une perte de ces capacités (source : plan 1.2).
  • Troubles neuro-cognitifs mineurs (MCI) : déclin cognitif objectivé, sans retentissement sur l’autonomie dans les actes de la vie quotidienne (IADL 8/8), après élimination d’un syndrome confusionnel ou d’autres causes. La plainte du patient est présente mais non objectivée par les tests neuropsychologiques. Environ 50% évoluent vers une démence à 3 ans (source : plan 1.2).
  • Troubles neuro-cognitifs majeurs (démence) : déclin cognitif significatif par rapport au niveau antérieur, avec perte d’autonomie dans les actes du quotidien, sans confusion ou trouble mental pouvant l’expliquer (source : plan 1.2).
  • Déclin cognitif : diminution ou perte progressive ou brusque des fonctions cognitives, pouvant être mineur ou majeur selon le retentissement fonctionnel (source : plan 1.2).
  • Perte d’autonomie : incapacité à réaliser seul les actes essentiels de la vie quotidienne, caractéristique des troubles neuro-cognitifs majeurs (démence).

Points essentiels

  • Les fonctions cognitives regroupent plusieurs processus : mémoire (immédiate, de travail, épisodique, sémantique, procédurale), fonctions exécutives, langage, praxis, gnosies, attention, fonctions visuo-spatiales. La perte de mémoire n’est pas une conséquence normale du vieillissement, mais un signe de trouble neuro-cognitif.
  • La distinction entre troubles neuro-cognitifs mineurs et majeurs repose sur la présence ou non d’un retentissement sur l’autonomie.
  • La progression des troubles neuro-cognitifs mineurs vers une démence est fréquente, surtout après élimination de causes secondaires ou iatrogénie.
  • La démence (troubles neuro-cognitifs majeurs) se caractérise par un déclin cognitif important, une perte d’autonomie, et l’absence de troubles psychiatriques ou confusion pouvant expliquer la dégradation.
  • La physiopathologie des démences varie selon le type, mais inclut souvent des lésions spécifiques comme plaques amyloïdes, dégénérescence neurofibrillaire, ou lésions vasculaires.
  • L’épidémiologie montre une augmentation du nombre de cas de démence avec le vieillissement, avec en 2020 environ 1 200 000 déments, et une projection de 2 100 000 en 2040. La cause principale de dépendance lourde chez le sujet âgé.
  • La prise en charge repose sur une évaluation neuropsychologique, la recherche de causes curables, et des traitements non médicamenteux, avec une attention particulière à la prévention et à la stimulation cognitive.

À retenir

Les troubles neuro-cognitifs regroupent un spectre allant du déclin cognitif léger, sans impact sur l’autonomie, à la démence majeure, caractérisée par une perte d’indépendance et des lésions spécifiques, avec une évolution souvent progressive.

3. Démences types

Notions clés & Définitions

Maladie d’Alzheimer : (non explicitement définie dans la source, mais mentionnée comme une démence avec lésions caractéristiques telles que plaques amyloïdes et dégénérescence neurofibrillaire).
Maladie à corps de Lewy : Pathologie caractérisée par la présence de corps et neurites de Lewy, inclusions neuronales marquées par l’ubiquitine et l’alpha-synucleine, localisées principalement dans le tronc cérébral, structures limbiques, néocortex, et système nerveux autonome.
Démences vasculaires : Résultent d’une atteinte des artères, vulnérables à l’hypertension, conduisant à des lésions d’arthérosclérose, microanévrisme, hypoxie, inflammations, et production de radicaux libres.
Démences fronto-temporales : Groupe hétérogène de pathologies liées à la dégénérescence fronto-temporale, avec lésions histologiques associées au métabolisme de la protéine tau ou à l’inclusion à ubiquitine.
Physiopathologie spécifique à chaque type : Lésions, mécanismes, et localisation des lésions propres à chaque démence, comme plaques amyloïdes, dégénérescence neurofibrillaire, corps de Lewy, lésions vasculaires, ou lésions fronto-temporales.

Points essentiels

  • La maladie d’Alzheimer se caractérise par un mode de début insidieux, évolution progressive, atteinte marquée de la mémoire, notamment la mémoire épisodique, avec absence d’anomalies ou atrophie hippocampique à l’imagerie.
  • La maladie à corps de Lewy débute aussi insidieusement, évolue de façon progressive, et associe souvent syndrome extra-pyramidal, hallucinations, troubles du sommeil paradoxal, et signes fluctuants. L’imagerie ne montre pas d’anomalie spécifique, mais des examens comme DAT scan ou scintigraphie peuvent aider au diagnostic.
  • Les démences vasculaires débutent brutalement avec confusion ou déficit neurologique, évoluent par aggravation en marche d’escalier, et présentent des troubles variés des fonctions cognitives, notamment des troubles exécutifs, attentionnels, et mnésiques. L’imagerie révèle souvent des lésions vasculaires ou microangiopathie.
  • Les démences fronto-temporales touchent des patients jeunes (< 65 ans), débutent par des troubles psychiatriques ou du comportement, avec évolution progressive. Les signes cliniques incluent disinhibition, apathie, comportements stéréotypés, hyperoralité, et troubles frontaux. L’imagerie montre une atrophie frontale et/ou temporale.
  • La physiopathologie de chaque type repose sur des lésions spécifiques : plaques amyloïdes et dégénérescence neurofibrillaire pour Alzheimer, corps de Lewy pour la maladie à corps de Lewy, lésions vasculaires pour les démences vasculaires, et lésions tau ou ubiquitine pour les démences fronto-temporales.

À retenir

Chaque type de démence possède une physiopathologie et une présentation clinique spécifiques, permettant leur différenciation par des examens complémentaires et une évaluation clinique précise.

4. Diagnostic démence

Notions clés & Définitions

  • Diagnostic démence : processus permettant d’identifier une démence en s’appuyant sur des critères cliniques, par exclusion d’autres causes et par l’évaluation de plusieurs paramètres (voir circonstantions diagnostiques, évaluation neuro-psychologique, examens complémentaires, imagerie, biomarqueurs).

  • Circonstances diagnostiques : situations ou signes qui motivent la consultation pour suspecter une démence, telles que la plainte mnésique, la perte d’indépendance, les chutes répétées, ou troubles psychiatriques (voir section 4.1).

  • Evaluation neuro-psychologique : série d’examens visant à mesurer le fonctionnement cognitif global et spécifique, notamment par le MMSE, tests de mémoire épisodique, visuo-construction, fonctions exécutives, et bilan neuropsychologique approfondi (voir section 4.2).

  • Biomarqueurs et examens complémentaires : tests biologiques et examens d’imagerie permettant d’objectiver la cause ou le type de démence. Les biomarqueurs dans le LCR incluent la diminution de la protéine beta-amyloïde Ab42 et l’augmentation des protéines Tau et phospho-Tau. Les examens d’imagerie incluent l’IRM ou scanner cérébral, le DAT-scan, la TEP, et autres techniques pour repérer atrophies ou anomalies spécifiques (voir section 4.3).

  • Imagerie cérébrale : techniques d’imagerie comme l’IRM ou le scanner permettant d’évaluer l’atrophie cortico-sous-corticale, la présence de microbleeds, lacunes, ou atrophies hippocampiques, essentielles pour le diagnostic différentiel et la caractérisation de la démence (voir section 4.4).

  • Exclusion d’autres causes : démarche visant à éliminer les causes de démence secondaires à des pathologies traitables ou iatrogènes, telles que tumeurs, AVC, troubles métaboliques ou toxiques, et à différencier la démence d’un état confusionnel aigu ou d’autres troubles psychiatriques (voir section 4.4).

Points essentiels

  • Le diagnostic repose sur une démarche clinique rigoureuse, intégrant la plainte du patient, l’observation des troubles fonctionnels, et l’évaluation neuropsychologique.
  • La recherche de causes curables ou secondaires est primordiale, notamment par la biologie (biomarqueurs) et l’imagerie.
  • La différenciation entre confusion mentale aiguë et démence chronique est fondamentale : la confusion est aiguë, réversible, avec troubles fluctuants de vigilance, alors que la démence est chronique, progressive, sans trouble de la vigilance.
  • La démarche diagnostique inclut la recherche de facteurs déclenchants ou aggravants (médicaments, infections, troubles métaboliques).
  • La prise en charge doit être multidisciplinaire, incluant la recherche d’une cause, l’évaluation neuropsychologique, et l’utilisation d’examens complémentaires pour préciser le type de démence.

À retenir

Le diagnostic de démence repose sur une évaluation clinique approfondie, complétée par des examens biologiques et d’imagerie, afin d’identifier la cause, le type, et de différencier la démence d’un état confusionnel aigu.

5. Traitements non médicamenteux

Notions clés & Définitions

  • Traitements non médicamenteux : interventions visant à améliorer ou maintenir les fonctions cognitives, l’autonomie ou le bien-être sans utiliser de médicaments. Inclut la prévention, la stimulation cognitive, l’intervention nutritionnelle, l’activité physique, les jeux vidéo, la musicothérapie, et les suppléments (vitamine D, oméga 3).

  • Prévention : ensemble des actions visant à réduire le risque de déclin cognitif ou de démence, notamment par une alimentation adaptée, une activité physique régulière, et la correction de carences.

  • Stimulation cognitive : ensemble de techniques visant à optimiser le fonctionnement cognitif (mémoire, langage, attention) par des activités structurées, souvent en petits groupes, pour stimuler les capacités restantes et favoriser la sociabilisation.

  • Intervention nutritionnelle : actions visant à ajuster l’alimentation pour réduire le risque ou ralentir la progression des troubles cognitifs, notamment par l’apport en vitamine D, la réduction de sel, et la consommation d’oméga 3.

  • Activité physique : pratique régulière d’exercices comme marche rapide ou tai chi chuan, reconnue pour ses effets bénéfiques sur la cognition et la santé globale.

  • Jeux vidéo : utilisation de jeux interactifs pour stimuler diverses fonctions cognitives, en particulier la mémoire, l’attention et la résolution de problèmes.

  • Musicothérapie : utilisation de la musique pour améliorer l’état émotionnel, réduire l’anxiété, et favoriser la stimulation cognitive.

  • Suppléments (vitamine D, oméga 3) : apports nutritionnels destinés à corriger des carences ou à apporter des substances bénéfiques pour la santé cérébrale, avec un effet potentiel sur la prévention ou la progression des troubles.

Points essentiels

  • La stimulation cognitive vise à maintenir ou améliorer les capacités cognitives en utilisant des activités variées (jeux vidéo, danse, musicothérapie, luminothérapie, activité physique).
  • La prévention inclut l’adoption d’une alimentation équilibrée, la supplémentation en vitamine D, la réduction du sel, et la consommation d’oméga 3.
  • Les protocoles de stimulation cognitive et motrice sont hétérogènes, ce qui complique leur évaluation.
  • Les activités physiques telles que la marche rapide ou le tai chi chuan ont des effets positifs sur la cognition.
  • La supplémentation en vitamine D est associée à une diminution du risque de démence.
  • L’intervention nutritionnelle et l’activité physique sont des leviers importants dans la prévention et la prise en charge non médicamenteuse.

À retenir

Les traitements non médicamenteux, notamment la stimulation cognitive, l’activité physique et l’intervention nutritionnelle, jouent un rôle clé dans la prévention et la gestion des troubles neuro-cognitifs, en complément des autres approches.

6. Traitements médicamenteux

Notions clés & Définitions

  • Inhibiteurs de l'acétylcholinestérase : Molécules qui bloquent l'enzyme acétylcholinestérase, responsable de la dégradation de l'acétylcholine, afin d'augmenter sa concentration dans la synapse. Exemples : donepezil (Aricept®), rivastigmine (Exelon®), galantamine (Reminyl®). Leur efficacité est évaluée comme controversée et leur remboursement par la sécurité sociale a été déremboursé.

  • Antagonistes des récepteurs NMDA (Memantine) : Médicaments qui modulent l'effet du glutamate en bloquant les récepteurs NMDA, afin de prévenir la toxicité neuronale liée à des taux élevés de glutamate. Exemple : Memantine (EBIXA®). Non remboursé par la sécurité sociale.

  • Avenir : anticorps monoclonaux anti-amyloïde : Approche thérapeutique ciblant la réduction ou élimination des plaques amyloïdes par des anticorps monoclonaux, comme Adacanumab. Indications encore restreintes, effets secondaires importants, coût élevé, et en cours d’évaluation.

Points essentiels

  • Les inhibiteurs de l'acétylcholinestérase sont utilisés pour traiter les symptômes, notamment dans la maladie d’Alzheimer, mais leur efficacité est controversée et ils ont été déremboursés par la sécurité sociale.

  • La Memantine agit sur le système glutamatergique pour limiter la neurotoxicité liée à un excès de glutamate, et est également utilisée dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. Elle n’est pas remboursée.

  • Les anticorps monoclonaux anti-amyloïde représentent une avancée potentielle dans le traitement, visant à réduire la charge amyloïde, mais leur usage est encore limité par des effets secondaires et leur coût élevé.

  • La prise en charge médicamenteuse s’inscrit dans une stratégie globale, incluant aussi des traitements non médicamenteux et la gestion des troubles du comportement.

À retenir

Les traitements médicamenteux actuels ciblent principalement la modulation des neurotransmetteurs ou la réduction des plaques amyloïdes, mais leur efficacité reste limitée et leur usage doit être intégré dans une prise en charge globale.

7. Troubles du comportement

Notions clés & Définitions

  • Troubles du comportement : comportements anormaux ou inadaptés qui dépassent ce que l'entourage peut supporter, deviennent insupportables ou durent trop longtemps, et empêchent la réalisation des tâches quotidiennes. Selon la modélisation SCPD, ils résultent de l’incapacité d’exprimer ou de répondre à un besoin (douleur, faim, soif, stimulation). La rupture avec le comportement antérieur est souvent un critère de leur reconnaissance.
  • Modélisation SCPD : approche qui considère que certains troubles du comportement sont la conséquence d’une incapacité à exprimer ou satisfaire un besoin, nécessitant une recherche de traitement causal et une meilleure compréhension du comportement.
  • Communication et gestion des troubles : stratégies visant à comprendre et répondre aux besoins du patient, à travers une communication adaptée, la valorisation des émotions, et l’utilisation de techniques non médicamenteuses (musicothérapie, aromathérapie, Snoezelen).
  • Aide aux aidants : soutien apporté aux proches et professionnels pour gérer les troubles du comportement, incluant l’éducation thérapeutique, l’accompagnement psychologique, et la reconnaissance du rôle de l’entourage.
  • Annonce du diagnostic : étape essentielle pour préparer le patient et l’entourage, permettant une meilleure compréhension et gestion des troubles.
  • Traitements médicamenteux :
    • Neuroleptiques : utilisés après évaluation bénéfice/risque, avec posologie minimale et durée limitée.
    • Antidépresseurs (ISRS) : comme la sertraline, la citalopram, la fluoxétine, pour certains troubles dépressifs ou anxieux.
    • Benzodiazépines : à courte durée, pour l’anxiété ou agitation aiguë.
    • Régulateurs de l’humeur : utilisation prudente, selon la situation.

Points essentiels

  • La distinction entre troubles du comportement et traits de caractère est subtile ; un comportement devient un trouble lorsqu’il dépasse ce que l’entourage peut supporter, est insupportable ou persiste trop longtemps.
  • La modélisation SCPD insiste sur le fait que ces troubles sont souvent une incapacité à exprimer ou satisfaire un besoin, ce qui oriente la recherche de traitement vers la causalité.
  • La communication adaptée, la valorisation des émotions, et la mise en place de traitements non médicamenteux sont prioritaires.
  • La prise en charge médicamenteuse doit être prudente, réservée et limitée dans le temps, en privilégiant les stratégies non médicamenteuses.
  • L’aide aux aidants, l’annonce du diagnostic, et la gestion globale (mesures de protection, nutrition, directives anticipées) sont essentielles pour une prise en charge complète.

À retenir

Les troubles du comportement résultent souvent d’une incapacité à exprimer ou satisfaire un besoin, et leur gestion repose principalement sur une approche non médicamenteuse, la communication adaptée, et la recherche de la cause, tout en utilisant les traitements médicamenteux avec précaution.

8. Confusion mentale

Notions clés & Définitions

  • Confusion mentale : Dysfonction cérébrale aiguë et réversible, secondaire à une cause organique, métabolique, toxique ou psychologique. Elle associe des troubles cognitifs, attentionnels, de vigilance et psychiatriques. (Source : Centre Hospitalier Auban-Moet)

  • Dysfonction cérébrale aiguë : Altération temporaire du fonctionnement du cerveau, pouvant entraîner une confusion mentale. (Source : Centre Hospitalier Auban-Moet)

  • Troubles attentionnels : Difficultés à maintenir ou partager l’attention sur une tâche, présents dans la confusion mentale. (Source : Centre Hospitalier Auban-Moet)

  • Vigilance : État de conscience et de perception de l’environnement, altéré dans la confusion mentale, avec troubles fluctuants. (Source : Centre Hospitalier Auban-Moet)

  • Troubles psychiatriques : Comportements ou perceptions anormales, tels que agitation, délire ou hallucinations, pouvant accompagner la confusion. (Source : Centre Hospitalier Auban-Moet)

  • Différence avec la démence : La confusion est une pathologie chronique, d’installation progressive, sans trouble de la vigilance, contrairement à la confusion mentale qui est aiguë, réversible, et associée à des troubles de vigilance et psychiatriques. (Source : Centre Hospitalier Auban-Moet)

Points essentiels

  • La confusion mentale se caractérise par une installation aiguë, avec troubles fluctuants de la vigilance, souvent accompagnée de troubles psychiatriques comme agitation, délire ou hallucinations.

  • Elle est toujours liée à une cause identifiable, souvent organique, métabolique, toxique ou psychologique, qu’il faut rechercher activement.

  • La prise en charge repose principalement sur la correction des causes déclenchantes et des facteurs de vulnérabilité modifiables.

  • Un traitement médicamenteux sédatif peut être utilisé ponctuellement, avec préférence pour les benzodiazépines d’action courte en cas d’anxiété ou neuroleptiques en cas d’hallucinations ou délire.

  • La contention n’est qu’exceptionnelle, réservée aux situations de danger pour le patient ou autrui.

  • La confusion doit être différenciée de la démence, qui est chronique, progressive, sans troubles de la vigilance, et ne survient pas de façon aiguë.

À retenir

La confusion mentale est une dysfonction cérébrale aiguë, réversible, nécessitant une recherche rapide de la cause pour une prise en charge adaptée, contrairement à la démence, qui est chronique et progressive.

Repères chronologiques

Aucune date explicite dans le contenu fourni, donc cette section est omise.

Tableaux de Synthèse

CritèreDémence d’AlzheimerDémence à corps de LewyDémences vasculairesDémences fronto-temporales
Lésions principalesPlaques amyloïdes, neurofibrillesCorps de Lewy, inclusion à alpha-synucleineLésions vasculaires, microanévrismeDégénérescence fronto-temporale, tau, ubiquitine
Mode de débutInsidieuxInsidieuxBrutalVariable, souvent insidieux
Symptômes clésDéclin mémoire, hippocampe atrophieSyndrome extra-pyramidal, hallucinationsConfusion brutale, déficit neurologiqueTroubles comportementaux, langage, personnalité
ImagerieAtrophie hippocampiqueAbsence d’anomalie spécifique, scintigraphieLésions vasculairesAtrophie fronto-temporale
AuteurConcept clé
Non mentionnéLa physiopathologie spécifique à chaque type de démence, comme plaques amyloïdes ou corps de Lewy

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre mémoire immédiate et mémoire de travail : la première est brève, la seconde est active lors d’une tâche.
  2. Assimiler tous les troubles neuro-cognitifs à une démence : la majorité sont réversibles ou évolutifs.
  3. Confondre démence d’Alzheimer et démence à corps de Lewy : début insidieux vs début brutal, symptômes spécifiques.
  4. Ignorer la distinction entre troubles neuro-cognitifs mineurs et majeurs : absence ou présence d’autonomie.
  5. Confondre lésions spécifiques (plaques amyloïdes, corps de Lewy, lésions vasculaires) avec des symptômes généraux.
  6. Sous-estimer l’importance de l’évaluation neuropsychologique dans le diagnostic.
  7. Confondre les traitements médicamenteux et non médicamenteux : leur rôle complémentaire.

Checklist Examen

  • Connaître la définition des fonctions cognitives : mémoire immédiate, mémoire de travail, mémoire épisodique, sémantique, procédurale, fonctions exécutives, langage, praxis.
  • Maîtriser la distinction entre troubles neuro-cognitifs mineurs (MCI) et majeurs (démence), notamment en termes de retentissement sur l’autonomie.
  • Identifier les principales démences : maladie d’Alzheimer, maladie à corps de Lewy, démences vasculaires, démences fronto-temporales.
  • Savoir décrire la physiopathologie spécifique à chaque type de démence.
  • Connaître les signes cliniques caractéristiques de chaque démence.
  • Comprendre le rôle de l’imagerie dans le diagnostic (atrophie hippocampique, absence d’anomalie spécifique, lésions vasculaires).
  • Être capable d’identifier les pièges fréquents liés à la confusion entre différents troubles et types de démence.
  • Connaître les traitements non médicamenteux : évaluation neuropsychologique, prévention, stimulation cognitive.
  • Connaître les traitements médicamenteux : indications, limites, et objectifs.
  • Savoir reconnaître les troubles du comportement et la confusion mentale.
  • Maîtriser la terminologie spécifique : plaques amyloïdes, corps de Lewy, neurofibrilles, ubiquitine, alpha-synucleine.
  • Connaître la physiopathologie des démences vasculaires et fronto-temporales.
  • Être capable de différencier un début insidieux d’une évolution progressive d’un début brutal.
  • Connaître les principales causes de démence et leur physiopathologie.
  • Savoir utiliser les critères diagnostiques pour chaque type de démence.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction aux troubles neuro-cognitifs avec 8 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. En quoi la mémoire procédurale se différencie-t-elle de la mémoire épisodique en termes de fonctionnement et de localisation neuroanatomique ?

2. Qui a formulé la classification des troubles neuro-cognitifs en majeurs et mineurs, permettant de différencier la démence de troubles légers?

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Fonctions cognitives — définition ?

Processus mentaux aboutissant à la connaissance.

Mémoire immédiate — rôle ?

Retenir une information brièvement après perception.

Mémoire de travail — fonction ?

Stockage temporaire pour manipuler des informations.

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