Fiche de révision : Les attitudes en psychologie sociale

Plan du Cours

  1. Historique, définition et fonctions adaptatives des attitudes en psychologie sociale
  2. Modèles principaux et mesure des attitudes : représentation tripartite et dimensions évaluatives
  3. Cadres théoriques du lien entre attitude, intention et comportement
  4. Déterminants des attitudes : apprentissage, conditionnement et apprentissage social
  5. Communication persuasive et distinction avec la propagande
  6. Théorie de la dissonance cognitive : mécanismes et réduction de la dissonance
  7. Théorie de l’engagement et soumission librement consentie dans les comportements
  8. Communication engageante Communication persuasive = persuasion → chgmt d’attitude
  9. Représentations sociales, sens commun et construction sociale de la réalité
  10. Études sur les rumeurs : mécanismes, impacts et stratégies de lutte
  11. Facteurs modérateurs du lien attitude-comportement : caractéristiques individuelles et contextuelles
  12. Rôle des émotions et cognitions implicites dans la formation et l’expression des attitudes

1. Historique, définition et fonctions adaptatives des attitudes en psychologie sociale

Notions clés & Définitions

  • Affects : Bonnes ou mauvaise expé en lien avec l’objet attitudinal.
  • Fonctions des attitudes : Fonction de connaissance : permettent d’organiser l’ensemble des connaissances que l’on a sur un sujet, donner du sens à ces connaissances (motivation de compréhension).

Points essentiels

  • Le concept d'attitude est apparu au XXème siècle dans les études sur les récits d’immigrants et est devenu central dans les années 30 aux États-Unis.
  • L’attitude est une tendance psychologique exprimée par une évaluation de favorabilité ou non-favorabilité envers un objet, impliquant une association en mémoire entre cet objet et une évaluation, toujours avec une dimension évaluative ou cognitive.
  • Les fonctions adaptatives des attitudes expliquent leur rôle dans l’orientation des comportements et la gestion des relations sociales, en fournissant des informations fiables et rapidement accessibles pour s’adapter à l’environnement.

À retenir

Comprendre l’évolution historique et la définition multidimensionnelle des attitudes permet de saisir leur rôle fondamental en psychologie sociale.

2. Modèles principaux et mesure des attitudes : représentation tripartite et dimensions évaluatives

Notions clés & Définitions

  • Représentation tripartite des attitudes (Zanna & Rempet) : Un modèle décrivant les attitudes selon trois dimensions interdépendantes : cognitive, qui regroupe les connaissances sur l’objet ; affective, qui concerne les émotions liées à l’objet ; et conative, qui renvoie aux comportements ou intentions d’action envers l’objet.
  • Mesure des attitudes : Le processus d’évaluation des attitudes qui doit saisir à la fois la valence (favorabilité ou non-favorabilité) et l’intensité (degré de force) de l’attitude, en utilisant des méthodes explicites comme les questionnaires auto-rapportés ou des mesures implicites.
  • Mesures implicites des attitudes : Des techniques d’évaluation des attitudes qui ne sollicitent pas directement la conscience du participant, telles que l’Implicit Association Test (IAT) ou la Procédure de Mauvaise Attribution Affectives (AMP), permettant de réduire l’influence du contrôle stratégique.
  • Mesure absolue : Comparaison et complémentarité entre IAT et AMP : - IAT : mesure relative, + fiable, peut ê biaisé par des strat - AMP : mesure absolue, + intuitif, mais sensible au ctxt - Page 11 sur 50 Objectif du message : - Persuasion : des cptmts ou des attitudes - Dissuasion : des cptmts ou des attitudes (cf.

Points essentiels

  • La représentation tripartite des attitudes comprend trois dimensions interdépendantes : cognitive (connaissances), affective (émotions) et conative (comportements), toutes liées à l’objet attitudinal.
  • La mesure des attitudes doit capter la valence (positive ou négative) et l’intensité (force) de l’attitude, en utilisant des méthodes verbales explicites ou des mesures implicites.
  • Les mesures explicites des attitudes sont souvent verbales, réalisées par entretiens ou questionnaires auto-rapportés, tandis que les mesures implicites évaluent les attitudes sans contrôle conscient, comme l’IAT ou l’AMP.
  • L’échelle de type Likert est une méthode courante pour mesurer l’intensité des attitudes, permettant aux participants d’exprimer leur degré d’accord ou de désaccord.
  • Objectif du message : - Persuasion : des cptmts ou des attitudes - Dissuasion : des cptmts ou des attitudes (cf. image sécurité routière) Images bcp utilisés dans le domaine de la santé et des œuvres caritatives . Utiliser des images qui vont interpeller fortement → effet d’intensité des images. Générer un effet de saillance : si on fait focaliser le participant sur 1 seul élément, va avoir tendance à s’en souvenir et à lui conférer une place essentielle au moment de se faire une opinion → heuristique de disponibilité.
  • Image forte laissent une place riche et marquante (effet d’intensité et de saillance) Images moins impressionnantes vont s’effacer. Jouer sur la peur et le dégoût. Message visuel : effet de la peur et du dégoût On fait peur pour persuader les citoyens de changer leurs habitudes. - Campagnes de la sécurité routière - Campagnes contre le tabagisme - Campagne de prévention pour l’utilisation de préservatifs La peur interfère avec l’attention et l’exposition : généralement on détourne le regard, c’est pour ça que les chercheurs sont divisés sur la question de l’appel à la peur.
  • Attitudes : croyances que l’on a à propos des csq que mes cptmts pourraient avoir. Csq + ou – grave : évaluation des csq, valence et intensité. Norme subjective : croyances à propos des attentes des référents sociaux (autrui signifiants), concernant mon cptmt. Dépend de la motiv de me plier aux attentes de ces référents. Contrôle perçu : obstacles et élément facilitateurs, cts VS ressources pour émettre ce cptmt. Corrélation entre intension et action/cptmt, entre .44 et .62. Qd on essaie de prédire les intentions .63 et .71. Intention (volonté) n’est pas égal au cptmt car il faut prendre en compte la motivation, manque à ce modèle.
  • Modèle MODE (motivation et opportunité comme déterminants de la manière dont une attitude affecte le cptmt) Les modérateurs du lien attitude-cptmt : Carac des attitudes (fortes/faibles ; stable ou pas) La force des attitudes dépend de différents facteurs : - La non-ambivalence entre les émotions et les croyance, la cohérence entre sentiment et pensée - Le degré extrême des positions - Accessibilité Gross, 1995 : corrélées à .50 entre attitudes fortes et cptmt VS .20 pour les attitudes faibles, moins accessibles.

À retenir

Comprendre la structure tripartite des attitudes facilite une mesure plus précise et une analyse approfondie de leurs composantes cognitive, affective et conative.

3. Cadres théoriques du lien entre attitude, intention et comportement

Notions clés & Définitions

  • Engagement : Correspond ds une situation donnée, aux conditions ds lesquelles la réalisation d’un acte ne peut être imputable qu’à celui qui l’a réalisé ».
  • Norme subjective : Croyances à propos des attentes des référents sociaux (autrui signifiants), concernant mon cptmt.
  • Contrôle perçu : Obstacles et élément facilitateurs, cts VS ressources pour émettre ce cptmt.
  • Hypo dissonance : Les participants vont + donner aux asso de protection de l’envir lorsque la dissonance est rendue saillante (grpe expé) que lorsqu’elle ne l’est pas (grpe contrôle).
  • Théorie de l’action raisonnée : ➢ Théorie de l’action raisonnée (rouge)/planifiée (vert) cf.

Points essentiels

  • La théorie de l’action raisonnée et la théorie du comportement planifié expliquent la relation entre attitude, intention et comportement.
  • L'intention comportementale est le meilleur prédicteur du comportement effectif.
  • L'intention est déterminée par l'attitude envers le comportement, la norme subjective et le contrôle perçu.
  • La norme subjective correspond aux croyances sur les attentes des référents sociaux et à la motivation à s’y conformer.
  • L’intention cptmtale est déterminée par les attitudes, la norme subjective et le contrôle perçu.
  • Dépend de la motiv de me plier aux attentes de ces référents.

À retenir

Les attitudes influencent les intentions qui, combinées à la norme subjective et au contrôle perçu, déterminent la probabilité d’adopter un comportement.

4. Déterminants des attitudes : apprentissage, conditionnement et apprentissage social

Notions clés & Définitions

  • Effets d’apprentissage : Modifications des attitudes résultant de processus d’acquisition liés aux sphères de socialisation, incluant le conditionnement et l’apprentissage social.
  • Conditionnement classique : Processus d’apprentissage par lequel un stimulus neutre est associé à une réponse émotionnelle, comme démontré dans l’expérience de Pavlov avec le chien.
  • Apprentissage social vicariant : Mécanisme d’apprentissage par observation et imitation des comportements d’autrui, permettant l’acquisition de nouvelles attitudes ou comportements.

Points essentiels

  • Les attitudes sont déterminées par des processus d’apprentissage liés aux sphères de socialisation.
  • Le conditionnement classique associe un stimulus neutre à une réponse émotionnelle (exemple Pavlov).
  • Le conditionnement opérant utilise des renforcements positifs ou négatifs pour modifier les comportements.
  • L’apprentissage social vicariant se fait par imitation et observation des autres.
  • L’effet de simple exposition favorise la familiarisation inconsciente avec un objet, renforçant l’attitude.

À retenir

Les attitudes se forment et évoluent principalement par des mécanismes d’apprentissage variés et sociaux.

5. Communication persuasive et distinction avec la propagande

Notions clés & Définitions

  • Persuasion : Influencer voire modifier certaine opinions d’autrui.
  • Exposition : Un type de message fonctionne très bien : messages visuels.
  • Message visuel : Effet de la peur et du dégoût On fait peur pour persuader les citoyens de changer leurs habitudes.
  • Exemple : Acte préparatoire → Communication engageante

Points essentiels

  • La communication persuasive vise à influencer ou modifier les opinions d’autrui par un processus dialogique intentionnel et explicite
  • La propagande est une sous-catégorie de la persuasion visant à influencer les masses pour créer un esprit collectif homogène
  • La persuasion peut aller de la recherche triviale d’avantages (ex : promotions commerciales) à des formes plus pures et désintéressées
  • La propagande possède une signification sociologique ou politique plus marquée que la persuasion générale
  • Page 10 sur 50 Propagande : on cherche à influencer les masses, transformer des pensées indiv (hétéro) en un esprit collectif (homogène), entrainer les masses vers une action spé. Sous-catégorie de la persuasion. ➔ « diffusion ds l’opinion publique d’une doctrine ou d’une idéologie, qu’elle soit religieuse ou politique, la propagande possède obligatoirement une signification sociologique ou politique + que psychologique, parce qu’elle se porte davantage sur les foules que sur les indiv isolés » (Marková, 2007) ➔ « diffusion systématique d’une doctrine, d’une rumeur ou d’un message particulier dans le but de propager ou de promouvoir une doctrine particulière, une vue, une pratique, etc. » (Oxford English Dictionary) ➔ Chef cherche à réduire l’opposition entre Ego et Alter ➔ Idée de détourner le conflit vers une tiers personne pour réduire le conflit entre Alter et Ego. ➔ Processus monologique : influence de l’Ego sur l’alter, sens unique dans le process d’influence. Les qualités du message : le « qui dit quoi, à qui, comment, et pq faire « L’école de Yale et les travaux de Hovland : - Source (experte) - Message - Cible - Canal de com - But (persuasion/dissuasion) Carac impact l’appropriation du message. L’expertise de la source détermine le succès de la persuasion (+ elle est experte + on juge son message convaincant). Penser à l’exposition au message, attention et

À retenir

La communication persuasive vise à influencer ou modifier les opinions d’autrui par un processus dialogique intentionnel et explicite

6. Théorie de la dissonance cognitive : mécanismes et réduction de la dissonance

Notions clés & Définitions

  • Dissonance cognitive : État de tension psychologique résultant d'une incohérence entre au moins deux cognitions ou entre une attitude et un comportement.

Points essentiels

  • La dissonance cognitive est un état de tension psychologique provoqué par une incohérence entre cognitions ou entre attitude et comportement.
  • Le modèle de l’attitude duelle distingue l’influence extérieure (manipulation persuasive) et l’ajustement interne de l’attitude pour réduire la dissonance.
  • La réduction de la dissonance se fait souvent par un changement d’attitude aligné avec le comportement émis.
  • Trois types de relations cognitives existent : non liées (pas de dissonance), consonantes (cohérentes), dissonantes (incohérentes).
  • Page 18 sur 50 Schéma de la dissonance cognitive On réduit la dissonance en changeant d’attitude ds le sens du cptmt émis. Théorie qui vient de Léon Festinger : état de tension psychologique, activé par rapport à une inconsistance entre au moins 2 cognitions. Attitude ou croyance du sujet pas en adéquation avec son cptmt → chgmt d’attitude pr réguler cette dissonance. Evolution de la définition : un conflit intrapsychique des cognitions : 3 types de relations entre les cognitions : - Ne se rapportant pas au même objet attitudinal : ne créer pas de dissonance. - Se rapportant au même objet attitudinal o Cognitions consistantes o Cognitions inconsistantes inconsistance → éveil → état de dissonance → réduction Principe du tx de dissonance : on pourrait calculer ce tx en faisant un rapport entre le nbre et l’importance des éléments dissonants par le nbre et l’importance des éléments dissonants + consonants. (+ le rapport est important + il y a dissonance). L’échec d’une prophétie Pas de chgmt d’attitude mais prosélytisme important pour contrer la dissonance mise en place. Le prosélytisme mis en place suite à l’échec de la prophétie vise à obtenir du soutien social pour les adeptes afin de se convaincre que leurs croyances sont fondées et ainsi réduire la dissonance.
  • Page 23 sur 50 qu’on change de cptmt ou d’attitude. Pas tous égaux devant le monitorage de soi, différence culturelle (collectiviste monitorage + élevé et inversement). Processus inférentiel On a pas accès a ttes nos attitudes, attitudes implicites donc on se base sur des indices externes ou interne pour y accéder. → inférence sur son attitude à partir de son cptmt. Responsabilité des csq Culpabilité vàv d’autrui : diminution des csq – associées à notre cptmt, et on va réaligner le cptmt sur des attitudes dissonantes du cptmt émis. Régulation de la dissonance de +sieurs manières. La régulation de la dissonance cognitive en grpe Pour réduire la dissonance, l’indiv peut procéder de divers manières : - Il peut essayer de se convaincre que la ? sur laquelle il y a désaccord est de peu d’importance - Il peut essayer de minimiser ou de rejeter la personne ou le grpe qui exprime une cognition incongruente à la sienne - Il peut changer sa propre opinion ou d’efforcer d’influencer les autres pr qu’ils changent la leur - Il peut enfin chercher l’appui d’autres pers qui partagent son pt de vue ajoutant ainsi de news élément cognitifs qui sont en consonance ac sa conviction - Qd un nbre relativement important de pers éprouvent la même dissonance cognitive, la réduction de la dissonance se fera principalement par la recherche d’un soutien social. Autres régulations possibles au niv indiv - Affirmation de soi - Rationalisation en acte - Restructuration cognitive - Déni de responsabilité - Renforcement de l’id sociale/appartenance grpale. Savoir reconnaitre le paradigme de la dissonance, retrouver l’hypo de la dissonance, à quel moment on voit un chgmt d’attitude (quest à l’exam). III- CHANGEMENT COMPORTEMENTAL Peut venir de plusieurs éléments en lien avec les attitudes.

À retenir

La dissonance cognitive est un état de tension psychologique provoqué par une incohérence entre cognitions ou entre attitude et comportement.

7. Théorie de l’engagement et soumission librement consentie dans les comportements

Notions clés & Définitions

  • Engagement : Correspond ds une situation donnée, aux conditions ds lesquelles la réalisation d’un acte ne peut être imputable qu’à celui qui l’a réalisé ».

Points essentiels

  • L'engagement est le lien qui unit un individu à ses actes comportementaux.
  • La soumission librement consentie correspond à la perception de liberté d'action dans la réalisation d'un acte.

À retenir

Comprendre que l'engagement comportemental repose sur la perception de liberté et la visibilité des actes, renforçant la cohérence entre attitudes et comportements.

8. Communication engageante Communication persuasive = persuasion → chgmt d’attitude

Notions clés & Définitions

  • Heuristiques : O Quantité d’infos (bcp = vrai), multiplicité des sources est une heuristique de pensée o De consensus : tout le monde d’accord = vrai (influence majoritaire) o Confiance dans l’avis des experts : blouse blanche = figure d’autorité donc vrai.
  • Théorie de la réponse cognitive : Modèle selon lequel la persuasion dépend de la motivation et de la capacité de l'individu à traiter l'information, avec deux voies possibles : une voie systématique pour un traitement approfondi et une voie heuristique pour un traitement rapide basé sur des indices simples.
  • Communication engageante : = persuasion → chgmt de cptmt Exemple : plaidoirie contre l’abstentionnisme est-ce que ça joue sur le cptmt électoral ?

Points essentiels

  • La communication engageante est une persuasion visant un changement de comportement, précédé d’un acte préparatoire.
  • Les actes préparatoires (questionnaire, rédaction) augmentent significativement l’impact sur le changement comportemental.
  • L’induction comportementale désigne l’influence de situations spécifiques sur le comportement sans lien direct avec la théorie de l’engagement.
  • Des techniques comme la perturbation du cours de la pensée ou la porte au nez augmentent la probabilité d’acceptation d’une demande.

À retenir

Mettre en lumière l’importance des actes préparatoires et des techniques spécifiques pour transformer la persuasion en changement comportemental effectif.

9. Représentations sociales, sens commun et construction sociale de la réalité

Notions clés & Définitions

  • Construction sélective : Processus par lequel la réalité sociale est construite à travers une sélection, une schématisation et une naturalisation des connaissances sociales, permettant de simplifier et d’organiser la perception du monde social.
  • Sens commun : Forme de pensée pratique socialement élaborée, caractérisée par un style et une logique propres, partagée à des degrés divers par les membres d’un même ensemble social ou culturel, influençant la perception collective de la réalité.
  • Psycho sociale : encore des résistances émotionnelles et symboliques dans la population grecque Lien avec la psycho sociale - Un nom peut devenir un objet de conflit identitaire, car il touche à la mémoire, aux mythes et à l’appartenance.
  • Représentations sociales : - Cela illustre la force des représentations sociales : ce n’est pas le "fait objectif" qui compte, mais la manière dont un groupe interprète la réalité.

Points essentiels

  • Les représentations sociales sont des conceptions collectives qui structurent la compréhension du monde social.
  • Le paradoxe de Moscovici souligne que nous pensons souvent par procuration via des représentations sociales plutôt que par expérience directe.
  • Les représentations sociales déclenchent des réactions face à des éléments absents ou étranges dans notre monde habituel.
  • Page 30 sur 50 Ex : procréation médicalement assistée, dernière loi permet aux femmes seules et aux couples lesbiens d’accéder à cette procréation médicalement assisté. Représentations sociales - concept - théorie : Durkheim - approche en sciences hu et sociales : une manière de considérer les phénomènes sociaux et un syst qui les décrit et les explique - un champ d’étude international en psycho sociale Exemple : hypothèse des RS paradoxales en période de covid-19 - on exige le moins de rapports possibles entre sujets sociaux, afin de préserver, par solidarité, l’état sanitaire global. Autrement dit, moins on entre en contact avec autrui, + on le protège et on se protège soi-même. + on respecte les règles d’évitement et de distanciation sociales, - on prend le risque de contagion envers ns et entre les autres - La solidarité du social tient à l’évitement du social. - Être solidaire d’autrui devient synonyme du devenir distancié d’autrui - Où « il y a à la fois plus d’individuel et plus de collectif » - « ...ns voyons de plus en plus que l’on considère normal de chercher à la fois à faire un usage indiv de la « chose collective » et un usage collectif de la « chose indiv ». On veut à la fois plus et moins de protection sociale, on exige à la fois plus et on exerce moins de solidarité sociale… » (Moscovici, 1996). Avec les RS on essaie de saisir la dynamique de la pensée sociale.
  • Page 49 sur 50 - Il ne s’agit pas ici de clichés figés mais de syst vivants de pensée social - Ces représentations organisent les discours, les pratiques, les émotions autour du don Conclusion L’étude montre : - Le don de sperme n’est pas seulement un acte médical → un objet social complexe - Il touche à l’intimité, à l’éthique, à la construction identitaire, à la parenté symbolique - Il faut le comprendre à travers les représentations collectives qu’il mobilise A retenir Notion Définition Représentations sociales Formes de connaissance socialement élaborées, qui organisent les croyances et les pratiques. Fait social total (Mauss) Un acte (comme le don) qui engage l’ensemble de la société : économique, symbolique, juridique, moral. Parenté symbolique Idée que la filiation dépasse la biologie ; elle peut être construite via des récits, des affects, une vie partagée. Ancrage Rattacher une idée nouvelle à des repères familiers pour la rendre compréhensible (ex : métaphore de la graine). Objectivation Rendre concret ce qui est abstrait (ex : raconter le don avec des images simples). Normes sociales Règles implicites/explicites qui encadrent ce qu’on attend d’un individu dans un contexte donné. Le don de sperme n’est pas neutre → il soulève des enjeux éthiques, affectifs et sociaux. Il est vu comme : - Un acte généreux - Une aide médicale - Un geste citoyen - Mais aussi : une intrusion symbolique dans la filiation Le don est à la fois concret (matériel) et symbolique (valeurs, filiation, identité) Les récits des parents sont des constructions sociales → ils traduisent les tensions, les normes, les stratégies de dévoilement. Les représentations sociales du don changent selon les acteurs (parents, donneurs, société)

À retenir

Les représentations sociales sont des conceptions collectives qui structurent la compréhension du monde social.

10. Études sur les rumeurs : mécanismes, impacts et stratégies de lutte

Notions clés & Définitions

  • Rumeur : Phénomène social caractérisé par la transmission informelle d’informations non vérifiées, souvent modifiées par la mémoire et la communication, étudié pour comprendre ses mécanismes de propagation et ses effets.
  • Contre les rumeurs : Stratégies spécifiques visant à limiter la circulation de fausses informations, telles que la réfutation par des interviews de personnalités influentes et l’analyse logique des incohérences, notamment en période de crise.
  • Allport et Postman : Pour Allport et Postman (1947) : « Affirmation générale présentée comme vraie, sans qu’il existe de données concrètes permettant de vérifier son exactitude ».

Points essentiels

  • La rumeur est un phénomène social important étudié depuis le début du XXème siècle.
  • Les recherches de Stern (1902) et d’Allport et Postman (1947) ont expérimenté la fidélité de la mémoire dans la transmission des rumeurs.
  • Les difficultés de l’étude des rumeurs - Back, Festinger et al.
  • (+ le rapport est important + il y a dissonance).

À retenir

La rumeur est un phénomène social important étudié depuis le début du XXème siècle.

11. Facteurs modérateurs du lien attitude-comportement : caractéristiques individuelles et contextuelles

Notions clés & Définitions

Points essentiels

  • Le contrôle perçu influence la capacité d’un individu à réaliser un comportement en fonction des obstacles et ressources.
  • Les caractéristiques individuelles, telles que le contrôle perçu, modèrent la force du lien entre attitude et comportement.
  • Les facteurs contextuels, comme la visibilité sociale ou la pression normative, modèrent également ce lien.
  • La corrélation entre intention et comportement varie selon ces modérateurs, pouvant aller de 0,44 à 0,71.

À retenir

Les variables individuelles et contextuelles modèrent la traduction des attitudes en comportements effectifs, notamment par le contrôle perçu, la norme subjective et la visibilité sociale.

12. Rôle des émotions et cognitions implicites dans la formation et l’expression des attitudes

Notions clés & Définitions

Points essentiels

  • Les émotions jouent un rôle central dans la formation et l’expression des attitudes, souvent au-delà des processus cognitifs explicites.
  • Les cognitions implicites sont des évaluations automatiques et non conscientes influençant les attitudes.
  • L’effet de familiarisation opère souvent de manière inconsciente via les émotions.
  • La mesure des attitudes explicites ne capte pas toujours ces dimensions implicites.
  • Page 49 sur 50 - Il ne s’agit pas ici de clichés figés mais de syst vivants de pensée social - Ces représentations organisent les discours, les pratiques, les émotions autour du don Conclusion L’étude montre : - Le don de sperme n’est pas seulement un acte médical → un objet social complexe - Il touche à l’intimité, à l’éthique, à la construction identitaire, à la parenté symbolique - Il faut le comprendre à travers les représentations collectives qu’il mobilise A retenir Notion Définition Représentations sociales Formes de connaissance socialement élaborées, qui organisent les croyances et les pratiques. Fait social total (Mauss) Un acte (comme le don) qui engage l’ensemble de la société : économique, symbolique, juridique, moral. Parenté symbolique Idée que la filiation dépasse la biologie ; elle peut être construite via des récits, des affects, une vie partagée. Ancrage Rattacher une idée nouvelle à des repères familiers pour la rendre compréhensible (ex : métaphore de la graine). Objectivation Rendre concret ce qui est abstrait (ex : raconter le don avec des images simples). Normes sociales Règles implicites/explicites qui encadrent ce qu’on attend d’un individu dans un contexte donné. Le don de sperme n’est pas neutre → il soulève des enjeux éthiques, affectifs et sociaux. Il est vu comme : - Un acte généreux - Une aide médicale - Un geste citoyen - Mais aussi : une intrusion symbolique dans la filiation Le don est à la fois concret (matériel) et symbolique (valeurs, filiation, identité) Les récits des parents sont des constructions sociales → ils traduisent les tensions, les normes, les stratégies de dévoilement. Les représentations sociales du don changent selon les acteurs (parents, donneurs, société)
  • Page 23 sur 50 qu’on change de cptmt ou d’attitude. Pas tous égaux devant le monitorage de soi, différence culturelle (collectiviste monitorage + élevé et inversement). Processus inférentiel On a pas accès a ttes nos attitudes, attitudes implicites donc on se base sur des indices externes ou interne pour y accéder. → inférence sur son attitude à partir de son cptmt. Responsabilité des csq Culpabilité vàv d’autrui : diminution des csq – associées à notre cptmt, et on va réaligner le cptmt sur des attitudes dissonantes du cptmt émis. Régulation de la dissonance de +sieurs manières. La régulation de la dissonance cognitive en grpe Pour réduire la dissonance, l’indiv peut procéder de divers manières : - Il peut essayer de se convaincre que la ? sur laquelle il y a désaccord est de peu d’importance - Il peut essayer de minimiser ou de rejeter la personne ou le grpe qui exprime une cognition incongruente à la sienne - Il peut changer sa propre opinion ou d’efforcer d’influencer les autres pr qu’ils changent la leur - Il peut enfin chercher l’appui d’autres pers qui partagent son pt de vue ajoutant ainsi de news élément cognitifs qui sont en consonance ac sa conviction - Qd un nbre relativement important de pers éprouvent la même dissonance cognitive, la réduction de la dissonance se fera principalement par la recherche d’un soutien social. Autres régulations possibles au niv indiv - Affirmation de soi - Rationalisation en acte - Restructuration cognitive - Déni de responsabilité - Renforcement de l’id sociale/appartenance grpale. Savoir reconnaitre le paradigme de la dissonance, retrouver l’hypo de la dissonance, à quel moment on voit un chgmt d’attitude (quest à l’exam). III- CHANGEMENT COMPORTEMENTAL Peut venir de plusieurs éléments en lien avec les attitudes.

À retenir

Les émotions jouent un rôle central dans la formation et l’expression des attitudes, souvent au-delà des processus cognitifs explicites.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1995Apparition du concept d'attitude
2007Modèles principaux et mesure des attitudes
1996Théorie de la dissonance cognitive
1947Historique des attitudes en psychologie sociale
1902Définition multidimensionnelle des attitudes

Tableaux de Synthèse

Modèles et mesures des attitudes

Modèle/ConceptDescription
Représentation tripartiteCognitive, affective, conative
Mesure des attitudesValence et intensité

Facteurs influençant la dissonance cognitive

Type de relationEffet sur l'attitude
DissonanceChangement d’attitude
ConsonanceCohérence
InconsistanceIncohérence et dissonance

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre attitude et comportement réel
  2. Mélanger modèles explicatifs et mesures
  3. Confondre dissonance cognitive et simple conflit
  4. Ignorer l’impact des émotions implicites
  5. Sous-estimer le rôle du contexte social
  6. Confondre influence persuasive et propagande
  7. Oublier la distinction entre attitude explicite et implicite

Checklist Examen

  1. Maîtriser la définition et fonctions des attitudes
  2. Comprendre la représentation tripartite et ses dimensions
  3. Savoir expliquer la théorie de la dissonance cognitive
  4. Identifier les déterminants des attitudes
  5. Différencier communication persuasive et propagande
  6. Connaître les facteurs modérateurs du lien attitude-comportement
  7. Analyser le rôle des émotions dans la formation des attitudes
  8. Appréhender les modèles de l’attitude, intention et comportement
  9. Étudier les mécanismes de réduction de la dissonance
  10. Reconnaître les stratégies de communication engageante et persuasive
  11. Comprendre la construction sociale de la réalité et ses implications

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Les attitudes en psychologie sociale avec 12 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle affirmation correspond au sujet « Cadres théoriques du lien entre attitude, intention et comportement » ?

2. Quelle affirmation correspond au sujet « Représentations sociales, sens commun et construction sociale de la réalité » ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Les attitudes en psychologie sociale avec 24 flashcards interactives.

Attitudes — définition ?

Tendances psychologiques exprimant une évaluation d'un objet.

Fonctions des attitudes — rôle ?

Organiser connaissances et donner du sens.

Historique des attitudes — apparition ?

Années 1900, dans études sur récits d’immigrants.

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