Pensée sociale : Ensemble des processus cognitifs permettant de comprendre, d’interpréter et de prévoir le comportement des autres dans un contexte social, basé sur la modélisation de l’univers cognitif et la perception des relations interpersonnelles.
Loi de similitude (Rozin, Millman & Nemeroff, 1986) : Principe selon lequel les individus tendent à percevoir comme similaires deux éléments ou situations si leur contenu ou leur contexte est perçu comme comparable, influençant leur jugement et leur comportement.
Polyphasie cognitive : Capacité de passer d’un raisonnement à un autre en fonction du contexte, sans hiérarchisation stricte entre ces raisonnements, permettant une adaptation flexible à la situation.
Cognition sociale : Processus par lesquels les individus construisent leur univers cognitif, en intégrant des éléments de leur environnement social, pour comprendre leur réalité, prendre position, et anticiper les événements. Elle repose sur la notion de consistance cognitive.
Consistance cognitive : État de stabilité ou de cohérence entre différentes cognitions, attitudes, opinions ou comportements, permettant une organisation harmonieuse de l’univers cognitif. Elle est essentielle à la modélisation de la connaissance de sens commun.
Théorie de l’équilibre structural de Heider (1944) : Modèle selon lequel les éléments composant l’univers cognitif doivent être équilibrés pour éviter la tension, en privilégiant des relations positives ou équilibrées entre eux. La recherche d’équilibre régit la perception des relations sociales et la stabilité cognitive.
La pensée sociale repose sur la recherche d’un univers cognitif cohérent, où les relations entre éléments sont équilibrées, permettant aux individus de s’adapter et de prédire le comportement social dans différents contextes. La polyphasie cognitive illustre la flexibilité des raisonnements en fonction du contexte.
Théories de la cohérence cognitive : Approches qui expliquent comment les individus cherchent à maintenir une harmonie ou une stabilité entre leurs pensées, attitudes, comportements et opinions pour éviter la dissonance ou l'incohérence. Elles supposent que l’individu est face à un univers cognitif organisé et cohérent.
Dissonance cognitive (Festinger, 1957) : État de tension ou de malaise ressenti lorsqu'une personne est confrontée à des éléments cognitifs (pensées, attitudes, comportements) incompatibles ou en contradiction. La dissonance motive la recherche de réduction pour retrouver l’équilibre.
Constance entre comportements et attitudes : Situation où ce que l’individu dit (attitudes) et ce qu’il fait (comportements) sont en harmonie, renforçant la cohérence cognitive.
Réduction de la dissonance : Processus par lequel l’individu modifie ses attitudes, ses croyances ou rationalise ses comportements pour diminuer la tension provoquée par la dissonance, visant à retrouver l’équilibre cognitif.
Changement d’attitude : Modification volontaire ou inconsciente d’une croyance ou d’une opinion pour réduire la dissonance, souvent suite à une expérience ou un comportement qui la contredit.
Rationalisation : Mécanisme de défense consistant à justifier ou à expliquer un comportement ou une attitude en termes plus acceptables ou cohérents, afin d’atténuer la dissonance.
La cohérence cognitive repose sur la notion de stabilité et d’organisation spécifique des relations entre éléments cognitifs, qui peuvent être des opinions, croyances ou comportements. Ces relations doivent être équilibrées ou cohérentes pour éviter la tension.
La théorie de l’équilibre de Heider (1944) et la théorie de la congruence d’Osgood et Tannenbaum (1955) insistent sur l’importance des relations équilibrées entre ces éléments. La rupture d’équilibre ou de congruence engendre une tension, incitant à une action pour rétablir l’harmonie.
La dissonance cognitive est une motivation centrale dans la théorie de Festinger : elle pousse à réduire la tension en modifiant attitudes ou comportements, ou en rationalisant. La réduction de la dissonance est un processus actif visant à restaurer l’équilibre.
La théorie de la gestalt influence cette approche en soulignant que la mise en forme ou l’organisation perceptive des éléments est primordiale pour donner du sens à l’univers cognitif. La recherche de la "bonne forme" ou de l’équilibre est essentielle.
La dynamique de l’univers cognitif est régulée par un principe d’homéostasie, qui favorise la stabilité et la cohérence, et qui pousse à corriger tout déséquilibre ou incohérence par des mécanismes de rationalisation ou de changement d’attitude.
Les théories de la cohérence cognitive expliquent que les individus cherchent à maintenir une organisation stable de leurs pensées et comportements, et qu’ils sont motivés à réduire toute dissonance ou incohérence pour préserver leur équilibre psychologique.
Modèles d’équilibre cognitif : Approches théoriques qui considèrent que l’univers cognitif des individus cherche à maintenir un état d’homéostasie, c’est-à-dire un équilibre stable entre différents éléments cognitifs. Lorsqu’un déséquilibre apparaît, des processus de régulation sont activés pour retrouver la stabilité (voir aussi principe d’homéostasie).
Théorie de la congruence d’Osgood et Tannenbaum (1955) : Modèle qui postule que la stabilité cognitive repose sur la congruence ou la cohérence entre différents éléments cognitifs, notamment entre opinions, attitudes et croyances. La congruence favorise un état d’équilibre.
Relation entre éléments cognitifs : Organisation spécifique des liens qui unissent différents éléments du monde cognitif, tels que opinions, croyances, attitudes. Ces relations peuvent être de nature équilibrée ou déséquilibrée, influençant l’état d’homéostasie.
Organisation spécifique des relations : Structure particulière dans laquelle sont agencés les éléments cognitifs et leurs relations, déterminant si l’univers cognitif est en équilibre ou en déséquilibre.
Principe d’homéostasie : Principe selon lequel l’univers cognitif tend à maintenir ou à retrouver un état d’équilibre. Toute rupture d’équilibre provoque des forces ou processus visant à restaurer la stabilité.
Tension cognitive : État de déséquilibre ou d’instabilité qui survient lorsqu’il y a rupture dans l’organisation des relations entre éléments cognitifs. La tension motive la recherche d’un nouvel équilibre.
Les modèles d’équilibre cognitif décrivent un univers mental qui tend à maintenir une organisation cohérente, et toute rupture dans cette organisation génère une tension qui motive le retour à un état d’homéostasie.
Dissonance cognitive : (Festinger, 1957) État de tension ou de conflit psychologique qui survient lorsque des éléments cognitifs (opinions, croyances, comportements) sont en contradiction ou en incohérence. La dissonance génère une motivation à réduire cette tension pour retrouver un état d’équilibre.
Réduction de la dissonance : (Festinger, 1957) Processus par lequel l’individu modifie ses attitudes, croyances ou comportements pour diminuer la tension créée par la dissonance. La réduction vise à restaurer la cohérence cognitive.
Changement d’attitude : (Festinger, 1957) Modification volontaire ou involontaire d’une croyance ou d’une opinion en réponse à une dissonance, afin de réduire la tension et retrouver la cohérence.
Rationalisation : (Festinger, 1957) Stratégie de justification ou d’explication qui permet à l’individu de réduire la dissonance en trouvant des raisons ou des excuses pour ses comportements ou croyances, souvent pour éviter la remise en question de soi.
Tension cognitive : (Festinger, 1957) Sentiment de malaise ou d’inconfort psychologique ressenti lors de la confrontation avec des éléments cognitifs incohérents ou conflictuels.
Motivation à l’équilibre : (Festinger, 1957) Force psychologique qui pousse l’individu à éliminer la dissonance et à maintenir une cohérence entre ses cognitions, ses attitudes et ses comportements.
La dissonance cognitive est un état de tension provoqué par l’incohérence entre éléments cognitifs, et la réduction de cette tension par des stratégies comme le changement d’attitude ou la rationalisation est une motivation fondamentale pour maintenir la cohérence interne.
Perception construite : Processus par lequel l’individu construit sa compréhension du monde social à partir de ses perceptions, de ses expériences et de ses interprétations, sans se baser sur des données objectives mais sur une reconstruction subjective (inspirée de Heider).
Relations d’union et d’affection : Types de relations sociales selon leur nature. Les relations d’union concernent la proximité, la similarité, la possession ou l’appartenance (ex : proximité spatiale ou sociale). Les relations d’affection concernent l’amour, l’estime, l’appréciation ou le sentiment d’attachement (ex : aimer, estimer).
Déséquilibre et équilibre relationnel : Situation où les relations entre individus ou éléments sont soit toutes positives ou deux positives et une négative (équilibre), soit comportent un nombre impair de relations négatives (déséquilibre). La stabilité ou l’instabilité de ces relations dépend de cette configuration.
Principe de régulation homéostatique : Mécanisme selon lequel, face à un déséquilibre relationnel, des forces agissent pour restaurer l’équilibre, en modifiant ou en ajustant les relations ou perceptions afin de retrouver une organisation stable.
L’équilibre ou le déséquilibre relationnel, régulé par un principe homéostatique, influence la stabilité des relations sociales et la perception construite des autres, en favorisant la recherche d’un état stable et cohérent.
Théorie de la gestalt : Approche qui insiste sur la mise en forme de la perception, considérant que ce qui prime, ce n’est pas l’élément isolé mais la manière dont il est agencé dans une configuration globale (source implicite). Elle repose sur la loi de la bonne forme, qui stipule que l’esprit humain tend à organiser les éléments perçus en formes simples, cohérentes et significatives.
Mise en forme de la perception : Processus par lequel le cerveau organise les éléments sensoriels en une configuration cohérente, permettant de donner un sens global à la perception plutôt que de se focaliser sur des éléments isolés.
Principe de la bonne forme : Principe fondamental de la gestalt selon lequel l’organisation perceptive privilégie la simplicité, la stabilité et la cohérence, évitant les configurations désordonnées ou ambiguës.
Organisation perceptive : Mode dont le cerveau structure et hiérarchise les éléments perçus pour former une représentation globale, en appliquant notamment la loi de la bonne forme.
Perception globale : Reconnaissance d’un tout plutôt que d’éléments séparés, mettant en avant la tendance à percevoir une configuration cohérente et signifiante dans l’ensemble des éléments perçus.
Principe de la forme : Idée que la perception privilégie la reconnaissance de formes ou de configurations structurées, permettant une compréhension immédiate et efficace de l’environnement.
La gestalt met en avant que la perception est organisée selon des principes qui privilégient la forme, la simplicité et la cohérence, permettant à l’esprit humain de percevoir un tout plutôt que des éléments isolés.
| Date | Événement |
|---|---|
| 1944 | Théorie de l’équilibre structural de Heider |
| 1955 | Théorie de la congruence d’Osgood et Tannenbaum |
| 1957 | Théorie de la dissonance cognitive de Festinger |
| Thème | Notions clés | Concepts principaux | Auteur(s) |
|---|---|---|---|
| Pensée sociale et cognition | Univers cognitif, modélisation, relations interpersonnelles | Loi de similitude, polyphasie cognitive, cohérence cognitive, théorie de Heider | Rozin, Millman & Nemeroff (1986), Heider (1944) |
| Théories de la cohérence cognitive | Dissonance, réduction, rationalisation | Tension cognitive, changement d’attitude, théorie de Festinger (1957) | Festinger (1957) |
| Modèles d’équilibre cognitif | Homéostasie, stabilité, organisation des relations | Principe d’homéostasie, tension cognitive, organisation spécifique | Osgood & Tannenbaum (1955), Heider (1944) |
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1. Quel est le rôle principal de la recherche d’équilibre dans la pensée sociale et la cognition ?
2. En quelle année Festinger a-t-il publié sa théorie de la dissonance cognitive ?
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Pensée sociale — définition ?
Processus cognitifs pour comprendre autrui.
Loi de similitude — rôle ?
Influence le jugement par la perception de similarités.
Polyphasie cognitive — capacité ?
Passer entre raisonnements selon contexte.
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